LES INSTRUMENTS
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Quelques notions de base :
L'optique : diamètre et focale
Le diamètre
La caractéristique essentielle d'un instrument d'astronomie est le diamètre de son optique (miroir d'un télescope ou objectif d'une lunette). Plus ce diamètre est élevé, plus linstrument collecte de la lumière et plus il est capable de discerner de fins détails. Par exemple, pour une qualité doptique équivalente, un télescope de 200mm collecte 4 fois plus de lumière qu'un autre de 100mm, tout en étant capable de distinguer des détails deux fois plus fins. Sil semble donc logique de toujours sorienter vers un diamètre le plus élevé possible, il ne faut cependant pas oublier certains aspects pratiques. Tout dabord, les gros instruments sont difficilement transportables. De plus, ils noffrent tout leur potentiel que lorsque la turbulence atmosphérique est faible et que le ciel est bien noir. Ainsi, en ville et dans des conditions moyennes dobservation, une bonne lunette de 100 mm peut rivaliser avec un télescope de plus gros diamètre.
La focale
La distance focale, appelée simplement focale, est la distance entre le miroir d'un télescope (ou la lentille d'une lunette) et son foyer (endroit où se forme l'image d'un objet à l'infini). En observation, la focale n'est pas un paramètre de première importance, car il est le plus souvent possible d'obtenir le grossissement souhaité grâce à la vaste gamme d'oculaires disponible sur le marché. En revanche, elle devient un paramètre déterminant en photographie, puisqu'elle influe à la fois sur la taille de l'image et sur le temps de pose. Plus la focale est importante, plus les objets sont grossis sur le film, mais plus le champ est réduit. Par exemple, une minuscule nébuleuse planétaire comme "l'émeraude" ne pourra être photographiée avec la même focale qu'une grande nébuleuse diffuse comme "America". Une focale inférieure à 500 mm (téléobjectifs, chambres de Schmidt) permet de photographier de vastes étendues de gaz et détoiles. Une focale entre 1 et 1.5 mètres est un bon compromis pour photographier la plupart des objets "classiques" du ciel profond. Enfin, des focales supérieures à 2 mètres sont utiles pour enregistrer avec précision des objets de taille modeste. Certains dispositifs permettent de modifier la focale pour la photographie du ciel profond : réducteurs de focale ou au contraire lentilles de Barlow. En imagerie planétaire, la focale de départ de l'instrument importe moins puisque cette dernière pourra être amplifiée à l'aide d'une ou plusieurs Barlows et/ou d'un oculaire. Les utilisateurs de webcam se contentent généralement de 2 à 4 mètres de focale. En photographie argentique, il ne faut pas hésiter à agrandir l'image avec un oculaire, afin d'obtenir au moins 10 mètres de focale.

La focale doit être adaptée à la taille de l'astre que l'on souhaite photographier. Ainsi, la focale de 600 mm de la lunette EDT Traveler ne permet guère de détailler le centre d'une petite nébuleuse comme Dumbbell (photo de gauche). Une focale plus longue s'avère nécessaire : elle est de 2000 mm sur le cliché de droite, obtenu au foyer du Celestron 8.
La monture équatoriale
En astrophotographie, plus encore qu'en observation, la monture dun instrument est un élément tout aussi primordial que la partie optique. Les montures équatoriales, dont l'axe principal, ou axe polaire, est orienté parallèlement à celui de la Terre, permettent de compenser très simplement le mouvement apparent de la voûte céleste. Deux grandes catégories de montures équatoriales sont couramment utilisées par les amateurs : celles à fourche, très compactes mais pas toujours assez stables, et celles dites " allemandes ", qui offrent souvent la possibilité de visée polaire mais qui sont plus encombrantes. Grâce à un moteur d'entraînement, très commode pour l'observation et indispensable en photographie, le suivi est automatique et les astres restent immobiles dans le champ du télescope. En général, le suivi est parfait pour la photographie de la Lune et des planètes, où le temps dexposition ne dépasse pas quelques secondes. En revanche, une monture n'est jamais assez précise, ni assez bien réglée par l'astronome, pour que les astres ne dérivent pas durant les longues poses sur le ciel profond. Afin que le cliché demeure parfaitement net, il n'y a pas d'autre solution que de contrôler une étoile "témoin", appelée étoile guide, à l'aide d'un oculaire réticulé. En fonction de ses déplacements, on agit sur les moteurs de la monture pour ramener immédiatement l'étoile dans sa position initiale. Il est donc nécessaire de posséder des moteurs sur les deux axes de la monture ainsi qu'un dispositif permettant d'agir sur leur vitesse. Les nouvelles générations de télescopes Go-To utilisent des montures alt-azimutales, également motorisée double axes, qui ne sont pas orientées vers l'axe polaire mais verticalement. Du coup, si le suivi convient très bien à l'observation ainsi qu'à la photographie lunaire et planétaire, il est inadéquat pour la photographie à longue pose, à cause d'un phénomène de rotation de champ.

Région du Sagittaire. Puisque la Terre tourne, une photographie du ciel à longue pose sur un pied fixe se traduit par des filés d'étoiles (image de gauche). Un suivi est indispensable pour que les étoiles demeurent ponctuelles (photo de droite).
Le guidage pour la photographie du ciel profond
Le suivi peut être effectué grâce à un second instrument, une lunette guide par exemple. On dispose alors d'un large champ pour repérer une étoile guide brillante. Il faut cependant une monture suffisamment robuste pour supporter les deux instruments. De plus, des flexions entre les deux instruments peuvent se produire durant la pose s'ils ne sont pas tous deux parfaitement solidaires. Cela se traduit par un allongement des étoiles sur le film, malgré un suivi rigoureux.
Le diviseur optique est un accessoire permettant d'utiliser l'intrument principal pour le guidage. Ce dispositif prélève une partie de l'image hors du champ du film. On élimine les problèmes de surcharge et de flexion que l'on rencontre avec une lunette guide. Cependant, la zone de recherche d'une étoile brillante est nettement restreinte et souvent de moins bonne qualité puisqu'en bord de champ.

diviseur optique pour la photographie au foyer, avec oculaire guide réticulé et éclairé.
Les instruments utilisés... Par diamètre croissant !
LA LUNETTE EDT ASTRO-PHYSICS
| Diamètre : 105 mm Formule optique : triplet apochromatique Focales : |
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| 610 mm (foyer direct F/D 5.8) - champ 2.3°x3.4° sur film 24x36 470 mm (réducteur-correcteur F/D 4.5) - champ 2.9°x4.4° sur film 24x36 |
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Cette petite lunette est très compacte (longueur 48 cm, poids 4 kg). Elle est très polyvalente puisque qu'elle permet à la fois de pratiquer l'observation, l'astrophotographie à grand champ (champ plan de quasiment 3°x4.5° avec réducteur sur film 24x36) et la photographie de la Lune et des planètes (aberrations chromatiques négligeables). Au foyer direct, un aplanisseur de champ optionnel permet de corriger l'astigmatisme en bord de champ, dû au faible rapport F/D.
Cette lunette est installée sur une monture Perl-Vixen SP/DX motorisée sur les deux axes, offrant une bonne stabilité à l'ensemble. Pour la photographie du ciel profond, l'instrument est fixé sur la monture par l'intermédiaire d'une platine "maison" qui supporte également une lunette guide (Perl-Vixen 60/700).
LE CELESTRON 8
| Diamètre : 203 mm Formule optique : Schmidt-Cassegrain Focales : |
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| 2030 mm (foyer direct F/D 10) - champ 0.7°x1° sur film 24x36 1200 mm (réducteur Lumicon F/D 6) - champ 1.1°x1.7° sur film 24x36 |
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Le Celestron 8 est également, compte tenu de son diamètre important, un instrument très compact et transportable. Il offre des focales complémentaires à celles de la lunette Astro-Physics. Il permet la photographie d'objets de taille modeste, notamment au foyer direct (petites nébuleuses planétaires, amas globulaires ).
Le Celestron 8 est également installé sur la monture SP/DX, par un système de queue d'aronde. Le guidage est assuré par un diviseur optique Lumicon.
LE MEADE 10'' LX50
| Diamètre : 254 mm Formule optique : Schmidt-Cassegrain Focales : |
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| 2500 mm (foyer direct F/D 10) 1500 mm (réducteur Lumicon F/D 6) |
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Le Meade 254mm appartient à Nathalie Lajous. Il a été installé en poste fixe en banlieue paloise mais peut être facilement transporté. Il est utilisé presque exclusivement pour des observations visuelles, planétaires et ciel profond. Quelques images webcam ont également été réalisées avec cet instrument, de très bonne qualité optique.

Dernier venu : LE CELESTRON 14
| Diamètre : 355 mm Formule optique : Schmidt-Cassegrain Focales : |
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| 3890 mm (foyer direct F/D 11) 2300 mm (réducteur Lumicon F/D 6.5) |
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Le Celestron 14 est un instrument imposant, qui demeure néanmoins transportable grâce à sa formule Schmidt-Cassegrain. La quantité de lumière perçue est très importante et permet de distinguer des détails sur de nombreux astres du ciel profond. Plus sensible à la turbulence que les télescopes plus petits, il est capable de fournir, lorsque cette dernière se tient tranquille, des images extrêmement fouillées des surfaces planétaires. Outre les observations, il est utilisé pour l'imagerie planétaire avec webcam et pour la photographie du ciel profond. Le tube optique est installé sur une monture allemande Astro-Physics 900SMD. Cette monture équatoriale offre une qualité de suivi et une stabilité tout à fait exceptionnelles.
