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Un
instrument de base
Même
si vous devenez un explorateur interstellaire expérimenté, vous
apprécierez toujours le spectacle d'une comète, d'une nébuleuse ou
d'un amas d'étoiles observés aux jumelles. Celles-ci offrent, de
plus, l'avantage d'être aisément transportables et de pouvoir être
utilisées instantanément, sans mise en station préalable. Enfin,
les jumelles constituent un instrument polyvalent que l'on peut aussi
bien braquer vers le ciel que sur du terrestre.
Un
atout majeur : la luminosité
Avec
des jumelles, vous savez que vous parviendrez à mieux distinguer, sur
la Terre, parce que vous les verrez plus gros, des sujets éloignés :
une montagne, un bateau, un oiseau, ... Dans le ciel, c'est un peu
différent.
Si on
contemple la Lune avec des jumelles, on va effectivement la voir plus
grosse qu'à l'oeil nu ; on découvrira ainsi de façon saisissante
son relief "en peau d'orange" et ses principaux cratères.
Si, par contre, on observe les étoiles, on les verra toujours comme
des points lumineux, car elles sont trop éloignées pour être
grossies.
En revanche, vous apercevrez dans le champ de l'instrument des astres
absolument invisibles à l'oeil nu. Ainsi, dans la Vois lactée, vous
découvrirez un extroardinaire fourmillement d'étoiles là où vous
ne distinguez à l'oeil nu qu'une nébulosité blanchâtre. Pourquoi
cette différence ? Parce que les jumelles recueillent beaucoup plus
de lumière que l'oeil.
Les
types de jumelles
Une
paire de jumelles est un assemblage de deux petites lunettes courtes
parallèles, fournissant des images redressées. Cet instrument
permettant d'observer avec les deux yeux est plus confortable
d'utilisation qu'une lunette ou un télescope.
La
plupart des jumelles, hormis celles de théâtre ( :o) ), comportent
un système de deux prismes qui a pour objet de replier le faisceau
lumineux sur lui-même et de redresser l'image. Dans les jumelles à
prismes de Porro, l'objectif est décalé par rapport à l'oculaire
correspondant, alors que dans les jumelles à prismes en toit l'axe
optique de l'objectif et celui de l'oculaire sont confondus.
A
diamètre égal, les jumelles à prismes en toit sont plus compactes,
mais elles sont plus onéreuses parce que leur réalisation est plus
délicate ; leur qualité optique n'est cependant pas meilleure. Dans
les modèles de bas de gamme de jumelles ) prismes de Porro, les
prismes sont taillés dans un verre (le BK-7) dont le pouvoir de
transmission n'est pas très bon ; les modèles supérieures sont
munis de prismes en verre au baryum fournissant des images nettement
plus contrastées.
Quel
modèle choisir ?
Trois
paramètres sont particulièrement importants à considérer pour le
choix d'une paire de jumelles : le diamètre des objectifs, le
grossissement et le champ. Les deux premiers sont gravés sur la sur
la monture de l'instrument, sous la forme de deux nombres séparés
par le signe "x" : le premier indique le grossissement, le
second le diamètre des objectifs exprimé en millimètres ; exemple :
8x30.
Plus
l'objectif est grand, plus l'image sera lumineuse. Mais à diamètre
égal, ce sont les plus faibles grossissements qui fournissent les
images les plus brillantes. En astronomie, la luminosité prime sur le
grossissement. Vous recherchez donc, à grossissement égal, les
jumelles possédant l'objectif le plus large : vous préférerez, par
exemple, des jumelles 7x50 à des 7x35 et des 8x60 à des 8x30.
La
troisième caractéristique importante des jumelles, le champ qu'elles
montrent, se trouve indiquée parfois aussi sur l'instrument lui-même,
mais plus généralement sur sa notice d'emploi. On donne soit le
diamètre angulaire (en degrés) de la zone circulaire visible à
travers les jumelles, soit la largeur (en mètres) du panorama
qu'elles permettent de découvrir à 1000m de distance (les jumelles
sont en général conçues dabord pour l'observation terrestre) : une
largeur de 80m à 1000m de distance correspond à un champ angulaire
voisin de 5°, soit environ dix fois le diamètre apparent de la
pleine lune.
Lorsque
le champ est indiqué sous la forme "n mètres à 1000m", il
suffit de diviser n par 17,4 pour obtenir la correspondance en degrés
: des jumelles 7x50 ayant un champ de 122m à 1000m procureront un
champ de 122/17,4°, soit 7°.
En
multipliant le champ angulaire par le grossissement, vous obtiendrez
me champ apparent : celui-ci doit être suffisament vaste pour qu'on
n'éprouve pas la sensation d'observer dans un tuyau. Habituellement,
il est voisin de 50°, mais il atteint parfois 60 à 70°, offrant
alors une vision du ciel particulièrement saisissante !
Pupille
de sortie et relief d'oeil
Pour un
meilleur confort d'utilisation, ne manquez pas aussi de prendre en
compte deux autres paramètres : la pupille de sortie et le relief
d'oeil. La pupille de sortie d'un instrument optique n'est autre que
le diamètre de l'image de l'objectif fournie par l'oculaire. C'est le
diamètre que ne doivent pas dépasser vos pupilles pour vous
permettre de bénéficier, lors des observations, de la totalité du
champ offert par l'instrument. Sa valeur s'obtient en divisant le
diamètre de l'objectif par le grossissement : des jumelles 7x50 ont
une pupille de sortie de 50/7mm soit environ 7mm, bien adaptée au
diamètre des pupilles d'un jeune adulte en vision nocturne (pupille
dilatée au maximum).
Quant
au relief d'oeil, c'est la distance qui sépare ke bord externe de
l'oculaire de l'endroit où il faut placer l'oeil pour observer la
totalité du champ. Ne choisissez pas des jumelles ayant un relief
d'oeil de moins de 10mm : vous devrez alors coller littéralement vos
yeux sur l'oculaire pour embrasser tout le champ, ce qui est assez
désagréable et vous devrez donc nettoyer souvent vos oculaire pour
effacer toutes traces de cils (je confirme mes dis).
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