About This Club

Un petit groupe pour parler, entre passionnés, de l'observation du ciel aux jumelles et binoculaires.

  1. What's new in this club
  2. Le deal du jour !

    Vraiment ? Même en forçant un peu... ?
  3. Le deal du jour !

    En ce moment, sur les PA locales, j'ai ça qui traîne depuis quelques semaines... Des 2x125ED à F7,8 avec monture AZ goto, ça doit venir d'un gros Schmidt Cassegrain... https://wing-auctions.c.yimg.jp/sim?furl=auctions.c.yimg.jp/images.auctions.yahoo.co.jp/image/dr000/auc0109/users/6999a30899a11b617b24f3292b192fc7fd1bc99c/i-img480x640-1599011254rdwyxg402.jpg 6400 euros environs, ce n'est pas si cher pour cette catégorie d'instrument tout équipé En revanche, elles ne tiennent pas dans la poche
  4. Le deal du jour !

    Apparemment, c'est la version "spécial tropiques" d'une paire plus pensée pour l'astro, nommée Prostar, que l'on trouve aux alentours de 300 euros sur les PA japonaises. Elles ont une excellente réputation mais des 7x50, avec leurs pupilles de sortie supérieures à 7mm, ce n'est pas pour moi. Et j'ai du mal, désormais, avec les vues à 50° de champs apparent.
  5. Le deal du jour !

    Une annonce... sérieuse
  6. Quand je suis tombé sur le site du gars, je me suis senti à la fois fier (je ne faisais pas fausse route) et con (au temps pour ma "découverte", ce n'est donc qu'une redite) ! J'ai aussi été surpris qu'il n'en fasse pas commerce : un américain conçoit quelque chose d'original... et le partage, sans chercher à l'exploiter ? Crevure communiste ! Jeu de mots ad hoc, je me devais de le relever Je l'ai fait intensément et très longtemps, de 1984 jusqu'au début des années 2000... dans d'innombrables parties échevelées de jeu de rôle sur table, tant comme joueur que maître de séance Et avec ça sur le museau, j'ai l'air grave badasse ! Très appréciable, ces temps-ci C'est la faute à JM Cazard ! Il m'a forcé à supprimer une bonne centaine de pages (soit tous les passages gore, offensants ou sexuellement répréhensibles). Forcément, il ne reste plus grand-chose, le texte initial est complètement dénaturé... My pleasure Si tu Penn* à trouver le filtre Lee ou Rosco nécessaire, fais-moi signe, je peux l'acheter ici et de mémoire, ce n'est pas cher (je m'en souviendrais, je suis pingre) (*) C'est le matin, je bois mon premier café, n'en demande pas trop à ma cervelle
  7. Crénom ! Le suspense est intolérable ! Bien vu ! J'aime beaucoup comment tu racontes ton histoire ! Tu n'as pas pensé à écrire des scénari ou des trucs dans le genre ? Ah oui quand même Tant qu'à faire, je préfère carrément changer de planète, ça fait voyager à vil prix finalement tes lunettes ! Sincèrement, j'ai trouvé ça trop court (et super intéressant !) Merci Bob !
  8. Conclusion Et en photo ?? Peut-on user d'un "artifice" comparable - concevoir un filtrage laissant passer l'IR et un peu de bleu - pour réaliser des images IR couleur sinon directement, du moins avec très peu de traitement d'image ?? Et bien oui. Il faut juste plus de vert-bleu qu'avec l'oeil, puisque le capteur défiltré est très sensible à l'IR. En pratique, un simple filtre "Deep Blue" suffit ! L'image en sortie de boîtier, brute de tout traitement, ressemble déjà beaucoup à ce qu'elle est supposée donner ; vous pouvez même, à la limite, la laisser telle quelle, c'est une question de goût : la végétation est jaune, pas rouge, c'est tout ! Il vous suffit de modifier la température de couleur de l'image raw, ou de décaler la couleur jaune vers le rouge sur l'image jpg, et le tour est joué. Préférez le travail sur l'image raw, la dynamique est bien meilleure Pour l'anecdote : Kolari Vision, une entreprise spécialisée dans la vente de produits photographiques dédiés à la prise de vue infrarouge (je suis passé par elle pour faire défiltrer mes boîtiers), a conçu un filtre, nommé IR chrome, qui produit directement des images IR couleurs d'aspect "classique" (végétation rouge, ciel bleu marine, etc.), comme à l'époque de l'argentique, avec la fameuse pellicule Kodak Aerochrome. Elle vend ce filtre trois à quatre fois plus cher qu'un "Deep Blue"... alors que ce dernier fait presque aussi bien ! Donc, si vous voulez vous lancer, ne vous faites pas avoir Ceci dit, je peux comprendre l'intérêt dans un cadre bien précis : la video ! Cette fois, j'ai fini
  9. Épisode 3 Pour ce tuto, vous aurez besoin : - D'une paire de lunettes jaunes étanche à la lumière, qui se plaquent bien sur vos yeux. Des trucs de ce genre (je ne fais pas de pub, vous trouverez des modèles similaires dans n'importe quel magasin de bricolo à vil prix. J'ai trouvé les miennes, au Japon, pour l'équivalent de 8 euros...). Note : vous ne pouvez pas contrôler à l'avance la qualité des verres jaunes, alors prenez-les "le plus jaune" possible - D'un morceau (ou d'un rouleau) de filtre Lee "Deep Blue" (qu'ils appellent "Congo Blue". Voici le lien de mon revendeur local. Oui, c'est en japonais, j'habite dans l'hémisphère Est, je vous rappelle). Vous devrez en découper une ou deux épaisseurs, selon votre goût (voir plus loin). - D'une paire de ciseaux - De scotch opaque Ce que nous allons faire est simplissime : superposer aux verres jaunes de notre paire de lunette une, ou deux couches, de filtre Lee Deep Blue, alias "Congo Blue". Voici nos lunettes (exemple : les miennes) Je découpe un patron, en papier calque ou semi-transparent (c'est plus facile), de la forme d'un verre (ça suffit, ils sont symétriques) : Je m'en sers pour découper, dans le film plastique Lee, deux ou quatre filtres Deep Blue... Puis je les insère à l'intérieur des lunettes. La mousse interne les maintient très bien en place : En pratique, les découpes ciseaux n'étant jamais parfaites, il y a des fuites de lumières (en particulier coté nez). Si vous n'utilisez qu'une épaisseur de filtre Lee, ça n'a guère d'importance : la vision es très claire, les fuites ne parasitent pas le spectacle. Si vous empilez deux couches de filtre Lee, en revanche, l'image plus sombre ne s'accommode pas des lumières parasites : vous devez les supprimer. Pour ce faire, une solution simple est de découper et d'appliquer des caches en scotch noir sur l'extérieur des verres, comme ceci : Et voilà, c'est terminé ! Une couche de filtre Deep Blue, ou deux ? Vous aurez remarqué que je ne tranche pas : en sus du filtre jaune, présent "de base", vous pouvez superposer une ou deux couches de filtre DP. Quel est le meilleur choix ? Et bien, ça dépend de ce que vous voulez obtenir. Une image comparative vaudra mieux qu'un long discours : A gauche : un filtre jaune + un filtre Lee "congo blue". A droite : un filtre jaune + deux filtres Lee "congo blue" En résumé : Un seul filtre Lee et vous allez changer de saison. Vous passerez de l'été à l'automne, presque toute la végétation glissant du vert au rouge bordeaux "été indien". L'image sera très claire, guère plus sombre qu'avec une bonne paire de lunettes de soleil. Le ciel sera peu altéré, juste un zeste plus profond - plus bleu - que d'habitude. La peau sera plus rose qu'à l'ordinaire, la plupart des tissus noirs seront lie-de-vin (ils rayonnent en IR, ce qu'on ne voit pas d'habitude) et si vous avez un chat rouquin, comme moi, il deviendra rose bonbon (trop kawaiiiii) . En vous promenant, la sensation de dépaysement sera bien présente, sans être bouleversante non plus : la vue demeure réaliste. Comme je l'indiquais, vous aurez surtout l'impression de vivre un bel automne, aux couleurs marquées, comme ceux que l'on peut voir au Canada ou au Japon Deux filtres Lee, et vous allez changer de planète. Cette fois, la vision est plus sombre (l'oeil s'habitue, ça n'a pas d'importance) mais surtout, elle n'est plus réaliste. Mais genre, plus du tout ! La végétation ne se pare pas de couleurs automnales, elle devient rouge sang ! Le ciel s'assombrit, son bleu clair vire au bleu marine, les nuages prennent du relief. La plupart des tissus noirs sont bien pourpres, les plantes mortes ou très déshydratées sont de couleur paille, les gens ont la peau rose quant à mon chat... il ne lui manque que des tentacules : se promener, dans un tel contexte, vous donne l'impression d'être plongé dans un épisode de Star Treck. Rien n'est normal. Vous n'êtes plus sur terre. Vous voyez, ce genre de photo ? Vous la trouvez bizarre ? Et bien, imaginez vous promener dedans, avec le vent qui fait bouger les blés (ou les pousses de riz), les gens roses qui se déplacent et vous parlent, les plantes irréelles que vous pouvez toucher... croyez-moi, l'étrangeté atteint des sommets ! Pour moi qui aime ce genre d'image, c'est un vrai plaisir. Bref : me concernant, j'ai choisi l'option "trois couches" (un jaune, deux Deep Blue). Là, j'en prends plein les mirettes ! A suivre : et la photo ??
  10. Épisode 2 L'année dernière donc (été 2018, en fait. Plutôt deux ans... le temps passe trop vite !), je décide de changer ma façon de faire en photographie infrarouge couleur : la procédure "filtre permissif plus décalage des canaux" m'est assez fastidieuse, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de mes attentes... quid d'utiliser un filtre IR plus strict, coupant à plus de 700nm, mais laissant passer un zeste de lumière visible allant du jaune au violet ? Dans la foulée, évidemment, je me dis qu'il doit y avoir moyen de concevoir des lunettes, adaptées à la vision humaine, permettant d'admirer le monde dans des tonalités comparables à ce que donnent des photographies IR couleur : après tout, c'est possible en monochrome, pourquoi pas en polychrome ? Seul hic : même en jouant avec les courbes des filtres que je connais, je ne vois pas de moyen d'arriver à ce résultat. Le mieux que je puisse faire, c'est d'empiler des filtres ND transparents à l'IR... mais le rouge passe, ça coince ! J'identifie quand même un filtre intéressant : le Wratten 47, "Deep Blue", qui laisse passer un peu de bleu , puis coupe jusqu'à l'infrarouge proche. J'en achète un, regarde au travers... c'est indigo, ok. L'infrarouge passe, mais je ne le vois pas : trop de lumière visible ! J'en achète un autre, supposant qu'en les empilant, je vais réduire d'autant le bleu (qui ne passe, pour un filtre, qu'au tiers) sans vraiment altérer l'IR, pour lequel ce filtre est transparent... ... et ça marche !! Le monde devient bleu-violacé, assez sombre, mais l'IR commence à se voir, avec une végétation qui dérive du bleu vers le magenta !! Très encouragé, j'en achète un troisième : ça commence à me coûter cher, cette affaire ! Las, trois filtres empilés, c'est un peu too much : l'ensemble est trop sombre, je ne vois plus grand-chose. Il faudrait que je revienne à deux filtres, puis que je trouve un moyen de couper dans le bleu-violet, pour laisser passer le bleu-vert et réduire ainsi la dominante magenta, assez désagréable, sans trop assombrir l'image. Le croirez-vous ? J'ai réussi Pour ce faire, il faut ajouter un filtre jaune (n°12, pas n°8). Il fait exactement ce que je décris : il taille dans le bleu-violet, bien davantage que dans le bleu-vert. Associé à deux filtres Deep Blue, on obtient une image IR à laquelle s'ajoute un chouilla de vert-bleu . Le résultat, lorsqu'on observe un paysage à travers ces trois filtres, c'est exactement ce qu'en montre une photographie Ir couleur ! Plutôt content de moi, j'adapte deux filtres deep blue 47 et un filtre jaune 12 sur mon monocle, et je commence à m'éclater ! Quand je regarde mon jardin avec lui, désormais, je vois ça : C'est quand même autrement plus esthétique que la vision monochrome "tout en rouge" ! Et la dérive violacée des filtres Deep Blue a disparu. Pour vous donner un aperçu de la différence, voici ce que ça donne, grosso modo : A gauche : vue avec trois filtres "Deep Blue". A droite : vue avec deux filtres DP + un filtre jaune (n°12) Mon aperçu ne rend pas compte de la différence de luminosité : trois filtres DP donnent une image vraiment très sombre. Le filtre jaune, en remplacement d'un filtre DP, apporte de la lumière et supprime la dérive magenta. C'est bien plus agréable ! En sus, c'est aussi plus sain : les filtres DP laissent passer un peu d'UV, UV que le filtre jaune élimine (je l'ai vérifié avec une lampe de type "lumière noire"). Derrière vos filtres empilés, vos pupilles s'ouvrent au max : je vous laisse imaginer les dégâts provoqués par les UV sur vos rétines, dans ces conditions ! Reprenons : le monocle à peine modifié, j'envisage aussitôt de fabriquer des lunettes IR couleur, de sorte à bénéficier de la vision binoculaire : un seul oeil, c'est bon pour les cyclopes ! Mais il y a trois "hic" : - Ces put.. de filtres n°47 sont chers : pas loin de 50 euros pièce, en taille 58. - J'ai remarqué que d'une marque à l'autre, il y a de sévères différences de qualité et leurs courbes ne sont pas similaires : par exemple, le "Deep Blue" de chez Tiffen (marque américaine) laisse passer bien plus de bleu que son équivalent chez Astromania (marque chinoise) ! - Ces filtres sont adaptés à la photographie : pour en faire des lunettes, il va falloir créer un support de toute pièce. Moins simple que ça n'en a l'air... Je me mets en quête de filtres gélatine et dans ma recherche, je tombe sur un site internet américain... relatant une expérience similaire à la mienne : un gars, dès 2002, a imaginé la même chose ! Par Touze ! Jusqu'alors, je pensais être le seul... Bon, voyons voir ? Ah, le type utilise des filtres Deep Blue de marque Lee, sur support souple ; il en empile trois, tout simplement : l'image obtenue est sombre, très violacée, assez comparable à ce que je peux voir en empilant mes propres filtres... mais sans le jaune. C'est la même démarche, si l'on s’accommode de la dominante magenta. Mon compétiteur n'a pas cherché plus loin. L'intéressant, dans son histoire, c'est l'usage de filtres souples destinés à l'éclairage professionnel (c'est le métier du gaillard, ce qui explique sa découverte, fortuite), moins chers et plus faciles à manipuler que des filtres photo ! Je me mets en quête de cette marque, trouve son site Internet et commande illico un rouleau - carrément - de leur filtre "Wratten 47". Ce n'est pas cher, et j'ai près d'un mètre carré pour m'amuser C'est ce que j'ai fait, alors allons-y ! Comment fabriquer des lunettes de vision IR couleur, intégrant un filtre jaune et x filtres Lee "Deep Blue" (x dépend de leur courbe, je vais y venir), sans trop se prendre la tête, et pour pas cher ?? C'est l'objet du tuto... du prochain Post !
  11. Tu es bien urbain, d'autant que j'ai pas mal hésité avant de me lancer : après tout, cette histoire ne parle pas d'astro. J'avais pensé présenter l'affaire au bistrot, mais ses clients sont surtout d'irascibles pochetrons qui viennent en découdre et mon propos ne prête guère le flanc à la polémique : j'aurais fait un flop ! Ici, le public est plus restreint, mais il est composé de gentlemen au goût très sûr Pour le teasing, c'est surtout qu'il y a une taille limite aux posts ! Il faut déjà y aller pour s'en apercevoir, mais je serais surpris que tu ne le saches déjà Bon, je finis mon petit déj' et je poursuis !
  12. Excellent Bob ! Feu le porte-crayons en bambou a trouvé une utilité moins conventionnelle mais tellement plus intéressante ! Super fil, j'attends la suite (tu es le roi du teasing)
  13. Amis binaires, bonjour ! Jamais à court d'idées tordues, je vous propose d'exposer ici un projet - sans rapport direct avec l'astronomie, je le précise d'emblée - que j'ai mené jusqu'à son terme, tranquillement, en l'étalant sur plusieurs années. Il m'a pris beaucoup de temps, non parce qu'il est difficile à réaliser (au contraire, c'est un jeu d'enfant), mais parce que j'ai tâtonné longtemps. Pour taquiner l'analogie culinaire, disons que je savais quelle soupe je voulais faire, mais peinais à identifier les ingrédients nécessaires à ma cuisine. Mon fil a donc pour simplissime ambition de vous faire gagner un temps fou, pour peu que ma soupe vous mette en appétit. Quel est ce projet ? Fabriquer des lunettes de vision infrarouge, monochrome ou couleur. Là, vous m'objecterez : "N'importe quoi ! C'est voué à l'échec, puisqu'on ne voit pas dans l'infrarouge"... C'est vrai ! Mais... ... Il y a un "mais" Avant d'attaquer les aspects pratiques, laissez-moi vous parler du contexte et rappeler, si nécessaire, quelques bases d'optique photographique. Nous parlerons également, un peu, de la physiologie de l'oeil : préparez-vous à une petite surprise (pour ne pas dire un choc). Si vous traînez parfois dans le bistrot, vous savez que j'y propose de temps à autre des photographies en Infrarouge NB et couleur. C'est un vieux dada, qui remonte à l'époque de mon doctorat : étudiant géographe, j'ai travaillé sur des images SPOT en fausses couleurs (les canaux sont décalés : le vert devient le bleu, le rouge devient le vert et l'infrarouge proche devient le rouge) dont l'esthétique étrange a piqué mon intérêt. Or, il se trouve que les photographies dites en "infrarouge couleur" sont traditionnellement faites de la même façon : via un décalage des canaux, pour intégrer l'IR proche dans le rouge. En ce qui concerne l'infrarouge Noir et Blanc, c'est l'aspect cotonneux, laiteux, "hivernal" des paysages qui m'attire... sans parler des ciels très spectaculaires (le "bleu" est très assombri) et de la disparition de la brume, dégageant l'horizon ! Quelques exemples vaudront mieux qu'un long discours : En haut à gauche : une image infrarouge NB (filtre à 760 nm) générant des contrastes violents sur le ciel et éclaircissant la végétation. En haut à droite : image IR NB (filtre 850 nm) avec un ciel bleu devenu noir et une végétation très éclaircie. En bas à gauche : image IR couleur (filtre 580 nm, puis traitement "traditionnel" par décalage des canaux) du mont Fuji (invisible à l'oeil nu), sorti de la brume distante, sur fond de campagne verte/rouge. En bas à droite : image IR couleur (filtre Wratten n°47 "deep blue", avec un ciel très sombre et une végétation bien rouge) Je ne l'ai pas précisé, mais il va de soi que ces photographies ont été prises avec un APN défiltré, de sorte à ce que l'infrarouge excite le capteur ! Au début des années 2000, je me suis donc initié à la prise de vue infrarouge, en commençant par le noir et blanc. A cette époque, je ne disposais pas d'un APN défiltré, mais j'avais un Fujifilm S3 Pro dont le filtre interne est assez permissif, suffisamment pour que je puisse m'amuser sans avoir à poser des heures. Avec un filtre coupant à 640 nm, on peut déjà obtenir un effet assez saisissant ; cela tient à la réponse spectrale de la végétation, qui monte vite et tôt après le rouge : Les plantes en bonne santé, à savoir bien chargées en chlorophylle, ont une réflectance très élevée dans l'IR proche, alors qu'elle est faible dans le rouge (le creux de la courbe, vers 600-650 nm). En passant, vous noterez l'intérêt d'étudier la santé d'un couvert végétal dans l'IR : on discrimine facilement les plants qui manquent d'eau, ou sont malades, des plants sains. Ce qu'il faut retenir ici, c'est que la remontée brutale de la réflectance survient assez tôt : dès 700 nm, les feuilles renvoient plus de lumière que... dans le vert ! Maintenant, si l'on s'intéresse à la sensibilité spectrale de l'oeil humain, on obtient ce genre de courbe : Il y a une variation en condition de basse luminosité, avec un décalage de la sensibilité vers le bleu. Quoi qu'il en soit, on note que tout se passe entre 390 et 700 nm. Donc, il semble bien que mon idée de fabriquer des lunettes de vision infrarouge (proche, disons entre 700 et 800 nm), NB ou couleur, est absurde... Sauf que : en 2007 (de mémoire), lors d'un voyage en France, plus précisément lors d'une ballade en compagnie d'amis autour d'un lac de la grande couronne parisienne, j'ai remarqué quelque chose de très, très inattendu ! Je m'apprêtais à faire une photo IR NB de ce lac (photo que voici)... ... lorsque j'ai noté que mon filtre, supposé opaque en-deça de 720nm, laissait passer un peu de rouge. Je l'ai vu en le manipulant. Du coup, je l'ai placé devant mon oeil, en cachant l'excès de lumière avec ma main libre, pour estimer à quel point ce filtre était pourrave. Logiquement, j'ai bien vu le paysage en rouge sombre, mais quelque chose clochait : l'image monochrome, en terme de luminance, s'apparentait franchement à ce que vous voyez dans la photographie ! En clair, la végétation apparaissait lumineuse, l'eau noire, le ciel d'encre ! Si vous avez déjà regardé un paysage à travers un filtre rouge classique, genre Wratten n°25 ou même 29, vous aurez noté que la végétation est sombre, très sombre même. Je vous mets, à titre de comparaison, deux images d'une même scène dans le rouge (à droite) et dans l'infrarouge proche (à gauche, filtre 760 nm) : On ne peut pas les confondre ! Outre la réponse très différente de la végétation, le ciel est bien plus sombre en IR et les montagnes, au loin, sortent de la poisse (la brume), en apparaissant claires sur le fond de ciel (parce qu'elles sont recouvertes de forêts) quand dans le rouge, elles sont en ombres chinoises, sans détails. Remarquez l'ombre des nuages sur leurs flancs, en IR, ombres invisibles dans le rouge... Bref, en mettant le filtre devant mon oeil et en isolant ce dernier de la forte luminosité ambiante, j'ai vu le paysage... dans l'infrarouge. Stupeur ! Comment était-ce possible ? L'oeil n'est pas supposé voir dans l'IR, surtout au-delà de 760 nm ! Pourquoi est-ce que je voyais quelque chose ? Serais-je doté de pouvoirs extraordinaires ?? Réponse : bah non, hélas ! Ou plutôt : nous sommes tous dotés de ce pouvoir ! En fait, et ce fut pour moi une vraie surprise : l'oeil humain voit très bien dans l'IR, au moins jusqu'à 800 nm (soyons clairs, je vous parle d'expérience, ce n'est pas une opinion). Simplement, à ces longueurs d'onde, la rétine est peu sensible et du coup, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, cette capacité à voir dans l'infrarouge est complètement oblitérée par notre sensibilité à la lumière du spectre "visible" ! Pour parler par analogie : imaginez qu'une personne murmure dans un grand hall de gare très peuplé. Vous ne l'entendez pas, votre ouïe saturée par le brouhaha ambiant des voix de la foule. Maintenant, si tout le monde se tait, sauf cette personne... vous l'entendrez. Et si vous n'avez jamais entendu de murmures avant, parce qu'une loi édicte que "les gens ne chuchotent que dans le bruit", vous serez très surpris ! Bref : A partir de là, je me suis fabriqué un "monocle de vision infrarouge monochrome". Je l'ai toujours, voici la chose : C'est un porte-crayons en bambou, retaillé d'un coté de sorte à ce qu'il se plaque sur mon oeil gauche sans laisser passer de lumières parasites et de l'autre, équipé d'un pas vissant de 58mm. J'y ai placé un filtre IR de 720 nm, c'est tout ! Lorsque je regarde à travers, seul l'IR proche - 720nm et plus - atteint ma rétine : un paysage suffisamment éclairé (de jour, idéalement en plein soleil) m'apparaît tel que dans une photographie IR monochrome de la même scène ; je vois "en rouge" mais pourtant, je vois bien "dans l'infrarouge" ! Pour profiter au mieux du phénomène, plusieurs conditions sont à réunir : - Le filtre ne doit pas être trop radical : préférez 720 ou 760nm. Les effets bluffants sur la végétation (claire), l'eau (sombre) ou le ciel (très contrasté) apparaissent tôt, inutile d'aller dans les longueurs d'onde trop grandes, d'autant que la sensibilité de l’œil s'effondre vite. - Utilisez un cache pour minimiser les lumières parasites (un tube, vos mains, une cagoule, quelque chose du genre de mon monocle...) : seule la lumière infrarouge doit atteindre votre rétine. Si un peu de lumière visible passe sur les cotés, votre pupille va se contracter et vous perdrez immédiatement le bénéfice de la vision IR. Si les filtres IR apparaissent noirs, c'est pour une bonne raison : la lumière ambiante oblitère complètement la sensibilité de vos yeux dans l'IR. Je vous invite à tenter l'expérience : c'est franchement bluffant ! Seul problème : l'image observée apparaît en nuances de rouge (même si, encore une fois, ce n'est pas du rouge), pas comme une photographie IR en Noir&Blanc. Ce n'est guère esthétique. N'empêche, ça marche ! Avant que je n'acquière mon premier APN défiltré, un Canon 6D, mon monocle me servait à anticiper mes prises de vue infrarouges NB. D'un coup d'oeil, je savais d'avance ce que mon cliché allait donner ! J'étais assez fier de ma découverte et de mon petit bricolage, n'ayant jamais rien vu de tel ailleurs, dans le commerce ou de réalisation amateur. Reprenons : en 2012 (de mémoire), j'ai acquis un Canon 6D que j'ai fait défiltrer. A partir de là, je pouvais voir le résultat de mes prises de vue IR en Liveview, directement à l'écran : plus besoin de mon monocle, je l'ai délaissé et pendant quelques années, je n'y ai plus pensé... En 2016, je me suis mis à la photographie IR couleur. A mes débuts, j'ai procédé de façon orthodoxe : pour prendre une image IR en couleurs, on utilise un filtre peu sélectif, qui laisse passer un peu de rouge voir de jaune/vert et bien sûr, l'infrarouge proche. La photographie brute apparaît très rouge, avec des nuances subtiles que le traitement d'image va amplifier. On va enfin décaler les canaux, exactement comme en télédétection (les scènes SPOT en "fausses couleurs") pour obtenir, au final : - La végétation dans les nuances de rouge, très vive et claire - les scènes distantes, la végétation malade, la roche, le béton et divers matériaux artificiels dans les nuances vert/bleu - L'eau très sombre, presque noire - Le ciel bleu marine, presque noir, avec des nuages blancs très contrastés Les images en infrarouge couleur sont étranges, bizarres et belles à la fois (c'est mon avis). Elles sont assez différentes des images IR en Noir&Blanc, c'est une autre forme de plaisir photographique. Elles sont aussi plus difficiles à faire, surtout parce que le post-traitement est délicat ; parfois, il ne donne rien de bon, sans que vous ne l'ayez anticipé. L'année dernière, je me suis demandé s'il n'était pas possible d'obtenir une image IR couleur - donc avec la liste de caractéristiques susdites - en procédant différemment : m'est venue l'idée d'utiliser un filtre qui laisse passer l'IR proche, bien sûr, mais aussi un tout petit peu de lumière visible... SANS le rouge. Pourquoi ? Parce que le canal rouge est dédié, en IR couleur, à l'IR : pas question de le parasiter avec du rouge "normal". Belle idée ! Mais un tel filtre n'existe pas. A défaut, était-il possible de "l'émuler", en associant différents filtres, en jouant avec leurs courbes respectives ? Ce sera le sujet de mon prochain post... A suivre
  14. Bon... EPILOGUE du projet DIY WX : Je n'ai pas réussi à finaliser les binoculaires. C'est entièrement de ma faute, je ne me suis pas laissé assez de marge pour bricoler correctement ! Je vous donne la version courte, les détails sont sans grande importance : lorsque j'ai mesuré le diamètre des objectifs Takumar 200mm F4, je me suis focalisé sur leur bague de mise au point. Je n'ai pas prété attention aux bagues du diaphragme, puisqu'elles ne dépassent pas... Problème : elles ne sont pas circulaires ! Elles ont une forme polygonale (huit cotés peut-être, je n'ai pas compté) et lorsqu'elles tournent, si les bagues de mise au point se touchent... ça bloque au premier huitième de tour ! Résultat : pour leur dégager le minimum d'espace nécessaire (je dois bien faire la mise au point oeil par oeil), j'ai dû éloigner les deux axes optiques de deux millimètres. Ayant déjà laissé un millimètre de marge, ça fait trois millimètres de plus au final : trop pour mon écart interpupillaire. Un millimètre, ça passait juste, mais trois... ça ne marche pas : je ne fusionne plus les images, et mes pupilles ne captent qu'une fraction de la lumière récoltée. C'est mort ! Autre soucis, qui rejoint le premier dans sa solution : mon cadre à quatre points de contact (pour enserrer les objectifs) contraint les bagues de mise au point. Si je serre suffisamment pour solidariser les axes, elles ne tournent plus. Et si je ne serre pas assez, lesdits axes ont du jeu et ne demeurent pas parallèles. J'ai tout essayé, il n'y a pas de juste milieu... La solution, c'est de refaire le cadre de maintien de sorte à ce qu'il soit doublement circulaire, pour bien enserrer les bagues sur tout leur pourtour. Mais si je fais cela, je vais encore me rajouter au moins un demi-centimètre d'écart interaxial ; donc, non ! Résumé : en choisissant des objectifs trop proches, en diamètre, de mon écart interpupillaire, je me suis interdit toute marge dans le montage de mes binos. De fait, je ne peux pas les faire en respectant cet écart. Conclusion : le concept demeure valide. Il me faut simplement choisir des objectifs de diamètre inférieur. Je pense que je vais m'abstenir : Même en piochant sur le marché de l'occasion, acheter des cailloux... coûte des sous ! Je vais donc utiliser un duo Morpheus/Takumar comme lunette guide "de luxe" pour mon prochain instrument (je suis en phase d'étude, j'ai envie d'en changer), le second Morpheus pour ce dernier et le second Takumar comme objo dédié à la macro (ça tombe bien, je n'en avais plus). Voilà ! Ca me laisse du temps pour me lancer dans le second projet ou plutôt, pour vous le détailler... car il est déjà fini ! Et cette fois, la conclusion est très satisfaisante Stay tune
  15. Lol, z'êtes marrants, c'est la rentrée des classes et je passe quatre heures par jour dans les transports Les Bakumars seront finalisées (enfin, c'est ce que je prévois) ce WE : je veux faire une bête "boîte" en bois, avec poignées latérales et pas vissant Kodack à la base, pour tenir les deux objectifs en place. La focalisation se fera en tournant les oculaires individuellement : en fait, ça fait tourner les objectifs, puisque ces derniers seront solidarisés au niveau de leur bague de mise au point. Je ferai une photo quand ce sera fini ! Ensuite, eh be... première lumière et CROA, si les typhons me foutent la paix !
  16. Oui c'est un peu long... J'avoue
  17. Excellent tout ça, on attend la suite avec impatience !
  18. LOL Ps : je vais essayer de finaliser les Bakumar 10x50 ce WE prochain, afin de présenter le modèle fini. Et après ça, je vous prépare un nouveau projet aux petits oignons, un truc qui me trotte dans la tête depuis des années...
  19. T'es le meilleur... Et je ne pèse pas mes mots
  20. Hello guys ! J'ai des nouvelles, plutôt excitantes : Hier, j'ai pris un verre à Tokyo (j'y vais régulièrement pour accompagner mon fils à l'école) avec un ami japonais astram à qui j'ai narré mes aventures de bino-sorcier. Il a été très intrigué, souhaite voir mes expériences de lui-même et va passer à la maison en cours de semaine prochaine. Surtout, comme il est venu à notre rendez-vous tokyoïte en voiture, il avait une partie de son matériel d'observation dans son coffre... et notamment, les deux oculaires Nikon de leur gamme NAV-HW : le 12,5/10mm et le 17/14mm ! Pour celles et ceux qui ne les connaissent pas, je les considère comme les meilleurs oculaires à très grand champs jamais produits pour instruments ouverts (essentiellement des gros Dob, donc). Ils sont, en quelque sorte, des Ethos passés sous testostérone : un poil plus de champs (102° AFOV "officiel" mais comme toujours avec Nikon, c'est au mieux exact, au pire sous-estimé, quand toutes les autres marques se rajoutent quelques degrés par-ci, par-là...), une transparence et un contraste au top et, s'il vous plaît, une meilleure correction centre/bord (ça semble difficile à croire tant les Ethos sont une référence en ce domaine, mais je vous le confirme après test sur le ciel sur un dob500 à 3,9 avec et sans paracorr - paracorr testé à toutes ses échelles de distance - en compagnie d'Alain - HaleBopp). Cerise sur le gâteau, ces oculaires sont chacun doté d'un accessoire optique spécial - et amovible - qui réduit leur focale d'un facteur 1,25 : le 12,5mm peut devenir un 10mm, le 17mm peut se changer en 14mm, sans que leur performance optique n'en soit changée. Bref, dans leur catégorie, je ne connais pas mieux. Du coup, qu'a fait l'astram japonais ? Il est allé dans sa voiture, en est revenu avec les deux bébés et me les a confiés jusqu'à la semaine prochaine, pour que je fasse mumuse avec ! Et c'est précisément ce que j'ai fait, hier et aujourd'hui... J'ai d'abord voulu savoir si le couple Samyang 135 diaphragmé à 2,8 / Nikon Nav-hw 12,5 allait fonctionner : sur le papier, ils forment l'équivalent d'une demi-jumelle Nikon WX 10x50, rien que ça ! Mais dans la vraie vie, qu'est-ce que ça donne ?? Réponse : c'est une TU-E-RIE. Cette fois, je ne prends aucune pincettes, marre des précautions et de l'auto-censure, foin de cancel culture : en pratique, le duo Samyang 135/Nikon 12,5 est aussi bon, avec plus de champs (!), que les Nikon WX. Ni plus, ni moins ! Dans le détail : - Le grossissement est à peu près similaire (10,8x au lieu de 10x) - La pupille de sortie, itou (4,5 au lieu de 5) - La déformation géométrique est de même nature (en barillet dans les deux cas. Elle m'a semblé moindre dans le montage qu'avec les WX, mais comme je les ai testées il y a plus d'un an, je travaille de mémoire. A vérifier) - Le chromatisme est nul au centre, négligeable sur les bords. Cependant, les deux "instruments" ne le montrent pas de la même façon : le montage Samyang/NIkon HW ne montre absolument aucun chromatisme sur les trois-quarts du champs. J'ai tout tenté, des petites branches en contre-jour aux reflets de rétroviseurs : que dalle. Il n'y a même pas de chromatisme longitudinal, celui qui apparaît quand on défocalise en avant et en arrière. Le chromatisme (latéral) ne se dévoile qu'en bord de champs (à 80% du centre), liseré vert/mauve qu'un bon placement d'oeil réduit sans pourtant annuler. Il est faible, mais perceptible. Dans les WX, ce chromatisme apparaît plus tôt (dès 50%) mais sur l'extrême bord, il est plus discret encore. Dans les deux cas, il n'est pas un problème et ne se voit... que si on le cherche ! - Parlons "courbure de champs", et préparez-vous à prendre une claque : Sur les Nikon WX, il n'y en a pas. Si vous focalisez plein centre au poil de cul près, l'image sera d'une netteté parfaite jusqu'à l'extrême bord du champs. En ce qui concerne le piqué, vous ne saurez jamais où vous êtes. Sur le couple Samyang/HW... il n'y en a pas. Si vous focalisez plein centre au poil de cul près, l'image sera d'une netteté parfaite jusqu'à l'extrême bord du champs. En ce qui concerne le piqué, vous ne saurez jamais où vous êtes Ca, c'est une grosse surprise. Je pensais retrouver la courbure légère observée avec les Bakumar (Morpheus 17mm derrière le Takumar 200mm F4), mais... non. Du coup, j'ai placé l'oculaire Nikon HW 12,5 derrière l'objectif Takumar 200 ; verdict ? Plus de courbure. Cette dernière vient du Morpheus, pas du montage, ni de l'objectif (j'aurais pu m'en douter). - Le champs apparent du montage Samyang/Nikon HW atomise celui des WX ! A en croire les données des jumelles Nikon, ces dernières offrent 76°... mais je m'en suis déjà expliqué : cette valeur, je n'y crois pas. Encore une fois, j'ignore comment Nikon fait ses calculs mais en pratique, je vous assure qu'on se croit derrière des Nagler ! Des observateurs variés, sur CloudyNight, estiment l'AFOV de ces jumelles à près de 90°. Je ne trancherai pas, mais je suis sûr qu'ils ne sont pas loin d'avoir raison. Cependant, que la bonne valeur soit de 76° ou proche de 90°, elle n'en reste pas moins derrière - loin derrière - les 102° du montage Samyang/HW ! C'est d'autant plus vrai que là aussi, ces 102° sont la valeur donnée par... Nikon En conclusion, je n'irai pas par quatre chemins : Si les jumelles Nikon WX 10x50 sont votre rêve, mais que leur tarif est votre cauchemar, vous pouvez vous les fabriquer. Pour cela, il vous faudra investir dans deux oculaires Nikon HW 12,5 et deux objectifs 135mm F2,8 de qualité (pour le piqué et l'absence de chromatisme). Elles seront limitées à un usage astro (scène inversée) et ne conviendront pas à tout le monde (écart interpupillaire minimal de 64mm, oculaires XXL obligent), mais offriront une image exceptionnellement bien corrigée sur plus de 100° de champs apparent ! Le coût total, en neuf ? Oculaires 2000 euros (à la louche), objectifs 400 (je prends l'exemple du Mitakon Creator 135 F2.8, qui comporte un verre ED et dont vous pourrez lire une critique dithyrambique ici). Disons 2500 euros, au pire : c'est une somme, mais c'est aussi moitié prix par rapport aux WX. Surtout, vous pouvez trouver les oculaires d'occasion. Finalement, ça valait bien le coup de tenter toutes ces manips Au début, c'était surtout pour m'amuser, passer le temps... intelligemment, et répondre à ce genre de question "et si..?" qu'on se pose, parfois, sans prendre le temps de s'y arrêter. Je ne croyais pas vraiment obtenir un résultat aussi bluffant ! Je ne me fabriquerai pas de simili-WX à 102° de champs apparent : je vais en rester sur les Bakumar à 76°. Même à moitié prix, voire au tiers, elles restent trop chères pour moi. Mais si quelqu'un veut se lancer, et bien, désormais... il saura que c'est possible.
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