SOUS UNE BONNE ETOILE
ou une étoile nommée Soleil

 
ANNEXE 2
ESSAI DE CORRELATIONS SOLEIL-TERRE

par Claude Bernard

1 - LE SOLEIL ET LA TERRE

Le Soleil, notre étoile est une source d'énergie considérable.
Il n'est pas dans mes intentions d'entrer dans la complexité de sa physique propre !

Chacun sait que le coeur de notre étoile est le siège d'extraordinaires réactions ayant pour origine la "Fusion Nucléaire".

Après ne non moins extraordinaires effets d'interactions (matière-énergie), ce fameux rayonnement se traduit pour nous "TERRIENS" par deux éléments essentiels à la vie :

la LUMIERE et la CHALEUR -

Or, là à penser que ce rayonnement solaire, qu'il soit électromagnétique ou corpusculaire, est absolument indispensable à la vie, et qu'il fait en même temps office de régulateur, il n'y a qu'un pas !
Alors, est-ce faire preuve de banalité en disant que :

En un mot, tout semblerait étroitement lié avec l'activité de notre ETOILE.

L'activité solaire s'étale sur une période de 11 ans, fractionnée en deux zones de 6 ½ et 4 ½, au cours desquelles on peut voir la surface visible de notre étoile appelée "Photosphère", présenter tantôt un visage calme, par l'absence ou le petit nombre de foyers actifs - taches, groupe de taches - facules - ou bien au contraire, nous montrer une figure coléreuse, par la présence de nombreux foyers actifs, atteignant parfois des dimensions colossales (2).

Là encore, je n'entrerai pas dans le détail sur la position de ces foyers actifs, qui comme chacun le sait, occupent des latitudes très différentes, suivant l'une de ces deux périodes solaires déjà citées. Chaque amateur de l'observation solaire connaît parfaitement cette "mécanique" sur la position en latitude, des taches et facules solaires (3).
Donc, deux périodes très distinctes dans la vie active de notre étoile :

J'ai toujours été vivement intéressé par une période solaire intermédiaire, dont je parlerai plus longuement par la suite.

Compte tenu que le rayonnement solaire semblerait jouer un rôle important, sur l'homme et son environnement, ne serait-il pas intéressant et utile à la fois, d'étudier sérieusement ce phénomène.

Certes le problème est de taille, et il est fort probable que des décennies ne suffiront pas pour comprendre et expliquer ce mystère.

Néanmoins, il est bon de préciser que l'amateur du Soleil, a là, un domaine où il peut oeuvrer utilement et contribuer à faire avancer nos connaissances. Bien entendu, il ne s'agit pas de mener un travail personnel, mais de procéder à un travail d'équipe, où chaque observateur aura un rôle précis à jouer (5).

Tout ceci nous amène donc à aborder en profondeur, ce fameux domaine dit de :

"CORRELATIONS - SOLEIL - TERRE".

Bien des questions peuvent alors se poser :

Où en sont les scientifiques "professionnels" en ce domaine et que savent-ils déjà ? Question à laquelle il me serait difficile de répondre, compte tenu que les professionnels eux-mêmes restent réservé en ce domaine.

Disons quand même, que certains cas de corrélations semblent de nos jours parfaitement établis tels que :

Et sans doute, d'autres cas, qui pour le moment font encore l'objet d'une étude approfondie avant de pouvoir en donner un verdict assuré.

Dans ce qui va suivre, il ne s'agira que d'idées personnelles, qui sont le résultat de quelque trente années d'observations solaires.

Depuis tout ce temps, je me suis passionné pour l'étude de ces fameuses corrélations et, avec beaucoup de modestie, et surtout beaucoup de prudence, je vais essayer de donner ma pensée à ce sujet, en tentant d'expliquer ce que je pense avoir compris, mais en aucun cas, je n'oserai affirmer que je donne la vérité absolue. A chacun d'en penser ce qu'il croit bon.

Même si je suis dans l'erreur totale, jamais je ne considérerai que j'ai perdu ces trente années d'observations. J'aurai au moins eu la satisfaction d'avoir mieux connu le Soleil, "Mon étoile" et d'avoir souvent pu jouir d'un spectacle sur la photosphère inoubliable.

Pour mener les observations solaires et les corrélations, j'ai dû choisir certains paramètres pouvant avoir un lien avec l'activité solaire et sans scrupule, je les ai baptisés somptueusement "Eléments de corrélations" (6).

Le chapitre suivant sera donc consacré à ces éléments de corrélations.

2 - ELEMENTS DE CORRELATIONS et Domaine de l'information

2.1 - Eléments de corrélations

Certains éléments furent abandonnés après quelques années de travail.

Pourquoi ? J'ai pensé qu'ils ne pouvaient être liés directement avec l'activité solaire ; mais pouvaient être la cause de faits extérieurs. "Je pense en particulier aux accidents de voitures et d'avions qui peuvent être dus à des effets de météorologie, voire même à une conduite dictée par un conducteur lui-même dans un état second".

Depuis fort longtemps, j'ai donc retenu les éléments suivants classés par catégorie.

2.1.1 - Domaine médical

Mortalité locale en général avec en parallèle :

2.1.2 - Météorologie

Température, pression barométrique, humidité relative, pluviométrie, avec en parallèle, les tempêtes, les orages...

2.1.3 - Domaine géologique

Tremblement de Terre, éruption volcanique et par voie de faits, les raz-de-marée.

2.1.4 - Domaine psychique

Suicides, crimes à caractère démoniaque.

2.1.5 - Grands événements politiques et attentats

Il serait donc nécessaire de donner quelques explications concernant le choix de ces divers éléments de corrélations.

Pour la météorologie, il est certain que de fortes éruptions solaires provoquent dans la basse atmosphère terrestre "Troposphère" de sérieuses perturbations d'une grande complexité, que je ne saurais moi-même expliquer. Mais de violents brassages dans cette zone de notre atmosphère engendrent des perturbations importantes dans le domaine météorologique qui par la suite, se traduiront par des modifications notoires sur les températures, pluviométrie, pression...

Pour ce qui est des séismes et volcanismes, je ne peux que constater la fréquence plus grande de ces cataclysmes pendant les années solaires maxima. Pourquoi ? Et quel rapport avec l'activité de notre étoile ? Je ne saurais le dire ! Néanmoins, je pense qu'il est bon de ne pas négliger ce domaine ! Des variations importantes de la température et plus particulièrement de la pression barométrique pourraient peut-être jouer sur l'écorce terrestre et déclencher un processus complexe amenant de tels phénomènes ! Il est bien évident que la mécanique concernant la dérive des continents, doit jouer un rôle important sur la tectonique des plaques continentales.

Pour les autres éléments de corrélations, tels que les domaines : psychique, médical, politique et attentats ; je pense que chaque individu est soumis à son propre potentiel électrique. Or, les taches solaires sont elles-mêmes engendrées par de brusques variations du champs magnétique solaire, qui soudain libéré, surgit dans certaines zones de la photosphère en donnant naissance à ce que nous appelons communément "taches solaires". Dans ces régions, le champs magnétique pouvant atteindre quelques deux milles gauss. Par la suite, les "bouffées" solaires qui s'échappent de la couronne viennent elle-même perturber considérablement le champs terrestre.

Pourquoi ne pas penser que l'homme voit son propre magnétisme perturbé, et de ce fait, prend brusquement une attitude très différente de son comportement habituel.

Pour les uns, c'est une agressivité inhabituelle allant au crime démoniaque, pour les autres, c'est une période dépressive entraînant des vagues de suicides. Si cela est, on peut admettre que le domaine politique par l'arrivée de faits violents allant jusqu'aux attentats, peut lui aussi avoir une corrélation liée aux comportements humains.

Bien des choses pourraient encore être dites à ce sujet, mais de telles idées nées d'un raisonnement personnel risqueraient de blesser certaines convictions philosophiques et religieuses, ce qui n'est point le but de cet exposé.

2.2 - Domaine de l’information

Là est la grande difficulté. Comment se procurer de telles connaissances concernant les éléments de corrélation ?

Pour la météorologie en général, "températures, hygrométrie, pluviométrie et pression", il est facile de la connaître au niveau local, en possédant sa propre petite station météo.

Tous les autres éléments servant à l'étude des corrélations sont pris à des sources différentes :
radio, télévision, et surtout les journaux locaux ; avec en plus, divers renseignements venant de tierces personnes. (7)

On comprend donc combien il est difficile de posséder un nombre important de renseignements utiles à l'étude de ces corrélations.

Souvent ce manque de connaissances ne permet pas une étude approfondie de ce phénomène de corrélations, mais néanmoins, il est possible d'avoir une idée intéressante de ce problème ;

C'est un travail de patience, et combien de fois ai-je eu l'impression de ne rien faire de concret et envie d'abandonner.

3 - EFFETS SOLAIRES et Rotations solaires

Un flux de particules appelé "vent solaire", nous parvient du Soleil et plus particulièrement de la couronne solaire.

Ce flux de particule est-il lié à l'importance des éruptions solaires. Qu'elle soit au niveau de la photosphère ou de la chromosphère ? Si oui, et cela semble bien être le cas, on peut considérer, que plus le Soleil est actif par la présence de taches, groupes de taches et même de protubérances, plus ce flux de particules est important, et par voix de conséquences, éjecté dans l'espace en direction de la Terre !...

D'où l'intérêt de suivre régulièrement l'activité de notre étoile par l'observation assidue de sa surface visible.

Quand je cite le mot "protubérances", ce n'est pas par hasard !

Je me suis souvent demandé si les protubérances ont un lien étroit avec l'activité solaire par le nombre de taches ou leur importance ? Il serait donc peut-être intéressant de mener en parallèle, l'observation des taches et des protubérances...

On constate souvent un laps de temps entre l'apparition d'un foyer actif (éruptif) au bord EST solaire, et une perturbation au niveau terrestre. J'ai donc essayé de comprendre pourquoi? et je vais modestement tenter de donner mon idée à ce sujet (8).

Dans ce qui va suivre, on verra en même temps, l'importance capitale sur la position de ces foyers actifs. En effet, il m'a toujours semblé que les foyers actifs ne donnent pas toujours les mêmes perturbations, selon qu'ils occupent des latitudes différentes. De même, la longévité de ces éruptions semblent aussi avoir une grande importance.

Je ne sais si les chiffres que je vais utiliser sont rigoureusement exacts. Dans le cas d'une erreur, que chacun veuille bien me pardonner !...

Il semblerait que les particules en provenance de notre étoile se déplacent à quelque 2 millions de km/heure. "Moins rapide au voisinage de la Terre où la vitesse serait alors de 1,8 million de km/heure".

EXEMPLE : 25 jours 1/3 à 0° et  26 jours ½ à 30° de latitude Nord ou Sud.

Depuis de nombreuses années d'observations et d'études sur ces phénomènes de corrélations, j'ai toujours eu le sentiment, que les effets perturbateurs étaient d'autant plus importants quand trois paramètres étaient réunis :


Comment peut-on donner une explication à tous ces cas ! - Décalage dans le temps - position des taches - longévité,...
Pourquoi ces réactions quand les foyers actifs sont voisins du méridien du jour ?
Nous avons vu que les particules mettent 3 jours et 3 heures à venir du Soleil à la Terre.

Une tache apparaît au bord EST. La rotation solaire se faisant d'EST en OUEST va dégager cette tache du bord EST et l'amener progressivement vers le méridien qu'elle dépassera, pour aller de plus en plus vers le bord OUEST solaire derrière lequel elle disparaîtra. Bien entendu, tout cela à condition que cette tache ait une longévité suffisante pour tenir une demi rotation solaire (10).

Voyons la rotation solaire moyenne dans cette bande de 0 à 30° de latitude N/S

Au total 1244 heures, soit une moyenne de 1244 : 2 = 622 heures = 25 jours et 22 heures.

Pour que notre planète réagisse à une éruption solaire, il lui faut, je suppose, subir ce que j'appellerai un bain prolongé dans le flux de particules. De plus, une éruption située au bord EST, tout comme à une latitude élevée, doit, il me semble, disperser son flux de particules dans une direction très extérieure à celle de notre Terre.

Très certainement qu'une partie de ces particules peuvent quand même nous parvenir, mais en quantité négligeable. Entre son apparition au bord EST et son passage au méridien (pour une tache), il s'écoule :

            622 : 4 = 155,5 heures, soit 6 jours 11 heures 30 minutes ou environ," 1/4 de la rotation solaire".

Les particules mettant 3 jours 3 heures pour nous parvenir "dans le cas où nous en recevrons dans cette position, tache au bord EST". Le foyer éruptif aura lui-même progressé de 1/8ème de la rotation solaire, ce qui décalera de 45° et le placera à mi-chemin entre le bord EST et le méridien du jour.

Dans cette position, la Terre sera déjà mieux placée pour recevoir une plus grande quantité de particules. Trois jours plus tard, notre foyer actif avoisinera le méridien solaire, position parfaite pour que la Terre soit frappée de plein fouet. Mais dans ce cas, il faudra toujours 3 jours 3 heures pour que la planète soit bombardée d'un flux important de particules, notre foyer éruptif aura, quant à lui, encore décalé de 45° vers l'ouest.

On peut constater que le meilleur balayage de particules que la Terre peut subir, se situe bien entre le 3ème et 6ème jour après l'apparition d'une tache au bord EST. Et ce n'est que 3 jours plus tard que l'effet perturbateur semble le mieux se faire sentir, compte tenu du temps de parcours des particules.

Le foyer éruptif étant alors situé au 45° vers l'OUEST ; et nous sommes au 9ème jour après l'apparition de cette tache. Ce décalage de 3 jours environ est donc compréhensible, après le passage d'une éruption au méridien du jour.

CONCLUSIONS

Pour un effet perturbateur très sensible, il faut :

4 - effets de perturbations (au niveau terrestre), et forme d'activité solaire

Comme on peut le voir au précédent chapitre, certains facteurs semblent indispensables pour qu'une éruption solaire donne un maximum de perturbations.

Dans un tel cas, c'est ce que j'appelle une activité solaire à effets réactifs. Activité qui, en effet, semble le mieux réalisée pour obtenir et constater un maximum de perturbations.

Deux autres cas peuvent se présenter :

Ou le foyer actif ne dure que peu de temps et n'est plus présent entre le 3ème et 6ème jour de son apparition au bord EST "longévité en tant que vie de ce foyer".

Ou il naît en dehors de cette zone de balayage et se retrouvera assez rapidement dégagé vers l'OUEST et sera alors sans effet (12), ce qui donnera une longévité trop courte dans la zone solaire convenable.

C'est alors une activité éphémère à effets pratiquement nuls.

4.1 - période de maximum solaire

Dans cette période, il est certain que le nombre de foyers actifs est plus grand et que ces foyers sont eux-mêmes plus importants. La surface solaire est pratiquement toujours le siège de nombreuses et souvent fortes éruptions. Rares sont les jours, où la photosphère est dépourvue de taches.

Dans cette période solaire, un nombre important de foyers actifs "circulent" en permanence dans cette bande étroite de 0° à 30° de latitude N/S. De même, la région méridienne est très souvent occupée par de telles éruptions dont la longévité est généralement grande.

C'est bien là, une période solaire active et permanente. Il n'est donc pas étonnant que les grandes perturbations terrestres se situent dans cette période où la Terre baigne en permanence dans un flot de particules.

Les chiffres semblent d'ailleurs le démontrer par un plus grand nombre de perturbations et de faits divers :

"Pluviométrie plus nette, températures plus variées, fréquence plus grande des maladies cardiaques, nombre de suicides plus élevé, et peut-être plus nombreux séismes..."

Peut-on donner une explication à de tels phénomènes de perturbations à tous niveaux ? Je ne m'y avancerai que sur la pointe des pieds, c'est à dire avec une grande prudence. Mon ignorance est immense en ce domaine, mais je ne peux pas résister au désir d'exprimer ma pensée. Peut-être que mon raisonnement est totalement erroné, dans ce cas, il ne faudra pas m'en vouloir !

Notre planète vie et comporte la Vie ! et "ce tout", a probablement besoin de ce que j'appellerai un "dosage". Dosage, qu'il soit d'origine corpusculaire, magnétique... qui, ou trop important ou insuffisant, pourrait entraîner par voie de conséquence, un déséquilibre, qui lui-même serait à l'origine de ces fameuses perturbations de toutes sortes au niveau de la Terre.

N'oublions pas que les taches sont engendrées par de brusques variations du champs magnétique solaire, qui "gelés" en certains points de la basse photosphère, finissent par surgir brusquement en émergeant en "des lieux quelconques" de la photosphère. Tout ceci avec une intensité considérable, en faisant naître des effets extraordinaires de toutes natures dans l'environnement même de notre étoile.

Ces effets auront pour cause de voir notre Soleil nous envoyer brusquement des bouffées gigantesques de particules de hautes énergies, qu'elles-mêmes auront des effets perturbateurs sur le magnétisme terrestre, qui lui-même perturbera peut-être notre propre atmosphère, créant des variations de toutes sortes qui elles-mêmes...

Successions de phénomènes de grande complexité qui seront par la suite, la cause première de toutes ces perturbations au niveau de la Terre, de son environnement, de l'homme,...

4.2 - période de minimum solaire

Nous avons là une période totalement opposée à la précédente. Dans cette forme d'activité, il n'est pas rare de constater une photosphère dépourvue de foyers actifs, sans aucune facule, et cela, pendant de nombreux jours.

On pourrait alors penser que cette période de grand calme est idéale pour la planète et tout ce qui la touche !...

En fait, nous traversons là, peut-être ce que j'oserai appeler une "période de manque", correspondant à un flux de particules au total ralenti, avec de temps à autre, un petit sursaut généralement de courte durée, et souvent mal orienté.

Un manque total de cette haute énergie solaire a peut être un effet analogue et aussi néfaste que dans le cas d'un période solaire active.

1985-1986 nous montrent bien une forte agitation de part le monde, avec par moment, une violence inouïe, une crise économique de taille et des faits divers assez importants.

"On constate sensiblement les mêmes effets pendant le dernier minimum solaire". Bien entendu et je le répète, la moyenne générale de ces perturbations est toujours nettement inférieure à celle des périodes actives.

4.3 - période intermédiaire

Dans cette période, on peut constater que la photosphère sans être active en permanence comme dans le cas (§ 4.1) montre tout de même une surface souvent active par la présence de taches et groupes de moyennes dimensions, occupant des latitudes assez variées. Puis une période calme fait suite pour donner à nouveau une autre série d'activité.

Il y aurait une sorte d'équilibre par un flux de particules ni trop fort, ni trop faible et semi permanent. Notre planète alors retrouverait une espèce de "tranquillité".

Bien entendu, je ne voudrais pas affirmer une telle chose ! mais les relevés des facteurs ou éléments perturbés semblent prendre un certain équilibre.
Il ne semble pas y avoir des sursauts brusques dans le domaine de perturbation. Enfin, tout ceci n'est peut-être que le fruit d'une imagination, à vouloir tout comprendre et tout expliquer.

L'avenir nous dira un jour, après sans doute de longues et sérieuses études en ce domaine des corrélations, où est la vérité !
 

5 -nombre de wolf - effets de correlations

5.1 - Nombre de Wolf

Chacun sait que ce nombre permet de déterminer la cote de l'activité solaire pour chaque observation.

N = (f+10 g) K

où N est le nombre de Wolf, f le nombre de taches, 10 g le nombre de groupes de taches multiplié par 10, K le coefficient propre à chaque observateur (13).

Ce nombre utilisé depuis fort longtemps, l'est toujours, et chaque amateur de Soleil le connaît parfaitement.

Ce nombre peut par contre, changer considérablement de valeur d'une observation à l'autre.

Prenons quelques exemples :

Pourtant l'activité solaire est très intéressante par la présence d'un groupe évolutif important et à une bonne latitude et qui, de plus, en fonction de sa position initiale risque de me donner un bon balayage de particules et très certainement une réaction dans le domaine des effets perturbateurs.

Tout ceci pour montrer qu'il est bon de s'attacher au nombre de Wolf qui définit la valeur de l'activité solaire "en tant que valeur totale", mais qu'il est encore plus important à mon avis, de bien discerner la bonne forme d'activité solaire, qui malgré un nombre de Wolf faible peut-être celle d'une bonne perturbation à venir au niveau de la Terre.

Il n'en est pas moins vrai que la courbe solaire donnée par le nombre de Wolf a un grand intérêt dans le domaine des corrélations, et que pour certains éléments de corrélations, il semblerait qu'elle offre une certaine similitude avec la ronde de ces éléments mêmes, ce que nous allons voir dans ce qui va suivre...

5.2 - Effets de corrélations

Si l'on me posait deux questions : Quand y aura-t-il des perturbations ? Quels seront les éléments qui subiront cette perturbation ?

J'aurais très certainement beaucoup de mal à répondre en particulier à la seconde question !

Pour la première question, j'en ai parlé dans le chapitre précèdent, je pourrais répondre que compte tenu de telle forme d'activité solaire, qu'il pourra ou ne pourra y avoir de perturbations au niveau terrestre. Certes, je ne suis pas prophète, et il arrive hélas de me tromper encore beaucoup trop de fois ! Mais néanmoins, je pourrais avoir une espèce de prémonition.
Pour la seconde question, l'affaire est tout autre.

Si à chaque forme d'activité solaire dite "réactive" (15), je pouvais constater la perturbation sur tous les éléments de corrélations pris en compte, ma joie serait immense et j'aurais là, la preuve irréfutable d'avoir parfaitement établi et mis en évidence les corrélations Soleil-Terre ! ce qui n'est pas le cas hélas !

Tel élément se voit perturbé alors que tel autre ne semble pas broncher. Je crois que là encore, il serait possible de faire deux distinctions :

Pourquoi ? Peut-être peut-on donner une explication, mais toujours avec prudence ! ... Le premier cas englobe d'une manière générale la météorologie, qui elle-même est un ensemble de phénomènes ou plutôt d'éléments "températures, hygrométrie, pression..."

Si je compare la courbe de température pour différentes régions (16), une chose est certaine, elles subissent sensiblement les mêmes variations. Les courbes sont similaires, mais avec des amplitudes différentes, de même, que le tracé de ces courbes semble assez bien correspondre avec la courbe solaire.

L'effet de corrélation pourrait être assez envisageable. Inversement, il semblerait que les courbes "pression-humidité" subissent un effet contraire aux deux précédentes "solaire-température", ce qui finalement, pourrait être considéré comme une corrélation aux effets inversés.

Notre atmosphère serait-elle plus sensible aux variations solaires et de ce fait, le domaine météorologique, tributaire de l'atmosphère, en serait plus facilement affecté ?

En effet, il me semble bien constater, que pour le second cas, les éléments pris en compte, réagissent beaucoup plus à une activité dite "réactive" tache ou groupe de taches importants répondant aux "normes" de cette forme d'activité.

Mais alors pourquoi ces éléments n'ont-ils pas les mêmes réactions ? Les uns subissent une hausse sensible, les autres ne semblent pas évolués ! (17). Il est bien certain que chaque individu à sa propre constitution avec ses propres points sensibles, et que chacun de nous réagira d'une manière différente pour une même situation de quelle nature qu'elle soit !

Une même forme d'activité solaire aura des effets néfastes sur les malades cardiaques, et ne provoquera qu'une sensible agitation des malades mentaux, alors que dans un second temps, on aura un effet contraire "malaises cardiaques sans mortalité et vague de suicides ou crimes démentiels".

Peut-être que dans le premier cas, il suffit d'une plus grande variation de la pression et de l'humidité pour que ce soient les coeurs qui "lâchent" et que dans le cas second, il suffira alors d'un magnétisme plus trouble pour que ce soient les têtes qui craquent ! Parfois les deux cas sont réunis ! Qui pourrait l'expliquer ? Il faut bien admettre que le mystère est grand et que des décennies ne suffiront peut-être pas à résoudre le problème.

Il y a donc là encore de longues années de travail, d'études et de beaucoup de patience qui permettront à l'astronome amateur de pouvoir faire encore de nombreuses observations, avec lesquelles il pourra marier le plaisir de l'oeil avec un travail utile et passionnant.

conclusions

Me voici arrivé au bout de cet exposé ! Il est bien loin d'être complet. Combien de choses aurais-je pu dire encore ?
Ce domaine est si vaste, mystérieux et à la fois passionnant, que des pages et des pages ne suffiraient pas sans doute, pour écrire tout ce que j'aurai voulu dire.

Quelque trente années m'ont conduit à ce raisonnement et, je me pose souvent les questions suivantes :

 Je répondrai sans la moindre hésitation "Non".

 J'ai eu tant de joie au cours de toutes ces observations qui me permirent bien souvent de jouir d'un spectacle inégalable. J'ai eu le plaisir de mieux connaître mon étoile et d'en apprécier la formidable énergie qu'elle représente pour nous les "terriens", sans "ELLE" que serions-nous ?

 Je me demande si finalement, je ne suis pas moi-même un infiniment petit morceau de LUI (le Soleil).

 Là ma réponse sera beaucoup plus évasive ! J'aurais tendance à répondre "Non".

 Je constate, avec un certain regret, qu'au fur et à mesure de mes observations et du déroulement de ces années passées, que mes connaissances semblent ne pas être plus avancées qu'au premier jour.

 Combien de fois, le désir de l'abandon s'est niché en moi. Mais la passion étant la plus forte, je me retrouvais à chaque fois, l'oeil derrière l'oculaire de la lunette pointée sur le Soleil "Et c'était reparti encore pour un bon moment".

 Alors, où en suis-je vraiment ? Je pense avoir, dans cet exposé, donné une bonne partie de ce que crois avoir vu, noté et compris !

 Je crains fort, que "ceux" qui auront le plaisir ou le courage de lire cet exposé risque de hausser les épaules, en se disant que l'ensemble de ce raisonnement n'est qu'un tissu d'erreur et d'ignorance !
 Peut-être que finalement, ils ont raison !

 Je ne suis ni astronome, ni spécialiste en une quelconque science, tout au plus, je ne suis qu'un modeste amateur qui ose peut-être avoir quelques idées.
 Mais combien de gens "savants" s'obstinent à refuser toute idée, quand elle vient d'un subalterne, ou tout bonnement ne s'étant jamais penchés sur telles ou telles questions, estiment qu'elles ne peuvent pas avoir de réponses !

 J'ai essayé de faire un travail honnête et j'ai eu l'honnêteté de dire ma pensée. Si j'ai pu apporter un peu d'eau au moulin, alors je suis ravi. Dans le cas contraire, je suis désolé mais je ne suis pas déçu.

Je pense que tant que cette possibilité me sera offerte, le Soleil, avant tout aura ma préférence. Mais je crains de ne pouvoir en faire encore aussi longtemps !

D'autres collègues ont sans doute, fait ou font encore le même genre d'observations et d'études que moi. Peut-être utilisent-ils des procédés différents ? J'aimerais bien savoir ce qu'ils pensent de ces corrélations et si par hasard leurs conclusions auraient quelques ressemblances avec les miennes ?

Enfin, il reste encore beaucoup de travail à faire et de patience à avoir. Peut-être qu'un jour, la vérité jaillira, donnant aux uns, la satisfaction d'avoir vu clair, et aux autres, la preuve de leurs erreurs et ce sera peut-être mon cas !

Quand plus tard, bien plus tard, je partirai pour le voyage final, comme j'aurai alors tout mon temps pour faire ce grand voyage, je suis certain de m'arrêter un moment en passant près de mon "ETOILE", je la saluerai respectueusement, et qui sait, si dans le creux de l'oreille, elle ne me dira pas enfin son secret...
 
 



1 - Il est bien évident que de très nombreux autres facteurs de corrélations furent nécessaires et indispensables à l'élaboration de la vie sur notre planète, mais il est indéniable que sans le Soleil, jamais cette vie qui nous est si chère, aurait pu apparaître. (retour au texte)

2 - Ne jamais sous-estimer la présence et l'observation des facules, qui sont d'une grande importance. Une facule est souvent le signe précurseur d'une formation éruptive à venir. (retour au texte)

3 - Ne pas négliger l'observation dans une période finale d'un minimum solaire. Bien au contraire, la découverte d'une tache d'une latitude élevée, si petite soit-elle est le signal d'un nouveau cycle solaire qui commence. (retour au texte)

4 - Il arrive parfois de voir la naissance d'un foyer éruptif important et soudain, pendant un long calme solaire. (retour au texte)

5 - Des organismes tels que les commissions solaires regroupent les amateurs du Soleil. De telles commissions sont nécessaires pour un regroupement des informations recueillies par chaque observateur qui a un rôle précis à jouer dans sa commission. Des colloques ont lieu régulièrement permettant de faire le bilan du travail et si nécessaire d'apporter des modifications dans la manière de travailler. (retour au texte)

6 - Bien entendu, des collègues faisant le même travail que moi ont pu choisir d'autres éléments de corrélations. Le terrain d'investigations est immense, et à chacun de choisir les éléments qui lui conviennent le mieux. (retour au texte)

7 - C'est bien là que la commission solaire a son importance. De nombreux collègues, membres de cette commission, me font parvenir d'utiles renseignements pour l'étude de ces corrélations. Je remercie au passage ces fidèles collègues qui depuis tant d'années m'envoient régulièrement leurs données. (retour au texte)

8 - Quand je cite "foyer éruptif", j'entends par là : tache ou groupe de taches. De même que le mot perturbation "au niveau terrestre" sous entend des variations des éléments de corrélations cités au chapitre 2. (retour au texte)

9 - Le centre du disque solaire apparent correspond au centre vu par l'observateur.
En réalité, le centre réel est soit positif, soit négatif compte-tenu du balancement en latitude de ce point, qui peut atteindre ± 7° Nord ou Sud.
Balancement aussi dans l'axe solaire qui peut prendre une position positive ou négative. Il est donc nécessaire à chaque relevé pointé de l'activité solaire, de faire la corrélation sur le disque, de relevés standardisés.
Un foyer actif à 30° de latitude Nord, dans le cas d'une valeur B°=+7°, a en fait une latitude apparente de 23° environ. C'est pourquoi, j'étends cette bande solaire jusqu'à 30° de latitude. (retour au texte)

10- D'où l'importance de la longévité d'un tache ou groupe de taches. Pour le cas d'une éruption éphémère, l'effet de perturbation est souvent annulé. (retour au texte)

11- Il arrive que l'on constate des taches assez fines, isolées et éparses sur la photosphère pouvant même occuper des latitudes élevées. Cette situation ne donne généralement que peu de perturbations. Où le flux de particules est peu important "présence de taches seules et très petites" ou malgré le nombre de ces petits points, leurs latitudes respectives trop élevées ne peut donner au flux de particules qu'une mauvaise direction et le perdre dans l'espace. (retour au texte)

12 - une tache peut naître soudainement sur un point quelconque de la photosphère. De même qu'une tache naissante et donnant l'espoir d'un beau foyer actif à venir, peut tout aussi brusquement disparaître, et cela toujours en un point quelconque de la photosphère. (retour au texte)

13 - Une tache est l'ensemble des points noirs dans une même pénombre. Une tache isolée est un point unique avec pénombre "certaines peuvent être dépourvues de pénombre". Une tache isolée est à compter pour un groupe. (retour au texte)

14 - Les dates sont purement fictives et ne sont citées qu'à titre d'exemple. (retour au texte)

15 - Voir chapitre 5. (retour au texte)

16 - Températures de THOUARS - PULLIGNY - CLERMONT FERRAND et BARCELONE.
       Hygrométrie pour THOUARS - PULLIGNY - BARCELONE. (retour au texte)

17 - Pour l'étude dans le temps de ces corrélations (Soleil-météo), j'ai eu la chance de pouvoir obtenir les paramètres météorologiques du département des Deux-Sèvres et de la ville de Barcelone), ce qui est toujours trop peu hélas !

Je remercie au passage l'extrême amabilité de ces deux "fournisseurs" : Monsieur le directeur de la météorologie des Deux-Sèvres (Monsieur CAMPIONI) et Monsieur Pierre ZARAGOZA de Barcelone. (retour au texte)

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