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Les météores

Les étoiles filantes

Lorsque l'on contemple le ciel nocturne suffisament longtemps, on a l'occasion d'apercevoir des trainées lumineuse fugitives donnant l'illusion d'étoiles qui se détachent du firmament. Ces étoiles filantes, selon leur application courante, sont en fait des phénomènes lumineux survenant dans la haute atmosphère, à des altitudes comprises généralement entre 120 et 80 kilomètres. Pour les scientifiques, ce sont des météores, au même titre que les éclars d'orage ou les halos parfois visibles autour du Soleil ou de la Lune.

La plupart des étoiles filantes sont engendrées par des poussières cosmiques, capturées par l'attraction terrestre et qui se consument en tombant à grande vitesse dans l'atmosphère, où elles s'échauffe par leur frottement contre les molécules d'air.

Dans l'atmosphère terrestre, s'abattent aussi des corps pierreux ou métalliques de tailles très diverses, les météorites. Lorsque leur masse dépasse 1kg, ces corps ne sont pas entièrement détruits lors de leur traversée dans l'atmosphère et peuvent atteindre le sol. Les météorites les plus grosses explosent en général à basse altitude. Elle se signalent par une lueur spectaculaire, appelée bolide, souvent accompagnée d'une détonation sourde, et engendrent une pluie de fragments qui s'écrasent sur le sol sur un périmètre plus ou moins étendu.

A l'affût des météores

Contrairement à une idée assez répandue, on peut voir des étoiles filantes toute l'année, et pas seulement en été. Mais la plupart des gens ne prennent pas le temps de regarder le ciel que pendant les nuits chaudes d'été... En fait, il ne se passe pas de jour sans que la Terre, en tournant autour du Soleil, "balaie" des petits corps circulant dans l'espace interplanétaire à proximité de son orbite. Quelle que soit l'époque de l'année, il suffit d'observer le ciel suffisament longtemps pour apercevoir des étoiles filantes : en moyenne, on en voit une toutes les dix minutes. Mais le mouvement de la Terre autour du Soleil favorise les couche-tard et les lève-tôt : le soir, seules les poussières les plus rapides peuvent rattraper la Terre et s'abattre dans l'atmosphère, tandis que dans la deuxième partie de la nuit, notre planète reçoit de plein fouet les poussières venant de toutes les directions de l'espace. Par un effet analogue, une voiture en déplacement reçoit davantage de pluie ou de neige sur son pare-brise que sur sa vitre arrière.

Essaims interplanétaires

En dehors des météores sporadiques, observables tout au long de l'année mais dont l'apparition est imprévisible, il existe des météores associés à des essaims de poussières circulant dans l'espace interplanétaire et qui se manifestent à des périodes bien précises. Ces essaims sont d'origine cométaire. Les météores d'un essaim semblent tous émaner d'une même petite région du ciel, le radiant. En fait, leurs trajectoires sont parallèles, mais il s'agit d'un effet de perspective analogue à celui qui donne l'illusion que les rails d'une voie de chemin de fer se rejoignent à l'horizon. Le nom de ces météores dérive de celui de la constellation qui abrite leur radiant.

Les poussières et les fragments solides éjectés du noyau d'une comète lors de son passage près du Soleil restent sur une orbite proche de celle de la comète et forment un essaim météoritique. Si celui-ci croise l'orbite terrestren de nombreux débris cométaires peuvent s'abattre dans l'atmosphère et donner lieu à une averse (ou pluie) d'étoiles filantes.

Tant que l'essaim est relativement jeune, les débris qui le constituent restent groupés. L'averse d'étoiles filantes ne dure que quelques heures mais se caractérise par un nombre élevé de météores. Elle se reproduit avec une périodicité correspondant à la période orbitale de la comète, et l'on parle alors d'essaim périodique. Au fil des années ou des siècles, les débris s'éparpillent tout le long de l'orbite de la comète. L'essaim se transforme en essaim permanent, que la Terre rencontre tous les ans à la même époque.

L'exemple le plus célèbre d'essai permanent est celui des Perséides, qui donne un maximum de météore le 12 août. Il est associé à la brillante comète périodique Swift-Tuttle, découverte en 1862. Parmis les essaims périodiques, celui de Léonides à donné des pluies d'étoiles filantes spectaculaires en 1799, 1833, 1866 et 1966. Associé à la comète Tempel-Tuttle, il connaît un regain d'activité tous les 33 ans, à une ou deux année près, à la mi-novembre. Son dernier maximum a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novemvre 1998 ; il a surpris les observateurs, qui ne l'attendaient que le lendemain !

Essaims météoritiques remarquables

Nom Période d'activité Constellation du radiant Remarques
Quadrantides 1-6 janvier (maximum le 3) le Bouvier Météores bleutés à traînée persistante.
Lyrides 19-25 avril (maximum le 21) la Lyre Météores brillants.
Êta Aquarides 24 avril-20 mai (maximum le 4 mai) le Verseau Essaim associé à la comète de Halley.
Perséides 23 juillet-20 août (maximum le 12 août) Persée Météores brillants à traînées persistantes. Essaim riche, associé à la comète Swift-Tuttle.
Draconides 6-10 octobre (maximum le 9) le Dragon Essaim périodique, associé à la comète Giacobini-Zinner.
Orionides 16-26 octobre (maximum le 21) Orion Essaim associé à la comète de Halley.
Taurides Sud 15 septembre-15 décembre ( maximum le 5 novembre) le Taureau Météores lents, nombreux bolides.
Léonides 15-20 novembre (maximum le 17) le Lion Essaim périodiques, associé à la comète de Tempel-Tuttle.
Géminides 7-15 décembre (maximum le 13) les Gémeaux Nombreux bolides.

Gallerie

Cratère suite à l'impact d'une météorite en Arizona

 

© Simon V.