ÉTOILES : CHAÎNE DES DÉCOUVERTES





Une page de l'Almageste
de Ptolémée (vers +140)


Quelques valeurs de magnitudes :

m2 - m1
E1/E2
 0
 1,0
 1
 2,5
 2
 6,3
 3
 16
 4
 40
 5
 100
 10
 10 000
 15
 1 000 000

MAGNITUDE

Éclat de l'étoile

Malgré sa faiblesse, la lumière que nous envoie une étoile produit sur Terre un léger éclairement que l'on peut mesurer ou tout simplement percevoir à l'oeil.

Cette perception par l'oeil a été nomméé éclat de l'étoile.
Il a été classé arbitrairement par Hipparque, puis repris par Ptolémée dans son Almageste. Il y distingue 6 grandeurs, la première étant la plus "éclatante", la sixième la plus faible observable à l'oeil.

Le terme de grandeur provient de ce que l'on imaginait les étoiles comme des luminaires situés sur la sphère des fixes (la plus extérieure des "sphères de cristal" supportant les astres).

Magnitude apparente

Étant alors à la même distance, la plus lumineuse était la plus grande.
On lui préfère le mot magnitude noté m.

Il se trouve que, à cette échelle arithmétique de 1 à 6 des perceptions de l'oeil, correspond une progression géométrique des éclairements mesurés, allant de 1 à 100.

Traduite sous forme logarithmique, cette relation géométrique se traduit, entre deux étoiles, par la relation :
     [1]   m2 - m1 = 2,5 log (E1/E2)
Voir quelques exemples de valeurs ci-contre.

Aujourd'hui, on attache à chaque astre un nombre m appelé magnitude stellaire, pour le distinguer de l'ancienne grandeur, et liée à l'éclairement mesuré par la formule de Pogson :
     [2]    m = m0 - 2,5 log (E)

Remarque : la valeur de la constante m0 et le facteur 2,5 ont été choisis de manière à faire coïncider, en moyenne, les magnitudes avec celles de Ptolémée.

Il existe aussi une magnitude photographique qui perçoit plutôt dans le bleu alors que l'oeil perçoit surtout dans le jaune.


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© Pierre MAIN