Stage Traitement d'Images
AUDE - Relais du Miel
29 au 31 mai 2004

 

        Le but de ce stage était de former des astronomes amateurs à l'utilisation des fonctionnalités de Prism. Etant donné que le logiciel possède un grand nombre de fonctions, ce stage a été recentré sur les besoins de chacun. Il a réuni 15 personnes, venues dans les locaux du "Relais du Miel " dans la Vienne ou Léo Mercier et Gérard Bouderand se sont occupés de la logistique. Ces rencontres se sont voulues les plus interactives et les plus conviviales possibles, afin de maximiser l'échange d'information.

       Les stagiaires sont arrives samedi midi, les cours ont commencés à 14h avec les bases de l'imagerie numérique CCD, en particulier comment les images numériques sont constituées (notion de pixel, codage sur 8/16/32 bits). La justification d'avoir des pixels codés en nombre entiers et en nombres réels a été discuté. L'aspect image en couleur a aussi été évoqué, c'est une gestion de 3 plans noir et blanc. La visualisation des images, et la facon dont Prism le gère ont été des points importants : l'idée qu'il fallait faire passer, c'est "je comprends ce que je fais avec mes images". Dans ce cadre, des explications sur l'utilité de l'histogramme des pixels de l'image ont été traitées. Une fois ces rappels réalisés, nous avons parlé de l'acquisition des images avec une camera CCD : initialisation de la camera, mode de prise de vue (binning, fenêtrage, mode bouclage, température du détecteur). Le fractionnement des poses en imagerie du ciel profond a été abordé, c'est important de savoir jusqu'à quel point 10 fois 60s équivalent à une pose unique de 600s. Les problèmes de temps de pose minimum pour le fractionnement ont été débattus grâce à la comparaison du bruit de lecture et du bruit de photons du fond de ciel. Des exemples ont été utilisés pour démontrer l'efficacité du fractionnement des poses. L'acquisition des Flats, Noirs et offsets (FNO) est une étape fondamentale dans le prétraitement des images du ciel profond : pour les réussir des fonctions de base de Prism ont été utilisés, de l'acquisition de ces images à la création des FNO masters. Aussi une discussion s'est bien entamée sur la prise de flats (crépusculaires, a travers un écran, sur un dôme ou à l'aide d'une boite a Flat).

      La soirée est vite arrivé, mais la couverture nuageuse dense et menaçante a empêché tout espoir de monter un atelier sous les étoiles.

      Le Dimanche matin, et c'est reparti pour apprendre à utiliser les fonctions de prétraitement automatiques de PRISM, à partir des images master FNO et d'images de 60s de pose du ciel profond avec un télescope Newton. Les diverses subtilités d'addition d'image durant les opérations de prétraitement ont étés soulevés : addition simple, sigma kappa, médiane, tri des images par taille des étoiles. Le prétraitement des images couleurs acquises a travers trois filtres RGB n'a pas été oublié, comme les techniques de compositage couleur associées. Une fois le chapitre "belle image" achevé, nous avons plongé dans le domaine de l'analyse des images. La coupe d'image, les statistiques et le blink (comparaison d'images) ont été les premières fonctions abordées. Puis vient le coeur de l'analyse d'images stellaires : calibration astrométrique et calibration photométrique. Une fois les images calibrées, on peut enfin utiliser ces images : mesures de position d'astéroïdes, mesures d'étoiles variables, mesure de magnitude limite. Quelques notions de traitement d'images pour régler optiquement un télescope ont été présentées, en articulier les outils de contrôle de collimation optique d'un télescope.

        Dimanche après midi on passe aux webcams avec les acquisitions d'images et l etraitement des images AVI.

       Une session plus avancée a commencé dans l'après midi sur l'emploi des scripts de PRISM. Nous avons évoqué à quoi servent les scripts et comment se documenter pour les écrire. L'observation automatique est la première application des scripts. Les aspects de pilotage et d'utilisation du télescope par les interfaces graphiques ont été évoqués. Il arrive souvent que les télescopes amateurs ne soient pas très bien en station, d’où des imprécisions de pointage. Pour les résoudre, des notions de modèle de pointage ont été évoqués, et comment on réalise un modèle de pointage a partir d'un script automatique. Dimanche soir, un atelier sous les étoiles est installé à coté de la coupole. Le temps est cette fois ci incertain, et fini par se gâter complètement vers 1h du matin. C'est reparti le lundi matin, avec les transformées de Fourrier, les ondelettes, le masque flou. Enfin, nous avons terminé par explorer des fonctions avancées de la carte du ciel.