L’an 2000 et la course de la Terre
par Laurent Gruel
Ste Montaine 1999

 

1 Le calendrier et les unités du temps

1.1    Définition de l’année
1.1.1 Calendriers et Origines
1.1.2 Précision du calendrier
1.1.3 Vision astronomique

1.2 Longueur du jour, latitude et hauteur du Soleil
1.3 Définition de l’heure.
1.4 Définition de la seconde
1.5 L’origine de la semaine

2 La course de la Terre

2.1 Où les marées changent le cours de l’histoire...
2.2 Une Terre qui oscille

3 An 2000

Références

1 Le calendrier et les unités du temps

Le but du calendrier est de faire concorder le retour périodique des saisons basé sur la rotation terrestre autour du Soleil avec l’unité journalière basée sur la rotation de la Terre sur elle-même.

1.1 Définition de l’année Haut de Page

1.1.1 Calendriers et Origines

Le premier calendrier astronomique est égyptien.

Afin d’annoncer le retour de Sirius et son lever héliaque dans le ciel du Sud, les prêtres constituèrent 2 calendriers.

Le premier calendrier, celui régissant le temps des hommes, était constitué de 12 fois 30 jours comme autant de lunaisons dans l’année. Il y était ajouté 5 jours épagomènes où le temps n’était pas décompté; le temps suspendait son vol.

Ces 5 jours était l’occasion de célébration et d’offrandes envers les dieux. Le retour annuel de Sirius qui s’élevait au jour près 40 minutes avant le Soleil annonçait en effet les crues miraculeuse du Nil, fruits des pluies d’hiver sur les plateaux du pays de Pout, la trop lointaine Abyssinie.

Mais l’imprécision de ce calendrier de 365 jours nécessita un second calendrier , le calendrier des dieux pour que les prêtres puissent annoncer précisément le retour d’Hathor, la déesse Sirius, fille d’Atoum, le Soleil Couchant.

Dans un acte ésotérique, les prêtres ajoutaient un sixième jour épagomène, un cycle sur quatre.

Entre temps des hommes, nombre entier de jours, et le temps des dieux, il y avait toute cette dimension irréductible entre le visible et l’inaccessible.

Il fait souligner le phénomène remarquable de la concordance presque parfaite entre l’année héliaque de Sirius et l’année de 366 jours tout du long des 4000 ans de l’Empire d’Egypte sous les 31 dynasties.

Cette concordance disparaîtra pendant l’ère chrétienne du fait de la conjugaison du mouvement propre de cette étoile proche et de la précession des équinoxes.

Le calendrier julien fut une copie de ce calendrier égyptien.

D’obscures considérations de prééminence vinrent donner 31 jours certains mois tels celui de Julius César (Juillet) puis de son successeur Août (par un ajout d’un jour par Auguste, rectification de la première version julienne).

Février ne faisant que 23 jours, les 5 jours épagomènes y étaient ajoutés.

Mais le sixième jour était un redoublement du 23 Février (le " sextilies dies " car le 6 ème jour avant le 1er Mars marquant le lever héliaque de Sirius). Le 23 Février redoublé devint le " bi-sextilis dies ": l’année bissextile était née.

Le calendrier julien mis en place par Jules César prévoyait donc une année bissextile sur quatre; l’année légale durait donc en moyenne 365,25 jours. Or l’année tropique (séparant deux équinoxes de printemps) est de 365,242 1935. La différence atteint 8 jours par millénaire. Pour compenser le retard de calendrier il a fallu supprimer 10 jours. Le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 fut le vendredi 15 octobre 1582.

Le calendrier grégorien institué depuis lors modifia le nombre d’années bissextiles; ne sont plus bissextiles les fins de siècles sauf celles divisibles par 400: 1900 ne l’était pas et 2000 le sera.

A noter que le calendrier " papiste " de Grégoire XIII ne fut adopté par le Royaume-Uni (et donc par sa colonie américaine en 1752) et en 1918 par la Russie (et pas encore par l’église catholique russe).

1.1.2 Précision du calendrier Haut de Page

Le calendrier grégorien tend à se rapprocher de l’année tropique.

1 jour ajouté tous les 4 ans: 1an = 365,25 jours

1 année bissextile ôtée tous les fins de siècle (25 x 4 ans) = 365,24 jours

sauf 1 année bissextile maintenue tous les 4 siècles: 1 an =364,2425.

Il en résulte encore 3 jours en trop sur le calendrier tous les 10 000 ans par rapport à l’année tropique effective.

Il est à noter que le cadrage du calendrier devait aussi permettre de mieux resituer Pâques.

L’année solaire fait 365j 5h 48 mn 45,967680 sec =365,2421987 jours

Pâques est le dimanche suivant la première pleine lune (éléments lunaire) après l’équinoxe de printemps (élément solaire).

La détermination de Pâques est difficile car la Lune tourne autour de la Terre en 27,32 jours. Les deux périodes orbitales ne forment pas une fraction.

1.1.3 Vision astronomique Haut de Page

L’année peut prendre plusieurs valeurs suivant sa définition.

L’équinoxe est définit comme le moment où le jour solaire est de 12 heures en tout point terrestre.

C’est en fait le moment où les rayons solaires dans le plan de l’orbite de la Terre (l’écliptique) atteignent l’équateur à midi (le Soleil est au zénith à midi).

A cause de la Lune, l’axe terrestre subit un mouvement de précession, c’est à dire que cet axe qui passe pratiquement par les pôles terrestre, tout en maintenant un angle quasi constant de 23 degrés par rapport à la perpendiculaire au plan de notre orbite va décrire un cône d’ouverture constante de 23 degrés par rapport à cet axe. Ce phénomène de précession des équinoxes découvert par Hipparque va modifier le point du ciel pointé par l’axe terrestre; l’axe terrestre passant par les pôles l’étoile qui indique au nord ne sera pas toujours la Polaire.

L’équateur est perpendiculaire à l’axe de rotation de la Terre et forme un plan à 23 degrés de l’écliptique, mais le mouvement de l’axe terrestre va faire qu’un point situe sur l’équateur va également tourner par rapport à l’écliptique. Le moment où le rayon solaire sera au zénith de ce point va être modifier chaque année par rapport à un repère fixe dans l’orbite solaire.

En raison de la précession des équinoxes l’année tropique( temps mis entre 2 passages à l’équinoxe de printemps) est donc légèrement plus courte que l’année sidérale ( temps mis par la Terre pour boucler son orbite solaire).

Année tropique = 365,242 1935 j

Année sidérale = 365,256 3605 j

Année sidérale est définit comme l’intervalle de temps entre 2 passages du centre de la Terre au même point de l’orbite, ce point peut être définit par rapport à 3 axes partant du soleil vers 3 étoiles lointaines, supposées fixes.

Enfin l’année anomalistique (de périhélie en périhélie) = 365, 259 6440 j

L’année anomalistique est l’intervalle de temps séparant 2 positions identiques d’un corps sur son orbite.

Elle est différente de l’année sidérale (même position par rapport aux étoiles). En effet le périgée de l’orbite se déplace, de par le mouvement global des planètes tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre par rapport à l’axe Nord -Sud du soleil (celui indiqué par l’orientation de son champ magnétique par exemple).

Une faible correction doit aussi être ajoutée du fait d’un phénomène relativiste (l’entraînement de l’espace dans le sens de rotation du Soleil car la Terre qui tourne autour du Soleil doit voir la même déviation de la lumière du Soleil qu’une Terre qui ne tournerait pas autour du Soleil).

1.2 Longueur du jour, latitude et hauteur du Soleil Haut de Page

Définitions:

Les coordonnées astronomiques sont l’équivalent des coordonnées géographiques terrestres.

L’équateur céleste est la ligne que trace le soleil dans le ciel aux équinoxes de printemps et d’automne c’est à dire lorsque la durée du jour et de la nuit sont égales.

L’équivalent de la latitude est la déclinaison.

La déclinaison du Soleil est l’angle du Soleil à midi par rapport à sa position sur l’équateur céleste.

La déclinaison d’un astre est sa hauteur sur le cercle horaire (le méridien) par rapport à l’équateur céleste.

L’équivalent de la longitude est l’ascension droite.

C’est à dire l’angle sur l’équateur céleste de l’astre avec un point de référence (le point gamma est le point de passage du Soleil à midi sur l’équateur céleste à l’équinoxe de printemps).

A noter que les astres sont décalés par rapport à leur position réelle. En effet la réfraction atmosphérique courbe les rayons lumineux. Il nous fait apparaître le Soleil avant qu’il ne se lève et le maintient visible alors qu’il est déjà couché. Le gain est de 36’ (supérieur au diamètre apparent du Soleil qui n’est que de 32’). Le Soleil apparaît en conséquence décalé d’un demi-degré vers le Nord.

L’angle que fait l’équateur céleste avec le zénith (la verticale du lieu) est la Latitude (49 degrés à Paris). Son complément (41 degrés) est la hauteur de l’équateur céleste sur l’horizon.

Le Soleil à sa culmination dorme par rapport à l’équateur céleste un angle maximal de +23 lors du solstice d’été et -23 lors du solstice d’hiver.

En augmentant la latitude du lieu d’observation la trajectoire du Soleil s’approche de l’horizon; sur le cercle polaire (66 degrés), la hauteur du Soleil est sous l’horizon aux solstices d’hiver; le Soleil apparaît fugacement à midi au Sud sur l’horizon.

Et au solstice d’été le Soleil est plus haut que l’horizon qu’il touche au Nord à minuit.

Inversement sur le tropique du Cancer (ex Abou Simbel), le Soleil est si haut qu’il atteint le zénith à midi au solstice d’été.

A l’équateur, le Soleil est au zénith lors des équinoxes. Au solstice d’été il culmine à 180+23 degrés dans la direction Nord et à 180-23 degrés dans la direction Sud au solstice d’hiver.

Au moment des équinoxes, la longueur du jour est la même partout sur le méridien car le jour se lève simultanément sur tout les points du méridien.

Au solstice d’été, si le Soleil se lève par exemple à Paris, il se lève simultanément sur tout les points d’un axe incliné de 23 degrés par rapport au méridien de Paris.

L’axe est incliné vers le Nord Ouest car l’aube arrive plus tôt au Nord qu’au Sud.

Inversement pendant le solstice d’hiver l’axe est incliné vers le Nord Est car la nuit persiste plus longtemps au Nord qu’au Sud.

1.3 Définition de l’heure. Haut de Page

L’usage des heures repose sur l’idée que la rotation apparente lié au mouvement diurne déplace les astres de 15 degrés par heure. En fait la Terre tourne sur elle-même en 23h 56 mn 4s d’ou un retard qui s’accumule dans l’heure officielle par rapport à l’heure solaire.

Le temps de notre montre est fondé sur le jour solaire moyen, c’est à dire la durée de 24h qui sépare 2 passages consécutifs du Soleil dans la direction du Sud.

Le jour solaire moyen de 24 h est différent du jour sidéral.

Le différence de 3mn 56 s est le temps nécessaire à la rotation terrestre pour revenir placer l’observateur à la même position par rapport au Soleil du fait du déplacement de 360/365 degrés de la Terre dans son orbite solaire.

On a donc Heure sidérale = heure moyenne x 1,002 737 9.

En résumé le jour sidéral définit la rotation de la Terres sur elle-même par rapport à une étoile lointaine: 24 heures x (1-360/365) = 23 h 56 mn 4s

Le jour solaire est la différence de temps entre 2 culminations.

Le jour solaire moyen est de 24 heures mais le jour solaire vrai oscille autour de 24 heures (midi au soleil n’est pas midi à la montre).

La ligne que suit le Soleil sur le champ des étoiles est l’écliptique. Il traverse les constellations dites du Zodiaque. En fait comme c’est la Terre qui tourne autour du Soleil l’écliptique correspond au parcours de la Terre sur son orbite.

Le point de départ de l’écliptique est la traversée en montant de l’équateur; c’est le point vernal ou point gamma. Il marque le premier jour du printemps.

Le temps sidéral démarre lorsque le point gamma franchit le méridien local.

En première approximation le point gamma est fixe par rapport aux étoiles.

L’angle horaire d’un astre est le temps qui s’est écoulé depuis son passage au méridien de l’observateur.

Du fait de l’écart de longitude entre le méridien de Greenwich et celui de Paris, il faut 9 mn 21 s pour que le Soleil au plus haut de sa course passe de Greenwich à Paris. L’heure légale est donc retardée de cet intervalle par rapport à l’heure moyenne.

L’heure moyenne est le temps des horloges qui sépare 2 passages du Soleil au méridien formant la vingt quatrième partie du jour moyen.

Le déplacement de la Terre autour du Soleil (en fait l’angle de l’axe terrestre par rapport à la perpendiculaire à l’écliptique) fait qu’il faut que le Soleil décrit un mouvement pendulaire.

Le Soleil oscille autour d’une durée de 24 heures pour revenir à la verticale du méridien d’un lieu.

L’heure moyenne de 24 heures constantes s’écarte donc de l’heure solaire (l’écart entre le midi de la montre et le midi au Soleil peut être de 15 mn en plus ou en moins ).

Le point de repère est le moment où le Soleil passe à son point culminant: midi au Soleil. D’un jour à l’autre, l’écart entre deux culminations peut atteindre 30 secondes. La variation dépend conjointement de l’avancement dans l’année tropique ( les jours varient plus vite aux équinoxes) et de la position de la Terre dans l’année anomalistique car elle décrit son ellipse à une vitesse variable.

Mais pour l’observation du temps d’une journée, une mesure beaucoup plus régulière est constituée par le jour sidéral, temps qui s’écoule entre deux passages d’une étoile sur un repère donné.

La différence de temps entre le jour solaire et le jour sidéral s’accumule

et donne 24 heures au bout d’une orbite; l’heure sidérale ( par rapport à une étoile) et l’heure solaire coïncident à nouveau (pour l’observateur l’angle entre étoile lointaine et le Soleil est à nouveau le même; il est revenu à la même position par rapport au Soleil).

Pour l’illustrer considérons une étoile au zénith lorsque le Soleil culmine.

6 mois plus tard, l’heure sidérale et solaire seront décalées de 12 heures.

Ceci indique que étoile est au nadir (de l’autre cote de la Terre); il sera minuit à l’heure sidérale.

1.4 Définition de la seconde Haut de Page

A l’origine les habitants de Sumer ont créé une numération à base 60.

Ptolemee astronome d’Alexandrie du IIème siècle généralisa cette notation pour les unités d’heures et d’angles.

Lors de l’invention du pendule au VIII eme siècle, les cadrans étaient absents car les populations étaient illettrées. La précision étant faible, les pendules étaient munis que d’une seule grande aiguille.

Le marquage de la minute, division par 60 de l’heure à l’image de l’unité d’angle et le cadran italien à deux aiguilles, datent du milieu du XIVème siècle.

La minute " petite partie " fut suivie de la seconde minute , la seconde petite part " elle aussi résultante d’une division par 60.

La définition classique de la seconde reposa longtemps sur l’invariabilité de la durée de rotation terrestre. La seconde internationale (temps universel ou TU) fut instituée en 1961. Sa précision était de 1ms mais elle était fortement variable. La seconde reposant sur la période de rotation de la Lune autour de la Terre était plus uniforme mais connue à seulement 10 ms près.

Mais depuis 1967, le temps atomique TA est utilise et résulte aujourd’hui de la moyenne de 150 horloges atomiques reparties dans le monde. La référence est constitue par le temps de transition dit hyperfin du niveau fondamental de l’atome de césium 133.

Depuis 1972 , l’UTC le temps universel coordonne a été adopte; il possède la même unité que le TA mais est réajuste périodiquement pour rester à moins de 0,9 secondes du temps universel TU.

La variabilité de la rotation terrestre nécessite que ce temps soit réajuste de 2 secondes toutes des 3 ans. Le 30 juin ou le 31 décembre, les horloges de référence sont stoppées 1 seconde ; c’est le 13 ème coup de minuit.

1.5 L’origine de la semaine Haut de Page

Les jours de la semaine correspondent aux 7 astres visibles.

Mais l’ordre des jours est moins connu; il repose sur la tradition des hébreux qui en importèrent de leur exil à Babylone les superstitions des Chaldéens tel le chiffre 7 considère comme néfaste (et tout ses multiples...). Le 7ème jour devient un jour de repos forcé (chez les Hébreux le jour de repos est le Samedi car Saturne est le 7eme car considéré comme " maléfique "). Nous en avons hérité mais les chrétiens ont déplacé ce jour de repos au lendemain. La semaine hébraïque démarre avec le Soleil tandis que la tradition chrétienne la fait démarrer avec la Lune (le Lundi) . Les musulmans démarrent avec Saturne et se repose le jour de Venus (le Vendredi).

On note que l’ordre des jours ne correspond pas à l’ordre logique qui serait celui de la rapidité des astres errants dans le ciel.

Du plus rapide au moins rapide: Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Venus, Mercure et la Lune.

En fait, les hébreux ont importe un autre principe lors de leur second exil , celui d’Egypte. Les Egyptiens appliquaient le principe du seigneur de l’heure; chaque heure correspond à une planète; Saturne à la première heure, Jupiter la seconde...

Dion Cassuus, historien du 1er siècle, nous donne l’explication de l’ordonnancement hébreux.

En inscrivant les planètes comme autant de branches d’un heptagone et en sautant 2 branches entre 2 planètes on retrouve l’ordre actuel. Un ordre à l’apparence cabalistique.

2 La course de la TerreHaut de Page

2.1 Où les marées changent le cours de l’histoire...

La Lune tourne autour de la Terre en 27,32 jours. Le bourrelet de marée produit par son attraction devrait suivre la Lune à la même vitesse. Or la Terre tourne sur elle-même à une vitesse différente et la Terre n’est pas lisse; le bourrelet de marée est donc en retard par rapport à la Lune. Le bourrelet le plus proche de la Lune exerce une attraction plus forte que le bourrelet à l’opposé; la résultante de ces deux forces accélère la Lune.

Le système Terre-Lune étant isolé (son influence sur les autres astres étant négligeable) l’énergie de rotation du couple Terre-Lune est une constante.

Si la Lune est accélérée, la Terre est freinée. Une partie de l’effet de frottement est absorbée par la viscosité de la croûte terrestre et se dissipe en chaleur mais le solde se concrétise par un ralentissement cinétique de la Terre; le jour s’allonge.

L’effet est 20 fois plus important pour la Lune que pour la Terre et la Lune a si bien ralentit depuis sa formation que son jour s’est synchronise avec sa période de rotation: 27 jours.

En extrapolant dans le futur lointain et hypothétique, le jour terrestre s’allongera jusqu’à ce que le jour terrestre coïnciderait avec la période de rotation lunaire (aux alentours de 1200 heures ou 50 " jours " actuels). En fait le Soleil aura explosé et se sera éteint bien avant.

La Lune s’accélérant, elle s’éloigne de nous et les marrées s’atténuent.

Aujourd’hui la Lune s’éloigne en moyenne de 2 à 3 centimètres par an

On mesure l’éloignement de la Lune en examinant les stries des nautiles!

Les Nautiles sont de petits animaux marins du Pacifique du type fossile vivant qui logent dans le dernier compartiment de leur coquille et qui montent et descendent journellement en utilisant le compartiment comme d’un ballast.

Chaque strie dans un compartiment correspond à un jour et chaque compartiment possède un nombre de stries correspondant à un mois lunaire.

En remontant à seulement 25 millions d’années, il s’avère que la Lune tournait en 25 jours (25 stries par compartiment). Voici 420 millions d’années il n’y avait que 9 stries. La Lune était à 40 % de la distance actuelle et les marées 7 fois plus fortes.

Mais d’ou vient la Lune et quelle fut son influence initiale?

Le début de l’accrétion de la Terre date de 4,55 milliards d’années et s’étale sur 10 à 20 millions d’années. Dans sa prime jeunesse c’est à dire pendant 700 millions d’années elle fut soumis à un intense bombardement initialement météoritique, puis essentiellement cométaire.

130 millions d’années après la formation de la Terre, la Lune fut créée. Elle résulterait de l’arrachage de la croûte terrestre par un astre de la Taille de Mars. La Lune originelle était très proche de la Terre et les marrées ont eu un aspect cataclysmique sur les océans et les premiers croûtes continentales.

Lors de sa création, la Lune n’était probablement à moins de cent mille km de la Terre et les marées étaient des dizaines de fois plus fortes qu’aujourd’hui.

2.2 Une Terre qui oscille Haut de Page

La Terre subit 3 mouvements perturbateurs principaux qui affectent sa rotation autour du Soleil:

- la précession des équinoxes , c’est à dire le changement de date de son passage au minimum de la distance au Soleil (périhélie): conjugaison de 2 périodes décalées en phase de 19 000 et 23 000 ans, ce qui aboutit à une pseudo-periode de 26000 ans.

- le changement d’inclinaison de l’axe terrestre qui fluctue de +/-1,5 degrés autour de 23 27: période 42 000 ans

- l’excentricité de l’orbite sur un cycle proche de 100 000 ans.

Vues par un observateur terrestre situé à l’un de ses pôles, les étoiles semblent décrire des cercles concentriques dont le centre définit le pole céleste autour de l’axe de rotation terrestre.

La position de ce pole céleste aujourd’hui proche de l’étoile polaire se déplace car l’axe de rotation terrestre décrit en 26000 ans un cône d’ouverture 23 degrés 27 minutes autour du pole de l’écliptique pointé par une perpendiculaire au plan de l’orbite terrestre.

L’équateur terrestre est incliné de 23 degrés par rapport au plan de son orbite.

Or l’effet conjugué de la Lune et du Soleil sur le renflement équatorial terrestre induit un mouvement de précession sur l’axe de rotation de terrestre qui lui fait décrire une rotation d’une période de 26000 ans autour d’un axe fictif.

Ce mouvement du type subit par une toupie en rotation lorsqu’elle subit une poussée latérale et découvert par Hipparque voici 23 siècles est la précision des équinoxes.

En raison de l’aplatissement de la Terre aux pôles, le centre de poussée due à l’attraction du Soleil ne passe pas par le centre de masse et le couple engendré tend à ramener l’axe terrestre sur l’axe perpendiculaire à l’orbite.

Mais les forces centrifuges liées à la rotation terrestre s’opposent à ce couple. Comme dans une toupie inclinée la force perpendiculaire à l’axe engendre la précession de l’axe de rotation.

Rappelons que la rotation d’un lieu fait changer constamment l’orientation de son vecteur vitesse et engendre une pseudo accélération ce qui induit une pseudo force; une force due à un changement de repère.

L’influence à long terme des autres planètes fait subir à l’axe terrestre des variations de l’ordre de 1,3 degrés responsable des périodes de glaciations et de réchauffement.

L’absence de la Lune, qui compte pour 2/3 dans l’effet de précession des équinoxes, induirait une précession d’une période de 75000 ans et non plus de 26000 ans, entrant en phase et donc en résonance cumulative avec les perturbations des autres planètes.

Le résultat en serait des variations typiques de l’orientation de l’axe terrestre de 50 degrés en 2 millions d’années ce qui est incompatible du rythme d’adaptation possible de forme de vie supérieures..

En fait pour des durées de rotation terrestre de 12 à 48 heures l’inclinaison de l’axe, sans la Lune, pourrait varier chaotiquemnent de 0 à 85 degrés.

A la précession solaire s’ajoute la précession lunaire.

L’excentricité de l’ellipse formée par l’orbite terrestre crée une variation périodique du couple Terre/ Soleil, de même pour le couple Terre/ Lune. Toutes les irrégularités du mouvement de la Terre autour du Soleil et du mouvement de la Lune autour de la Terre crée des oscillations périodiques de l’axe terrestre. Ce sont les nutations forcées dont le terme principal à une période de 18,6 ans égale à la période de variation de l’orbite lunaire sur l’écliptique (c’est la révolution des noeuds ou cycle de Samos).

En outre le mouvement de l’axe de rotation autour de l’axe d’inertie terrestre fait décrire un cercle au pole d’une circonférence de quelques mètres avec 2 composantes, l’une de période de 14 mois (dite de " Chandler ") et l’autre de 12 mois.

La première est une oscillation libre de l’axe terrestre qui semble être un phénomène qui s’amortit lié à l’activité sismique et engendre un déplacement du pole dans une zone de 20 mètres de diamètre.

L’autre est une oscillation forcée liée à la distribution saisonnière des masses atmosphériques.

L’influence des tremblements de Terre sur l’entretien de l’oscillation libre de 14 mois est toujours à l’étude.

Un séisme déplace en effet l’axe d’inertie de la Terre par rapport à son axe de rotation. Mais la corrélation entre le déplacement de l’axe (et donc du pole) avec les grands séismes reste à prouver.

Une variation de l’axe de rotation de 3 milliseconde d’arc (1 millionième de degrés dans la direction de 70 degrés ouest) serait également due aux différences dans les niveaux de mers sur le globe et donc à la répartition inhomogene des masses à l’intérieur du globe.

La durée de rotation terrestre est mesurée grâce à des horloges très précises par le passage des étoiles au méridien. Des variations de l’ordre de la milliseconde sont observées. Ces irrégularités en nombre impressionnant font appel aux sciences de la Terre: mouvement de l’atmosphère et des océans, déformations terrestres liées aux marées, déplacement des plaques lithospheriques, mouvement du noyau se propageant par le couplage que permet le champ magnétique...

L’ensemble terre- mer- atmosphère étant isolé dans l’espace, tout mouvement d’une composante engendre une modification de la rotation afin de conserver le moment total.

De même la somme du mouvement de rotation terrestre et du mouvement orbital de la Lune devant se conserver, le phénomène de marée ralentit la rotation terrestre et éloigne consécutivement les 2 astres. Le jour terrestre a ainsi ralentit de plus de 2 heures depuis le dévonien , il y a 400 millions d’années (le jour initial d’après les modèles de formation planétaire semble être d’une dizaine d’heure). Le frottement serait amplifie dans les mers peu profondes (telle la Méditerranée, le détroit de Bering, la mer d’Irlande...).

En conséquence la Lune tend à s’éloigner de nous de 2 à 3 centimètres par an (mais la complexité et l’imbrication des phénomènes tend aussi parfois à son rapprochement...).

Le passage au périgée puis à l’apogée de la Lune engendre des effets périodiques de 14 et 28 jours liés aux marrées solides sur la Terre.

Les variations importantes de la vitesse de rotation à l’échelle de la décennie serait due à une perturbation du champ magnétique en association avec les mouvements du noyau.

En effet le manteau terrestre, visqueux et relativement élastique, est couple par le champ magnétique au noyau dur et compact.

La Terre étant ni parfaitement sphérique, ni parfaitement homogène, les mouvements de convection du noyau se propagent au manteau et induisent des variation de la rotation terrestre.

Quand le noyau supérieur devient moins épais du fait du bouillonnement convectif, le manteau suit le noyau interne, En revanche il accélère quand le noyau supérieur décélère par suite d’un effet d’inertie par rapport au noyau, effet lié aux différences de viscosité.

Nous sommes dans une période d’accélération ce qui nécessite que le temps officiel soit ampute d’une seconde pour suivre une Terre qui tourne ponctuellement plus vite.

En retour tout mouvement interne entraîne avec lui le champ magnétique.

Le renversement du champ magnétique pourrait être du à ces variations de la durée du jour, à ces couplages qui, modifiant les effets électriques à la lisière manteau-noyau, perturbent le champ magnétique.

Des variations saisonnières voire de seulement quelques jours ont une origine atmosphérique.

La répartition dissymétrique des continents modifie les propriétés radiatives de la basse atmosphère et donc des vents zonaux. Ainsi le cycle annuel de la rotation est une mesure de l’équilibre imparfait entre la circulation atmosphériques des 2 hémisphères. En avril le jour est plus long d’une milliseconde qu’en août!

Tout ces phénomènes nécessitent que de proche en proche 1 seconde ronde soit retirée au Temps Universel Coordonnées (ou temps civil) pour s’ajuster au Temps Universel lié à la rotation terrestre.

3 An 2000 Haut de Page

La fin de siècle est elle en fin 1999 ou fin 2000?

Les journalistes auront ils raison ou les arithméticiens?

Il faut bien noter que les journalistes font preuve d’une incapacité notoire et chronique à répéter un seul chiffre correctement d’un media à l’autre; il serait dommage qu’ils s’imposent dans un domaine où ils n’ont que mépris.

Tout les siècles de l’ère chrétienne commencent à 1 et finissent à 100, à commencer par le premier siècle. En effet il n’y a pas eu d’année zéro.

Le zéro ne fut réinvente par les mathématiciens indiens et arabes qu’au VI ème siècle , sa première invention par les peuples sumériens s’étant perdue.

Ce zéro ne fut introduit en Europe qu’au IX ème siècle. Noter bien que les chiffres romains en usage jusque la et même dans ce texte n’en font pas usage.

Il n’y a donc pas eu d’année zéro lors de la constitution du premier calendrier chrétien.

Le responsable fut Dionysius Exiguus (Denys le Petit). Ce moine était caucasien d’origine scythe et oeuvra au début du VI ème siècle. En 525 le pape Jean 1er le charge de la mise à jour des tables servant à calculer la date de Pâques.

Jusqu’alors ces tables utilisaient comme année de démarrage l’accession au trône de l’empereur Diocletien (284) qui fut marquée par le martyre de nombreux chrétiens.

Mais Denys décide logiquement de designer les années à partir de la venue de Jésus-Christ.

En se fondant sur les évangiles il situe sa naissance le 25 Décembre de l’année 753 après la fondation de Rome.

Le 8eme jour après la naissance est celui de la circoncision.

Le premier jour de la nouvelle année est donc 8 jours après Noël...

( Pourquoi Noël? Désolé l’histoire de Saint -Nicolas né en Turquie méridionale le 6 Décembre et de Noël sort un peu de notre cadre).

Denys fonde donc fixe alors le premier Janvier 754 comme le début de l’année 1 de l’ère chrétienne.

A noter que les historiens actuels ont réalise qu’ils s’étaient trompés de 4 voire 7 ans et que cette année 1999 de calendrier est plutôt l’année 2003 ou 2006 après la naissance de Jésus-Christ.

A noter que les coptes d’Egypte ont conserves le calendrier primitif démarrant avec Diocletien et les martyrs chrétiens. Ils sont en 1715. Le calendrier musulman est en 1419 de l’Hégire, l’hébraïque en 5760.

Ce calendrier fut modifié par le pape Grégoire XIII lors du saut en avant de 10 jours qu’il lui fit subir en 1582 et devint le calendrier grégorien.

A noter que ceux qui sont nés avec le siècle doivent être nés en 1901 et que les années bissextiles avant Jésus-Christ sont les années 1, 5 ,9,...

Jacques le fils de Jean-Dominique Cassini institua donc pour les calculs astronomiques l’année 1 avant Jésus-Christ comme année 0 ce qui rétablit les années bissextiles et permet un calcul arithmétique sans décalage entre les années avant et après Jésus-Christ.

Le Millenium est une durée et non pas une transition. C’est le règne de mille ans après l’apocalypse. Or d’après le second épître de Pierre un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour.

D’après les psaumes un jour est comme mille ans, le monde étant créé en six jours (+ le jour du Sabbat, le jour qui suit l’Apocalypse).

Le monde a donc a six mille ans et l’Apocalypse est pour demain matin.

Puisqu’il n’y a pas d’Apocalypse en 1000, on le reporte un peu plus tard (en fait à l’époque des prédicateurs du jour (genre Cassandre et flammes de l’enfer...).

Par exemple l’Apocalypse est pour l’an 2000 et le monde est né en - 4004 le 23 Octobre à 9h d’après l’évêque Ussher, anglican d’Irlande.

Le -4 est l’intégration de l’Erreur de Denys le Petit qui fait démarrer l’ère chrétienne 4 ans après la naissance de J.-C. (Il est né l’année de la mort d’Herodote 1er en -4). D’après cette logique l’Apocalypse a eu lieu le 23 Octobre 1997 comme chacun a pu le constater (que faisiez vous ce jour la ?).

Une indication? Ce jour tombait juste 10 ans après le début du Krach de Wall Street...

Ainsi l’année 1999 sera l’année du Grand Flop de l’Apocalypse, l’année 2000 sera l’année du Grand Tournant, 2001 celui du Grand Début et 2002 l’année de la Grande Conversion Franc -Euro ou année de la Grande Confusion.

Références

L’astronomie au Quotidien Leblanc-Lomont Edition Atlas
L’observation du ciel M.Dumony Editions Atlas
La Terre notre planète Science et Vie Hors série 121 Décembre 1977
Astronomie Le Grand Atlas Universalis
Ciel et espace 348 Mai 1999
Calendriers et Chronologie J.-P. Parisot et F. Suagher Editions Masson


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