PLUTON, L'ASTROLOGIE ET LA SCIENCE

LA PLANÈTE

Découverte par des astronomes

Comme le prévoyaient les calculs de Percival Lowell, une très petite planète fut trouvée en 1930 par Clyde Tombaugh. Comme le montre l'image ci-dessous, il y arriva en observant un léger déplacement d'objet sur des photos successives. On appela la planète PLUTON pour continuer la série des Dieux commencée avec les autres planètes, et pour rendre hommage aux initiales P.L. de Percival Lowell.


Pluton est plus petite que 7 satellites naturels du Système Solaire : la Lune, Io, Ganymède, Europe, Callisto, Titan et Triton...


Son orbite est très inclinée sur l'écliptique, et elle effectue une révolution en 248,5 ans environ. Cette durée est d'ailleurs en résonance 3/2 avec celle de Neptune : quand Neptune fait 3 tours, Pluton en fait 2. Tous les 495 ans, elles se retrouvent dans des positions relatives identiques.

Récupérée par les astrologues

Dès l'annonce de sa découverte, les astrologues savaient déjà lui associer une symbolique (comme par hasard tirée du côté sombre du dieu Pluton, qui est le dieu des Enfers, et pas d'une quelconque expérience statistique) :

ABA 56 : «Pluton symbolise les profondeurs de nos ténèbres intérieures, les couches archaïques de la psyché, [le cerveau "reptilien"]. Cette force difficilement disciplinable aime se déployer dans la tempête et peut s'exprimer en refus, en révolte, en désordre, en sadisme, en "noir". Si cet élan vital est plus ou moins bloqué par un conflit intérieur, l'étouffement qui en résulte peut conduire aux fermentations de la névrose. Il tend alors à s'établir un climat de malaise qui favorise l'obsession, l'angoisse, le sentiment de l'absurde, du néant, toutes manifestations d'une agressivité "anale" qui se retourne contre soi, d'une violence rentrée… Analogie avec le chaos du nazisme, l'existentialisme, la crise actuelle de la société. [Exemples de personnalités plutoniennes :] Beckett, Buffet, Camus, Giacometti, Ian Fleming, Miro, Sartre…]»

Pourtant, une autre symbologie de Pluton aurait pu être retenue, car c'est lui qu'on représente en train de tenir la corne d'abondance...

Pluton reste longtemps dans chaque signe : plus de 20 ans (Scorpion depuis septembre 1984) et son orbite est si inclinée sur l'écliptique qu'il est rarement en conjonction avec les autres planètes. Qu'à cela ne tienne ! Voici le cri du coeur de [JUP] :

«Pour Pluton, il est exact que sa forte excentricité [sic : il fallait dire inclinaison] le place rarement en conjonction exacte avec les autres planètes. Et pourtant les cas de conjonction à l'une des planètes rapides dans un thème natal, surtout avec l'un des luminaires, mettent en exergue le côté pulsionnel ou morbide du natif. Je n'ai pas d'explication rationnelle à vous donner, je n'ai que mon expérience de 21 années d'études et de pratique. Mais j'ai constaté que les transits de Pluton sur l'un des luminaires correspondaient le plus souvent à une crise très profonde de l'individu. Crise dont les résonances revêtaient des formes aussi variées que le perte d'une situation, la perte d'un être cher, la fin d'un grand amour, d'un idéal, de convictions religieuses ou scientifiques, etc… Je parle ici des résonances sur le plan psychologique, mais peut-être [les rationalistes] ne croient-ils pas non plus à la psychologie ?»

COMMENT PROCÈDE LA SCIENCE ?

Des théories toujours en sursis

Contrairement à ce que voudraient faire croire les astrologues, c'est bien de leur côté que se situe le dogmatisme et non du côté de la Science :

Une théorie scientifique est toujours réfutable : parfois, une exception suffit à l'invalider (fin de la théorie de l'Ether après l'expérience de Michelson).

Une théorie scientifique est toujours limitée : son champ d'étude est précis, ses prédictions chiffrées, et parfois si précisément qu'une contradiction entre les chiffres attendus et les chiffres observés suffit à la remettre en question (comme l'avance du périhélie de Mercure qui n'était pas très cohérente avec la mécanique Newtonienne, mais qui a permis de valider la relativité d'Einstein).

Elle n'est jamais fondée sur un seul fait, même "qui marche".
Je résume ici un argument tiré du livre "Les trois premières minutes de l'Univers", de Steven Weinberg :

Et pourtant cette théorie, malgré ses presque 80 ans, est elle aussi est en sursis.

La science utilise des maths, et des maths difficiles, quand l'astrologie en est restée à une arithmétique rudimentaire à base de nombres entiers !!!

La science est rationnelle, mais les scientifiques s'émerveillent tous les jours !



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© Sophie MUGNIER