Newton 200/1000






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INTRODUCTION


Ce télescope de marque KEPPLER a été acheté en Novembre 2000. C'est un NEWTON de 200mm de diamètre et de focale 1000, ce qui donne un scope ouvert à F/D5, donc idéal pour le ciel profond, aussi bien en visuel qu'en photo. Il est livré avec deux oculaires Plössl 25mm et 10mm. Le 25mm est très bon et agréable à utiliser (je l'ai vendu, zut!!). Le 10mm est moins agréable à utiliser mais reste un bon oculaire. Ce telescope n'est pas le scope théoriquement idéal pour le planétaire, on vous dira même qu'on ne peut l'utiliser au-delà de 150 fois, cependant, par la pratique, l'image planétaire à 300 fois reste très détaillée et belle à regarder... Pour ce diamètre de miroir, le grossissement idéal en planétaire est de 200 fois. Bien entendu, pour 7990 F TTC, on a quelques petits soucis dès les premières séances d'observation, mais en bricolant en peu, on s'en sort. Je vais détailler de manière breve certains points du télescope.





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Le transport


C'est un télescope facile à transporter pour son diamètre en le séparant en trois parties : le tube, les contrepoids et la monture que l'on peut laisser sur le trépied. Le coffre ou la banquette arrière d'une petite voiture suffit largement. Le poids de l'ensemble avoisine les 30Kg.





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Le miroir et son barillet


Le miroir présente en son centre une marque pour faciliter la collimation; c'est très pratique. Il est bloqué sur un barillet sur la partie la plus externe du miroir. Il n'y a pas de fixation au milieu de celui-ci. Pour un 200mm, ça passe, les contraintes doivent être minimes (je me trompe?...). Un défaut, que j'estime être assez remarquable, c'est l'alluminure du miroir. En effet, en disposant une lumière très forte derrière le miroir, et en regardant dans le tube, on arrive à percevoir la lumière à travers ce même miroir : l'opacité de l'alluminure n'est donc pas parfaite, on a une perte (bien que très faible) de lumière. On entend souvent parler d'alluminure entre 80 et 95 % de réflectivité, est-ce que cela fait allusion justement à ce phénomène ? Je n'ai pas assez d'expérience dans ce domaine, si quelqu'un peut me renseigner, n'hésitez pas à me contacter.





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Le secondaire et son araignée


Comme je l'ai déjà dit, c'est un scope à F/D 5, donc présentant une obstruction assez importante, de l'ordre de 30 % en rapport de diamètre. Cette obstruction n'est pas critique (voir les liens sur le sujet sur le net), et, à moins d'être un extremiste heu... je veux dire "perfectionniste", pardon (!!), ce n'est pas l'élément le plus critique dans l'obtention des merveilleuses images que tout astronome souhaite ( ne pas oublier les tours joués par la collimation, la turbulence, la mise en température et le p'tit coup dans l'nez !!, décidément ! ...). Un point tout aussi sujet à discussion est la présence d'aigrettes sur les étoiles brillantes, causées par les branches de l'araignée qui sont, sur ce scope, particulièrement épaisses. Mais d'un autre côté, c'est inderéglable. Au quotidien, si je puis dire, çà ne me dérange pas plus que çà, mais je fais pas encore d'astro photo au foyer...On verra.





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Le porte-oculaires


Dans un premier temps, j'ai été très déçu du fabricant à cause de la graisse utilisée sur le porte-oculaires : ce n'était pas de la graisse, mais de la colle !!!. Il a fallu remplacer cette m.... de colle par de la vraie graisse à métaux. Maintenant, les mouvements sont biens meilleurs. Le porte-oculaire a une sortie au format 31.75 mm, mais peut recevoir une adaptation pour le passer en 50.8 mm, qui est son diamètre de tube. Malheureusement, le fabricant n'a pas encore dans sa gamme cet adaptateur permettant d'utiliser les fameux oculaires grand champ de 50.8 mm. Avec un scope à F/D 5, c'est bien dommage... 2.6° de champ réel avec un 40mm à 65°: ça fait rêver... Le porte-oculaire est entièrement métallique, ce qui est une bonne chose. Le deuxième point qui m'embête un peu c'est la difficulté relative à faire une mise au point parfaite quand on est à fort grossissement avec des oculaires lourds. Avec le LANTHANUM LV5 mm, c'est assez facile, mais avec le RADIAN 5 mm, c'est une autre histoire! Peut-être un jour à changer par un porte-oculaires de type JMI CRAYFORD... Sinon, pour cette gamme de prix, ça reste un superbe porte-oculaires. On peut faire de la photo au foyer mais uniquement avec la bague T vissée sur le porte-oculaire sur le filletage de 42mm. La bague avec un adaptateur 31.75 dans le tube porte-oculaire 31.75 ne permet pas d'acceder au foyer en photo. Le fabricant a-t-il prévu quelque chose pour pour parfaire le cadrage en photo?





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Le chercheur


Le chercheur est un 9x50. C'est un chercheur réticulé particulièrement lumineux. Le seul petit défaut c'est son chromatisme sur les objets lumineux, mais ce n'est pas génant et ça ne perturbe en rien la recherche d'objets. Il est très agréable à utiliser et efficace.





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La monture EQ4 alias CG5


C'est un "clone" de la fameuse VIXEN GP. Je la trouve en elle-même très stable et pratique. Un seul petit reproche : la graisse utilisée est trop collante, ce qui fait que les mouvements sont un peu durs. Il faut remplacer cette graisse d'origine par une vraie graisse pour métaux, chose que je n'ai pas eu encore le temps de faire (voir les liens du net sur ce sujet). Cette monture est équipée de cercles de coordonnées AD et DEC grands et bien visibles. Elle possède aussi un viseur polaire, pas facile à utiliser car non éclairé, à améliorer... Elle dispose aussi de mouvements lents manuels sur les deux axes, ainsi que le réglage standard de latitude et le moins standard, celui du réglage fin en azimuth, pratique pour la mise en station. Cette monture reste malgré tout très fonctionnelle et agréable à utiliser.





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La raquette de commande et les moteurs


La raquette dispose des fonctionnalités de base : "ON/OFF" (!!!), NORD/SUD, vitesse x1, x2, x4 et x8, et touches de directions pour les coordonnées AD et DEC. Elle est bien conçue et a l'air d'être fiable. Dans cette gamme de vitesses, il n'y a que la x8 que je trouve utile (ah si j'avais une x32 ou 64x...). C'est très peu utilisé, en visuel, je préfère les mouvements manuels aux mouvements électroniques/électriques... Pourtant j'ai une formation d'ingénieur électronicien... allez savoir... En revanche, indispensable en photo. Les moteurs sont aussi très efficaces et silencieux. En revanche, les engrenages présentent un peu (trop?) de jeux : on a des temps morts quand on a un changement de sens de rotation. Le gros point noir du système de motorisation est l'embrayage des moteurs : pour que ça marche il faut serrer très fort. Il faut bricoler un système pour améliorer ces embrayages (voir ci-dessous). Pour 1400 Fr, je trouve que c'est un mauvais investissement : j'aurais dû voir plutôt du côté de VIXEN, compatibilité assurée, moins de soucis, bien que deux fois plus cher il est vrai!! Comme vous pouvez le voir sur les deux premières photos ci-dessus, la commande est tenue par une house de protection de telecommande de télévision accrochée à la monture. Pendant la conception de ce site, un autre astronome amateur m'a conseillé d'utiliser des scratchs pour maintenir la commande: c'est simple et très pratique. J'ai des scratchs sur un des trepieds et sur le tube du telescope.





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Des embrayages bricolés (fonctionnels!!)


Le problème avec ces embrayages, c'est le fait qu'ils n'embrayent pas facilement, et patinent. Pour remédier à cela, j'ai effectué trois modifications sur les embrayages:
1°) Tout d'abord, j'ai passé la rondelle d'embrayage ainsi que les deux surfaces du pignon au papier de verre. Ainsi, on augmente le frottement entre les différentes pièces.
2°) Ensuite, pour pouvoir serrer de manière progressive mais sûre, j'ai mis une rondelle en caoutchou (un vulgaire joint de plomberie) entre la rondelle métalique et l'ecrou de serrage.
3°) Enfin, pour avoir une meilleure préhension sur l'écrou de serrage, j'ai perçé deux vis sur l'écrou diamétralement opposé: on peut ainsi serrer de manière sûre l'embrayage pour qu'ils ne patinent pas, et ce sans s'abimer les doigts en serrant comme un malade!!
Ca marche très bien maintenant: on peut serrer très fort avec facilité, et on peut dévisser facilement si l'on veut diriger le telescope avec les mouvements lents. Ouf!!





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Le trépied


Le trépied d'origine est celui qui est actuellement monté sur le NEWTON 114 (dont vous avez la description sur ce site également). C'est un trépied en aluminium avec des fixations de monture qui sont en plastique. L'inconvénient majeur est sa relative fragilité. En effet, ce trépied doit supporter un poid total avoisinnant les 28 kg, avec en plus, un bras de levier important (la longueur du tube). Pour une utilisation avec un grossissement important (200 à 300 fois), les oscillations vont de 5 à 15 secondes environ, autant dire que l'on a rapidement le mal de mer, sans compter le fait que l'on a du mal à faire dans ces conditions une mise au point parfaite. Sur la lune à 400x et plus c'est catastrophique (heureusement que l'image est belle...) Il faut donc absolument changer de trépied pour pouvoir utiliser le scope de manière normale. Pour pouvoir utiliser tout le potentiel de ce téléscope il faut donc absolument changer de trépied. Bien entendu, outre la construction d'un trépied en bois, plusieures solutions existent : trépied alu de type VIXEN GP/GPDX, pied colonne métallique du même fabricant, plusieurs "bidouilles" pillulent sur internet pour renforcer le trépied d'origine : changer les fixations en plastique par des pièces métalliques assez faciles à (faire?!) usiner , et/ou remplir le trépied de sable, voire de manière plus radicale avec du ciment de construction, renforcer la partie centrale qui maintient les pieds par une plaque rigide et plus proche de la base de la monture pour diminuer les flexions de cette dernière en bloquant les pieds. Pour ma part, j'ai construit un trépied en bois (celui présenté sur la photo). Le trépied est inspiré d'un modèle TAKAHASHI, qui a fait ses preuves. Le bois utilisé est du hêtre de 3 cm d'épaisseur. La partie centrale est un assemblage de charnières de portes. Ceci me permet de plier le trepied ce qui est très pratique pour le transport. La rigidité a été améliorée à un tel point que maintenant les oscillations ont été réduites à 3-4 secondes à 300 fois. Le remplacement de ce trépied est donc absolument nécessaire.





CONCLUSION


En résumé de cette description presque exhaustive (?!), je dirai que si j'avais à acheter à nouveau ce téléscope, je n'hésiterai pas une seconde : les images obtenues sont belles, avec un test sur étoile assez convainquant, beaux détails planétaires ( grande tache rouge sur Jupiter visible sans filtre, 6 à 7 bandes facilement quand l'atmosphère le permet, CASINI plus 2 à 3 bandes sur Saturne, minuscules cratères sur la Lune), sur Mars la calotte polaire se distingue bien ainsi que plusieurs taches en surface. Pas de coma ou d'autres abérrations visibles sur le ciel profond, M1 parfaitement visible, NGC2158 dans M35 visible mais non résolu, plusieures galaxies (Vierge, Lion, M51 impressionnante). La vision de M3 ou M13 est un enchantement : une multitudes d'étoiles. A 333x, ces amas sont quasiment entièrement résolus. Donc optiquement, c'est plus que correct, vu le prix. La monture est très pratique, bien qu'il faille je pense la regraisser. De même, le porte-oculaire, une fois regraissé, a un mouvement mécanique plus doux et précis. Là où çà coince, c'est le trepied faiblard (à prévoir si achat), sous-dimensioné vu le poids de l'ensemble. Enfin, si on a le moyen de remplacer l'embrayage des moteurs par un autre système, il ne faut pas hésiter. La solution qui consiste à ne pas s'embetter avec ça est valable: simplement ne pas acheter la motorisation. Ce téléscope est une véritable aventure, et si vous n'êtes pas un tant soit peu bricoleur, il existe sur le marché d'autres téléscopes aux caracteristiques equivalentes ne nécessitant aucune 'bidouille" mais coûtant le double du prix : je pense surtout à certains 200/800 et à d'autres 200/2000.