Améliorations
A l'usage, certaines imperfections sont apparues... L'avantage quand on fait soi-même son télescope, c'est qu'on peut sans crainte refaire ou améliorer ce qui ne donne pas satisfaction ! Avec un instrument du commerce, c'est plus compliqué...
Dans le cas de ce dobson, un point a dû être amélioré : l'équilibrage.
1) Le problème vient du fait que j'ai construit une cage du secondaire trop lourde ! En effet, je redoutais la perte du réglage de collimation pendant l'utilisation et le risque de flexions, alors j'ai fait du "costaud"... un peu trop costaud !
Or, chaque gramme en haut du télescope doit être compensé par plusieurs grammes en basn bras de levier oblige ! Pour compenser le poids de la cage, j'ai dû placer deux disques de haltères (il faut bien que ça serve à quelque chose...) derrière le primaire. Ce contrepoids de 3Kg permet de ramener le centre de gravité du télescope à une hauteur raisonnablement basse, ce qui évite de placer les tourillons trop haut.
En revanche, le poids de l'instrument s'en trouve accru de 3Kg. Ce n'est pas un réel problème pour le transport (on soulève la boîte du primaire sans difficultés) mais je m'en serais passé...
2) Mais un autre problème d'équilibrage s'est présenté : le poids de la cage varie avec le poids de l'oculaire utilisé ! Malgré l'usage d'un contrepoids coulissant le long d'un tube du serrurier, le télescope avait tendance à "plonger" vers le bas lorsque je pointais près de l'horizontale avec comme oculaire un gros Nagler de 2 pouces (qui pèse la bagatelle de 700g tout de même...).
Plutôt que de remplacer le contrepoids coulissant par un autre plus lourd, j'ai préféré fabriquer un système de patin freinant le télescope :

Ce patin, placé sur le rocker, est un petit morceau de feutrine destiné à la protection des parquets. Il est ici collé sur la tête d'une vis, ce qui permet d'ajuster la puissance du frein.
Ce système est très satisfaisant : non seulement le problème d'équilibrage est résole, mais en plus, le mouvement du télescope s'en est trouvé amélioré. Le mouvement d'altitude est devenu plus ferme, sans pour autant perdre en fluidité. C'est l'idéal pour un suivi manuel à fort grossissement !