| Lorigine cosmique de la vie Partie 2 par Laurent Gruel Ste Montaine 1998 |
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| 1 Comment former une Terre
aqueuse?
2 La vie : sources et cheminements
3 Un écosystème en interaction: impact sur lévolution
5 Le Grand Comment: la question de lanthropocentrisme 5.1 La Question 5.2 La grande corrélation Annexe Lexistence ou la structure du Monde Références |
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| 3 Un écosystème en interaction: impact sur
lévolution 3.1 Léquilibre Soleil-Océan-Atmosphère Latmosphère terrestre est une fine pellicule de gaz dont lépaisseur est le centième du rayon terrestre. Ce fluide transporte la chaleur engendre par le moteur thermique; la majeure partie de lénergie est dissipée par les vents, plus que par les marées, les courants océaniques, la dérive des continents et la convection du manteau terrestre réunis. La composition de lair sec est remarquablement constant sur létendue du Globe (78% N2 produit par dégazage des roches et qui saccumule car géochimique inerte, 21% O2 produit par la vie et qui se recycle constamment entre latmosphère , les océans, la biosphère et les roches sédimentaires, 1% Ar produit par décomposition radioactive dans le manteau et la croûte terrestre et dégazée par les volcans). A loppose la quantité de vapeur deau varie de quelques millièmes à 4% du volume. Leau est surtout sous forme liquide, locéan condensant léquivalent de 300 atmosphères exclusivement deau La quantité en gaz carbonique comme la quantité de vapeur deau est fixée par les vitesses de réaction déquilibre liant le réservoir atmosphérique aux réservoirs de surface. Si le CO2 forme 340 parties par million de lair sec, le réservoir atmosphérique est moins important que le réservoir océanique et que le réservoir de carbone des roches calcaires (qui contiennent à elles-seules léquivalent de 20 atmosphères exclusivement de dioxyde de carbone). Le seul autre gaz essentiel est lozone (O3) dont la densité atteint son maximum vers 30 km daltitude: 12 parties par million La photodissociation de loxygène moléculaire par les ultraviolets permet de libérer des atomes doxygène qui se combinant à lO2 forment lozone qui à linverse filtre les radiations ultraviolettes. Des réactions détruisent parallèlement lozone notamment des réactions à base de chlore. Le flux solaire est de 1367 Watts effectifs par mètre carre à la limite de latmosphère. Latmosphère et la surface en réfléchissent 30% (lalbédo) notamment par les nuages, les poussières, les molécules atmosphériques et la neige. Le déboisement augmente la réflechissement. La température équivalent des 240 Watts réfléchit par la Terre est celui dun rayonnement thermique de corps noir de -18C; latmosphère en réabsorbant le rayonnement thermique infrarouge et en le réémettant vers la terre et les océans permet de faire passer la température moyenne du globe à 14 ou 15C. Les déséquilibres locaux dénergie absorbée ou réémis en surface créent des gradients thermiques horizontaux ou verticaux dans latmosphère. La Terre absorbe plus dénergie aux basses latitudes quaux hautes latitudes. Plus de la moitié de lénergie est absorbée par la Terre, le reste par latmosphère. La conjonction de ces deux faits conduit à une température qui décroît de léquateur aux pôles et des basses altitudes vers le haut de latmosphère. Il existe ainsi une couche froide stratosphérique qui empêchent une forte évaporation des océans (sur Venus labsence dune telle couche aurait contribué à la divergence des températures). Les grandes cellules de convections relient lair chaud et humide de léquateur à lair chaud et sec des latitudes tropicales. Lair qui sélève se refroidit entraînant dintenses précipitations entre les latitudes +/-10 (zone de convergence intertropicales). Lair rendu sec se dirige vers les pôles et passe sur les régions subtropicales particulièrement sèches; les grands déserts se situent entre 10 et 35 de latitude. Au delà les courants Est - Ouest entraînés par leffet Coriolis déterminent lécoulement dair; les masses dair emprisonnées entre les crêtes et les creux des longues ondes atmosphériques caractérisent les mouvements des zones de hautes et de basses pressions et donc le temps sur les latitudes moyennes. La disposition particulière des chaînes montagneuses de part et dautre de lAtlantique Nord font que lair shumidifie lorsquil traverse lAtlantique; les eaux océaniques de surface se concentrent en sel et se densifient; elles plongent et amorcent une circulation globale qui redistribue le sel. La circulation atlantique engendre le Gulf-Stream et amène des eaux de 8 degrés au-dessus de celui qui descend vers le Sud; le doux climat européen en découle. On explique les glaciations récentes par un soudain apport diceberg venant du Canada qui, diluant la quantité de sel, interrompent la circulation du Gulf-Stream. Tout arrêt affecterait à Dublin le climat du Spitzberg et ceci en moins de dix ans. Il faudrait des centaines de milliers dannées pour que la diffusion du sel du fond vers la surface diminue suffisamment la densité abyssale pour réamorcer une circulation océanique. La modification climatique est globale car larrêt des courants de circulation dans lAtlantique modifierait les vents de latmosphère tropicale. Une modification des cellules de convections tropicales réduit à terme la quantité deau froide remontant à la surface du Pacifique; un phénomène de type El Nino senclenche pour au moins un millier dannées avec des précipitations considérables sur les zones tropicales américaines et une sécheresse sur lOceanie et lAsie de lEst. 3.2 Le chaos et la vie Léquilibre des climats: le couple extraordinaire Terre-Lune Léquateur terrestre est incliné de 23 degrés par rapport au plan de son orbite. Or leffet conjugué de la Lune et du Soleil sur le renflement équatorial terrestre induit un mouvement de précession sur laxe de rotation de terrestre qui lui fait décrire une rotation dune période de 26000 ans autour dun axe fictif. Ce mouvement du type subit par une toupie en rotation lorsquelle subit une poussée latérale et découvert par Hipparque voici 23 siècles est la précision des équinoxes. Linfluence à long terme des autres planètes fait aussi subir à laxe terrestre des variations de lordre de 1,3 degrés responsable des périodes de glaciations et de réchauffement. Mais labsence de la Lune qui compte pour 2/3 dans leffet de précession des équinoxes induirait une précession dune période de 75000 ans et non plus de 26000 ans, entrant en phase et donc en résonance cumulative avec les perturbations des autres planètes. Le résultat en serait des variations typiques de lorientation de laxe terrestre de 50 degrés en 2 millions dannées ce qui est incompatible du rythme dadaptation possible de formes de vie supérieure. En fait pour des durées de rotation terrestre de 12 à 48 heures linclinaison de laxe, sans la Lune, pourrait varier chaotiquemnent de 0 à 85 degrés. La Lune dont lorigine serait laccrétion de débris résultat de la collision entre la Terre et une planète de la taille de Mars au tout début de son histoire serait donc une présence nécessaire pour lépanouissement de la vie évoluée, un phénomène probablement rare... Il ne suffit donc plus de trouver une planète à bonne distance de son Soleil pour que la vie évoluée y soit possible. Là où la connaissance du chaos rejoint celui de la vie dans lunivers. 3.3 Les nouveaux départs de la vie: Soleil - Astéroïdes - Jupiter Le terme chaos signifie être lobjet de variations soudaines dues à une cause si minime quelle apparaît imprévisible. Dans le cas de la ceinture dastéroïdes, il a été déterminé par Jacques Wisdom que les perturbations de Jupiter sur les astéroïdes de période tierce par rapport à la période orbitale de Jupiter modifient progressivement leurs trajectoires au point que lexcentricité de leur pseudo-ellipse saccroît et quelles finissent par percuter la Terre ou Mars, doù leur progressive raréfaction. Au contraire de la résonance 3/1, les résonances 3/2 ne correspondent pas à une zone chaotique car les astéroïdes ont tendance à y être regroupés: il sagit dun puits de stabilité. Dans le cas de la résonance 2/1 , il sagit dune zone où la densité se réduit progressivement mais lhypothèse du chaos est insuffisante pour expliquer ce déficit car ces astéroïdes loins de la Terre et de Mars ont une très faible probabilité de les percuter et de disparaître. En outre des astéroïdes sur des orbites chaotiques peuvent être confinés dans des régions précises. On parle de chaos stable grâce notamment à une périodicité qui les empêche de frôler Jupiter (remember Schoemaker-Levy comet...). Si les rapports de périodicité ne sont pas entiers, linfluence du corps massif nest pas périodique et ne permet pas aux trajectoires de diverger. Concernant les 130 astres actuellement recensés dont les trajectoires coupent lorbites terrestres, aucun ne devrait heurter la Terre durant les deux prochains siècles. Mais les collisions passées avec des astéroïdes ont eu des effets dévastateurs provoquant léquivalent dhivers nucléaires et détruisant toute la chaîne écologique. Ceci a probablement engendré des phénomènes dextinctions massives et des reinitialistions du processus de lévolution. 4 Lorigine des origines Création des galaxies et matière invisible La formation en moins dun milliard dannées après le Big-Bang des premières galaxies nécessite de faire intervenir des germes de concentrations avant même la formation des premiers atomes et lémission du Fonds Diffus Cosmologique. Lorigine de ces fluctuations nécessaires nest pas connue. Une simple amplification de variation primordiale relie aux incertitudes quantiques apparaît insuffissant. Dautre part, la densité de lunivers déduite des mesures des éléments primordiaux (Deutérium, Hélium, Lithium) et lhypothèse de relativité qui suppose une densité homogène dans lunivers aboutit à une densité moyenne en accord avec la densité déduite de la stabilité des amas. Mais cette stabilité des amas est incompatible avec les vitesses moyennes mesurées des galaxies formant les amas Elle peut être assurée que si la densité de matière attractive est environ dix fois celle de la matière détectée par rayonnement. Cette densité déduite de lhypothèse de stabilité des masses (théorème du Viriel) est donc proche de celle déduite des modèles de nucléosynthèse pour les proportions observées. Mais de quoi est constituée cette matière invisible ? Peut -être dune matière classique mais dont les valeurs de masses doivent être révisées: neutrino massif?). Peut-être dune matière exotique déduite des modèles dunification des forces de la Nature mais nos laboratoires ne nous permettent pas pour le moment de détecter ces classes nouvelles de particules. La rencontre des infinis Le découplage lumière-matière: Fiat Lux et premiers atomes Les fluctuations fractales (ou une forme particulière de matière insensible au lissage par expansion) : les germes de concentration à l'origine des amas galactiques<700 000 ans La durée de vie du neutron libre: un quart d'heure pour créer la matière primordiale Dissymétrie de la désintégration faible: la matière comme le milliardième du monde L'interaction photon-photon producteur de matière antimatière 10 -34s La grande transition: la naissance des interactions 10-35s Le vide plutôt que rien: Heisenberg 10-43s Quelques idées sur la création |
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