Le guidage

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois vous préciser que cette page a été rédigée en pensant à tous ceux qui, pour des raisons financières ou d'éthique, pratiquent le guidage manuel. Cependant les utilisateurs de système automatique trouveront des conseils applicables et même recommandés.

 

I - Le matériel 

Votre première image du séjour parfaitement cadrée, un ciel comme vous n'en aviez jamais vu, il va vous falloir maintenant compenser exactement la rotation de la Terre. C'est le but du guidage. Mais pour bien guider, il faut bien sûr un matériel performant. Je vous renvoie vers la page consacrée au choix du matériel pour connaître les caractéristiques de base de ce matériel. Et voici deux précisions complémentaires :

- Pour l'oculaire guide, un fin réticule est préférable à une multitude de grossiers.

- Les vitesses de rappels doivent permettre une correction rapide et égale dans les deux sens.

 

II - L'étoile

Un autre élément très important conditionnera la réussite du guidage, c'est le choix de l'étoile. Et oui, parmi toutes les étoiles que vous avez à votre disposition, certaines sont plus favorables que d'autres pour espérer un guidage précis. Deux paramètres sont à prendre en compte :

- la luminosité, plus l'étoile est brillante, moins le guidage sera précis. En plus, s'habituer à utiliser des étoiles de magnitude 7 ou 8 permet d'accéder à des objets autour desquels les étoiles sont rares.

- la position par rapport au centre de l'image, rappelez vous la rotation de champ. Plus l'écart angulaire entre l'étoile guide et le centre de l'image est important, plus le risque de rotation de champ augmente. Et c'est tellement facile avec une lunette guide d'aller chercher une étoile à 2 ou 3 degrés. Pour être sûr de ne pas succomber à cette tentation, je vous conseille de brider le mouvement de la lunette de façon à s'écarter du centre de seulement un degré.

 

III - Confort et précision 

Maintenant que l'étoile guide idéale est parfaitement centrée sur le réticule, avant d'ouvrir l'obturateur, assurez vous que vous êtes bien installé :

- Une position inconfortable risque de provoquer des imperfections de guidage.

Et c'est parti pour une ou plusieurs heures ! En théorie, l'étoile doit donc rester "collée" à la croisée du réticule. Mais dans la pratique, c'est un peu comme la mise au point, cela dépend de la précision à atteindre ou, plus exactement du rapport des focales de la lunette guide et de l'instrument :

- Si vous utilisez une focale d'un mètre pour guider une image prise avec un objectif de 50 mm, vous avez droit à une bonne marge d'erreur.

- Mais si le rapport est voisin de 1, l'expression "rester collée" devient une réalité.

De temps en temps, il faut se relaxer l'oeil, surtout avec des poses supérieures à une heure. Cela consiste à ne plus regarder dans l'oculaire pendant quelques secondes. Bien sûr, il faut que l'entraînement le permette, erreur périodique s'abstenir.

Un dernier conseil :

- Il vaut mieux tester le matériel avec des poses courtes avant de se lancer dans des poses de deux heures et plus.

 

Mais au fait, pourquoi une heure alors qu'une demi-heure serait moins pénible ? Réponse dans la page suivante où j'aborderai également l'utilisation des filtres et d'un volet occulteur.

 

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