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Nous en avons terminé avec les réglages primordiaux tels que la mise en station ou la mise au point. Si leur maîtrise est indispensable pour réaliser de bonnes images, elle est loin d'être suffisante. A quoi sert une image nette si, à cause d'un pointage imprécis, elle ne correspond pas à la région du ciel désirée. A moins d'avoir la chance incroyable de tomber sur une nouvelle comète, cette image finira dans la poubelle.
Bien sûr, mis à part les cercles gradués pas toujours utilisables, il existe actuellement des systèmes qui permettent un pointage très précis. Cependant, au risque de passer pour un ancêtre, voici deux raisons qui m'incitent à vous décrire une méthode de pointage qui utilise tout simplement l'oeil :
- Tous les systèmes modernes restent faillibles
- Pour le débutant, c'est une méthode idéale pour bien connaître le ciel
Le pointage à l'oeil consiste à viser une étoile visible à l'oeil nu proche du champ choisi et, de champs en champs, arriver à destination ; ça c'est une vraie balade champ...euh, céleste. Pour que cette pratique ne soit pas trop laborieuse, elle nécessite deux conditions :
- Un chercheur permettant d'atteindre la magnitude 8 ou 9 mais pas davantage ; un excès d'étoile devenant défavorable. Il devra également fournir un champ d'environ 2°. En pratique, un diamètre de 40 mm et un grossissement de 20x serait l'idéal.
- Reproduire sur du papier calque, ceci pour s'affranchir facilement des problèmes d'orientation que créent les renvois coudés, les différents champs d'étoiles que l'on rencontrera pour arriver au bon endroit.
D'ailleurs la reproduction du champ d'étoiles souhaité est valable quelque soit la technique de pointage utilisée car il est toujours préférable de vérifier si vous êtes bien au bon endroit.
Un dernier point à l'intention des utilisateurs d'instruments à grand champ :
- Il ne faut pas croire qu'ils autorisent un pointage moins précis. Bien souvent, pour avoir un maximum de galaxies dans le même champ, certaines doivent être à moins de 15' d'arc du bord.
Une fois que vous avez réussi à cadrer au mieux votre image et que tout semble fonctionner parfaitement, il ne faut surtout pas oublier d'ouvrir l'obturateur. Cela peut sembler une évidence mais, ne riez pas, il m'est arrivé, au moins une fois, de commencer une pose et de m'apercevoir à la fin de celle-ci que l'obturateur était resté fermé. Je ne vous dis pas le malaise qui s'en suit, surtout après une pose de deux heures!
Ensuite il faut s'arranger pour que l'image des étoiles qui commence à se former sur la surface sensible garde l'aspect d'un point. C'est le but du guidage, paramètre qu'il faut lui aussi parfaitement maîtriser.
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