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Retour à la période des philosophes grecque
Vers la période observationnelle
Après la chute de l’empire grec, les progrès scientifiques se firent lent, voir même stationnaires. C’est la fuite des documents philosophiques, ainsi que de leurs auteurs dans diverses régions qui éparpillèrent la connaissance grecque. Cette période est caractérisée par de multiples conquêtes. Un grand coup pour la science, fut la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, qui à son apogée, comptait pas moins de 700 000 livres. Les invasions barbares n’aidèrent guère à permettre un certain établissement stable de façon de penser. Les bouleversements se firent fréquents et seule la religion pue établir une pensée stable au sein des hommes.
Le christianisme naquit au début du premier millénaire et fut rapidement afflué à une grande partie de l’occident. Réconfort spirituel ou quête de la vérité, le christianisme ne permit pas de douter de sa puissance. Les autorités religieuses établirent des règles strictes en imposant une réglementation afin d’y maintenir un pouvoir sur ses pratiquants. D’un point de vue moral, la religion fit de grand progrès dans l’établissement d’un ordre social, ainsi que d’un système politique. Tout comme la mythologie, la religion a su trancher entre le bien et le mal, et a opté pour le bien. Cependant, la liberté d’expression, ainsi que la libre pensée fut bannie de peur de perdre le pouvoir. Toute tentative de décrire les phénomènes naturels par des idées allant à l’encontre des saintes écritures était un péché mortel. Texte écrit par Eric Suchet Demers 2002
De son coté, un peu plus tard, la religion musulmane fut-elle aussi déployée, mais dans le Moyen-Orient. Contrairement au christianisme, la religion musulmane encouragea fortement la recherche scientifique afin d’imposer sa suprématie sur les autres peuples et religions. Les musulmans développèrent énormément les mathématiques, mais tout comme la religion chrétienne, la conception du monde était inscrite dans les saintes écritures.
Nous pouvons considérer cette période, comme étant une période morte pour ce qui est de son apport à la conceptualisation de notre Cosmos, mais une nouvelle approche, n’allant pas à l’encontre des religions vit le jour et s’imposa peu à peu au sein des humains.
La notion d’influences des astres, qui pour les anciens étaient divines, agissant sur la destinée des hommes se perpétua en dépit des autorités religieuses. Toutefois, la religion n’écarta pas complètement l’idée d’une influence astrale. Venu du Moyen-Orient, l’astrologie demanda une maîtrise de l’astronomie. Les progrès dans la précision de la prédiction de la position des étoiles fut remarquable. L’astrologie, bien que critiquée par de multiples personnages, fut et est encore aujourd’hui un concept intéressant de notre Univers. Il sous-tends une relation entre tous les corps composant notre cosmos et son influence se répercute dans la conscience de chacun, tout dépendant des positions des astres en jeux.
Ptolémée fut d’ailleurs un fervent défenseur de l’astrologie et lui consacra un ouvrage important, La Tétrabible. Admettant sa faiblesse de précision face à l’astronomie et aux mathématiques présentées dans son Almageste, il la considère comme constitutionnelle.Texte écrit par Eric Suchet Demers 2002
L’astrologie prit une nature plus scientifique lorsqu’elle fut reliée à certains événements naturels par une explication rationnelle. Par exemple, on associe les mouvements lunaires et solaires aux marées. On extrapola ce principe de rapport entre le ciel et la Terre par la constitution de l’homme, le microcosme et la constitution du Cosmos, le macrocosme. On considérait ces deux ordres de la nature dotés chacun d’une âme et celles-ci étaient en constantes interactions.
La période du moyen age fut loin d’être axée sur la rationalité. Le niveau scientifique, et sa vision de l’Univers fut nettement inférieur au palier atteint au cours de l’antiquité chez les Grecs. Elle fut caractérisée d’une remontée de la magie, de l’occultisme et des doctrines religieuses mystiques et hermétiques. Ce contexte favorisa énormément l’essor de la religion et de l’astrologie. Cependant, la religion n’arrivait pas à expliquer de manière aussi claire et précise certains des phénomènes naturels que la science élucidait plus formellement. Le clergé, conscient de ce problème tenta d’y trouver une solution.
Thomas d’Aquin considérait la théologie comme étant elle-même une science, et selon lui, aussi exacte que la science antique. Thomas d’Aquin trouva une solution au problème inhérent que rencontrait la théologie à son époque. Comment était-il possible que la théologie, contrairement aux autres sciences, ne puisse justifier ses principes, puisque ceux-ci font parties d’une révélation. Thomas rétorqua en introduisant une comparaison avec la musique, qui était à cette époque, considérée comme une science du quadrivium. Ainsi, la musique ne justifie pas ses principes par des règles mathématiques ou quelconques énoncés utilisés par la science antique, alors il en est de même pour la théologie. Thierry de Chartres se risqua dans une tentative de joindre la Genèse avec la théorie platonicienne de l’origine de l’Univers. Il évoqua l’ordre dans lequel Dieu a créé le monde en utilisant les catégories de la philosophie naturelle grecque. Ainsi, selon lui, Dieu créa d’abord les quatre éléments, ensuite, le feu chauffa l’eau qui monta dans l’atmosphère, ce qui permit la séparation du ciel et de la terre. Puis la chaleur provoqua la création des plantes et des animaux au cours du cinquième et du sixième jour de la création biblique. La croyance de Pierre Abélard est que la nature, une fois créée par Dieu, suivit son cours naturel sans intervention divine. Adélard de Bath énonce également que Dieu ne devrait servir qu’à expliquer les processus naturels lorsque les références scientifiques ou naturelles ont été épuisées.
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