

L'ARTICLE DE L'ASTRONAUTE No.6 - Septembre 1998
BLAST-OFF! (1)
Par Camille Lelong, Association
Apollo25
Il est 14h30 en ce mardi 2 juin 1998. Je viens de quitter Titusville, sur
la côte Est de la Floride, au volant de ma voiture de location.
Comme toutes les américaines, celle-ci est pourvue de la
climatisation qui est loin d'être un luxe mais une vraie
nécessité dans ce pays quasi-tropical: depuis deux jours
il fait plus de 35 degrés à l'ombre, un soleil de plomb,
et une hygrométrie avoisinant les 50%! Je m'apprête à
traverser l'Indian River par la "NASA Causeway", l'une des trois voies
d'accès à Merritt Island, île sur laquelle s'est
développé le Centre Spatial Kennedy depuis les années
50. Les américains appellent ce site "Spaceport USA", c'est à
dire littéralement l'Astroport des Etats Unis... un nom qui fait
rêver! Et c'est pourtant vrai: dans quelques heures, quatre hommes
et deux femmes vont s'échapper de leur planète natale pour
faire un fabuleux voyage dans l'espace. Aujourd'hui en effet est
programmé le lancement de la navette spatiale Discovery pour la
mission STS-91, qui consistera en outre à un ultime rendez-vous
américain avec la station Mir. C'est vers le site d'observation
de ce lancement, au sein même du centre de la NASA, que je me
dirige actuellement. Un barrage filtrant est déjà mis
en place par la police: l'accès à Merritt Island est
interdit six heures avant le lancement à toute personne ne
pouvant justifier d'un laisser-passer(2). Le mien est bien en
évidence sur le pare-brise avant de la voiture, rose fluo,
inratable. Un policier tout droit sorti d'une bande dessinée,
avec son chapeau de cow-boy, ses grosses lunettes noires et mâchant
son chewing-gum, vient de refuser l'entrée à la voiture
me précédant, qui doit bifurquer à droite avant le
pont, et me fait déjà signe de passer.
Voici la copie en noir et blanc (le rose fluo a du mal a passer
au scanner...) de mon laissez-passer ce jour là...
(Document
Apollo 25).
Heureusement que les commentaires inscrits sur le laissez-passer
conseillaient de venir en avance, et disaient de s'attendre à
un trafic important: la route est saturée, une longue file
indienne de voitures roulant à quelques 30 kilomètres/heures
se profile jusqu'à l'horizon... puis j'arrive à la hauteur
d'un autre policier, qui me somme de me garer à un endroit
précis, derrière une autre voiture. A peine le temps
d'arrêter le moteur que déjà je suis entourée
de tous côtés par d'autres véhicules, et j'imagine
la cohue qu'engendrera la sortie chaotique de toutes ces voitures
enchevêtrées. Mais c'est loin d'être ma
préoccupation principale: où suis-je, et surtout
où se trouve précisément la navette par rapport
à ma position?

Plan du centre Spatial Kennedy (Document NASA).
(Cliquez sur ce plan pour le voir en grand)
Le site où je me trouve est figuré par une bande blanche
sur la NASA Causeway. Les autres lieux bien situés pour voir
le lancement sont en rouge. |
Je me rends compte après un rapide coup d'oeil que je me trouve
au milieu de la Banana River, et à l'horizon se profilent les
tours de lancement, uniquement séparées de ce lieu par une
vaste étendue d'eau. Au bord de la route, sur laquelle
défilent toujours les voitures, sont installés quelques
buvettes et boutiques de souvenirs mobiles, et un poste de secours. Un
espace vaguement herbeux sépare ces camions de la rive de la
rivière, à une dizaine de mètres de laquelle est
tendue une corde délimitant la zone autorisée au
public. Derrière cette corde commence à s'installer une
foule hétéroclite, souvent des familles entières,
déballant sièges pliables ou couvertures de sol, pique-nique,
et...parasols! Je souris intérieurement à ce spectacle de 14
juillet, quand soudain une idée me traverse l'esprit: j'ai plus de
trois heures à attendre assise par terre et en plein cagnard...
car évidemment sur cette esplanade il n'y a pas la moindre
parcelle d'ombre. Misère! J'avise alors à une centaine
de mètres des cabines de toilettes portables, et suppose que
derrière celles-ci je trouverai sans doute un peu d'ombre. Mais
vu que je suis prête à griller littéralement au
soleil plutôt que d'être mal placée pour observer
le lancement, j'analyse plus en détail ma situation. Je crois
alors apercevoir un petit bout orangé qui dépasse d'un
bosquet... et je m'inquiète un peu car si c'est effectivement le
réservoir de la navette, celle-ci est cachée par les arbres
et on va rater une bonne partie du décollage! |
Pour en avoir le
coeur net, je me renseigne auprès d'une vendeuse de saucisses,
qui me répond avec un enthousiasme plus commercial que
passionné: "Oui, oui, c'est bien elle! C'est super, non?
On est sur le meilleur site ici...". Perplexe, je me retourne une fois
encore vers ce petit morceau de réservoir à peine
discernable, décide de réagir promptement et me lance
dans une recherche désespérée d'un meilleur angle
de vue.
En longeant
la rive, je me rends compte rapidement que je m'affranchis de l'obstacle
du bosquet à mesure que j'avance, et bientôt celui-ci se
retrouve complètement à gauche du pas de tir, qui semble
complètement à découvert maintenant, même
s'il est difficile de discerner les détails dans la brume et
la turbulence qui sévit à l'horizon. Je ne suis plus
qu'à quelques mètres des toilettes repérées
auparavant, et continue ma progression jusqu'à me retrouver dans
le seul mètre carré d'ombre à la ronde, et encore:
en me collant le dos à la paroi de la cabine. Un autre avantage:
je suis loin de la foule, du moins pour le moment supposé-je.
Alors, pour la première fois, je sors mes jumelles. Et elle est
bien là, remplissant presque tout mon champ de vision: Discovery
dans toute sa majesté, accrochée à son gros
réservoir rouille, flanquée de ses deux boosters,
comme suspendue dans son attente sereine et formidable. Un énorme
vague d'émotion me submerge, mêlée à un immense
soulagement et une excitation quasi enfantine: je crois que malgré
tous mes espoirs je n'avais même pas rêvé la voir aussi
bien! Maintenant seulement je réalise à quel point ce
site d'observation doit être le meilleur... Je passe un très
long moment à observer la navette, le réservoir, les boosters,
la tour de lancement sous toutes leurs coutures, puis j'étudie en détail le décor constitué des bâtiments du
centre spatial, un peu flous, avant de décoller enfin les yeux
des oculaires. Alors commence l'attente.
Le centre spatial de Kennedy depuis ma position sur la NASA
Causeway, durant l'attente du lancement.
CLIQUEZ sur cette image pour en avoir un panorama complet. Photo Apollo 25
J'essaie désespérément de comprendre les commentaires
diffusés par les hauts parleurs. Je crois qu'ils racontent la
biographie des astronautes de l'équipage et expliquent en quoi
doit consister la mission. Mais je n'arrive qu'à capter
difficilement quelques bribes d'information: il est déjà
difficile de suivre un américain volubile, imaginez en plus un
son très médiocre et des grésillements de la part
des haut-parleurs...! Mais cette émission s'interrompt brutalement:
elle ne reprendra qu'un quart d'heure avant la mise à feu. Le temps
passe beaucoup trop lentement à mon goût. Je n'ai même
pas pensé à emmener un livre, et j'ai pour seules distractions
le mouvement des aiguilles de ma montre, mes actions défensives
contre les insectes, qui insistent à vouloir faire de moi leur
plat de résistance malgré la quantité astronomique
de répulsif dont je m'asperge, et le ballet furtif de bancs
de poissons-volants. Quelques fois, je jette un coup d'oeil de l'autre
côté de la rivière, juste histoire de vérifier
que l'objet de mon attente ne s'est pas envolé alors que j'avais
le dos tourné...
Mais c'est alors qu'arrivent les cars(3) amenant leurs cargaisons de
spectateurs venus du complexe des visiteurs! En quelques secondes me
voilà envahie par une véritable horde, criant et gesticulant,
et je n'ai que le réflexe salvateur de sortir de mon coin d'ombre
pour m'accrocher à la corde, avec la ferme intention de ne pas
démordre de ma place aux premières loges! Heureusement,
il ne reste qu'un peu plus d'une heure à tenir. Les gens qui
m'entourent débitent des flots de paroles, copieusement
arrosées de soda agrémenté de mayonnaise (euh...
je crois qu'il y avait un peu de salade dans la mayonnaise, mais
guère). Ils se racontent mutuellement d'où ils viennent,
s'ils sont venus en vacances, s'ils ont été aussi à
Disney World, ou s'ils sont allés se baigner... Une mère
de famille du Minnesota m'invite avec insistance à m'asseoir sur
sa couverture, et devant mon refus poli essaie
désespérément de me refiler une canette de Coca
"pas extrêmement frais, mais quand même bon" d'après
elle. J'en viens vite à regretter mes précédentes
heures d'ennui: cette ambiance de foire n'est pas exactement celle dans
laquelle j'imaginais un lancement spatial.

Voici quelques uns des spectateurs qui m'entourent... (Photo
Apollo 25).
Quelqu'un me "sauve" de cette situation un peu désagréable
en me demandant si c'est la première fois que j'assiste à
un lancement. Je réponds affirmativement et retourne la question
à mon interlocuteur, ce qui entame une petite discussion fort
bienvenue sur la navette. Ouf, il y a au moins quelqu'un ici qui
s'intéresse aussi à l'événement en
lui-même, pas seulement au spectacle qu'il procure. Il vient de
Taiwan, travaille pour quelques temps à Chicago, et est venu en
Floride uniquement pour le lancement. Je m'avise alors qu'il porte un
appareil photo avec un gros téléobjectif (un 300 mm), et
je l'interroge sur son matériel et s'il compte prendre des photos
pendant le décollage. Pourtant, un coup d'oeil dans son viseur
m'indique que l'image est bien plus petite que celle que j'ai dans mes
jumelles. Lui est en revanche très confiant; il me propose
même de m'envoyer ses photos, ce que j'accepte avec enthousiasme,
et lui donne mon adresse. Je pensais quant à moi, et suis à
posteriori toujours convaincue, que je raterais une partie du spectacle
si je me préoccupais de mon appareil et de mes prises de vue.
La discussion s'épuise cependant assez vite, et je me replonge
dans une observation détaillée du décor, aux
jumelles. Je me demande alors s'ils vont vraiment la lancer aujourd'hui:
du fait du rendez-vous avec Mir, la fenêtre n'est que d'une
quinzaine de minutes. Et demain à la même heure je serai
dans l'avion, de retour en France...
17h50. Les haut-parleurs reprennent leur activité. Le commentateur
explique qu'on est entré dans la phase des "go", que la
fenêtre de lancement est courte et que la meilleure opportunité
se situe durant ses dernières minutes... c'est à dire vers
18h10. Puis il décrit des images que je ne vois pas, sans doute
projetées sur le grand écran de la salle du complexe des
visiteurs(5), d'où assisteront à l'événement
ceux qui n'ont pas pu avoir de billet pour les cars. Il ne reste qu'une
dizaine de minutes avant le début de cette maudite fenêtre,
et je commence à trépigner d'impatience.
J'ai du mal à imaginer ce que peuvent ressentir les astronautes,
qui ont pris place à bord quelques instants auparavant .Il ne sont
sûrement pas aussi énervés que moi... C'est alors
que j'entends le commentateur annoncer "it seems that we are "go" for
launch now"... et mon coeur ne fait qu'un bon dans ma poitrine! Je
colle à nouveau mes pupilles aux oculaires de mes jumelles,
arrivant à peine à respirer... Mais il ne se passe rien.
Rien n'a bougé, rien n'a changé. Pourtant, je ne bouge pas
d'un cheveu, craignant que "quelque chose" se passe et que je le rate
dans une seconde d'inattention. Bien sûr... on attend la "meilleure
opportunité" de lancement... et c'est interminable: j'ai
l'impression de suffoquer. Je ne comprends plus rien au commentateur
qui me fait l'effet de bafouiller des incohérences. Mais le
voilà qui compte! Mais oui, il compte... et avec lui des gens
reprennent en coeur sa litanie... "9, 8"... je retiens toujours mon
souffle, mais rien ne se passe... "4, 3"... je commence à
paniquer: ne devrait-il pas y avoir quelque chose? Je ne sais pas,
de la fumée, des flammes, n'importe quoi, mais un signe qu'il
se passe quelque chose!! "0"... toujours rien. Si! ça y est!
Une lumière très vive, très blanche, qui
très vite prend la forme de deux flammes bleutées.
Ce spectacle éblouissant dure peut être une dizaine
de secondes, puis est caché par une fumée blanchâtre
de plus en plus épaisse.
Alors, avec une extrême lenteur, la navette, et tout son
harnachement, s'élèvent hors de ce nuage opaque, bien
à la verticale, suivie de ses flammes. Je suis surprise de me
rendre compte que cet instant dure, que j'ai le temps d'observer, que
l'engin ne fuse pas à toute allure vers le ciel...
Et la vue est imprenable!!
|
 Décollage de Discovery pour
STS 91, le 2 juin 1998 (Photo NASA).
|
Le spectacle de cet oiseau monstrueux s'élevant majestueusement
est très, très impressionnant. Bien plus que ce à
quoi on peut s'imaginer derrière son poste de
télévision, et même après des dizaines
de retransmissions suivies avec passion.
Alors arrive le son. Faible au début, le grondement
s'élève aussi progressivement que la fusée,
jusqu'à devenir un rugissement formidable. Mais pas assourdissant.
Peut être la distance qui nous sépare de l'engin est
suffisante pour l'amortir. De même, je ne perçois aucune
vibration: l'immense étendue d'eau et la nature marécageuse
du terrain environnant doit complètement absorber ces vibrations.
Alors que je me surprends à raisonner sur ces points, toujours
pendue aux jumelles, je vois la navette opérer un quart de tour
sur son axe vertical, et prendre de la vitesse. Présentant
désormais son profil gauche, elle s'élève alors
de plus en plus rapidement, pour finalement s'élancer vers le
firmament. Les hauts parleurs lancent un "bonne chance, Discovery" et
la foule applaudit, le brouhaha un moment presque éteint reprend
de plus belle. Je ne peux pas détacher mes yeux de cette
traînée qui continue de s'étirer dans le ciel,
même si j'ai maintenant du mal à la discerner au travers
de mes larmes qui coulent abondamment. C'est sans doute la fatigue
occulaire, tout ce temps à regarder aux jumelles, et avec ce
soleil.... J'entends quelqu'un dire à son gamin "regarde donc,
tu vas rater la séparation..." La séparation des boosters?
Je ne crois sincèrement pas qu'on puisse en voir quoi que ce
soit. Pourtant, je vois soudain une lumière orangée,
très vive, percer la traînée de fumée,
et disparaître aussi vite, alors que la trajectoire de la
fumée, initialement rectiligne, s'incurve vers la gauche. Dans
l'axe de la trajectoire initiale s'enfuit alors une énorme
étoile, et je comprends que la navette fait désormais
cavalier seul... Je reste encore longtemps à contempler cette
"étoile" qui brille en plein jour, pendant qu'autour de moi
s'agite la foule, qui commence à se retirer. Je jette alors
un coup d'oeil à ma montre: près de dix minutes depuis
la mise à feu. Un dernier regard vers l"étoile" Discovery,
qui disparaît petit à petit, à la traînée
de fumée qui reste encore bien imprimée dans le ciel, et
je range mes jumelles. Je prends une grande inspiration, et me rends
compte que j'ai effectivement à peine respiré durant toute
la durée du lancement.

Logo officiel de la mission STS91, document NASA.
|
Mon voisin chinois m'adresse un "au revoir
et bon retour" auquel je réponds par un "c'était un plaisir
de faire votre connaissance", mais déjà il s'éloigne.
Pratiquement tout le monde est parti, ou en train de se diriger vers
les cars... apparemment sans plus d'émotion qu'à l'issue
d'un feu d'artifice réussi. Pourtant, je garde un petit pincement
au coeur, et comme l'impression d'avoir été le témoin
d'une aventure fantastique. Près de cinq kilomètres me
séparent de l'aire de lancement de la navette, sans doute
plusieurs centaines de kilomètres de sa position actuelle,
et au moins plusieurs décennies de la place des astronautes
à bord de la navette... Mais aujourd'hui, quand ils se sont
libérés de cette planète, j'étais là.
|
Un grand merci à Lisa Fowler, Information Specialist au Kennedy Space
Center, pour m'avoir procuré un laissez-passer alors que je n'avais plus
d'espoir d'en obtenir un, ainsi qu'à Yen Chu Chen, pour m'avoir
envoyé ses superbes photos du décollage.
NOTES:
- "Blast-off" signifie en gros "explosion", et c'est le surnom que
les américains donnent à la mise à feu d'une
fusée lors de son lancement, et qu'on peu lire partout sur
les publicités en Floride
- Pour recevoir un tel laissez-passer, il "suffit" d'envoyer une
carte postale à l'adresse suivante:
Car-Passes
PA-PASS
Kennedy Space Center
Florida 32899
USA
en mentionnant ses nom et adresse, ainsi que le numéro de
la mission concernée. Une carte postale vous sera alors
renvoyée avec le statut de votre demande, et le laissez-passer
en lui-même vous arrivera, environ trois semaines avant le
lancement. Le gros problème de cette procédure est qu'il
faut s'y prendre très longtemps à l'avance, car le nombre
de ces laissez-passer est limité, et s'épuise parfois
deux ou trois mois avant la date du lancement! Cette démarche
est totalement gratuite, non nominative, et fait bénéficier
tous les occupants du véhicule. En outre, elle permet de n'arriver
sur le centre que deux ou trois heures avant le décollage, au
lieu des six heures pour l'option du car.
- Cette deuxième option pour assister au décollage
aux premières loges consiste à acheter un billet
spécial sur le site même du complexe des visiteurs.
Ces billets ne sont mis en vente que 3 jours avant la date prévue
du lancement, et il faut parfois se lever tôt pour faire la queue
aux guichets... Il est théoriquement impossible d'en
réserver à l'avance ou de l'acheter par correspondance,
mais le cas échéant cela vaut la peine d'essayer
d'expliquer son cas aux responsables des relations publiques du KSC...
Ledit billet (qui vaut dans les 10 dollars) est valable pour une seule
personne, et comprend un briefing sur la mission, un tour du centre
spatial en car, et l'aller-retour pour le site d'observation de la
NASA Causeway.
- Au complexe des visiteurs, il y a une salle dans laquelle sont
diffusées en direct les informations concernant les missions
en cours, et les plannings des futures missions. Les lancements et
leurs préparatifs y sont retransmis sur un écran
géant, avec le statut des opérations en direct.
Toutefois, il est dommage de s'enfermer devant un écran alors
qu'on est si près des tours de lancement! Si vous ne
pouvez obtenir ni laissez-passer ni billet de car, il vous reste encore
quelques solutions. Même si leur distance aux pas de tir commence
à être assez grande, nombre de ponts et de rives sont
accessibles au public le long des deux rivières Indian et
Banana, à l'extérieur du centre, depuis lesquels on a, paraît-il, une très bonne vue. Les plages de Cocoa Beach et
Cap Canaveral offrent aussi un site intéressant.
Dans n'importe quel cas, y compris sur la NASA Causeway, un bon
conseil: n'oubliez pas vos jumelles!
- A consulter, pour toutes les informations sur le centre Kennedy
(à visiter absolument!), les programmes des missions, les dates
de lancement, les cartes du centre, etc...:
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