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Nos ancêtres voyaient les étoiles petites ou grosses, non pas à cause de leur
taille, mais à cause de leur luminosité. Les premières tentatives de
classifications, apparurent avec Ptolémée (v. 90-v. 168 après J.-C.), astronome,
mathématicien et géographe grec.
Ptolémée avait classé dans son catalogue 1 028 étoiles en six groupes, les
plus brillantes étant de première grandeur, les moins brillantes, appartenant a
la dernière grandeur.
Les astronomes ont inventé un système de mesure plus précis grâce à l'arrivée
de nouveaux appareils photométriques (vers la fin du siècle dernier) et
l'élaboration du premier grand catalogue stellaire. La notion de magnitude,
telle qu'elle est connue aujourd'hui, fut introduite par Norman Pogson.
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Elle est définie par la formule :
m = -2,5 log E
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où m est la magnitude, et E, l'éclairement en lux produit par l'étoile. Entre
deux astres séparés par une unité de magnitude, le coefficient est de 2,512
fois. Ainsi, une étoile de première magnitude est 2,512 fois plus lumineuse
qu'une étoile de seconde magnitude ,qui est elle même 2,512 fois plus lumineuse
qu'une étoile de troisième magnitude, etc.
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| Instrument utilisé |
Magnitude limite |
Objets visibles |
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Etoiles |
Galaxies |
| Oeil nu |
6 |
6 000 |
3 |
| Jumelles Æ 50 mm |
10 |
300 000 |
300 |
| Lunette Æ 60 mm |
11 |
600 000 |
1 000 |
| Télescope Æ 115 mm |
12,4 |
2 300 000 |
1 800 |
| Télescope Æ 200 mm |
13,6 |
5 700 000 |
4 000 |
| Télescope Æ 400 mm |
15,1 |
30 000 000 |
10 000 |
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Le rapport entre une étoile de première magnitude et une autre de sixième
magnitude (dernières étoiles visibles a l'oeil nu) est de :
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2,512 puissance 5=100
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Nous parlons ici de magnitude visuelle apparente. Plusieurs symboles peuvent
être utilisés pour désigner la magnitude visuelle : "mv", aussi abrégé "m" ou
"mag". Il s'agit en effet :
- d'une magnitude "visuelle" car c'est l'oeil
qui reçoit la lumière qui nous parvient des étoiles.
- d'une magnitude
"apparente" car c'est la magnitude de l'éclat proprement dit, qui est prise ne
compte, et non pas la "vraie" magnitude.
Certains catalogues d'étoiles fourniront aussi la magnitude photographique
des objets : "mp"parfois "mphg". Cette notion est définie par un système
standardisé connu sous le non de système UBV (proche de l'ultraviolet, bleu et
visuel).
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Quelques magnitudes visuelles apparentes |
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Objets |
Magnitude |
Remarque(s) |
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Soleil |
-27 |
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Lune |
-12 |
Plein Lune |
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Vénus |
-4,1 |
Lors de l'élongation maximale |
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Jupiter |
-2,4 |
En opposition |
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Sirius |
-1,6 |
L'étoile la plus brillante |
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Arcturus |
0 |
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Polaris |
+2,1 |
Etoile Polaire |
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1° carré de ciel nocturne |
+3,5 |
Valeur moyenne, au zénith et sans Lune |
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M 31 |
+4,8 |
Galaxie d'Andromède |
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Pluton |
+14,7 |
En opposition |
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Le système de magnitudes UBV est utilisé par les astronomes pour mesurer l'éclat
et définir les magnitudes pour une longueur d'onde précise, et, par extension,
définir l'indice de couleur de l'astre étudié. Ces indices de couleur sont très
importants pour notre compréhension de la population stellaire. C'est en partie,
grâce à ceci, que les astrophysiciens sont capables de dire combien d'énergie
émet un corps à un stade bien précis de son évolution.
La magnitude absolue : M nous renseigne sur l'éclat apparent qu'aurait les
astres si nous les ramenions tous à la même distance de la Terre. Cette distance
est fixée a 10 parsecs.
Le parsec est une unité de mesure. 1 parsec =
3,26 années lumières; soit 206 265 unités astronomiques.
Néanmoins,
le système UBV est très peu employé par les amateurs, je ne développerait donc
pas plus cette partie.
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