BLAUVAC
3 mois de travail Astro

Lorsque nous examinons les diamètres des télescopes utilisés par les amateurs, nous nous apercevons très vite que ceux-ci tournent autour de 200 mm à f/6 ou 10.
UN TELESCOPE de 200 mm couplé à UNE CAMERA CCD sur une monture équatoriale et voilà déjà une bonne base de départ. Il faut, bien sûr ajouter UN ORDINATEUR muni d'un LOGICIEL D'ACQUISITION ET DE TRAITEMENT. La configuration ainsi décrite, toute souriante qu'elle paraisse, souffre très vite d'une suggestion née de la dimension du champ couvert par le capteur de la caméra. Prenons l'exemple du capteur KAF-0400 qui équipe la caméra Hi-SIS22, il mesure seulement 6,9 x 4,3 mm ! Avec 1,20m de focale  (200 mm à f/6 par exemple), l'image sur le ciel mesure 0°19'x0°13'. C'est très peu ! Songeons, il nous faudrait plus de 600.000 images pour couvrir le ciel tout entier !

     Il vient donc tout de suite à l'esprit 3 interrogations :

 La solution rationnelle consiste ou à diminuer la focale ou à améliorer la motorisation. Pierre Antonini utilise un télescope de 160 mm ouvert à f/3.3 soit 528 mm de focale. Sa monture à poste fixe est de bonne qualité et son efficacité bien servie par des codeurs. Son image sur le ciel  est de 0°45'x0°30'. Le résultat est là, c'est actuellement le plus grand découvreur d'asteraudes ([1]) !

 Reprenons ! il vaut mieux installer le télescope à "poste fixe" qu'avoir à le déplacer à chaque observation. Toutefois que chacun se rassure, il existe de grands exemples comme Christian Buil ou  Alain Klotz qui font d'excellentes images en installant et réglant leurs instruments à chaque observation. Seulement attention ! nous avons à faire là, à de grands spécialistes... rien est laissé au hasard chez eux...

     La qualité des mécanismes de suivi laisse souvent à désirer. Parfaite pour une  observation visuelle, elle montre très vite ses limites en CCD. Une dérive de l'ordre de 3 arcsec en 30s est la limite acceptable à 1.20m de focale. En effet, en binning 2x2 c'est-à-dire en couplant 2 par 2 les photosites dans les deux sens, on obtient des pixels de 4 photosites soit 18µ ou 3arcsec sur le ciel. On a alors une résolution divisée par deux, mais une sensibilité multipliée par quatre. De plus, les logiciels de traitement permettant la registration, c'est à dire le repositionnement des images sur les étoiles de référence, puis l'addition de ces images (ou la médiane qui est la valeur moyenne de chaque pile de pixels avec réjection des extrêmes) autorisent un artifice intéressant. On obtient un temps total de pose confortable, en cumulant plusieurs poses courtes avec un suivi acceptable.
On peut aussi écraser les mauvaises images, la fonction "Bestof" fait cela très bien sous Qmips32 ([2]). A Blauvac, on pose très souvent 40 secondes 5, 7 ou 9 fois, bon compromis compte tenu de la faible qualité de la motorisation, pour faire des recherches d'objets faibles. On a donc des poses cumulées de 3m20s, 4m40s ou 6m. On détecte ainsi des astéroïdes dont la magnitude est supérieure à 18 !

    Pour choisir l'objet à saisir sur la CCD, par exemple le petit astéroïde 1997FC de 17ème magnitude, il faut connaître la position. Souvenons-nous, la CCD n'a qu'un champ de 0°19'x 0°13'! Grâce à AUDE ([3]) et Alain Klotz, nous avons la chance de pouvoir consulter le site Internet: AUDE : http://www.astrosurf.com/aude.  Tiens ! Mais au fait, il faut donc être CONNECTE A INTERNET !

     S'il s'agit d'un objet plus connu et déjà désigné, avec les LOGICIELS DE PLANETARIUM on peut avoir la chance de les trouver à leur place. Ici on utilise  "GUIDE" on y trouve une base énorme d'astres dont certains comme les astéroïdes ont des orbites pas toujours très stables. Donc, à réactualiser le plus souvent possible.

     Le traitement d'images CCD à été suffisamment décrit pour ne pas y revenir. N'empêche, pour celui qui débute dans la CCD et qui pense offrir ses services à l'astronomie il faut apprendre... Apprendre d'abord à utiliser l'INFORMATIQUE. Ensuite, celle-ci évoluant sans cesse, constamment s'adapter. Puis apprendre à utiliser les logiciels d'acquisition...

     Ici, le site n° 627 du MPC "l'équipe de Blauvac" est constitué d'un newton de 256 mm  de diamètre ouvert à f/4,7 soit 1.20 m de focale et de son servant. Le télescope est monté sur un équatorial à fourche. Il est entraîné par un moteur pas à pas qui, par l'intermédiaire de roues à friction de conception locale, entraîne l'axe d'ascension droite. Il est à poste fixe protégé par une cabane en tôle qui, depuis peu, roule sur rail (chemin de fer oblige…), dégageant davantage le nord que l'ancien simple basculement. Les deux premières années à Blauvac ont été largement soutenues par les conseils avisés d'Alain Klotz dans le domaine de l'information des choix de travaux, des traitements et enfin des relations avec AUDE-L([4]) et le MPC([5]). Ici, en effet, nous avons largement utilisé les connexions Internet d'Alain Klotz et Pierre Antonini. C'est grâce à eux que le site 627 à pu voir le jour et vivre...

    Il est donc de première importance de se faire piloter par plus compétent que soi. "CCD & Télescope"([6]) a été aussi déterminant tant ses articles sur les pré-traitements étaient complets, donc CONSEILS ET DOCUMENTS. Les logiciels de la famille MIPS étaient aussi parfaitement documentés (sauf peut-être le logiciel de traitement QMIPS 32 dont la doc est écrite en anglais...). Et personne de "l'équipe de Blauvac" ne pratique l'anglais, c'est une grave suggestion... donc il est important de CONNAITRE L'ANGLAIS !

     Le télescope possède aussi un CHERCHEUR de 70 mm avec lequel les étoiles de magnitude 9 sont bien visibles et aussi un cassegrain de 200 mm : c'est un don...  mais j'ai dû tailler le miroir hyperbolique secondaire. Le tout est monté en parallèle avec le 256.
Ce cassegrain devrait  être efficace pour un évènement tel que l'occultation de PPM 121913 par Laetitia le 21 Mars 98, rare fois ou l'observation visuelle supplante la CCD.

    Le télescope de 256 a aussi été taillé par mes soins : économie...  Il est entraîné par un moteur pas à pas donc, EQUATORIAL MOTORISE. Un schéma et des infos trouvés, il y a quelques années dans "l'Astronomie"  revue éditée par la SAF, un fer à souder et quelques éléments électroniques ont fait le reste... Toutefois, je ne souhaite pas qu'un électronicien voit mon travail... mais, ça marche !

     Un compte rendu de l'installation d'un système de mise au point de la focale par l'équipe Morata à Martigue (observatoire n° 618) dans "CCD & Télescope" m'a incité à réaliser un système semblable. C'est ici, un étau en alu sur rotule qui servit de base au support de camera. Naturellement, la rotule a disparu et un moteur continu 12 v muni d'un réducteur assure la mise au point. Les roues dentées du réducteur ont été empruntées à un ancien minuteur lui-même trouvé à la décharge... Elles avaient bien quelques vertus ces décharges !

    Le site à 70m de la maison ne domine pas la région, mais au contraire est dans un creux protégé des lumières de la vallée du Rhône par la colline de Blauvac. Au nord domine le Ventoux, au sud les Monts du Vaucluse. On y voit au loin les deux coupoles de "l'équipe Antonini" n° 132 du MPC.

     L'alimentation électrique, d'abord uniquement par batterie 12 v de voiture plus un capteur solaire évitant les pertes de charges, a été vite remplacée. En effet, cette alimentation fut suffisante avec l'ordinateur portable Zenith 386 L mais son remplacement par un autre PC portable acheté d'occasion : un Toshiba S400 CDS imposa le 220V. Un regret, il n'affiche que 640x480 et son processeur n'est qu'un Pentium 75 mais au moins, il "tourne" à 32 bits. L'alimentation est maintenant en 220v.
 Après la détermination du travail de la nuit, on se décide en fonction de AUDE ! Elle a des exigences quelquefois cette AUDE...

    Une ou plusieurs cartes de champ recto/verso sont d'abord imprimées  doncAVOIR UNE IMPRIMANTE. D'un côté une carte jusqu'à la magnitude 15 de 1° en déclinaison comportant une fenêtre de la dimension de la future image CCD. De l'autre, une carte de champ jusqu'à la 9ème magnitude de 10° en déclinaison. "L'équipe Roy" a investi depuis peu, grâce encore à AUDE et l'ami Dufour, dans des codeurs, donc avoirDES CODEURS. Ils remplacent très avantageusement la recherche des champs stellaires au chercheur. Ici, on les utilise sans logiciel de planétarium. On quitte Qmips32 pour la fenêtre de Windows ou on accède vite a l'initialisation d'Ouranos après avoir dirigé le télescope vers une grosse étoile connue. On affiche sa position déjà intégrée dans le logiciel. Ensuite on affiche le site astro à chercher et deux fenêtres s'ouvrent indiquant le nombre de pas des codeurs dans la direction indiquée. Il n'y a plus qu'à diriger le télescope jusqu'à ce que les deux fenêtres indiquent 0. Et le tour est joué ! La précision ici est de l'ordre de 5 arcminutes.

     Une amélioration importante a été apportée à l'interface télescope/caméra, c'est l'étude et la réalisation d'un obturateur. Une info relevée sur "CCD & Télescope" faisait mention de l'utilisation d'un vumètre en guise d'obturateur électromagnétique. Un vieux multimètre Tandy en panne a parfaitement fait l'affaire. Le mécanisme est dans une enceinte hors lumière et une pastille de 12 mm amincie a été collée sur l'aiguille.

   A la date du 27 mars soit  moins de 90 jours, le télescope a été dirigé 31 fois sur le ciel, dont 3 soirées pour rien : aucun objet n'ayant été détecté. Le prétraitement des images a été fait en général avant d'aller au lit et les mesures le lendemain matin. On désigne les objets non repris  dans la base de Bowell  par un nom suivi d'un n° d'ordre exemple : ANTO57, KLO09, ROY10 etc….
Ont été enregistrés et mesurés :
         - 2 comètes : 103/P Hartley2 et 128/P Shoemaker-Holt1
         - 2 champs galactiques NGC1588/1589 et NGC 2974 (mais pas de supernovae)
        - 2 champs de la supernova 1998S
        - 46 séries de mesures d'astéroïdes  transmises au MPC dont :
            > 3 de ces astéroïdes ont été trouvés à Blauvac et le MPC leur a donné une désignation provisoire : ROY013 = 1998 BB42([7]), ROY015= 1998 DK20 et ROY016=1998 DJ20. Il faut au moins 2 séries de mesures à un ou plusieurs jours d'intervalles pour qu'ils soient désignés.
            > 3 avaient été trouvés quelques jours plus tôt (hélas !) par d'autres : ROY011=(1998AK3, ROY012= (1997YB17, et enfin ROY017 n'est autre que (1998CU3. ROY014 a été perdu.

Ici un message du MPC donnant un nom aux deux astéroïdes trouvés sur la même image :

Date: Sun, 1 Mar 1998 18:15:33 -0500 (EST)
From: "Gareth V. Williams" <graff@cfa0.harvard.edu>


Message-ID: <Pine.SOL.3.91.980301181255.21604A@cfa0>
MIME-Version: 1.0

X-UIDL: 78f0cb31e6cbabee1f98e60d98d0fef1

ROY016   J98D20J
ROY015   J98D20K
------------------------------------------------------------------------
Gareth V. Williams, MS 18, 60 Garden Street, Cambridge, MA 02138, U.S.A.
Associate Director, IAU Minor Planet Center
gwilliams@cfa.harvard.edu     http://cfa-www.harvard.edu/iau/mpc.html
OpenVMS & RISC OS: refined choices in operating systems

      Sur cet autre message du MPC, ci-dessous, deux mesures de 1998DK20 et 1998DJ20 sont prises en compte mais, inversées. Mais, surtout, les mesures faites sur un nouvel objet (trois séries de 15 images à 1/2 heure d'intervalle sur trois nuits) se soldent par un échec, c'est la parenthèse "(" qui fait toute la différence. ROY017 est un astéroïde déjà désigné ! Et depuis peu de temps puisqu'il a été observé pour la première fois la 2ème quinzaine de Février 1998. Or la série d'images date du 22 Mars… Pas de chance !
 

Subject: 
        Designation
   Date: 
        Sat, 28 Mar 1998 14:12:36 -0500 (EST)
   From: 
<        "Gareth V. Williams" <graff@cfa0.harvard.edu>
     To: 
nbsp;       rene.roy@wanadoo.fr
Your candidates for 1998 DJ20 and 1998 DK20 have been interchanged.

ROY017  (J98C03U
------------------------------------------------------------------------
Gareth V. Williams, MS 18, 60 Garden Street, Cambridge, MA 02138, U.S.A.
Associate Director, IAU Minor Planet Center
gwilliams@cfa.harvard.edu     http://cfa-www.harvard.edu/iau/mpc.html
OpenVMS & RISC OS: refined choices in operating systems

              > 1 de type Centaure : 1997 CU26 a été cherché à la demande d'Alain Klotz. Il a été vu sur une addition de 75 images de 40s chacune. On le soupçonne d'être une comète morte. Son 1/2 grand axe est de 15.8 UA et son diamètre estimé serait de 374 km. Sa vitesse dans le ciel est lente : 7,6"/h à 272.9° le 07 01 1998. Une "déregistration"[8]) des images a permis une seule position :
     J97C26U  C1998 01 07.91051 09 04 53.72 +10 25 22.2         18.2                    627([9])

    L'image de l'astéroïde est ponctuelle et ne se distingue en rien des autres astéroïdes.

              > 3 géocroiseurs 1998 AK8 (CA8002), 1998 BY7 et 1998 EG (6037) qui ont fait l'objet de comptes rendus très documentés sur le site de Alain Klotz.
Le premier : 1998 AK8 sur la demande d'Alain Maury (AUDE-L) via Pierre Antonini a permis quelques mesures. A cette occasion, l'observatoire de Blauvac a vu son nom et surtout son réfracteur listé avec de prestigieux  télescopes aux diamètres imposants...
 

Observer details:
046 Klet. Observers J. Ticha, M. Tichy. Measurer M. Tichy
0.57-m f/5.2
reflector + CCD.557 Ondrejov.Observer L.Sarounova. 0.65-m
f/3.6 reflector + CCD.
587 Sormano. Observers G. Ventre, P.Sicoll. 0.5-m reflector +
CCD.
611 Starkenburg. Observers M. Busch, A Selb, R.Stoss. 0.45-m
f/4.4
reflector+CCD.
627 BLEAUVAC. Observer R.Roy. 0.26-m f/4.7 reflector + CCD.
658 Dominion Astrophysical Observatory. Observer D. D. Balam.
1.82-m
reflector + CCD.
784 Stull Observatory, Alfred University. Observer J.S. Weaver.
0.81-m f/4
reflector + CCD.
817 SUDBURY. Observer D. di Cicco. 0.41-m Schmidt-Cassegrain +
CCD.
910 Caussois-ODAS. Observers A. Maury, D. Albanese, G. Hahn,
M. Hoffmann.
Measurers A. Maury, G.Hahn. 0.9-m Schmidt +
CCD.
Extrait d'un e-mail précisant ici les sites ayant transmis des mesures de 1998 AK8 au MPC.

    Une anecdote : un résultat étonnant à été obtenu entre les sites 132 de Pierre Antonini à Bédoin et 627 de Blauvac soit 8 km, lors du calcul de la parallaxe de 6037 (cet autre géocroiseur récent) du 4 au 6 Mars 98.
 

Resultats de mesure de parallaxe sur 06037
-sites- ------date------ corde   angle  mesure   ephem  erreur
 (MPC)        (TU)        (km)  arcsec   (UA)     (UA) pourcent

143-627 1998  3  5.81250   386    9.64  0.0550  0.0541     2
143-132 1998  3  5.81250   379    9.06  0.0575  0.0541     6
627-132 1998  3  5.81250     8    0.76  0.0128  0.0541   -76
143-132 1998  3  5.81944   379    9.73  0.0533  0.0542    -2
143-627 1998  3  5.82639   386    9.23  0.0567  0.0542     5
143-132 1998  3  5.82639   379    9.68  0.0533  0.0542    -2
627-132 1998  3  5.82639     8    0.46  0.0205  0.0542   -62
627-132 1998  3  5.83333     8    1.01  0.0092  0.0543   -83
627-143 1998  3  5.83333   386    9.46  0.0550  0.0543     1
132-143 1998  3  5.83333   379    8.93  0.0574  0.0543     6
634-627 1998  3  7.01381   165    3.13  0.0622  0.0632    -2
634-827 1998  3  7.01381  5458  119.57  0.0630  0.0632    -0
634-mon 1998  3  7.01389   299    3.00  0.0723  0.0632    14
634-627 1998  3  7.01389   165    3.00  0.0644  0.0632     2
634-827 1998  3  7.01389  5459  118.70  0.0634  0.0632     0
mon-627 1998  3  7.01389   236    3.60  0.0640  0.0632     1
mon-827 1998  3  7.01389  5387  117.03  0.0634  0.0632     0
627-827 1998  3  7.01389  5546  120.62  0.0634  0.0632     0
634-827 1998  3  7.02078  5458  119.60  0.0629  0.0633    -1

    Alain Klotz a pu calculer la parallaxe de 6037 avec une aussi faible base que 8 km ! Les chiffres ne sont pas bons, : -70% d'erreurs en moyenne, mais, tout de même, il était situé à 8 millions de km… extraordinaire non ! Avec une base de 165 km Olivier Thisy à Lyon obs. n° 638, les erreurs sont quelquefois inférieures à 2%.
Bien sûr, avec Claude Boivin (827), sur une base de plus de 5546 km située à St Félicien au Canada, il n'y a pas d'erreur détectée.

Voilà c'est le travail de quelques semaines !

Récapitulons, il nous faut donc :

 Mon souhait est que cette description soit un élément incitatif pour ceux qui hésitent à se lancer dans l'astro CCD.

    Allez-y, C'est passionnant !
 

R Roy




([1]) Astéraudes : Astéroïdes trouvé par les membres de l'Association AUDE. [retour au texte]

([2]) QMIPS32 : Logiciel d'acquisition et de traitement d'images. [retour au texte]

([3]) AUDE est une Association d'Utilisateur de Détecteur Electronique. Elle a son siège à Toulouse. Christian Buil en assure la présidence.[retour au texte]

([4]) AUDE-L est une liste de distribution internet portant sur les discussions en relation avec l'utilisation des détecteurs électroniques et la diffusion des données sur les résultats de chacun. Elle est gérée par Alain Maury du CERGA.  [retour au texte]

([5]) Le MPC (Minor Planet Center) est un service de l'Union Astronomique Internationale situé à Cambridge USA. Il est placé sous la direction de Brian Marsden.[retour au texte]

([6]) CCD&Télescopes est une publication édité par AUDE. [retour au texte]

([7]) 1998 BB42 a été identifié avec d'autres désignations provisoires. Garett Williams au MPC a trouvé que : 1981 AV3, 1988 XU3, 1992 WE8, 1994 CJ18 et 1996 TC61 était le seul et même objet. [retour au texte]

([8]) La déregistration est un procédé informatique de traitement de plusieurs images. Elle permet, après prétraitement et registration c'est à dire qui consiste à recentrer toutes les étoiles d'un champ aux mêmes positions, de provoquer un glissement des étoiles dans le sens inverse du mouvement de l'astre à chercher. L'objet apparaît alors fixe et les étoiles sont des traînées lumineuses. C'est un procédé qui permet d'atteindre les limites instrumentales sur un astre mobile.[retour au texte]
 

([9]) Présentation  type des mesures au MPC :

Nom provisoire J97C26U = 1998 CU26
Année de l'image CCD  = C1998
Mois 01 = Janvier
Jours 07.91051 = le 07 à 21h51m08s
Position en ascension droite 09 04 53.72 = 09h 04m 53.7s
Position en déclinaison +10 25 22.2 = +10°25m22.2s
Magnitude = 18.2
Numéro de code de l'observatoire = 627  [retour au texte]


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