Les Accessoires

Pour profiter un maximum des possibilités d'un instrument, il faut lui adjoindre des accessoires de bonne qualité. Nous allons en voir quelques-uns.

Tout d'abord, lorsque nous observons, il faut grossir l'image. Le grossissement est expliqué dans la page " Instruments ". Il n'est pas necessaire de trop grossir, la luminosité de l'image en serait de médiocre qualité. Pour le système planétaire on peut cependant se permettre des grossissements assez importants. C'est par exemple le cas pour observer des détails sur la Lune, ou pour observer les bandes nuageuses de Jupiter. Quoiqu'il en soit, le grossissement n'est nullement un critère de qualité.

Dans les catalogues publicitaires des grandes surfaces c'est ce qui ressort pourtant en premier. Mais nous ne sommes pas loin de publicité mensongère. Il faut respecter le grossissement en fonction de son instrument. Il est vrai que l'on peut grossir 500 fois avec un télescope de 100 mm de diamètre; mais quelle catastrophe! Rien de tel pour vous dégouter de pratiquer l'astronomie. Comment grossit-on un objet ? Avec une loupe tout simplement. Dans notre cas nous l'appelon "oculaire". Il se positionne dans le porte-oculaire de l'instrument. Dans le commerce spécialisé, on trouve un très grand nombre d'oculaires. Il en existe 3 diamètres courant, plus souvent appellé "coulant", qui sont de 24,5 mm - 31,75 mm - et 50 mm. De nos jours, le coulant 24,5 mm tend à disparaître. Plus le diamètre est important, meilleur est le confort d'observation. Le plus utilisé est le 31,75 mm.

Il existe différents types d'oculaires. Leur prix est fonction de leur qualité optique.

Généralement, les petits instruments vendus en grande surface sont livrés avec des oculaires d'initiation de piètre qualité. Ce sont des oculaires "Huygens", "Ramsden", "Mittenzwey" ou "Kellner". Ils sont composés de 2 ou 3 lentilles. C'est parfois suffisant pour débuter, notamment en observation planétaire.

On trouve ensuite des oculaires de bonne définition. On les nomme "orthoscopiques". Ils sont souvent composés de 4 lentilles. Les "HD" correspondent à des orthoscopiques "haute définition" de meilleure qualité. Puis viennent les pièces optiques de haute précision à 6, 7 ou 8 lentilles: Ce sont les "Televue", les "Nagler", les "Panoptique" ou les "UWA". Ces oculaires de très haute qualité offrent un champ souvent étendu, pouvant dépasser 80°, et se trouvent en coulant 31,75 et 50 mm.

Les oculaires réticulés sont très précieux pour le suivi d'une étoile, guide lors de poses photographiques. Ils sont éclairés. La marque Perl Vixen propose un système très intéressant: Il joue le rôle d'amplificateur car il comprent une lentille de Barlow achromatique 2x. Il sert également de monture coudée. L'oculaire est réticulé par un verre plan mobile en translation et en rotation, ce qui permet de sélectionner une étoile repère dans le champ sans déplacement du pointage de l'instrument principal.

C'est ce qui maintient l'oculaire en place. Leurs qualités sont variables. Certains peuvent recevoir des oculaires de différents diamètres. Ils permettent la mise au point grâce à une crémaillère. Il en existe de très précis à cabestant, bien que rares dans le commerce. Certains amateurs les fabriquent eux-mêmes. On peut également en trouver qui sont dotés d'un moteur.

 

La lentille de Barlow double ou triple le grossissement de l'oculaire, et plus généralement la longueur focale de l'instrument. Mais elle réduit la luminosité de l'image. Elle doit donc être de très bonne qualité pour une utilisation sans dommages à la définition de l'image.

 

 

Les instruments d'initiation ne sont généralement pas pourvus de moteurs. Cela n'est pas très gênant pour l'observation. Par contre, ils sont indispensables pour l'astrophotographie (voir lien astrophoto). En effet, pour qu'un objet reste fixe dans le champ de l'oculaire, il faut compenser le mouvement de rotation de la Terre. A cet effet, le moteur en "ascension droite" est indispensable. Le second moteur, en "déclinaison" est accessoire mais rend cependant de grands services. Dans la plupart des cas, les montures équatoriales sont aptes à recevoir ces moteurs. Renseignez vous bien lors de l'achat de votre instrument. Cette application nécessite une bonne mise en station de l'instrument, c'est à dire une orientation correcte vis à vis du lieu où vous vous trouvez, en tenant compte de la latitude de celui-ci. Pour ce qui concerne les montures "azimutales", les moteurs ne sont pas nécessaires mais le suivi d'un objet n'est pas possible en astrophotographie et devient même assez pénible en visuel.

Comme son nom l'indique, cet accessoire diminue la longueur focale de l'instrument. Il agit donc à l'inverse de la lentille de Barlow. Il convient là encore de le choisir de bonne qualité puisqu'il comporte des pièces optiques. Exemple : un réducteur f/2 utilisé avec un 200/2000 donnera une ouverture f/D de 2000/200 = 10/2 = 5. Le rapport f/D final sera donc égal à 5. Mais il va de soit que les rayons lumineux traversant une lentille supplémentaire, une légère perte de contraste peut se faire sentir. Cependant une telle option peut être bénéfique pour observer les galaxies lointaines ou autres nébuleuses et amas stellaires. Certains instruments ouverts à f/D 4 ou moins n'ont pas besoin de réducteur de focal étant donné que leur ouverture est déjà suffisamment importante.

Les chercheurs sont en fait des petites lunettes fixées en parallèle sur le tube de l'instrument. Il doit pointer dans la même direction que l'axe optique de celui-ci. Son rôle est d'offrir un faible grossissement d'une petite partie de ciel afin de faciliter le pointage d'un objet. Sur les instruments bas de gamme on trouve souvent des 5 x 24. Les plus courants sont les 6 x 30, droits ou coudés. Sur les instruments haut de gamme sont fournis généralement des 8 ou 9 x 50. Depuis quelques années on trouve d'astucieux systèmes comme le "Telrad".Il ne grossit pas mais possède une cible éclairée formée par des cercle concentriques qui permettent de pointer dans la direction voulue.Le Qwik point agit un peu selon le même principe mais la cible est remplacée par un rayon lumineux rouge.

Il en existe une multitude. Certains sont en verre, d'autres se présentent sous forme de feuille comme le mylar, d'autres encore sont en gélatine souple tels que les Wratten. Ils se fixent sur un objectif photo, devant l'objectif de l'instrument ou dans un oculaire. En astrophotographie il faudra allonger le temps de pose avec l'utilisation d'un filtre. Chacun d'eux absorbe certaines longueurs d'onde, autrement dit, ils soustraient des couleurs du spectre. On trouve des filtres antipollution lumineuse. Ceux à bande large rejettent fortement le spectre d'émission des éclairages publics à vapeur de sodium ou de mercure. Le fond du ciel devient plus foncé et le contraste des objets faibles est amélioré. Ils laissent passer la raie H a de l'hydrogène à 656 nm. Ceux à bande étroite ont une fenêtre centrée plus particulièrement sur 3 raies importantes: 2 pour l'oxygène III à 496 et 501 nm et une pour l'hydrogène bêta à 486 nm. La gêne des éclairages publics est mieux éliminée que dans le cas d'un filtre à bande large, mais leur utilisation est plus restrictive. Ces filtres portent souvent l'abréviation LPR. Un autre filtre nommé skylight améliore le contraste des surfaces planétaires. Viennent ensuite les filtres colorés, souvent utilisés pour l'observation des planètes. Les filtres jaunes sont choisis généralement pour Jupiter, Mars et Saturne. Suivant leur degré de transmission, ils permettent de mieux distinguer les volutes des bandes nuageuses de Jupiter ou d'éclaircir la division de Cassini ou encore d'augmenter le contraste du sol martien. Les filtres oranges améliorent, d'une façon générale, la perception des détails sur Jupiter et Saturne. Les filtres rouges jouent un peu le même rôle que les oranges, mais en améliorant le contraste. Les bleus foncés sont recommandés pour l'étude de Jupiter. Ils améliorent le contraste des structures rouges des bandes nuageuses ainsi que la GTR. Les bleus clairs sont utiles pour Jupiter et Saturne et améliorent le contraste de la surface lunaire. Les verts sont très bien pour Mars et notamment ses calottes polaires. Ils améliorent également le contraste des phénomènes atmosphériques de Vénus. Le H-alpha est utilisé pour l'observation solaire. Il existe encore toute une gamme de filtres solaires.

Ils offrent une large gamme de possibilités. Nous trouvons des platines qui se fixent directement sur la monture et pouvant recevoir divers colliers ou boîtiers photographiques. Les supports parallèles se fixent sur le tube et reçoivent le boîtier par une vis au pas kodak. Certains de ces supports dit "tangentiel" sont d'une grande précision par vis micrométriques. Les adaptateurs peuvent s'installer sur le porte oculaire. Certains peuvent recevoir un oculaire ou une lentille de Barlow. Les tubes allonge permettent le grandissement de l'image par allongement du tirage optique. A tous ces accessoires, il faut ajouter une bague "T", correspondante au boîtier photographique.

Nous trouvons d'autres accessoires que nous passerons rapidement en revue: C'est le cas des contrepoids . En effet, si l'on ajoute du matériel complémentaire à un instrument, son équilibrage s'en trouvera modifié et il sera parfois nécessaire d'avoir recours à un plusieurs contrepoid supplémentaire. Pour avoir sous la main ses oculaires lors d'une séance d'observation, on peut les disposer sur une tablette porte-oculaire . Certains instruments peuvent être dotés d'une tête binoculaire . Le confort d'observation est fortement amélioré. Beaucoup d'amateurs sont un jour tentés d'utiliser leur instrument de jour pour observer la nature par exemple. Dans ce cas on peut faire appel à un redresseur terrestre . Pour observer le Soleil et après avoir diaphragmé l'entré du tube, il est possible, avec les lunettes, de projeter l'image sur une table de projection solaire . De plus, l'observation peut ainsi s'effectuer à plusieurs. Notons que pour l'observation solaire à l'aide d'une lunette, il existe aussi des hélioscopes qui ne laisse passer que 4% des rayons solaires.

 

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