Mise en évidence des zones minéralogiques lunaires avec un simple APN

 

(photo 1) Compositage de 3 images prisent avec un Nikon D70 et un télescope de 200 mm équipé d’un réducteur de focale 6,3.

 

 

Suite à l’article de Filipe Alves ; comment capturer les couleurs de la Lune (http://www.colormoon.pt.to/), j’ai voulu réitérer cette technique qui offre la possibilité de mettre en évidence les différentes compositions minéralogiques lunaire à la surface de la Lune et d’atteindre facilement le résultat obtenu par la sonde Galileo de la NASA le 8 décembre 1992.

Au départ il faut acquérir lors de la pleine lune plusieurs images que l’on va compositer. En effet l’information de couleur est très faible dans chaque image et lors de l’augmentation de la saturation des couleurs le ‘’grain’’ va apparaître génant. On obtient ainsi une image qui présente déjà une coloration avec des bleus et des oranges qui sont très ténus mais cependant visibles (photo 1). La technique de traitement donnée est réalisée à partir de Photoshop, mais tous logiciel graphique qui gère la saturation et les calques fera l’affaire. Pour commencer, on duplique l’image originale qui servira plus tard. On augmente la saturation de façon à avoir des couleurs presque fluorescentes. Cependant le grain est très apparent et génant (Photo 2).

On applique un filtre de flou gaussien de façon à éliminer le grain, puis il faut passer l’image qui est à l’origine en mode RVB en mode Lab (photo 3). On récupère le duplicata de l’original effectué au départ qui permet de remplacer la couche L (luminescence) par un copier coller (photo 4) et de restaurer la netteté de l’image (photo 5). Par rapport à l’image de la Nasa le rouge est remplacé par le vert. Une simple sélection sélective du vert et un ajustement de la balance des couleurs permet de retrouver le rouge (photo 6).

(photo 2)

(photo 3)

(photo 4)

(photo 5)

L’image finale est donc riche en information scientifique. Le bleu correspond aux régions lunaires riches en titane qui concerne surtout les Mers lunaires et l’orange à celles pauvres en titane. Mare Tranquillitatis est la région la plus riche. Le rouge représente des régions riches en fer et pauvres en titane. Les régions montagneuses sont principalement consernées. Le blanc représente les matériaux d’éjecta agencés par des impacts récents qui ont formés par exemple les cratères Copernic ou Tycho.

Photo 6

source Nasa