| Lorigine cosmique de la
vie Partie 3 par Laurent Gruel Ste Montaine 1998 |
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| Comment former une Terre aqueuse?
2 La vie : sources et cheminements
3 Un écosystème en interaction: impact sur lévolution
4 Lorigine des origines 5 Le Grand Comment: la question de lanthropocentrisme 5.1 La Question 5.2 La grande corrélation Annexe Lexistence ou la structure du Monde Références 5 Le Grand Comment: la question de lanthropocentrisme 5.1 La Question La science dans les derniers années du siècle a été marquée par la découverte de liens profonds entre toutes les échelles du cosmos. Lorigine de cet univers infiniment grand ne peut être compris sans un modèle décrivant la genèse des particules élémentaires et leurs interactions. Lorigine du vivant ne peut lui aussi être déterminée sans la compréhension des phénomènes chimiques décrivant la genèse du métabolisme et du support de linformation génétique. Lapparition de lhomme, et cest la grande nouveauté, ne peut être séparée de la chaîne à toutes les échelles et à toutes les époques des interactions nucléaire, gravitationnelles et électromagnétiques et surtout aux valeurs remarquables des paramètres associés à ces forces. Nous ne savons pas aujourdhui si ces paramètres sont libres ou contraints. Nous ne savons pas si lunivers est unique ou multiple. Et sil est unique sil aurait pu être autre. Le fait majeur est que limprobabilité apparente du phénomène du vivant impose une vision de ce que lunivers tout entier constitue. Cest lapproche anthropomorphique de lorigine voire de la signification de lunivers. Il existe deux versions de cette approche. La première est dite faible. Elle détermine quelles sont les contraintes imposées à lunivers pour le rendre compatible avec la présence dobservateurs. Elle vise à estimer des intervalles acceptables pour les paramètres des lois fondamentales. Au vu de limprobabilité dun hasard chanceux ayant conduit aléatoirement à lHomme dans un univers unique, cette approche conduit à deux conclusions possibles. Lunivers pourrait être multiple, et nous serions dans un de ceux bénéficiant dobservateurs. Nous pourrions aussi nous trouver dans une zone de lunivers propice à la vie où lunivers pourrait avoir évolué pour quà notre époque la vie soit possible. La seconde approche anthropomorphique de lexistence de lunivers est dite forte. Elle justifie à rebours lunivers comme prenant sa source dans la nécessité de lHomme; lUnivers prend sa source dans la conscience de lui-même. Cette approche affirme le lien profond entre lorigine de lUnivers et celle de lHomme. Cette seconde approche se penche sur laspect extraordinaire du phénomène de conscience qui nous permet de comprendre nos racines et dexprimer toute notre liberté dans le cadre rigide des lois fondamentales. Elle mène à une recherche de la similarité entre lunivers et lhomme. Elle pose la conscience de lunivers par lhomme comme le fait essentiel par lequel lunivers prend source. Elle aboutit à deux idées opposables: la notion de volonté initiale immanente à lunivers visant à créer lhomme (Dieu fait lhomme) ou lidée linverse de lUnivers comme une construction humaine (lEsprit de lHomme est Dieu). La question fondamentale qui nous est posée est lintelligibilité du Monde. Lapplication de modèles par le filtre de la quantification mathématique nous a permis une description du Monde. Cette application est elle une construction de lHomme par lequel nous donnons un sens et une cohérence? Pourquoi les Mathématiques ? Le Monde peut être décrit par les mathématiques qui reflètent ses ordonnancements et les relations que la Nature a établit dans chacune de ses parties. LHomme dispose de la capacité délaborer un modèle mathématique de ces propriétés. Les mathématiques reposent sur nos capacités de dénombreurs et de géomètres. La capacité de quantification a été donné à lHomme car il dispose de capacité grégaire et doit procéder à une répartition des biens entre les membre de son groupe. Il lui faut donc compter ses biens et ses troupes. La capacité de géométrisation est nécessaire pour tout animal qui se déplace dans un environnement variable. A lair libre, la vue est loutil le plus adapté car linformation quil procure est immédiate et disponible tout du long du temps de veille. La vision binoculaire de loutil lui a permis de développer ses capacités de chasseur. Lacquisition du sens de la vision a donc été la pierre angulaire de la géométrisation . Fort de ces deux nécessités de survie et de développement social, lHomme a acquis des outils mentaux qui lui permettent de modéliser son environnement et dappréhender la Nature. Il y a donc correspondance entre un besoin de survie et un besoin culturel; loutil a pu être détourné. Néanmoins, même si loutil sest révélé formidablement prédictif et productif, létonnement devant notre propre compréhension, doit toujours être tempéré par lidée que nous ne comprenons que ce qui existe à notre échelle. La physique quantique remet en cause la notion de séparation et de commutation; la quantification paradoxale ne marche plus si bien. De même au niveau macroscopique, des notions dinfinitude se font jour et lintégration dans le cadre mathématique trouve ses limites. La recherche des ordres de cardinalité (les transfinis) se développe autour de cet axe. Même à notre échelle, limprécision de la mesure enlève progressivement à nos outils la capacité de prédiction (le chaos). La notion même de mathématique, construction axiomatique du monde, trouve aussi ses limites car il existe des ensembles de propositions autocohérentes distinctes les unes des autres (plusieurs modèles mathématiques) et, dans le cadre dun ensemble axiomatique, il existe des propositions indécidables. Pourquoi dit on que la vie est improbable? Un processus informatique est le passage entre 2 états. Le support peut être de types très différents (mécanique, électronique, optique, biologique). La vie est la modification progressive du programme par linteraction avec lenvironnement (pression sélective ou opportunité nouvelles afin dutiliser cet environnement dune façon optimale, dans le sens de la croissance physique et de la pérennité, dont une forme est la duplication. La conscience est laptitude à utiliser sa mémoire afin de modifier sa réaction vis-à-vis de lenvironnement. Sous ces définitions un grand nombre de process semblent conduire à la conscience. Ceci tend à indiquer que des lois naturelles différentes des nôtres peuvent également aboutir à létat de conscience selon des temps plus ou moins long. La perception de la durée de lunivers par lêtre conscient sera toujours à léchelle de son rythme de conscience; une conscience à transition lente dans un monde évoluant très lentement aura la même perception de la durée de lEvolution que nous mêmes. Le fait de nous focaliser sur limpossibilité de la vie sans des conditions particulières nous fait oublier lopportunisme des processus naturelles qui conduit par les phénomènes aléatoires aboutit à des formes dauto organisation étonnantes. La structuration dune étoile massives est à peine moins étonnante que la vie elle-même. Les théories physiques tendent à indiquer que la structure du Monde en lois naturelles et en couplage matière-interaction est un processus naturel mais on peut imaginer des lois modifiées dans leurs formes et leur intensité peuvent peut être varier. Des constantes naturelles différentes aboutiraient à dautres formes dorganisation. Le problème qui se pose alors est la lutte entre les processus dexpansion cosmique (et de dilution des ressources) et de lauto-organisation; en fait la marge des paramètres cosmiques est limité pour aboutir à des formes dauto-organisation consciente avant lépuisement des ressources. Une constatation: la séparation de lunivers en domaines indépendants et lhypothèse dun univers connecté sans rupture dun domaine à lautre nous a permis une description susceptible de conduire à évaluation, à confrontation avec la mesure. Et si une non séparabilité ou une imprécision sintroduit dans les modèles la prédiction absolue est remplacée par une prédiction relative en terme de probabilité; lunivers reste confronté à la mesure même si lerreur prédictif est admissible. Nous sommes confrontés à un dilemme. Si les paramètres du Monde sont libres, alors notre venue est surprenante, improbable et nous nous posons alors la question si lunivers observé nest quune petite partie dun grand tout (univers multiples ou univers dans les lois évolueraient dans le temps). Si les paramètres du Monde sont contraints, alors nous nous demandons pourquoi le sont ils ainsi? Ny a t-il pas volonté initiale ou la question nest elle pas faussé par légocentrisme? Il nexiste plus à vrai dire décole qui séparerait fondamentalement le processus de vie du processus conduisant à la conscience. Tout au plus lapparition de la conscience ajoute une improbabilité supplémentaire mais la notion dexister semble juste un effet de la confrontation entre la perception du présent et la mémoire du passé immédiat. Cette mémoire est une référence nécessaire à cette capacité de prévision qui sest développée dans la lutte pour la survie. La création de la mémoire immédiate et de la mémoire à long terme notamment chez les mammifères supérieurs introduit donc naturellement la notion de temps qui sécoule et donc la notion de conscience. Les espèces animales ont donc accédé progressivement à la conscience par lintégration dun modèle de lenvironnement qui leur a permis de photographier, dintérioriser le Monde, entité externe par définition. La vrai question nest donc pas létonnement devant lapparition de la conscience mais bien de savoir si la vie en soi est remarquable par rapport aux autres processus évolutifs de lunivers. La vie est la réunion du métabolisme (qui permet de maintenir une structure dissipatrice, ouverte sur lextérieure) et dune double capacité de capitalisation transmissible de lacquis adjointe dune diversité pour assurer la flexibilité et la résistance face au changement denvironnement. Elle assure des îlots temporaires dordre face à une marée de désordre croissant (lentropie). Lexistence dun tel processus est elle remarquable? Ny a t-il pas dans ce même univers dautres phénomènes tout aussi remarquables de complexité même sil nont pas conscience en devenant des observateurs, dans un acte de séparation davec le Monde. Et sil était possible de changer les paramètres, ny aurait il pas plus remarquable encore que la vie dans notre univers, cette vie étant caractérisée par une conscience limitée dans le temps et dans lespace. On pourrait par exemple imaginer, un univers qui intrinsèquement par sa structure et ses lois formerait une conscience globale et insécable tout en gardant une capacité dévolution. Une sorte dhypothèse Gaïa à léchelle dun univers. Dans lhorizon de la connaissance, on introduit les valeurs des constantes de la nature mais on oublie la non linéarité cest a dire la sensibilité aux conditions initiales. Nexiste t-il pas des processus qui, sans lindétermination quantique, nécessitent un temps plus élevé pour la mesure que le temps nécessaire au processus pour évoluer dune grandeur supérieure à la précision ? 5.2 La grande corrélation Tableau des processus conduisant à lapparition de la Vie et au développement de la conscience
Lexistence de la vie est le fait dun enchaînement surprenant des forces fondamentales qui gouvernent la physique ce qui se concrétise par une organisation de lunivers à toutes les échelles qui tend à rendre la vue possible. Examinons les faits à caractères astronomiques ou astrophysiques qui ont un large impact sur notre existence. Nous partirons des objets les plus proches et les plus évidents pour remonter progressivement vers des aspects plus abstraits. Un premier fait surprenant; la nécessité de la Lune. La Lune permet une stabilisation de laxe de rotation terrestre qui lui semble nécessaire pour une vie évoluée. Une lune trois ou quatre fois plus petite et cest tout le climat terrestre qui varie erratiquement (un monde seulement peuplé dinsectes?). Le rapport des masses de la Terre et de la Lune rapporté à leur distance et limportance des marées engendrées a permis le brasage de matière prébiotique sur les premières berges continentales. Si aujourdhui la part du Soleil par rapport à la Lune dans le phénomène des marées est de 1 pour 2, la Terre a sa création tournait sur elle même en une dizaine dheure; la Lune était donc 2,4 fois plus proche, leur attraction mutuelle 6 fois plus grande et le Soleil ne comptait que pour un douzième dans les marées océaniques. Le modèle le plus couramment admis pour la formation dune Lune à la composition sensiblement différente de celle de la Terre est quelle serait le résultat dune collision entre la Terre et un astre dune dimension comparable à celle de Mars; une Lune sensiblement plus grosse aurait effectivement pu être captée par la Terre mais la probabilité dune stabilisation naturelle est faible et une collision de la Terre avec un astre sensiblement plus gros aurait pu la détruire. En outre il existe des limites de résistances de la flore fragile du littoral aux effets de marée engendrées par une Lune imposante; là encore la vie évoluée aurait été en danger. Le Soleil par sa stabilité (4,5 milliards dannées derrière nous et 1 à 2 milliards dun température supportable devant nous) par sa distance, permet une coexistence de leau sous ses trois formes (eau, vapeur et glace) sur une Terre dont latmosphère nous fait passer dun -23°C théorique à 15°C en moyenne grâce à elle. Leau sous forme de vapeur ou deau est une évidente nécessité pour la vie telle que nous la connaissons (et un autre type nest que spéculation chimiquement bien moins probable). Mais la glace? Un des principaux intérêt de la glace est sa régulation de la quantité de sel dans les océans: les océans sont plus productifs en phase de glaciation. Ces glaciations sont dues à la disparition progressive du CO2 absorbé par les carbonates et la diminution consécutive de leffet de serre. Mais à quoi est due ce que les paléontologues appellent lexplosion du Cambrien cest à dire lexplosion de formes de vie multicellulaire il y a seulement 1 milliards dannées après environ 4 milliards dannées de stagnation; peut-être à une plus grande variabilité climatique et à des variations denrichissement en calcium de la mer ... Et Jupiter ? Même si son influence gravitationnelle directe semble faible, lastre majeur du système solaire semble avoir été essentiel à lapparition dune vie intelligente sur Terre! Ayant empêché par effet de marée , la formation dune planète à environ 300 millions de kilomètre de la Terre , entre Mars et Jupiter, une ceinture dastéroïde a pris la place de cette petite planète manquée. Les phénomènes de résonances entre Mars et Jupiter permettent ainsi le décrochement des astéroïdes de leurs orbites Il est évident que les plus gros astéroïdes sont les plus rares mais à léchelle de millions ou dizaines de millions dannées, leurs collisions avec la Terre provoquent des cataclysmes parfois refondateurs pour lévolution de la vie en réinitialisant le développement des espèces et en multipliant les essais de complexité. On recherche aussi dans le ciel une grosse étoile qui aurait pu croiser notre route, ayant bouleversée la ceinture dastéroïdes pour en projeter un ou plusieurs sur Terre voici 65 millions dannées, achevant lextinction des dinosaures par ailleurs déjà fortement entamée (les dinosaures étaient en diversité bien moins nombreux quau temps du maintenant fameux Jurassique). Cette étoile pourrait maintenant se trouver à plusieurs milliers dannées lumière, si lon considère la vitesse relative des étoiles (statistiquement une étoile de magnitude 12 à 5000 A-L). Les étoiles, nos grand-mères voraces et furieuses. Si tous les éléments légers jusquau carbone peuvent être expulsées des couches extérieurs de étoiles de taille moyenne lors de leur transformation finale en novae, la synthèse des éléments plus lourds aussi nécessaires à la vie ne peuvent être produit que par une supernovae qui aurait enrichie la nébuleuse protosolaire en provoquant sa formation par londe de choc de la supernovae. On a aussi essayé de retrouver dans notre bras galactique la région où se trouvait la ou les supernovaes qui ont présidées à notre naissance. Il a donc fallu plusieurs générations détoiles pour nous engendrer. Au moins plusieurs générations courtes de supernovae détoiles massives dans les premières phases de la Galaxie, ces générations détoiles massives ne durant que quelques millions à quelques centaines de millions dannées, suivi dau moins une génération lente détoiles plus nombreuses qui a formé les éléments chimiques intermédiaires en assez grande quantité (au moins 5 milliards dannées de durée). Mais la nébuleuse solaire a du seffondrer suite à londe de choc résultante dune explosion détoiles proches. Naboutit on pas au modèle dune toupie fécondante avec des bras lieux de densité accrue pour provoquer lenrichissement progressif en matériaux de plus en plus complexe de proche en proche, sur près de 10 milliards dannées? La Voie Lactée semble donc elle aussi nécessaire à notre apparition. Mais pourquoi le Cosmos a t-il cette densité, pourquoi tant de galaxies, est ce nécessaire? Dans un cosmos de 13 Milliards dannées la densité est denviron 1 galaxie semblable à la nôtre tout les 20 millions dannées - lumière. Mais lunivers à grande échelle (300 millions dannées-lumière) apparaissant uniforme, comme le démontre également le fond diffus cosmologique, isotrope, le lissage des fluctuations lors du Big-Bang nécessiterait un univers 10 fois plus massif que ce que les calculs de stabilité des amas de galaxies permettent destimer. Dans cette logique, une part allant de 90 à 99% de la masse de lunivers semble constituée de matière émettant excessivement peu ou pas du tout de rayonnement électromagnétique. A partir de cette masse initiale nous pouvons déduire la proportion des éléments légers ayant été générée par fusion nucléaire lors des premiers instants de lunivers en expansion. La proportion mesurée des éléments légers de lhydrogène au lithium implique une masse de lunivers proche de celle nécessaire pour expliquer la stabilité des amas galactiques et la forme des galaxies en interaction. 10% de la masse totale serait donc visible. Cette masse non visible est déduite de 3 facteurs principaux : un calcul équilibrant lénergie cinétique dun amas et son énergie de gravitation en considérant un amas en équilibre dynamique. Il est déduit de lobservation de galaxies en interaction. Il est également le résultat de la valeur de la masse dune matière non exotique, faite de particules déjà connue et qui redonne les densités des éléments fondamentaux produits lors de lexplosion initial si lon retient lhypothèse probable du Big-Bang. Moins dhydrogène aurait conduit à un appauvrissement du combustible initial des étoiles et à des étoiles de durée de vie plus courte. Plus dhydrogène supposerait dès le départ moins éléments lourds pour catalyser, faciliter la réaction de fusion et donc des générations détoiles plus longues. Mais le débat reste ouvert sur le taux nécessaire pour constituer des nébuleuses solaires aux proportions en éléments semblables au nôtre. Il apparaît que les dimensions dun Univers permettant la vie ne pouvaient guère être différentes de ceux que nous constatons. Examinons à présent les forces fondamentales qui impactent léquilibre du Cosmos Lexistence des réactions chimiques dépend très fortement de la " constante de couplage " électromagnétique, qui correspond à la charge de lélectron. Si cette valeur était légèrement modifiée, par exemple en laugmentant, la distance entre les électrons et les noyaux seraient réduites et les réactions demanderont plus dénergie ce qui réduira la probabilité que se forme des structures complexes. Toute variation importante devient catastrophique. Toute réduction aura aussi pour effet de rendre très sensible les composes chimiques au rupture de liaison empêchant la formation de forme complexe. Un impact essentiel est par exemple la disparition de lefficacité de leau comme solvant ; sa formation triatomique avec un angle de 105 degrés entre les liaisons O-H étant fondamentale pour quelle conserve ses propriétés (formation de leau liquide et viscosité notamment). Sans une eau avec ces propriétés, pas de vie possible. La vie ne serait pas possible sans lexistence et le maintien détoiles sur une longue durée. Les étoiles sont des champs de bataille où saffrontent les 4 forces. Les étoiles perdurent car elles sont le produit dun équilibre entre la gravitation et la pression interne engendrée par les forces électromagnétiques du plasma . Cette pression est due à lagitation thermique des nucléons et des électrons, agitation alimentée par la fusion nucléaire. Celle-ci résulte dun effet subtile de la force faible qui transforme les neutrons en protons et de la force forte qui agglutine les protons et les neutrons pour former les noyaux. La différence de niveau dénergie entre ces nucléons séparées et réunis est transformée en photons (et en neutrinos). Or une petite différence entre les paramètres qui contrôlent lintensité de ces forces et la notion même détoiles disparaîtrait ou au mieux lintensité et la durée de leur rayonnement deviendrait incompatible de la durée dévolution du vivant et de son besoin en énergie. Un effet subtil est par exemple la génération du carbone indispensable au vivant à partir de lhélium dans les étoiles. Or le carbone résulte de la rencontre simultanée et donc improbable de trois noyaux dhélium. Afin de permettre une production de carbone significative il faut que les noyaux soient à certains niveaux dénergie bien précis qui correspondent à des résonances entre nombres quantiques. Certaines résonances amplifie considérablement les vitesses de réactions et assure la fusion des 3 noyaux avant que leur agitation ne les sépare. Fred Hoyle qui a étudie le phénomène a suppute une certaine résonance parfaitement adapte à lénergie de lhélium dans les étoiles massives. Cette résonance a seulement ensuite été confirmée expérimentalement. Fred Hoyle a qualifié lUnivers " de coup monté ". Le mystère du neutrino. Le neutrino est produit lors des réactions de fusion et la transformation dun proton en neutron. Ce neutrino est quasiment indetectable. Les corps lourds: 10**57 neutrinos pour un 2ème souffle de Supernovae Lorigine de la matière: la force forte Le rapport entre les forces de gravitation et les forces électriques semble indiquer que la gravitation est le produit de lensemble de lunivers observé et que la force électrique est seulement le produit du porteur de charge doù un rapport exactement inverse entre les 2 forces (2x10**39) et le rapport de la taille de lunivers sur la taille du porteur élémentaire (le proton). Le proton ayant une taille de lordre de 10**-13 on retrouve une taille de lunivers de 20 milliards dannées-lumière. Au vu de tout cet enchaînement, une évidence simpose. LHomme , un hasard pas si fortuit ... Annexe Lexistence ou la structure du Monde Dieu est un trou noir primordial et lexistence même est relative... Intéressons nous au photon. Il na pas de temps propre car il napparaît et se propage quà la vitesse absolue mais il a une existence perceptible par lobservateur. Il disparaît par lobservation. Le photon nexiste pas pour lui; il nexiste que pour nous. Ou du moins savons nous quil a existé car il ne peut exister dans le futur dun observateur qui labsorbe pour le détecter. Le photon naccélère pas dune vitesse 0 à une célérité c. Il est comme Athéna née toute armée. Son temps est comme en rupture avec le notre car ses propriétés apparaissent spontanément, sans transition. La question " quel est létat du photon avant quil natteigne la célérité absolue " est un non-sens qui sort du modèle. Le photon est une particule dinteraction dont la durée de vie est un infini limité par les " accidents ": labsorption. Lorsquil est absorbé, il transforme létat de la particule absorbante; il modifie une propriété (son niveau dénergie quantifié ou pas suivant que la particule " absorbante " subit ou pas une résonance atomique). Le photon absorbé nest plus en tant quunité " intègre " et détectable mais en tant que potentiel. Quen est il des autres particules dinteractions? Ceci est encore plus étrange car en vertu des relations dincertitudes dHeisenberg, leur temps est " incertain " et leur durée est au plus égale au temps pour se propager entre les deux particules en interaction; ces particules possèdent un temps propre (elles " existent " pour elles-mêmes mais ne sont pas détectables directement; leurs effets sont indirects car en remplissant le vide entre les 2 particules, elles provoque un effet de masquage perturbant par rapport à linteraction " pure " ou " idéale " et intégré dans les modèles pour rendre compte par exemple de la charge apparente de lélectron. Les caractéristiques mêmes des particules de matières dépende en fait de la résolution à laquelle on lobserve (de lintensité de leffet de masquage qui est pratiquement nulle à longue distance et tend à devenir infini à très grande résolution; la particule disparaît derrière son masque. Le cas limite de ces particules vecteurs dinteraction, nexistantes que pour elles-mêmes, est donc le photon qui par sa célérité absolue nexiste que pour nous; la vitesse annihile son temps et son existence. Y a t-il, à linverse, quelque chose qui existerait éternellement (cest à dire au delà de notre fin du temps) et pour lequel nous naurions quune existence temporaire? OUI. Un minitrou noir. En effet, les étoiles massives de par leur dissymétrie inévitable peuvent ne pas se transformer en trou noir. Le débat sur ce sujet a été récemment réouvert. Par contre les mini trou noir pourraient se former, étant par essence beaucoup plus symétrique. Ces trous noirs se seraient formés notamment aux premiers stades de lunivers lorsque les fluctuations étaient très importantes et non lissées par lexpansion. Or dans le temps de notre Univers, un trou noir ne finit jamais de se former; les signaux qui proviennent de la zone frontière mettent un temps infini pour nous parvenir. Mais dans le temps propre du trou noir celui-ci seffondre et il continu à recevoir de linformation de lextérieur (il német en retour que des effets stochastiques sans information en se dissipant très lentement par rayonnement quantique vers lextérieur, le trou noir est donc une formidable machine à détruire de linformation. Dans certains modèles, le trou noir serait même pulsant à lintérieur de son horizon. Le fait remarquable cest que le temps du photon est un " au-delà " du temps de notre univers; un infini dun cardinal supérieur. Le trou noir na pas existé avant notre temps, il est le fruit de lunivers mais un fruit éternel. Et on pourrait imaginer que localement des trous noirs se forment à lintérieur dun trou noir par fluctuation quantique. La question de savoir si lUnivers nest pas en fait un trou noir est également ouvert. Affirmer que la densité de lUnivers est critique et assure quil soit fermé dans lespace-temps cest ne pas dire autre chose que constituer un trou noir dans une dimension supérieure, la dimension supérieure étant caractérisée par la courbure gravitationnelle. Celle-ci est bien léquivalent du temps à considérer par exemple la distorsion infinie du temps dans le potentiel gravifique infini dun trou noir. A linverse des particules virtuelles que nous ne pouvons pas détecter, notre Univers influence le trou noir; il est donc détectable. Une première synthèse aboutit aux conclusions suivantes: - le photon nexiste pas, il nexiste que pour nous - les particules virtuelles nexistent que pour elles et non pour nous; elles ne peuvent être connues que par leur présence et non par leur structure - les trous noirs existent au delà de nous, ils sont inconnaissables pour nous. Ils ne peuvent être connus que par leur présence et non par leur structure. Réunissons un élément supplémentaire pour franchir un nouveau pas. Les expériences sur les photons corrélés confirment leur inseparabilité; la modification du spin dune particule induit la modification symétrique du spin de lautre photon. Une hypothèse serait daffirmer que ce couple de particules est en fait un seul corps insécable observé sous deux " angles " différents; la séparation spatiale induit un effet dangle dobservation mais lintégrité du corps est insécable; la détection dun photon nest que limage dans notre monde dun corps insécable dans le monde des particules virtuelles. Dune façon générale toutes les particules dinteraction nexistent que dans un univers qui leur est propre, lunivers virtuel et elles nous apparaissent dote dubiquité car elles semblent non localisable. Elles existent conjointement dans tout lespace de propagation jusquà leur extinction (par absorption ) ou désexcitation qui les fait retomber dans le monde des particules virtuelles. La constante de Planck apparaît comme une constante de désexcitation. Les particules virtuelles perdent leur ubiquité lorsquelles franchissent un seuil dénergie et se matérialise en couple matiere-antimatiere. Elles agissent comme une fontaine blanche qui fait transiter lénergie de lunivers virtuel à lunivers matériel. La dissymétrie initiale matiere-antimatiere aurait comme origine le phénomène Hawking qui décrit lémission de couples de particules-antiparticules à la lisière de lhorizon mais statistiquement une des deux particules est réabsorbée par le trou noir et lautre est émise: notre univers résulterait de la diffusion dun trou noir. Le rayonnement cosmologique pourrait il être du à lexplosion finale dun trou noir ?
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