Un balancement de l’axe de rotation de la terre étalé sur 41 000 ans, c'est la variation de l’inclinaison de l’orbite terrestre par rapport à l’équateur.
L’axe de notre planète est incliné actuellement de 23°26 sur le plan de l’écliptique. Conséquence : nous tournons
obliquement. Cette obliquité provoque la succession annuelle des saisons au regard de notre étoile.
Cette obliquité varie à raison de 1 minute en 125 ans soit 0,48 seconde par année.
L’amplitude maximum est de 2°37 et va donc de 21°59 à 24°36 en 41 000 ans ; elle décroît actuellement, comme dit plus haut,
de 0,48 s.an-1.
Ce mouvement se fait sentir sur la répartition géographique terrestre de l’énergie. Lorsque l’obliquité atteint
son maximum, soit 24°36, cela provoque des hivers très froids aux latitudes moyennes.
Ce mouvement de balancier entraîne l’axe des pôles dans ses errements. Le cercle parfait (que ce dernier devrait boucler
théoriquement en 26 000 ans) ne se ferme jamais : c’est une spirale qui tantôt s’élargit, tantôt se rétrécit au gré de la houle
qui affecte l’obliquité.
Ce balancement influence d’une manière très importante la climatologie de notre planète sur de très longues périodes.
D’ailleurs l’astronome Yougoslave Milutin Milankovitch a démontré que toutes ces variations sont la cause des glaciations
que la Terre a subies. La dernière grande glaciation a connu son maximum il y a environ 22 000 ans : les températures étaient
inférieures d'environ 6 degrés par rapport à la moyenne actuelle et l’on peut s’attendre à un retour de la glace dans plusieurs
dizaines de milliers d’années malgré la pollution engendrée par l’homme.