
Albion 13 février 99

Voici les conditions climatiques en pleine nuit.
Autant dire que ne ne sommes pas habitués à ces basses températures.
Départ de St Martin de Crau vers 18h15. Il fait un vent très violent, un
Mistral comme ils disent par ici.
Nous sommes arrivé sur le plateau d'Albion vers 19h45 pas un brin de vent. C'est
déroutant quand on pense que 100 km plus loin il y a un vent à clouer les moustiques au
sol et a décorner les taureaux. A notre arrivée, le Soleil était couché depuis 1/2
heure, et dans le ciel se traînait quelques nuages pas méchants. Mon ami Brice m'avais
fait les prévisions météo pour cette zone, et je dois dire qu'il ne sait quasiment pas
trompé. Les nuages ont disparut 1h00 après notre arrivée et le ciel était franchement
top. Rien à voir avec le ciel d'Arles ou des environs.
Nous comptions installer le campement à l'entrée de la ZL12 ( Zone de Lancement 12 ) qui
perdra bientôt cette horrible appellation militaire au profit d'une bien plus douce, j'ai
nommé SIRENE
Nous avons profité des dernières lueurs crépusculaire pour installer le
matériel, puis une fois tout en place, nous nommes passés aux choses sérieuses. Nous
sommes passés à table :-)
Sandwichs pour les uns, repas chaud pour les autres, tout le monde se restaure
tranquillement en attendant la nuit noire.
La tombée de la nuit s'accompagne d'une chute significative de la température.

Un intrus sur la photo. Devinez qui c'est ?
Envoyez
vos réponses
Observations et prises de photos se succéderons tout au long de la nuit.
Il en résultera après développement des diapo, une très belle prise de vue sur Orion,
nous y voyons la boucle de Barnard, M78, M42 bien sure et on devine très facilement la
nébuleuse obscure de "La tête de cheval".
Nous ferons aussi de belles prises de vues sur les pléiades et le taureau.

C'est ici que les choses se gâtent.
2h00 du mat, température -15°. Tous les restes du repas et les boissons
sont restées sur la table de camping.
Comment fait-on maintenant ? Tout est congelé. On a pas l'air con. Rien à boire, rien à
manger, tout est à sucer.
Le jus d'orange est devenu du sorbet, le pin d'épice ne se mâche plus, il se suce, idem
pour le chorizo.
Heureusement que Bruno avait apporté de la mirabelle. Même à -15, ça ne gèle pas. Par contre à l'ingestion, ça décape.
Finalement Dominique avait une glacière qui a fonctionné à l'envers, c'est à dire qu'elle a gardé les aliments à température raisonnable et non pas à -15°.
Nous avons plié le camp vers 3h30 du matin et sommes rentrés sur Arles où le vent soufflait toujours aussi fort.
Quelle nuit mes enfants .
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Auteur : Hamman Christophe
Dernière mise à jour : 09-oct.-2000