Construction de la boîte et du barillet du miroir primaire

Seconde étape de la réalisation du télescope : la construction de la boîte et du barillet. Cette pièce est située en bas de l'instrument ; la boîte contient le barillet qui supporte le miroir primaire. Ce barillet doit soutenir le miroir sans causer de déformations excessives de la surface optique. En effet, le miroir se déforme sous l'effet de son propre poids. Cette déformation doit rester dans les tolérances compatibles avec l'utilisation de l'optique. Pour minimiser la déformation, il faut choisir judicieusement le nombre et l'emplacement des points d'appuis. Pour ce faire, j'ai utilisé le logiciel Plop.

Le barillet doit aussi permettre de régler l'inclinaison du miroir afin de pouvoir collimater le télescope (aligner les optiques). Traditionnellement, les trois vis de réglages sont situées au "cul" du télescope. Mon barillet permet le réglage "par le dessus" ce qui évite le va - et - vient entre l'oculaire et les vis de collimation au moment du réglage. Ce barillet est fortement inspiré de celui de mon ami Eric Maire. Il comporte des manettes de réglage grâce auxquelles on peut régler le miroir sans outil.

L'avantage de ce "design", outre la commodité pour la collimation est que le réglage est plus précis, puisque les vis agissent à une distance de l'axe optique plus importante (un tour de vis produit un déplacement longitudinal moindre, d'où la précision accrue). En contrepartie, cela impose de construire une boîte plus large ; le télescope sera un peu plus encombrant.

Ci-dessous, le "film" de la fabrication...

La base du barillet est réalisée en éléments en acier (section 20x30mm) soudés à l'arc. Une barre plate est soudée par - dessus ; elle comporte deux trous taraudés qui recevront les tiges de collimation.

Cette pièce en CTP 18mm est le premier étage du barillet.

Elle recevra les triangles de flottaison qui porteront le miroir pirmaire.

(1h30)

Les Triangles de Flottaison qui porteront le miroir primaire. Leurs dimensions et l'emplacement des patins ont été calculés grace au logiciel Plop. Ces triangles sont en alu, d'épaisseur 5mm. (2h)

Les points d'appui sont des patins en téflon, découpés dans une plaque mince de téflon avec un emporte-pièce. Ils sont collés à l'Araldite.

 

Chaque triangle est maintenu par une vis à métaux munie d'un écrou borgne percé (voir ci-contre). Ainsi, le triangle peut basculer légèrement sur cet écrou. La petite vis sert à limiter le déplacement du triangle.

Les écrous borgnes percés sur lesquels les triangles pourront pivoter. Le perçage est réalisé à la perceuse à colonne.

 

Ci-contre, le premier étage du barillet est terminé. On reconnaît la pièce en CTP qui a été vernie.

Cette pièce reçoit divers éléments : les trois triangles, mais aussi trois platines portant chacune deux vis en nylon. Ces platines sont vissées et collées (Araldite) dans le CTP.

La vis nylon du bas servira de point d'appui lattéral du miroir (en contact avec la tranche). Ces trois vis permettent de centrer le miroir.

La vis nylon du haut sera vissée complètement. Dans cette position, elle débordera au-dessus du miroir et servira de retenue en cas de basculement du miroir lorsque le télescope est très incliné.

Les deux tiges de collimation passeront par les trous pratiqués à l'éxtrémité de deux branches de la pièce en CTP, la troisième branche reposant sur un pivot (au niveau d'une platine métallique visible en bas à gauche).

 
 
 

Quelques étapes de la réalisation des tiges de collimation :

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1. Perçage de la tige à la perceuse à colonne. La tige est en acier filleté, de diamètre 8mm. le trou de 3mm sera taraudé.

2. perçage d'un écrou.

3. taraudage de l'écrou.

4. Les tiges terminées. A l'extrémité de chaque tige se trouve un petit triangle en alu coiffé d'un écrou borgne : c'est la "manette" de réglage. L'écrou percé et taraudé (en 2 et 3) est placé sur la tige et une petite vis le bloque à cette position en traversant l'écrou (5) et en pénétrant dans la tige. (d'où le travail de taraudage). Par sécurité, un second écrou vient bloquer le premier et une rondelle éventail est écrasée entre les deux écrous.

Tout ceci permet de maintenir ces deux écrous à cette position sur la tige, ils ne peuvent plus tourner (voir explication case suivante). (tiges : 6h)

 
  Ci-contre, le barillet terminé.

Les deux tiges à droite et à gauche permettent le réglage (inclinaison du miroir). Pour celà, il y a deux ressorts enfilés sur ces tiges, sous la pièce en bois. Ils sont maintenus en compression par les deux écrous, juste au dessus de la pièce en bois. Pour que ça fonctionne, ces écrous de maintien doivent rester à leur place sur les tiges (et non pas tourner ce qui changerait leur hauteur sur les tiges).

En prenant place dans la boîte du primaire, le barillet sera boulonné (voir les trous sur la base) et les tiges passeront dans trous (au niveau du diaphragme de la boîte) ce qui permettra d'éviter toute oscillation de celle-ci. De cette façon, il n'y aura pas de jeu lattéral du miroir.

Tout en bas des tiges, deux écrous borgnes servent de butée pour éviter un désengagement accidentel des tiges.

En parallèle de la fabrication du barillet, j'ai assemblé la boîte du primaire. Je consate que le travail de découpe et de soudure de la base du barillet est de qualité, puisqu'elle s'adapte au mm près dans la boîte ! La pièce ronde recouverte de liège est un "faux miroir" aux dimensions du vrai (courbure mis à part !!!) qui me permet de vérifier certains agencements sans risquer de manipuler le vrai...

La boîte assemblée. J'ai utilisé du CTP de 15mm. Les parrois sont vissées et collées (28 vis en tout !). Les têtes de vis sont dissimulées sous un mélange de colle et de sciure (voir le détail de cette technique sur la page relative à la fabrication de la boîte de transport du miroir).

Vérification de la hauteur de la tige de collimation.

Préparation à la réalisation des fixations basses du serrurier (partie femelle) :

Nous allons réaliser des orifices en forme de "trou de serrure" sur chaque coin du diaphragme de la boîte. Dans ces trous viendront se bloquer les platines (partie male) placées en bas des tubes du serrurier.

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1. On commence par le tracé et le perçage.

2. Avec la scie sauteuse, on fait la jonction entre les deux trous.

3. les quatre orifices sont réalisés.

Ci-dessous, de petites cales sont collées à chaque angle de la boîte. Leur rôle est d'offrir aux platines basses du serrurier un appui stable à l'aplomb des platines de fixation serrurier - cage. Ainsi, les tubes du serrurier s'inscrivent dans des plans verticaux, ce qui occasionne moins de contraintes (tensions, torsions...).

Le travail de peinture commence. Ce produit blanc est une sous - couche permettant une meilleure accroche de la peinture tout en protégeant le bois (n'oublions pas que les télescopes subissent beaucoup l'humidité) La partie non peinte correspond à l'emplacement des tourillons du mouvement d'altitude. Je ne peindrai pas ces zones ; ainsi, le positionnement des tourillons sera facilité.

Peinture noire spéciale "bois extérieur", 3 couches.

Les tourillons du mouvement en altitude.

Ce sont des éléments en CTP d'ép. 22mm. Sur la tranche, j'ai collé un ruban de formica. Ce matériau rugueux sera en contact avec les patins de glissement en téflon du rocker.

Le montage des tourillons. On dirait un mammouth, non ?

Un renfort entre les deux tourillons a été réalisé avec des profilés en alu de

section carrée. Cette structure rigidifie l'ensemble et sert de poignée de

transport.

 

Ainsi, au bout de 6 mois et demi, s'achève la deuxième étape de la fabrication de ce Dobson. Dans le même temps, le rocker a été assemblé (il est d'ailleurs visible sur l'avant dernière photo) de meme que la structure du tube Serrurier.

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