Cette perception par l'oeil a été nomméé éclat de l'étoile.
Il a été classé arbitrairement par Hipparque, puis repris par Ptolémée dans son Almageste. Il y distingue 6 grandeurs,
la première étant la plus "éclatante", la sixième la plus faible observable à l'oeil.
Le terme de grandeur provient de ce que l'on imaginait les étoiles comme des luminaires situés sur la sphère des
fixes (la plus extérieure des "sphères de cristal" supportant les astres).
Il se trouve que, à cette échelle arithmétique de 1 à 6 des perceptions de l'oeil, correspond une progression
géométrique des éclairements mesurés, allant de 1 à 100.
Traduite sous forme logarithmique, cette relation géométrique se traduit, entre deux étoiles, par la relation :
[1] m2 - m1 = 2,5 log (E1/E2)
Voir quelques exemples de valeurs ci-contre.
Aujourd'hui, on attache à chaque astre un nombre m appelé magnitude stellaire, pour le distinguer de l'ancienne
grandeur, et liée à l'éclairement mesuré par la formule de Pogson :
[2] m = m0 - 2,5 log (E)
Remarque : la valeur de la constante m0 et le facteur 2,5 ont été choisis de manière à faire
coïncider, en moyenne, les magnitudes avec celles de Ptolémée.
Il existe aussi une magnitude photographique qui perçoit plutôt dans le bleu alors que l'oeil perçoit surtout dans le jaune.