| Lorigine cosmique de la
vie Partie 1 par Laurent Gruel Ste Montaine 1998 |
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| 1 Comment former une Terre aqueuse? 1.1 Lorigine du
système solaire 1.1.2 La seconde génération détoiles 1.1.3 la chimie des nuages 1.1.4 Formation du Système Solaire 2 La vie : sources et cheminements 2.1 L'apparition de la vie 3 Un écosystème en interaction: impact sur
lévolution 3.1 Léquilibre
Soleil-Océan-Atmosphère 5 Le Grand Comment: la question de lanthropocentrisme 5.1 La Question Annexe Lexistence ou la structure du Monde Références 1 Comment former une Terre aqueuse? 1.1 Lorigine du système solaire 1.1.1 La synthèse des éléments Il nous faut comprendre comment lévolution stellaire et interstellaire en effectuant la synthèse de tous les éléments chimiques allait ouvrir la possibilité de la chimie organique et conduire à léclosion de la vie. Une étoile équilibre sa pression de radiation avec le poids des couches de gaz extérieurs. Lorsque le rayonnement diminue faute de combustible, le coeur de létoile se comprime, la température sélève jusquà lignition par fusion dun autre combustible. Léquilibre caractérise la plus grande partie de la vie de létoile ce qui assure un rayonnement stationnaire. La masse de létoile est le facteur qui détermine très largement sa vitesse dévolution, ainsi que la profondeur dans la table de Mendeleiev de sa genèse nucléaire. Une étoile 10 fois plus massive que le Soleil est 1000 fois plus lumineuse et évolue 100 fois plus vite: elle disparaîtra en 100 millions dannées. Le diagramme constitué par les astronomes danois et américain, Hertzsprung et Russel indique les luminosités des étoiles en fonction de leur température superficielle. Tant quelles transforment lhydrogène en hélium , les étoiles se situent sur la séquence principale. Elles bifurquent ensuite dans la synthèse successive de nouveaux éléments par contraction/ échauffement du coeur, ce qui dilate les couches périphériques et les transforme létoile en géante rouge. La principale contribution à la synthèse des éléments chimiques est celle des étoiles les plus massives (30 masses solaires et au-delà). Au départ un nuage de 10 à 100 000 masses solaires se fragmente identiquement à toutes les échelles, formant des nodules nebulaires. La naissance des étoiles commence par leffondrement de ces nodules nebulaires. Au centre de chaque fragment, une petite protoétoile se forme autour de laquelle gravite un large tourbillon de gaz, entraînant avec lui une large fraction du moment angulaire. Considérons la situation de lune de ces étoiles massives. Le tourbillon aboutit à un disque daccrétion qui tombe sur la protoétoile et lui fournit 30 masses solaires en une dizaine de millions dannées. Cette étoile de première génération est essentiellement constitue dhydrogène et dhélium, la synthèse des métaux nétant pas entamée. Létoile centrale se comprime et un plasma séparant les noyaux dhydrogène et dhélium de leurs électrons se forme à 50 000 K. Lorsque le centre atteint 40 millions de K, les noyaux dhydrogène ( les protons) ont acquis une vitesse suffisamment élevée pour vaincre la barrière de répulsion électrostatique. En se rapprochant à une distance équivalent à leur diamètre apparent, ils sont soumis à la force nucléaire attractive. Cette force est à très faible portée car elle est vectorisée par des porteurs de charge à brève existence. Cette force soude la paire de protons qui se transforme en un couple proton-neutron, en expulsant un anti-électron, qui demeure dans le plasma jusquà annihilation avec un électron, et un neutrino qui sort de étoile car il ninteragit que trop faiblement avec les autres particules. Le deutérium ainsi forme va rencontre un autre proton formant de hélium 3. La rencontre de 2 noyaux dhélium aboutit à lhélium 4 stable. Au terme de 60 millions dannées, le coeur a consommé tout son combustible. Létoile seffondre à la recherche dun nouvel équilibre. La température dignition de lhélium est atteinte afin de permettre la fusion simultanée de 3 noyaux dhélium pour former du carbone. La contraction lente du noyau lui fait atteindre 400 millions de K et léchauffement des couches intermédiaires à 40 millions de K provoque le démarrage de la fusion de lhydrogène autour du noyau.: la structure en couche doignons se met en place. Les couches extérieures gonflent par pression de radiation et le diamètre de létoile est multiplie par 100. La fusion du carbone et de lhélium vers 400 à 500 millions de K engendre loxygène. Le néon et le magnésium apparaissent vers 600 millions de K. Mais le principe dexclusion de Pauli entre les électrons, qui les empêchent de prendre le même état quantique quun état déjà occupé bloque leur compression: la température ne peut plus sajuster et la fusion du carbone devient explosive; les éléments principaux jusquau fer sont produit rapidement. Létoile a produit les 7 éléments constituants 99,9% de la matière dans lunivers. Mais la dernière synthèse est destructive. En effet lénergie des photons leur permet de détruire les noyaux de fer qui viennent dêtre synthétises et les scindent en noyaux dhélium. La réaction consomme de lénergie et létoile seffondre mais limpossibilité de la compression du coeur provoque le rebond des couches externes sur le noyau: létoile explose en supernovae. La fusion des électrons du plasma avec les protons produit une vague de neutron qui accompagnent londe de choc. Les protons et neutrons propulsés vont par fusion avec les éléments déjà formés génère tous les autres éléments du tableau de Mendeleiev. Dans le cas dune capture rapide de neutrons, les noyaux en capturent plusieurs simultanément ce qui leur permet de sauter directement vers un autre noyau stable. Dans le cas dune capture lente, les noyaux ont le temps par désintégration bêta de retomber vers un élément stable plus simple. Quant aux captures de protons, elles comblent les lacunes des éléments qui nont pas été formes par ailleurs. Mais la seule énergie de londe de choc est insuffisante pour expliquer lexpulsion dans lespace de la majeure partie de létoile. Les neutrinos émis lors de la formation des neutrons lors de labsorption des électrons par les protons vont, par leur densité et par un effet de second souffle, entraîner la vague explosive dans lespace. 1.1.2 La seconde génération détoiles Lensemencement du milieu interstellaire par le carbone permet aux générations suivantes détoiles daccélérer les processus de fusion de lhydrogène par un phénomène de catalyse. Les étoiles massives consomment leur combustibles dès 10 à 15 millions de K et nont pas besoin datteindre les 40 millions de K de la première génération.. Le cycle de catalyse est constitué par un carbone qui absorbe un proton formant lazote 13 qui se désintègre en carbone 13. Celui-ci passe à lazote 14 par une nouvelle absorption. Lazote 14 absorbe encore un autre proton pour former loxygène qui se désintègre en azote 15. Par une dernière absorption celui-ci se désintègre en un noyau de carbone et ... en un noyau dhélium. 1.1.3 la chimie des nuages Plus la masse de létoile est élevée plus le rapport oxygène/ carbone saccroît.. Lors de léjection de ces éléments par le vent interstellaire ou par un phénomène de novae ou supernovae, le gaz se refroidit formant loxyde de carbone (CO) très stable. La bulle de gaz gardera en excès du carbone ou doxygène; elle sera réductrice ou oxydante. Composition des nuages: 70% H, 28% He, 0,3 % de CO, 0,7 de O, 0,2 N, 0,1 Fe, 0,05% Mg et 0,5 Si. 0,2% doxygène oxyde les métaux et les 0,5% restant forment de la vapeur deau. La température chutant, les oxydes forment des silicates surtout de fer et de magnésium. Puis les silicates se condensent en grain ultramicroscopique de 0,1 micron recouvert dune pellicule de givre. Les étoiles de masses inférieures à 20 Mo dégagent plus de carbone que oxygène dans les bulles gazeuses résultant de leur explosion en supernovae. En conséquence, la bulle réductrice en expansion contiendra surtout du CO suivi de CN et CH. Et la première molécule triatomique ne sera plus H2O mais HCN (acide cyanhydrique) Des grains de fer métallique se condenseront au cote de grains de graphite et de diamant. Les grains sont recouvert dun givre dhydrocarbure incluant des composes organiques. Les énormes bulles vont continuer à se former tout au long des 10 milliards dannées précédant la création de notre Système. La multiplicité des étoiles de masses réduite contribuent au processus de formation des nébuleuses planétaires (couches externes séchappant par les turbulences du vent stellaire dune géante rouge à latmosphère distendue. Les millions de bulles couvrent toute la gamme du fortement réducteur au fortement oxydant. Elles vont sinterpénétrer dans les nuages interstellaires saccumulant le long des bras galactiques où les ondes de densité provoquent la condensation des étoiles de grandes masses. Les nuages forment 10% de la masse galactique et possèdent des dimensions de 10 à 100 A.-L., leur densité passant de quelques particules à des millions par cm3. Dans les nuages denses on a identifie quelques 80 espèces de molécules différentes par leur spectre démission. Parmi elles, 60 sont organiques. La densité restant très faibles, les collisions sont rares et les molécules doivent se former à la surface des grains solides qui ont une double fonction de substrat et dapport de catalyseur. La source énergie est le rayonnement ultraviolet des étoiles qui ionise lhélium. Cet hélium collisionne les molécules et provoque une cascade dionisation. Il reste à noter que toutes les molécules prébiotiques et notamment H20, H2CO ( formaldéhyde) et HCN sont présentes abondamment partout dans la Galaxie. 1.1.4 Formation du Système Solaire Les météorites primitives dites chondrites possèdent les mêmes rapports dabondance entre les éléments non volatils (dits " métaux ") que le Soleil. Les éléments volatils ne sont absents que des météorites formées dans des régions trop chaudes pour les retenir. Ces chondrites sont composes de grains agglomérés, sédimentés à froid et qui ne sont pas en équilibre chimique: le totalement oxydé côtoie le totalement réduit, le réfractaire côtoie le volatil et laltère par leau côtoie lanhydride. Lorigine des grains est multiple car plusieurs étoiles ont contribue à leur synthèse mais leurs sédimentations résultent de la séparation des gaz et des poussières lors de larrêt de leffondrement du nuage interstellaire sur le disque protosolaire. Cette séparation arrête les turbulences et bloque finalement la sédimentation. 411 composes organiques ont été identifies par exemple dans la chondrite carbonée de 1969 trouvée à Murchison, Australie. Parmi les 74 acides amines trouves, 8 sont utilises dans les protéines. Toutes les purines trouvées sont utilises comme lettres codeuses dans lADN transcripteur et lARN messager du vivant. De même lanalyse par spectroscopie en temps réel des poussières recueillies lors du passage dans la queue de la comète de Halley a permis didentifier des anomalies isotopiques et ont conduit à supposer 4 origines stellaires distinctes pour ces poussières cométaires. Dans le Soleil le rapport C/O est de 1 pour 3, ce rapport est recoupe par lanalyse des météorites carbonées en général oxydes mais contenant une forte proportion de grains de fer métallique ( donc réduit). Cette abondance est la même dans la comète de Halley. En résume le Système Solaire a été forme voici 4,5 milliards dannées à partir dun nuage moléculaire situe dans un bras spiral enrichie de multiples composes organiques (contenant C,N,O,S) produites par les nombreuses étoiles des premières générations. Ces poussières étaient essentiellement constituées de silicates recouvert dune pellicule de givre deau mais aussi du givre de composes organiques volatils. Au sein de ce nuage moléculaire géant, les grumeaux présents ont toutes les tailles révélant un processus invariant déchelle. Peu à peu les grumeaux les plus massifs seffondrent et forment des étoiles de 50 à 60 Masses solaires. Au bout de quelques millions dannées , elles explosent en supernovae. Les bulles chaudes et oxydantes se propagent sous forme dune onde de choc et provoquent leffondrement de centaines de grumeaux moins massifs dont un nodule denviron 1 masse solaire: notre Soleil et son futur Système.
Le module seffondre mais la conservation du moment angulaire entretient et renforce les turbulences en son sein et seule 5 à 10% de la masse prend une forme sphérique, le reste saplatit en un large disque. Par friction, la matière des zones internes est freinée et tombe vers le coeur ce qui alimente le Soleil et lui apporte toute sa masse La matière des zones extérieures est accélérée et en élargit les anneaux en emportant le moment angulaire. 100 000 ans se sont écoules depuis le début de leffondrement. Le nodule nebulaire termine son effondrement, la turbulences diminue et les poussières sédimentent. Les chondrites non différenciées venant de petits astéroïdes témoignent de cet amalgame. La séparation entre le gaz et les poussières ne prend que quelques milliers dannées. Ceci peut être pris par convention comme linstant zéro du Système Solaire, instant que lâge radioactif des chondrites fait remonter à 4,56 milliards dannées.
Les poussières tournent en orbite autour du nodule central mais sont attirées par le disque et tombent perpendiculairement. Leur oscillation est rapidement amortie par la turbulence. La turbulence résiduelle ralentit lagrégation des poussières mais moins de 100 000 ans sont nécessaires pour lapparition dobjet de 1 à 10 kilomètres qui vont tourner en de gigantesques anneaux autour du Soleil La substance des planetisimales changent avec léloignement au Soleil mais dans la zone des planètes terrestres la température est de lordre de 1000 K; les particules de silicates sont totalement déshydratées et les volatils sont dégazés. Mais à partir dune distance de 5,2 U.A. (distance Soleil- Jupiter) le givre superficiel ne se vaporise plus en dépit de la rareté du gaz qui entoure les grains. Les planetisimales contiennent de grandes quantités de neige deau: ce sont les noyaux des comètes primitives. Pendant ce temps le protosoleil est 5 fois plus brillant quaujourdhui car malgré une température superficielle plus faible (4000 K au lieu de 5800K ) sa surface est 20 fois plus grande. Sa vitesse de rotation trop élevée lui fait éjecte un anneau gazeux équatorial qui percute le disque daccrétion, mécanisme par lequel la croissance du Soleil est stoppée. Le gaz est infléchi par le champ magnétique de létoile et séchappe par les pôles (objets de Herbig-Haro). Londe de choc avec le disque daccrétion souffle complètement les résidus gazeux et les fines poussières du disque en 2 à 3 millions dannées. Seules sont épargnées les planetisimales de plus de 10**16 kg déjà acretees avant ce vent dit de " T-Tauri " ( selon la première étoile de ce type identifiée). Dinnombrables collisions de planetisimales qui tournent dans le même sens sur des orbites proches aboutissent à une distribution de masse qui est à nouveau invariant à toutes les échelles. Dans létape finale, lattraction des objets nétant plus négligeable, la croissance des objets massifs semballe tandis que les plus petits objets subissent des collisions plus violentes et se fragmentent. Au-delà de la zone du disque à 450 K (zone des planètes terrestres) , les silicates et les grains de fer qui forment 0,3 % de la masse du gaz. Par contre à 5,2 U.A. (Jupiter) la glace deau alourdit les grains et la phase solide constitue 1,8% de la masse du gaz. En outre les éléments volatils évaporés des grains diffusent de la zone interne vers lextérieur et se condensent sur la paroi froide à 5,2 U.A. Au lieu dun coeur de 1 masses terrestre, le coeur de Jupiter est au départ denviron 10 masses terrestres. En outre les planetisimales de la zone ( ce sont des comètes) sont absorbées tout comme la été en 1994 celle de Schoemaker-Levy et le noyau de Jupiter est en fait de 29 masses terrestres. Cela lui permet daccumuler rapidement les quelques 300 masses équivalent terrestres de gaz qui lenvironne. Jupiter par son attraction va éjecter une large part des planetisimales glacées en dehors du Système Solaire. Une fraction substituera dans la sphère de Oort dun diamètre supérieur à 1 A.-L. Quelques millions ( ce qui est une fraction très réduite) se stabilise dans la ceinture de Kuiper par résonance avec Neptune. Un grand nombre de ces comètes perturbent la ceinture astéroïdes pendant leur éjection: les collisions entre astéroïdes se feront à plus grande vitesse empêchant la formation dune planète et perturbant fortement la croissance de Mars (celui-ci ne fait que 10% de la Terre). Elles vont aussi bombarder la Terre, détruire son atmosphère primitive et retarder la stabilisation de son climat. Les 4 planètes telluriques résultent de la collisions dune vingtaine dobjets de la taille de Mars. Lexcentricité de lorbite de ces objets étant modifie par Jupiter qui favorise leur collision. Apres 40 millions dannées, la Terre est formée, ses composes volatils sévaporent en raison des collisions. Seuls subsistent 2 ou 3 objets de la Taille de Mars sur des orbites instables. Lun allait des percuter avec Mercure pour lui faire perdre sa croûte silicate. Lautre allait percuter la Terre pour former la Lune. Le temps relevé par lâge radioactive des roches lunaires est 130 millions dannées après la sédimentation des poussières.
Lénergie cinétique dégagée lors dun impact croit avec le carre de la vitesse, la vitesse étant proportionnelle au rayon de lobjet attracteur. Lénergie et la température croit donc avec le carre du rayon: la surface réchauffe lintérieur. Peu à peu, ;le centre de la Terre se liquéfie: le fer, déjà réduit sous forme métallique dans lespace, forme un noyau central sur lequel flottent les silicates. La radioactivité de luranium , produit par les supernovaes , va entretenir cette chaleur.
La répartition des isotopes des gaz inertes (nobles) dans latmosphère tels que le xénon ou le krypton est incompatible avec leur appartenance avec une atmosphère primitive; ils ont été apporté par une source qui les ont séparés avant leur arrivée sur Terre. Les clathrates (les hydrates deau présents dans les comètes) ont pu jouer le rôle de chambre de stockage et de séparateur à froid des différents isotopes. De même le taux de deutérium dans les océans correspond au taux de formation dans la zone daccrétion des comètes dans la région de Jupiter. Il correspond au taux obtenue par condensation de leau à 200 K. La molécule deau sous ses 2 isotopes H2O et HDO se condensent sous forme de neige qui peut alors se refroidir à plus basse température. Ceci indique comment la neige des comètes sest condensée et aboutit à une origine cométaire pour les océans. Il est parfois avancé que les océans seraient formés à ¾ deau provenant des chondrites, le quart restant ayant été apporté par les comètes. Or les bombardement par astéroïdes deviennent négligeables statistiquement après 200 millions dannées au contraire des bombardement cométaires qui se poursuivent et évacuent dans lespace latmosphère des origines surchauffée et saturée de vapeur deau avant même que les premiers océans se soient condensées. Le bombardement qui a permis la constitution des océans actuels a été essentiellement le fait de comètes de 5 à 500 km venant de la zone des planètes géantes et dont lorbite avait été perturbée par leurs croissances. Elles nous ont apporté 10 fois plus deau quil nen demeure et 1000 fois plus de gaz quil nen demeure aujourdhui. Ce phénomène semble fournir la quantité de carbone constatée aujourdhui. Le bombardement a eu pour effet de provoquer la disparition des matériaux volatils. Ceci explique la quantité des matériaux proches du fer présents dans la croûte terrestre. En fait le bombardement cométaire se poursuit sous la forme des poussières de 1 micron venant de la lumière zodiacale. On estime à 10**18 tonnes la quantité de matière organiques déposée par le comètes et leurs poussières depuis le début de la Terre. Les radioastronomes ont pu identifier 83 molécules organiques différentes (construite à partir de carbone et dhydrogène). Les météorites et comètes ont pu en apporter une grande quantité sur Terre. Environ 80% des grains dorigine cométaire contiennent de la matière organique et nont pas fondu dans latmosphère. Ce qui correspond à 100 fois la quantité de carbone actuellement recyclé par la biomasse. En outre tous les acides amines sont homochiraux ; ils sont orientes vers la gauche . Cette particularité na pratiquement été observée que sur Terre. Or lexplication actuellement avancée est liée à la polarité des rayonnement stellaires qui aurait détruit les formes droites. Voici 4 milliards dannées, la Lune était au moins 6 fois plus proche quaujourdhui et les marrées 30 fois plus fortes. La durée du jour était dune dizaine dheures. Latmosphère était près de 60 fois plus dense et le soleil 30% moins brillant. Notre atmosphère a 2 sources dont les parts respectives varient suivant les auteurs: -le dégazage du manteau terrestre -les comètes Il semble se dégager quune large fraction de latmosphère provient du dégazage du manteau terrestre, dégazage qui se poursuit de façon réduite, à voir les panaches trouvées au Galapagos et dans le Pacifique Est. Ce dégazage à partir des volcans aurait, si le manteau terrestre était très réducteur, éjecté une proportion importante de méthane qui, dispersé dans la haute atmosphère sous forme daérosols organiques, aurait protégé une faible fraction dammoniac (1/100 000 dans une atmosphère de 1 bar). Cet ammoniac aurait contribue à lélaboration de la chimie prebiotique et la formation des acides amines. Les ingrédients auraient été fournis probablement par les comètes ou par les évents hydrothermaux des fonds océaniques. Le problème est que les modèles actuels nenvisagent pas un manteau primitif assez réducteur pour produire la bonne quantité de méthane. Dans un second temps une atmosphère beaucoup plus oxydante à base de CO2 de 1 à 10 bars aurait suffit à maintenir la Terre sous effet de serre. Cet effet de serre était indispensable car le Soleil était alors 30% moins lumineux quaujourdhui et sans lui la Terre naurait connu que des froids sibériens. Le CO2 aurait lentement régressé parallèlement au glissement du Soleil sur la séquence principale et à laugmentation de sa température superficielle. Le volcanisme aurait été indispensable au recyclage continuel du carbone car sans lui le gaz carbonique aurait précipité en seulement 400 000 ans et leffet de serre aurait disparu. Lautre fraction de latmosphère vient donc des comètes 80% de la masse des comètes est constituée dune partie volatile qui a donc enrichie notre atmosphère. La vapeur deau sest condensée en océans dès que la Terre de la Terre est passée sous son point débullition (230 Celsius sous 30 atmosphères). Dans la fraction restante des comètes, on trouve du formaldehyde qui aurait polymérisé grâce aux ultraviolets solaire et formé une brume de particules solide dans la stratosphère. Lammoniac est dissocié en azote et en hydrogène , celui-ci séchappe car à ces températures, sa vitesse dagitation est très supérieure à la vitesse de libération terrestre. La température tombe à 100 Celsius. La composition de latmosphère: 80% de CO2, 10% de méthane, 5% doxyde de carbone et 5% dazote N2. Les pluies acidifiées par le CO2 attaquent les silicates. Les carbonates formées constituent des sédiments solides qui enterrent le CO2. La pression chute à 5 bars. Latmosphère terrestre est dabord restée dans un état intermédiaire doxydoréduction pendant les premières 500 millions dannées, grâce à lapport continuel du gaz des comètes. La grande quantité initiale de CO2 et la contribution réduite de N2 se sont imposées comme constituants majeurs. Le CO2 a disparu dans les roches calcaires (qui a elles seules contiennent léquivalent de 20 atmosphères) et lazote, inerte géochimique , sest accumulé au cours du temps et constitue aujourdhui la majeure partie dune atmosphère à la pression réduite. Les gaz réducteurs se sont photodissocies sous les ultraviolets solaires ou oxydés par la petite quantité doxygène libérée par la photodissociation de leau. Peu à peu latmosphère va senrichir en oxygène grâce à la photosynthèse des cyanobacteries (les premiers 5%), puis par les algues (environ 12%), et enfin par les plantes(4%) pour atteindre 21% de la pression partielle atmosphérique. Les principaux impacts cométaires saccompagnent du bouillonnement des océans et conduisent à de fantastiques éjections deau et de gaz vers lespace . De terribles ouragans se déchaînent et perturbent violemment toute la surface terrestre. Ces phénomènes se réduisent fortement voici 3,5 milliards dannées. Mais la vie dans de si terribles conditions fourmillent déjà sous une forme cellulaire dans leau chaude des premiers océans. 2 La vie : sources et cheminements 2.1 L'apparition de la vie Toutes les formes de vie terrestre ont une origine commune. Elles possèdent toutes les mêmes proportions datomes: 62% dhydrogène, 27 % doxygène, 8% de carbone , 2% dazote, 1 pour mille de phosphore, 1 pour mille de souffre, des traces de fer pour le sang des animaux, de calcium pour les os des vertébrés et des traces de magnésium pour la chlorophylle. Les atomes sont rassemblés en molécules. Toutes les formes de vie sont composés de 80% deau, rappel de lorigine aquatique. Les autres molécules sont les 20 acides aminés rattachés en de longues chaînes: les protéines. Seul lordonnancement des acides aminés dans les protéines les différencient. Les protéines se distinguent en 2 groupes: les structurelles qui constituent les organismes et les enzymes qui choisissent et orientent les réactions chimiques. Lassemblage des acides aminés pour constituer les protéines suit la codification imposée par les maillons de lacide nucléique (ADN et ARN). Cet acide nucléique est formé de molécules différentes des acides aminés: il sagit de 4 molécules: 2 purines et de 2 pyrimidines. Toutes deux ne sont que des combinaisons particulières dhydrogène, oxygène, carbone et azote. Entre lADN source du codage des protéines et lARN support pour leur constitution il nexiste quune seule variation dans ces 4 molécules La vie est donc basée sur 30 molécules: 20 acides aminés, plus les purines et pyrimidines servant au codage nucléique, et des molécules moins fondamentales pour lapparition du vivant (phosphate, sucre et lipides). Or toutes ces molécules nécessaires à la vie peuvent être produites à partir deau, dammoniac NH3 ou dacide cyanhydrique HCN pour lazote, de méthane CH4 ou de formaldéhyde H2CO pour le carbone. La synthèse de ces briques élémentaires dans les molécules de la vie semblent impossible sur Terre car latmosphère nétait pas réductrice au contraire de ce que supposaient initialement Urey et Miller. Mais toutes ces molécules de base sont présentes dans les nuages moléculaires où une lente synthèse à basse température se produit. Quels en ont donc été les vecteurs vers la Terre? Ces éléments sont présents dans les chondrites carbonées protégées de la fusion par leurs couches superficielles. Ils ont aussi été détectés dans les chevelures cométaires. Lapport des briques de la vie datent de laccrétion hétérogène aux premiers âges de la Terre. Il apparaît que les bombardements météoritiques voici 4 milliards dannées ont porte la croûte terrestre à la température de fusion en détruisant périodiquement toute tentative de développement de la vie. Celle-ci na pu enfin se stabiliser quaprès la fin du bombardement massif voici 3,8 milliards dannées. Le dépôt des poussières retombant des impact cométaires dans des bulles décume à la surface des océans forme le premier support envisageable pour la formation des premières parois cellulaires. Une autre possibilité est le dépôt de poussières dans des fonds argileux contenant des grains de montmorillonite favorables comme premier site. Ces dépôts se seraient formés dans des lagons ou dans de grands lacs subissant le phénomène des marrées. Composition
La vie ressemble moins à la Terre (silicate des rochers) quà la matière interstellaire. Le calcium est uniquement nécessaire aux animaux (coquilles, squelette). Le phosphore a été concentre dans les premières cellules probablement parce que les phosphates ont apporte de lénergie avant linvention de la photosynthèse par les algues bleues. 2.2 Caractéristiques de la vie Un organisme est vivant sil peut se reproduire et évoluer. La structure qui permet de stabiliser la série de réaction nécessaire est la cellule; la base du vivant. Son confinement par rapport au milieu extérieur est assurée par une membrane semi-perméable qui filtre les molécules en entrée et en sortie et maintien le milieu interne dans un état stationnaire mais loin de léquilibre thermochimique. Sa stabilité est assurée par des rétroactions négatives qui lui apportent une autonomie partielle de lenvironnement. Les substances sont apportées de lextérieur (nourriture), lénergie est apportée par le métabolisme et transformée en chaleur et en action , les produits non utiles des réactions sont évacués. 2.3 A la recherche de notre ancêtre Nous sommes constitues deucaryotes cest à dire de cellule à noyau . Les corps de Golgi (qui emmagasinent les produits du métabolisme) , les mitochondries (qui fournissent lénergie à partir de ladenosynetriphosphate ou ATP) et les chloroplastes (producteurs de chlorophylle pour les algues et les plantes) sont danciennes bactéries qui ont fusionnées avec leucaryote primitif. Le patrimoine génétique à base dADN est lui-même protégé par un noyau. Au contraire, les procaryotes (archeobacteries et bactéries) ne sont que de petites cellules ou lADN flotte librement La découverte des archeobactéries thermophiles a pu les faire apparaître un moment comme nos ancêtres. Or cela ne cadre pas avec lhypothèse plus probable dorganismes primordiaux base sur lARN et non sur lADN. Apparemment les bactéries et les archeobactéries forment deux familles distinctes et non pas originelle de notre propre famille les Eucaryotes. Notre ancêtre, le LUCA (Last Commun Ancester), serait commun aux trois familles. Les eucaryotes ne peuvent survivre au delà de 60C, les bactéries de 95C mais certaines archeobactéries peuvent résister à 110C. Or les bactéries dont les mécanismes cellulaires semblent particulièrement efficaces, ne semblent pas avoir pu donner naissance à des mécanismes beaucoup plus complexes présents chez les eucaryotes, tels lépissage (mécanisme utilisés pour la transcription des gènes, assemblages des régions codantes ou exons et élimination des régions non codantes ou introns). Les mécanismes moléculaires eucaryotes font penser au résultat dun bricolage artisanal qui aurait précéder les procèdes efficaces mais raffiné des procaryotes ( bactéries et archeobactéries). Or les briques de lADN (les desoxyribonucleotides) sont produites à partir des précurseurs de lARN ( les ribonucléotides). LARN a du inventer les protéines car la formation qui associe les acides amines entre eux dans les protéines est encore réalisée dans les cellules actuelles par une enzyme constitue dARN, un ribozyme (catalyseur ressemblant aux enzymes à base dADN). En fait lARN comme lADN peut transmettre de linformation et catalyser les réactions chimiques comme les protéines. Or les organismes à base dADN sont aisément thermophyles si les éventuelles cassures sont évitées par un milieu à forte concentration de sel ce qui nest pas le cas des organismes à base dARN, cette concentration de sel y accélérant les cassures. Les premiers organismes à base dARN seraient donc plutôt thermophobes et donc différents des archeobactéries. En fait la vie na pas due au départ se développer dans des bouilloires à haute températures en présence de la bonne concentration de magnésium pour éviter la destruction de lARN. La vie a du attendre linvention de lADN pour se développer dans des milieux à haute température. Le LUCA devait sêtre développé dans un environnement modéré de 20 à 50C.. Il devait être plus proche des eucaryotes que des procaryotes et possédait comme eux des mécanismes séparés pour la transcription et la traduction,. Ladaptation aux températures élevées a entraîné le couplage entre les 2 mécanismes, une réduction de la taille du génome et une augmentation de la rapidité des réactions cellulaires: la thermoréduction. En outre une enzyme connue, la reverse gyrase, nécessaire pour renfoncer les liens entre les 2 brins de lADN dans toutes les bactéries et archeobactéries thermophile aujourdhui connu na été constituée que tardivement dans lévolution car elle est le produit de la fusion de deux enzymes plus primitives. Et il nexiste aucun eucaryote thermophile connu! Les thermophiles ne sont donc pas des organismes archaïques mais modernes. Il apparaîtrait également que la thermophilie des bactéries est une adaptation récente qui se serait produite plusieurs fois et indépendamment dans cette famille. En outre il existe des archeobactéries psychrophile cest à dire aimant le froid! En fait il faut perdre de vue la vision primitive et darwinienne de lévolution comme un processus visant à ladaptation dans la complexification. La vie est opportuniste; elle utilise des ressources utilisables mais non prévues à cet effet et elle peut adopter la simplification plutôt que la complexification pour sa survie. La présence fortuite chez les archeobactéries vivant dans le froid de lipides permettant la résistance à haute température pourrait être vue comme une illustration de cet opportunisme. A lheure actuelle il nest pas possible de trancher entre une origine chaude ou froide des archeobactéries. On peut imaginer que les procaryotes soient issus des eucaryotes par thermoréduction produisant dabord la création des archeobactéries thermophiles, que les bactéries soient une dérivée dune lignée particulière des archeobactéries, celles vivant dans le froid et que ladaptation à la thermophilie des bactéries se soient faites dans un second temps. Dautres scenariis de création des eucaryotes reposent sur la fusion dune bactérie et dune archeobactérie. Et, même si la vie est apparue à haute température, elle a due se développer à basse température seule compatible du développement du monde base sur lARN. Les bactéries posséderaient une masse totale proche de la masse de lensemble des plantes terrestres qui ne sont responsable que de la photosynthèse , les procaryotes étant responsables de tous les autres processus chimiques tels la constitution de lazote moléculaire de tous les organismes vivants. Ces organismes en général asexués acquièrent leurs diversités par des processus de mutations extrêmement rapides . On peut sattendre à ce quun gène partage par toutes les bactéries acquiert 4 mutations simultanées toutes les 10 minutes. Plus de 90% des bactéries viendraient des sous sols marins et terrestres participant à la transformation géochimique de la Terre. En fait le monde vivant est séparé en virus et organismes cellulaires (eucaryotes et procaryotes). Les virus actuels ont besoin dinfecter des cellules spécifiques pour prospérer. Or le génome des virus est une mosaïque de génomes de virus antérieurs formes par recombinaison ce qui complique la reconstitution phylogénétique. Les organismes cellulaires ont tous les caractéristiques semblables: génomes sous forme ADN-ARN, ADN (enzyme synthétisant un nouvel ADN à partir dun brin dADN matrice), machinerie de transcription (synthèse dun ARN messager à partir dune matrice dADN) et de traduction (synthèse des protéines à partir du message de lARN), systèmes énergétiques. Toutes ces caractéristiques nont pu apparaître simultanément chez le premier organisme vivant. Lors de la phase prébiotique ont du être mis en place les mécanismes de réplication des acides nucléiques et du code génétique permettant le passage de lacide nucléique aux protéines. Or des virus non adaptes aux températures élevées ( avec une tête et une queues pour le déplacement) semblent plus ancien dans la généalogie que les virus à tige raide et filamenteuse pouvant résister à de hautes températures. En outre, on observe des similarités entre les ARN polymérases des mitochondries qui sont dorigine bactérienne et les ARN polymérases produit par des virus consommateur de bactéries. Il semble probable que lorganisme cellulaire ait acquis une ARN polymérase dorigine virale; les virus auraient été une étape nécessaire et antérieures à lépanouissement des organismes cellulaires. Mais ce champ de recherche virale en est à son début du fait de la diversité virale étonnamment plus grande que la diversité cellulaire. Tableau des caractéristiques
Filiations
Sources La recherche n317 février 99 Les frontières du vivant 2.4 Evolution du message génétique La duplication des 2 rubans entrecroisées dADN engendre des erreurs de copie. Celui-ci remarquablement constant est de 1 par milliard de paires, cest-à-dire 10 erreurs à chaque duplication de cellules humaines. Cette précision est due à des mécanismes autoreparateurs qui repère et rectifient les erreurs de copie. Une conséquence des erreurs est que le ruban dADN sallonge continûment ( et relativement linéairement à raison dun facteur 10 à 20 par milliards dannées. Des parties des plus en plus longues du message sont donc incohérentes et inutilisés (les introns). Ces mutations sont en général sans impact mais peuvent révéler une caractéristique utile pour la survie et la reproduction de lindividu. La comparaison de séquences dADN permet de reconstituer les arbres phylogénétiques en déterminant le taux décart entre les organismes pris deux à deux. Ainsi du ribosome utilise par lADN pour constituer des protéines au moyen dacides amines. La recopie de la séquence codante de lADN dans un ARN messager qui sort du noyau et rencontre les ribosomes. Celui-ci, formé dARN et de protéines, glisse le long de lARN messager et le recopie à laide dARN de transfert. Ceux ci sont des bouts dARN qui porte à une extrémité 3 bases non appariées et de lautre cote un acide amine. Si les 3 bases qui se collent à lARN messager sapparient aux 3 bases sur lARN messager, lacide amine associé sajoutent à la chaîne formant la protéine. Des ARN de transfert vont suivre en se succédant le chemin de lARN messager jusquà lachèvement de la protéine. Larbre qui en résulte est potentiellement constitué de 2 millions de branches et indique sans ambiguïté que une ramification et donc un nombre de branches qui se réduit en remontant la complexité. Cette ramification situe donc sa source dans une origine commune, même si le type dorganisme na pu être clairement identifié. Un système vivant est une structure dissipatrice ouverte sur lextérieur qui augmente son organisation interne en rejetant vers lextérieur des molécules dorganisation moindre. La croissance vers des organisations de plus en plus complexes est liée à des phénomènes non linéaires qui apparaissent lors des rétroactions (autocatalyses, inhibitions, activations). En outre les organismes vivants se sont constitues progressivement. Ainsi on évoque les hypercycles constitue dune association de rétroactions chimiques qui agissent lune sur lautre. Si lune des réactions est moins adaptée, elle tend à faire disparaître lhypercycle, sinon elle le renforce. Il y a donc conjugaison mutuel deffet. Il sagit dun mécanisme darwinien de sélection au niveau chimique. 2.5 Les voies de recherche Depuis les premières expériences en 1953 de Stanley Miller produisant la moitié des acides amines nécessaire à la vie dans une atmosphère réductrice, les progrès expérimentaux sont faibles. La prolifération de molécules semblables dans la soupe produite semble en effet bloquer le développement de substances plus évoluées. En outre, les géophysiciens penchent plutôt pour une atmosphère oxydante à base de gaz carbonique et non pas de méthane. Certains ont vu dans lespace, les germes de la vie. Si la production de nombreux acides amines dans les nuages moléculaires semblent indiquer la prolifération des ingrédients nécessaire à la vie, le support de son développement nest toujours pas connu. Certains ont imagine les comètes , pour dautres les sources thermales profondes. Dans les deux cas, il semble peu probable que la vie se soit développée dans des conditions si extrêmes, bien quun scénario crédible repose sur lassimilation de carbone du gaz carbonique par réactions avec lhydrogène sulfureux par une molécule " primordiale " à la surface de pyrites dorigine volcanique. Mais la température de 300C du fluide semblent compromettre le développement dune chimie prebiotique. Une voie intéressante semblent de toute façon être lutilisation de certains minéraux comme matrice. Les cristaux dargile ont été considérés comme de bons candidats par Desmond Bernal dès les années 50. Largile dont les cristaux peuvent croître est aussi un bon candidat, la matière organique constituée en brin dacides nucléique gagnant finalement son autonomie par rapport à sa matrice. Ces brins auraient constitues des " ARN " primitifs, simplifies. LARN est capable de synthèse chimique et les voies de recherche se tourne vers la sélection dARN in vitro , afin de sélectionner des formes qui auraient pu exister dans le passé. Létude des cellules actuelles et leur mode de fonctionnement apparemment inutilement complexe pourraient également être la trace des chemins de traverses qua emprunte la vie. En quelque sorte, des résidus fossiles. Reste lintérêt des recherches de la chimie prebiotique sur Mars, Titan ou Europe qui peut guider fortement les axes détudes en évolution prebiotique... 2.6 Lépopée de la vie Pendant plus de 2 milliards dannées, la Terre ne connaîtra que les bactéries. Il y a 3,4 milliards dannées (voire 3,8 milliards), des organismes monocellulaires sont apparues qui telle la bactérie de lacide lactique fermentait des molécules organiques fournis par les météorites ou les comètes. Puis vinrent les algues bleues monocellulaires qui, par lintermédiaire de la photosynthèse, extrayèrent le carbone du gaz carbonique et en rejetèrent loxygène. La teneur en oxygène de latmosphère atteignit 1 %. 3 groupes se forment les urcaryotes (notre lignée) , les bactéries (qui gouvernent notamment une grande part des processus géochimique de la planète) et les archeobactéries qui ne résistent pas à loxygène et sont aujourdhui réfugiés dans des niches (les sources sulfureuses pour les thermoacidophiles , les tubes digestifs ou les marais pour les methanogenes qui utilisaient lhydrogène aujourdhui disparu de latmosphère). Grâce à laugmentation de la teneur en oxygène et à la formation consécutive de la couche dozone protectrice des ultraviolets , les bactéries ne restent plus confiner en eau profonde. La sexualité, croisement de patrimoine différencié pour multiplier les expériences apparut voici 1 milliard dannées. 2.7 L'explosion du Cambrien Voici 600 millions dannées les océans virent lexplosion de formes de vies multicellulaires très diversifiées dont une infime fraction survécue. Les continents demeuraient totalement stériles. Voici 350 millions dannées les premières plantes apparurent, ainsi que les insectes qui colonisèrent les continents. Lapparition des plantes à fleurs et les phénomènes de symbioses avec les insectes étendit rapidement la couverture végétale. Lorganisation des insectes devint encore plus efficace dans une dernière période avec lapparition des insectes sociaux, il y a un peu plus de 100 millions dannées. Les plantes en consommant le CO2 ont fait diminuer très fortement leffet de serre, en augmentant parallèlement loxygène jusquà sa teneur actuelle. La diminution de CO2 a réduit la masse végétale. Mais loxygène demeuraient un poison. Une nouvelle branche est donc apparue peu après les insectes pour profiter cette ressource inexploitée en le respirant: nous -mêmes, les animaux. Tout dabord vinrent les amphibies , stade intermédiaire entre les animaux terrestres et aquatiques., puis rapidement des animaux purement terrestres reptiles puis mammifères. Les premiers de cet ordre animal apparurent voici 250 millions dannées. La réaction fortement exothermique basée sur la respiration de loxygène permirent aux animaux un déplacement continu sur la Terre pour profiter de la couverture végétale , un déplacement également véloce ce qui permit dintégrer les insectes dans la nourriture ainsi que les animaux dans la poursuite du combat aquatique. 2.8 Le choix Les plantes détournent 25% du CO2 à leur propre usage depuis 350 millions dannées. Lorsquelles meurent une partie du carbone produit de la décomposition de la matière organique soxyde et retourne au CO2. Lautre partie passe dans le sol. Les hydrocarbures sont le résultat de cet enfouissement du carbone dans le sol, essentiellement par les plantes luxuriantes du Carbonifère. Aujourdhui lHomme expulse les hydrocarbures dans latmosphère ainsi que des composants soufrés. Ces deux éléments tendent à augmenter rapidement leffet de serre. Des produits dérivés tels les fluorocarbures ont également un effet destructeur sur la couche dozone. Le taux de gaz carbonique a ainsi augmenté de 25% depuis le début du siècle. Du fait de limportance de locéan et des dizaines de facteurs entrant en jeu, il est difficile destimer lévolution de la température. Seule une variation dun degré a jusqualors été constatée. Mais la poursuite de ce mouvement peut conduire à deux situations. Si la rétroaction naturelle permet la limitation de leffet de serre et, malgré la diversité des rejets notamment soufrés, la température resterait dans la gamme déjà atteinte avant le Carbonifère (élévation de 10 à 15 degrés) Si la rétroaction ne compense pas leffet de serre une rétroaction positive peut apparaître et la divergence engendrée peut à terme provoquer une augmentation incontrôlable de la température et la disparition des océans. Ce qui est essentiel est que les modèles ne permettent pas en létat de conclure formellement sur limpossibilité de cette divergence thermique. Résumons lhistoire terrestre -4,55 milliards dannées Formation de la Terre -4,45 début du bombardement terrestre par astéroïdes et comètes. Formation de la Lune par collision de la Terre avec une miniplanète. -4,3 fin du bombardement météoritique intensif -4 apparition de socle continentaux par accumulation des carbonates -3,8 apparition de la vie à partir des acides aminés du coeur des chondrites carbonées (météorites) -3,6 fin du bombardement cométaire intensif -2,7 apparition des premières algues bleues et des eucaryotes - 2 profusion des algues bleues (montée de loxygène atmosphérique à 1%) -1 apparition de la sexualité -0,6 apparition des formes multicellulaire -0,4 apparition des premières plantes terrestres -0,3 condensation du gaz carbonique par les plantes (loxygène monte à 21% et le gaz carbonique disparaît) -0,2 apparition des grands ordres animaliers: reptiles , mammifères et oiseaux -0,1 stabilisation des insectes sociaux -0,04 apparition des primates Que fera lHomme ? |
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