NGC1973-1975-1977, Nébuleuses par réflexion dans Orion J’ai dû me mettre à l’astronomie en 1998, je crois… En fait, je devrais plutôt dire à l’astrophotographie, puisque avant même d’avoir mon premier télescope, j’avais commencé à faire des photos de constellations en fixant mon appareil photo sur un petit équatorial de type « barn door » dont je tournais la vis à la main… Peu de temps après, j’achetais mon premier télescope, et je commençais à construire ce site pour y exposer mes premières photos.

M42, la grande nébuleuse d'Orion Depuis cette « lointaine époque », l’astrophotographie amateur a considérablement évolué. Il y a d’abord eu la révolution webcam : des amateurs français et anglais se sont aperçus qu’avec ces petites caméras bon marché, on pouvait filmer les planètes à une cadence rapide, figeant ainsi la turbulence, sélectionner les meilleures parmi les dizaines ou les centaines d’images de ces films et les compositer pour créer une image de haute définition. Finies, les photos argentiques de planètes posées une fraction de seconde et dont la plupart, brouillées par la turbulence, finissaient à la poubelle ; adieu, les films 24 x 36 de 36 poses intégralement gâchés…

Et puis les webcamiens se sont dit qu’en bricolant un peu leurs petites caméras, on pourrait leur faire faire de longues poses et attaquer le ciel profond : à eux les nébuleuses, amas et galaxies ! Moyennant pas mal de soudures et bidouillages divers, et beaucoup d’heures de discussion sur internet (un moyen de communication sans lequel beaucoup des progrès de ces dernières années n’auraient pu voir le jour), ils y sont arrivés. Certes les images webcam longues poses ne peuvent pas tout à fait rivaliser avec celles des vraies caméras CCD astronomiques, avec leurs capteurs refroidis pour limiter le signal et le bruit thermiques. Mais la solution est beaucoup, beaucoup moins chère et elle a le mérite de résulter d’un vrai travail de réflexion et d’ingénierie de ses promoteurs.

M8, la nébuleuse de la lagune C’est alors que sont apparus les appareils photos réflex numériques, dont certains spécifiquement adaptés à l’astronomie. Avec leurs énormes capteurs, ils permettent de faire des images à grand champ, même s’ils souffrent toujours des défauts inhérents aux capteurs non refroidis.
Dans tout ce foisonnement d’évolutions technologiques, on ne peut pas suivre toutes les pistes, sauf à passer plus de temps à bricoler qu’à faire des images.

J’ai abandonné l’imagerie planétaire, qui exige un excellent site d’observation, aussi peu turbulent que possible. En effet, j’ai choisi d’implanter mon télescope à poste fixe, sous une fenêtre de toit, ce qui a pour inconvénient non seulement de limiter sérieusement la « fenêtre de tir » en ascension droite et en déclinaison, mais aussi de causer une assez forte turbulence. Mais les avantages sont nombreux : mon système est prêt à imager en moins de cinq minutes, ce qui me permet de profiter de toute éclaircie inopinée du ciel normand. S’il fallait que j’emporte mon matériel en plein air et que je m’installe en reprenant tout à chaque fois à zéro, il y a longtemps que j’aurais changé de loisir…

Je n’ai pas suivi non plus la piste webcam modifiée longue pose, qui s’amorçait lorsque j’ai décidé d’acheter ma première caméra CCD et de me lancer dans l’imagerie du ciel profond, moins exigeante sur le plan de la turbulence (mais plus exigeante sur la qualité de la mise en station et du suivi, paramètres que je pouvais mieux maîtriser à mon poste fixe).

Bien sûr, quand je compare mes images CCD du ciel profond avec celles des grands maîtres de la spécialité, je les trouve bien moyennes. Mais c’est là qu’il faut faire intervenir le « facteur dollar ». M’amusant un jour à chiffrer le coût de l’équipement d’un de ces virtuoses de la CCD, je me suis aperçu que son télescope valait le prix d’une belle voiture. Je parle du tube optique seulement, car la monture, elle, valait le prix d’une deuxième belle voiture ! sans parler de la caméra d’imagerie, qui valait le prix d’une troisième… Je ne parle même pas des équipements accessoires, ordinateurs, observatoire construit sur un terrain des hauts plateaux arides de l’Arizona… Seul point commun entre son équipement et le mien : une caméra ST402 ME, modèle d’entrée de gamme de SBIG, ma nouvelle – et coûteuse – acquisition, dont lui se sert… comme vulgaire caméra d’autoguidage !

Je ne joue évidemment pas dans la même cour que les grands CCDistes, américains pour la plupart. Alors, quand je trouve que mes images sont un peu moyennes, je me dis qu’il faut comparer ce qui est comparable. Elles ne seront jamais publiées dans Sky & Telescope, mais j’aurais pris plaisir à tirer le meilleur parti de mon équipement. Et c’est bien là le plus important !

Bonne visite !

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Dans 5 milliards d'années, le Soleil deviendra une super géante rouge.
Il se dilatera jusqu'à l'orbite de Jupiter. La Terre sera volatilisée…
Mais en attendant, pourquoi y a t'il quelque chose, plutôt que rien?...

 

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