Dernière mise à jour : 23 avril 2008
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Avenir du Luxembourg



«Ils ont le ciel à l'œil» - 5 juin 2000

Fernand VAN DEN ABBEEL et Georges LASSINE partagent une passion : l'observation du ciel. Ils sont astronomes amateurs à Neufchâteau. Rencontre.


Georges Lassine est décédé en août 2003. Un astéroïde porte maintenant son nom : «(12257) Lassine = 1989 GL4»



Fernand Van den Abbeel, vous êtes instituteur le jour et astronome la nuit ?

Je suis instituteur à Saint-Hubert, mais je consacre une part de mes loisirs à l'observation du ciel, plus particulièrement à la recherche d'astéroïdes, ces corps planétaires situés entre Mars et Jupiter et dont la taille varie du grain de poussière à 1.000 km de diamètre. Cinquante mille d'entre eux ont déjà été identifiés.

Pourquoi vous intéressez-vous à ces objets ?

S'il existe un domaine où les astronomes amateurs peuvent apporter leur contribution aux scientifiques, c'est bien celui de l'observation des astéroïdes. Nous pouvons soit affiner les connaissances déjà acquises ou découvrir de nouveaux corps célestes. Le but ultime est de comprendre comment le système solaire s'est créé.

De quel matériel disposez-vous pour vos observations ?

Notre club est doté d'une caméra digitale (CCD) couplée à un télescope. Sans entrer dans les détails techniques, disons que cet appareil est beaucoup plus sensible qu'un appareil photo et qu'il donne de précieux renseignements sur la luminosité des étoiles qui se trouvent à l'arrière-plan des astéroïdes. Nous sommes impatients d'utiliser un nouveau pointeur plus précis que nous attendons des USA.

Quelle est votre méthode de travail ?

On s'entraîne d'abord à rechercher des astéroïdes connus et on envoie les résultats à l'Union Astronomique Internationale aux USA. Si c'est correct, on obtient un numéro d'observateur qui permet deux choses. Soit affiner les connaissances au sujet d'astéroïdes connus par exemple en découvrant leur taille, leur orbite, leur vitesse de rotation, etc., ou encore en se lançant dans la recherche de nouveaux astéroïdes.

Comment découvrez-vous de nouveaux astéroïdes ?

En photographiant plusieurs fois une zone du ciel. Étant donné que les astéroïdes se déplacent et que les étoiles, elles, restent fixes, un ?uil averti finit par remarquer une différence sur les clichés pris à un quart d'heure d'intervalle.

Il faut que la météo soit de votre côté, non ?

Non seulement le ciel doit être dégagé (25 % des nuits), mais il faut aussi compter avec la transparence de l'air et l'élévation de l'objet dans le ciel. Plus l'astéroïde est «bas» sur l'horizon, plus l'observation est perturbée par le rayonnement parasite.

Que faites-vous du résultat de vos observations ?

Nous les envoyons en Californie, au Minor Planets Center de Lowel (Harvard University). Les clichés mentionnnent obligatoirement l'heure de prise de vue à la seconde près, les coordonnées (astrométrie) et la luminosité (photométrie). La somme des connaissances finit par faire avancer la science et la compréhension du monde qui nous entoure.



Georges Lassine, vous en connaissez un rayon sur le soleil. Depuis quand l'observez-vous ?

J'observe le soleil depuis octobre 1997, époque à laquelle j'ai pu disposer d'une lunette de l'ACA. J'ai découvert ce club à l'occasion de la fête des étoiles de Neufchâteau et de son fameux Amas solidaire» de mai 1997.

Pourquoi observez-vous particulièrement le soleil ?

Je lisais régulièrement la revue Astronomia avant cette rencontre. Lors d'une réunion du club on a demandé qui souhaitait poursuivre l'observation du soleil qu'un autre membre avait entamé. J'ai saisi l'occasion.

Qu'observez-vous en fait ?

J'enregistre les signes d'activités du soleil qui se manifestent par des taches. Les plus petites taches ont la taille de la France et la plus grande que j'ai mesurée atteignait 220.000 km. On sait qu'il existe des périodes plus ou moins actives dont les cycles durent entre neuf et treize ans. Pour le moment, le soleil est dans un maximum d'activités.

Où se situent les taches par rapport à l'équateur du soleil ?

Les taches se trouvent dans des zones situées entre 10 et 40 degrés nord et sud.

Que sont ces taches ?

Ce sont des champs magnétiques, des tensions qui empêchent la chaleur de remonter à la surface du soleil et qui refroidissent et la tache paraît alors plus sombre à l'image.

Avez-vous une protection des yeux ?

C'est inutile, je regarde une image projetée sur une feuille comme l'image d'une dia projetée sur un écran. Les taches solaires offrent un spectacle qui fait rêver.



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La tête dans les étoiles - 6 novembre 2000

Le Club Astronomie Centre Ardenne a organisé samedi sa traditionnelle journée portes ouvertes lors de la Journée Nationale de l'Astronomie. Un public curieux est venu s'informer.

Le club Astronomie Centre Ardenne (ACA) des Cercles Naturalises de Belgique a été créé le 6 mai 1988. Forte de 51 membres, l'ASBL réalise de nombreuses activités liées à l'astronomie et à sa viulgarisation envers le public.

la salle didactique et notre président : Giles Robert ( 101 ko )
La salle didactique et le président de l'ACA : Giles Robert

Ce samedi a été organisé dans toute la belgique, la journée nationale de l'astronomie. Le club de Neufchâteau se devait d'y participer. Il a ouvert les portes du bâtiment qu'il occupe à Longlier, chaussée de Bastogne. L'ACA dispose de plusieurs locaux : un laboratoire photographique, un bureau (bibliothèque), une grande salle avec bar, une salle de réunion ainsi qu'une salle didactique. Celle-ci est divisée elle-même en trois parties. La première a été organisée d'une manière pédagogique.La Terre y est représentée avec la Lune et le Soleil. De nombreux groupes scolaires y viennent régulièrement pour recevoir des explications claires et adaptées.

Locaux didactiques

La deuxième partie comporte une maquette de l'observatoire d'Offaing servant aux diverses observations, de nombreuses photographies de comètes ou de planètes prises par les membres du club et un petit télescope. La troisième partie regroupe les fonctions administratives de l'association. Le couloir de la salle a également été aménagé en unsystème solaire en miniature.

Près de cinquante personnes se sont déplacées jusque Longlier samedi après-midi pour s'informer sur les activités du club, d'autrs pour se rendre compte de la complexité de notre système solaire. Elles se sonttoutes montrées très satisfaites grâce à la compétence et à la passion des membres de l'ACA présents et qui ont répondu avrc précision aux questions du public.

Nombreuses activités

Le club réalise bien sûr de nombreuses observations générales. Celles-ci dépendent des conditions atmosphériques. En outre, de nombreux groupes se rendent à l'observatoire d'Offaing. L'ACA a déjà observé les constellations principales ainsi que les objets célestes classiques : la Lune, les planètes Mercure, Mars, Vénus, Jupiter, Saturne, les amas globulaires M13 et M92 d'Hercule, les galaxies, M31 d'Andromède, M33 du Triangle, des amas globulaires, diverses étoiles ainsi que des événements comme les comètes, éclipses ou météorites.

Travail scientifique

A côté de ces observations classiques qui s'adressent au public, le club réalise également des observations scientifiques telles que le relevé des taches solaires. Le Service de relevé des taches solaires (SRTS) a été créé en 1990.

Giles Robert, permanent de l'association précise : « Concrètement un membre de l'ACA observe le soleil et compte les taches à sa surface. Après chaque mois, ces données sont transmises au Sunspot Index Data Center (SIDC) à Uccle qui centralise ces relevés pour toute l'Europe. De telles études permettent de mettre en évidence un cycle d'activité solaire de onze ans. Les années 2000-2001 devraient connaître un pic d'activités solaires. La forte activité du Soleil induit des phénomènes dans la haute atmosphère terrestre (accroissement du flux de particules énergétiques, aurores polaires, perturbations radioélectriques). Ces relevés qui peuvent aux premiers abords paraître comme futiles ne le sont pas du tout. Au contraire, ils permettent de mieux comprendre les conséquences climatologiques terrestres ».

De même, un second groupe de travail a été instauré au sein du club. Il s'agit du service de recherche et de surveillance d'astéroïdes (SRSA). L'observation des astéroïdes est un domaine où les amateurs peuvent contribuer de façon significative au travail des professionnels. Avec l'aide de matériel sophistiqué (informatique digital, caméra CCD couplé au télescope Ultima 2000), le club prévoit prochainement de mettre sur pied le SRSA.

Les informations récoltées seront envoyées à Lowell (Angleterre) qui est le centre mondial des astéroïdes.

Du travail passionnant en perspective.



Rendre l'astronomie plus populaire

Giles ROBERT, vous êtes le permanent du Club Astronomie Ardenne (ACA). Quand le club est-il né ?

Le club est né le 6 mai 1988. Il fait partie des clubs naturalistes de Belgique (CNB) fondés quant à eux en 1937. J'ai toujours été passionné par l'astronomie et l'obseration spatiale. Avec quelques jeunes adolescents eux aussi passionnés, j'ai « greffé » aux CNB une section d'astronomie qui a débuté ses activités il y a donc douze ans.

Pourquoi créer un club d'astronomie à Neufchâteau ?

Lors de la création de l'ACA, l'astronomie n'était pas une discipline populaire. Il n'était pas évident de trouver des gens qui se passionnent pour ce genre d'activité. La première année d'existence a permis d'étoffer le nombre de membres. Regroupés dans un club, il est plus facile pour chacun d'eux de développer sa passion. Seul, il est pratiquement impossible de l'exercer car le matériel coûte relativement cher. De plus, lorsqu'on est en association, il est aisé d'échanger des informations et de partager des découvertes. Enfin, le fait qu'un club soit créé nous a permis d'être reconnus administrativement et de pouvoir bénéficier de subsides pour l'achat de matériel d'observation.


Débuts difficiles

Comment se sont déroulées les premières années ?

Les débuts ont été difficiles. En 1988, j'avais vingt ans et les trois autres membres étaient âgés de quatorze ans. Le club est parti de rien. Il a fallu rechercher d'autres adhérents, organiser toutes les activités. Les trois premières années ont été essentiellement consacrées à la formation théorique des membres ainsi qu'aux applications pratiques. Il a fallu construire un télescope, implanter et restaurer un observatoire. C'est à partir de la troisième année que les activités concrètes ont commencé réellement.

Quelles sont vos principales activités à destination du public ?

Elles sont multiples. D'abord, le but de créer l'ACA est de vulgariser envers le grand public l'astronomie, la rendre accessible, populaire. Il s'agit de répondre aux demandes de la population. Pour cela, nous nous rendons dans les écoles avec du matériel adapté pour expliquer cette discipline : les marées, les éclipses, le système solaire, les planètes, les étoiles. De nombreuses associations nous demandent également d'apporter nos connaissances. Cela peut être des clubs d'aînés, des groupes de vacances. Il est possible de se rendre dans notre salle didactique et à notre observatoire.

De plus, chaque année, nous organisons deux activités gratuites à destination du public. Au début novembre, la journée nationale de l'astronomie nous permet d'ouvrir nos locaux aux personnes désireuses d'en connaître un peu plus sur nous et sur l'astronomie. De plus, tous les 14 août, le club participe activement à la nuit des étoiles filantes. Il s'agit d'une manifestation qui se déroule sur la place de Neufchâteau avec des conférences et des observations. Le 14 août 2001, nous fêterons le dixième anniversaire.

Le club accueille t-il aussi des groupes à Longlier ?

Absolument. Fréquemment, des groupes de jeunes viennent plusieurs jours à Longlier, travailler à l'observatoire et dans notre salle didactique durant les vacances scolaires. Il est possible de loger à proximité de nos locaux. Des classes scolaires viennent nous rendre visite régulièrement.

Réalisez-vous des observations scientifiques ?

Absolument. Nous ne nous limitons pas à la vulgarisation de l'astronomie. Nous réalisons des observations qui sont envoyées aux institutions scientifiques belges et internationales. Nous achetons du matériel performant en conséquence. Aujourd'hui, nos activités scientifiques sont nombreuses : observations des tâches solaires, occultation d'étoiles par la Lune, photographies du ciel, recherche et surveillance d'astéroïdes, études des étoiles variables. Le fruit de nos recherche est centralisé pour être étudié.


Intérêt du public

Pour quelles raisons l'astronomie connaît-elle un intérêt nouveau ?

Il y a une prise de conscience de l'univers. La population se préoccupe plus de la Terre et de l'univers qu'auparavant sans doute grâce à Internet et à l'information qui arrive plus rapidement. Il est évident que l'actualité en est responsable.

Lors de chaque phénomène de l'actualité, le passage de la comète de Halley en 1986 ou l'éclipse totale de 1999, on constate que la population souhaite s'informer sur ces phénomènes. Certaines personnes poursuivent leur recherche pour connaître davantage et deviennent membres ou participent à certaines de nos activités. Enfin, je pense que l'astronomie connaît un regain d'intérêt parce que les religions sont en perte de vitesse. Chacun souhaite connaître ce qui se passe sur la Terre et ailleurs d'une manière plus rationnelle.


Neufchâteau, cité des étoiles

Quels sont les projets du club ?

Outre la poursuite de nos activités, le club est attaché à un grand projet pour Neufchâteau où nous souhaitons créer la cité des étoiles. Un peu comme à Redu qui est devenu le village du livre, pourquoi ne pas concrétiser cette idée ? Notre but est de faire découvrir l'astronomie à un large public, et ce, en présentant cette science sous ses multiples facettes. Des contacts ont déjà été pris avec les pouvoirs publics subsidiants (Europe, Région). Des partenariats privés ont déjà été réalisés. Un emplacement a été choisi, il s'agit du moulin banal qui se trouve à côté du moulin Klepler dans le centre de Neufchâteau.

Aujourd'hui combien de membres avez-vous dans le club ?

Nous avons 51 membres actifs qui proviennent de toute la province, même de Bruxelles et qui se dévouent régulièrement pour l'ACA.

Quelles sont les prochaines activités de l'ACA ?

Deux stages sont programmés durant les vacances de Noël. Le premier concerne les jeunes à partir de 16 ans et les adultes. Il a lieu du 26 au 29 décembre au centre à Longlier. Le deuxième a lieu pour les enfants de 6 à 8 ans les 3,4 et 5 janvier 2001.

Propos recueillis par
Fabien BAETSLÉ



L'ACA sur Internet

Depuis quelques mois, le club a un site Internet tout neuf. Toutes les informations au sujet du club peuvent être trouvées. On peut aussi y obtenir de nombreux renseignements concernant le système solaires et les constellations.

www.astrosurf.com/aca/



Annulée à cause du temps

Ce samedi était également prévue une visite à l'observatoire pour scruter le ciel, le premier quartier de Lune, de Jupiter, Saturne, des galaxies et autres amas globulaires. Malheureusement, le ciel était trop couvert pour les observations et l'activité n'a pas eu lieu.



Trop de lumière et de pollution

Deux phénomènes empêchent les astronomes d'observer à leur guise. Il s'agit bien sûr de la pollution. L'observatoire Royal de Belgique basé à Uccle éprouve les pires difficultés pour observer le système solaire. En cause la pollution de Bruxelles. Une luminosité excessive est également néfaste pour une observation optimale. Ce qui est le cas dans les villes ou les autoroutes. Nos régions rurales sont relativement épargnées par ces deux facteurs. Le choix du site de Longlier et d'Offaing n'y est pas étranger.



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Les étoiles filantes ont été fidèles au rendez-vous - 14 août 2002

Le Moulin Klepper à Neufchâteau a accueilli la 11ème Nuit des Etoiles Filantes organisée par le Cercle Astronomie Centre Ardenne, l'ACA.

Le rez-de-chaussée et le sous-sol du Moulin Klepper étaient réservés aux expositions et expériences comme celle, incontournable, du Pendule de Foucault, au fonctionnement du système solaire et à la mécanique céleste. Un espace était spécialement réservé aux enfants.

Les différents exposés scientifiques accompagnés de projections sur écran étaient présentés au premier étage : «Tout l'Univers» par Christine LIBOIS, «Le mystère des étoiles filantes» par Dominique GUIOT, «Les curiosités célestes» par Pierre SERVAIS.

Thierry CAMBIER a présenté les instruments d'observation de l'espace et le public s'est rendu sur le rocher surplombant la vallée du Lac où des appareils d'observation étaient pointés sur un objet céleste. Dans le noir presqu'absolu, le public allait d'un télescope à l'autre pour voir de ses yeux, ici, la grande nébuleuse planétaire dans la constellation Vulpecula, là, un amas ouvert de 200 étoiles dans la constellation de l'Ecu de Sobiesky, et là, le Grand Amas d'Hercule M13, ce dernier n'était visible qu'avant 23 heures pile.

Le nuit des étoiles filantes a tenu ses promesses. Le public patient a vu, à l'oeil nu, les étoiles filantes attendues et ponctuait par de petits cris ces délicieuses secondes d'émerveillement.

La marche à travers le système solaire

La journée des Etoiles Filantes avait débuté par une animation beaucoup plus terre à terre et en plein soleil : la marche à travers le système solaire.

Plusieurs équipes ont parcouru les 6 km, jalonnés de panneaux des différentes planètes rencontrées de notre système solaire. L'échelle des distances entre les différentes planètes est respectée. A ce jeu, chaque pas équivaut à un million de kilomètres. Cette marche originale permettait de découvrir la ville de Neufchâteau et ses espaces verts.

L'ACA propose un stage pour les 12/15 ans les 28, 29 et 30 août. Ces stages de découverte ne requièrent aucun acquis particulier.

Ils ont pour but de donner les bases nécessaires à un apprentissage de plus en plus autonome.

Le système solaire, les phases lunaires, les saisons, les constellations, l'orientation, la lecture de cartes, les coordonnées azimutales et équatoriales, les différents instruments et leur mise en station, la formation et l'évolution des étoiles, la photographie céleste, l'acquisition d'images numériques, etc... sont quelques-uns des nombreux sujets abordés de manière simple et concrète dans ces trois jours de stages. L'observation du ciel est prévue chaque soir à l'observatoire d'Offaing selon la météo.



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Elle captive les enfants - 30 mars 2002

Professeur de physique à l'Athénée d'Athus, Christine LIBOIS partage sa passion pour l'astronomie avec les jeunes de l'Astronomie Centre Ardenne.



Quel est votre parcours astronomique ?

Je ne peux pas dire que je viens de loin puisque je suis originaire du village de Moyen. J'ai décroché ma licence en physique à Liège. Dans ce contexte, je suis devenue membre de la société astronomique de Liège assez naturellement. J'ai fondé un foyer, me suis installée à Libramont et ai choisi le cercle astronomique le plus proche. Accueillie à l'ACA, on m'a demandé en 1999 de m'occuper plus particulièrement de la section jeunesse.

Qu'est-ce qui intéresse les jeunes dans l'astronomie ?

Les raisons sont multiples mais ils ont manifestement le besoin de comprendre les phénomènes qu'ils observent. Les petits posent des questions vraies et je suis obligée de chercher des explications où la physique ne se cache pas derrière un raisonnement mathématique.

Notez qu'il existe de plus en plus de livres absolument fabuleux sur la question.

Comment parvenez-vous à capter suffisamment longtemps l'attention des jeunes ?

Je m'adapte à mon auditoire en quelque sorte. Pour les uns, je raconte des histoires, on réalise des bricolages ou encore on joue à un jeu maison : le Trivial Astro. J'ai trouvé une mine de questions-réponses sur un site suisse d'internet. J'exploite cette matière sous forme ludique : on lance les dés et on ne peut progresser qu'en répondant à des questions.

Pour des jeunes, comment parvenez-vous à représenter notre système solaire par exemple ?

Il suffit de 99 pas et d'un peu d'imagination. Je pose sur le sol un ballon de plage, c'est le Soleil. A un pas du ballon, je pose un petit pois, c'est Mercure. Un nouveau pas et je pose une bille, Vénus. Puis un demi-pas et là je pose une bille sympa, très importante pour nous puisque c'est la Terre. Un pas et demi plus loin à nouveau un petit pois, c'est la planète Mars. Attention, 9 pas, un pamplemousse, Jupiter; 11 pas une orange, Saturne; 24 pas, un citron, Uranus; 27 pas, un second citron, Neptune; 24 pas et un grain de poivre plus loin, c'est Pluton. Allez, on recommence...

Vous donnez rendez-vous aux jeunes ?

Je donne rendez-vous (à l'ACA-J) aux petits de six à neuf ans chaque troisième vendredi du mois de 19 h à 21 h et aux plus grands âgés de dix à seize ans, les deuxièmes et quatrièmes vendredis du mois de 15 h à 22 h. La cotisation, couvrant surtout les assurances, est de 6 euros par an. Les réunions se déroulent dans les locaux du Centre Nature & Progrès, route de Martelange à Longlier.

propos recuillis par
Christian KELLEN


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