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Showing most liked content since 03/10/21 in Blog Entries

  1. 3 points
    Ayant un Newton assez ouvert , je cherchais une barlow qui me permettrait de grossir et ainsi passer à un F/D plus importants sans tout de fois augmenter exponentiellement les temps de pauses . je voulais aussi qu'elle puisse être corrigée pour éviter la coma tout en restant sur des capteurs de moyen format cela m'éviterait ainsi d'avoir deux tubes (dont une lunette AT106LE à F/D de 6,6 ) pour le CP et j'envisage de l'utiliser sur un mak sans tout de fois être certain du résultat. ayant cherché une barlow ASA A2-2KORRB 1.8x F/6.8 sans succès (fabrication arrêtée ), je me suis rabattu sur une APM 1,5x ED ComaCorr au coulant 50,8mm recommandé pour ce type de tube cette Barlow est connue de la plus part des astram et sa réputation n'est plus à faire (comme la marque). http://apm-telescopes-englisch.shopgate.com/item/313831343838 - le Grandissement : 1.5 x - Correction de la COMA (pour télescopes newton) - Filetage en sortie M54 x 0.75 mâle côté caméra - Filetage en entrée M48 x0,75mm femelle côté caméra - Filetage M48 x 0.75 femelle côté télescope (pour filtres) - Conception télécentrique à 4 lentilles avec 2 doublets - Peut servir de "glass-path" 1,6x pour les têtes binoculaires - Champs corrigé et illuminé compatible avec les capteurs de grande taille - Illumination à 100 % sur un cercle image de 30mm de diamètre - Déplacement du foyer : 96 mm vers l'arrière - Distance entre le filetage M54 et le foyer : 95 mm le champs corrigé et illuminé de 30mm de diametre permet ainsi de recevoir mon ASI 1600 mm pro sans avoir de vignetage ou de coma. au premier abord ce qui surprend , c'est qu'elle est très grande et c'est peu dire . c'est un de ces points noirs : sur mon newton ce n'est pas très important mais la course sur mon mak elle est très courte. il faudra bien faire attention lorsqu’on rétracte le PO pour ne pas aller buter dans le baffle . elle est très bien finie ; son poids avoisine les 1kg mais son prix vous refroidira certainement (>400€) elle est composée de deux parties : a droite de l'image l'élément optique, à gauche la rallonge du coté optique on a un filetage en M48 pour y fixer un filtre et de l'autre coté nous avons un filetage en M54 ou vient se visser cette rallonge. on devra démonter cette partie si l'on veut y mettre sa caméra en fixe et respecter le BF de 95mm Premier test sur une petite lunette TS60/330 avec une ASI 183mc pro : je ne constate pas de déformation notoire meme si elle n est pas dédiée pour fonctionneravec une lunette le seul regret est de se retrouver très loin du focuser. cela peut vous provoquer du porte à faux deuxième essai sur ASA10N et une 1600mm pro sur un bâtiment se trouvant à 100 mètres le positionnement de la caméra est évidement plus proche et le porte à faux est moins présent voir inexistant si votre focuser est de qualité il faudra seulement faire attention à ne pas venir buter sur la monture l'image est propre et je ne constate aucune déformation ou défaut optique sur le maksutov , le poids et le BF ne gène en rien le focuser Feather touch . il faudra seulement faire attention à ne pas trop rentrer la barlow pour éviter de taper dans la baffle et forcer sur le moteur de mise au point. je n'ai pas encore traité les images produites avec ce tube car mes connaissances de traitement en planétaire sont très basiques j’espère pour voir en mettre une d'ici bientôt. passons sur M13 que j'avais imagé avec le correcteurde coma( réducteur x0,95) et ASI 1600mm pro . je ne constate pas de coma et juste un légé vignetage mais rien de flagrant la petite galaxie NGC6207 située en bas sur la première image semble bien petite avec un F/D de 3,8 avec des poses de 10s . j'avais pu la faire ressortir mais elle était bien petite à mon gout la deuxième capture faite avec cette Barlow APM et l'ASI1600mm pro montre bien le champs restreint sur M13. la troisième prise permet avec une pose de 60s de faire ressortir merveilleusement bien cette galaxie NGC6207 alors que dire : que du bien . même si elle ne permet que de grossir 1,5x je peux ainsi imager de faibles objets tout en ayant des poses < 5mn en mode binning 1x sous un bon seeing. dans le cas contraire je devrais passer en binning 2x son poids ne me gène pas et sa longueur ne me pose pas de soucis sur mon newton. les étoiles restent rondes sur les bords tant qu'on respecte les 30mm de diamètre . pour le capteur de l'ASI1600 mm pro cela convient parfaitement. elle peut aussi être utiliser sur des capteurs de taille moyennes sur des lunettes sans constater de défaut du à la correction de coma . j'aurai pu opter pour l'APM 2,7x mais les temps de poses ne seraient plus du tout les mêmes et j'aurai du passer en mode binning 3x. bon ciel Christophe
  2. 2 points
    Choisir une caméra pour l'astrophoto est souvent compliqué lorsqu'on débute en astronomie Mon but n'est pas de vous dire celle que vous devez prendre mais comment la choisir. les paramètres techniques fournit par le fabricant peuvent vous aider à faire ce choix les fabricants proposent deux gammes de caméras : - les monochromes (MM ) . - les couleurs (MC) et dans ces deux gammes : - les refroidies (a droite de l'image ) - et celles qui ne le sont pas (a gauche de l'image ) Pour détailler ces caractéristiques et les tableaux, je vais prendre deux caméras de la société ZWO : la 1600 mm Pro (à gauche ) et la 183Mc Pro (à droite) l'ensemble des éléments sont fournis sous forme de tableaux puis sont synthétisés sur une seule image les premières caractéristiques fournies par le constructeur sont assez basiques : le poids et les dimensions sur la 1600 MM Pro : la Largeur est de 86 mm , le Diamètre est 78 mm et le Poids est de 410 g. il faudra prendre en compte le diamètre et le poids de la roue a filtre ; des filtres et des raccords sur la 183 MC Pro : la Largeur est de 86 mm , le Diamètre est 78 mm et le Poids est de 410 g . vient ensuite les caractéristiques génériques du capteur : - sur la 1600 MM Pro : CMOS - Monochrome - 4/3" - Panasonic MN34230 - Rolling shutter lien Toutes les photos prises seront en noir et blanc et pour reconstituer la couleur on utilisera une Roue à filtre avec des filtres Rouge/Vert/Bleu . la lecture se fait sans obturateur mais au "fil de l'eau" - sur la 183 MC Pro : CMOS -Couleur 1″ CMOS IMX183CLK-J/CQJ-J- Rolling shutter ce capteur produit des photos en couleur (matrice bayer RGGB) dont la matrice comporte deux pixels vert , un rouge et un bleu les caractéristiques qui suivent sont plus intéressantes. - sur la 1600 MM Pro : la Taille du capteur est de 17,7 mm x 13,4 mm soit une diagonale 22,2 mm - sur la 183 MC Pro : la Taille du capteur est de 13,19 mm x 8,81 mm soit une diagonale 15,9 mm la taille permet de vous indiquer la surface collectrice de photon ( plus la bassine est large plus elle recevra d'eau de pluie venant du ciel ) Cela permet de savoir si l'objet que vous désirez photographier rentre dans le champ de votre caméra. Bien entendu cela dépend aussi du diamètre et de la focale de votre télescope https://astronomy.tools/calculators/field_of_view/ comme vous pouvez le constater la 1600 mm Pro a moins de pixels mais sa surface est plus grande en raison de la taille plus importante des pixels . la diagonale est aussi très importante car elle va permettre de déterminer le diamètre des filtres adaptés (a droite l'indication du capteur et a gauche le diamètre des filtres ) les photons sont renvoyés sur la caméra sous la forme d'un cône de lumière . si les filtres sont trop petits ils vont réduire l'ouverture et former du vignetage sur la photo (zone d'ombre sur les bords ) pour calculer le diamètre des filtres, il suffit d'utiliser cet applicatif et d'indiquer la distance séparant le filtre du capteur et cela vous donne le diamètre minimal à utiliser https://astronomy.tools/calculators/ccd_filter_size la résolution de la caméra : - sur la 1600 MM Pro : le Nombre de pixels est de 4656 x 3520 pixels (16,39 millions) et leur dimensions sont de 3,8 µm x 3,8 µm - sur la 183 MC Pro : le Nombre est de 5496 x 3672 pixels (20,18 millions) et leur dimensions sont de 2,4 µm x 2,4 µm chaque pixel permet de voir une toute petite partie du ciel plus il y a de pixel sur la même surface ;plus la résolution est importante ; plus les pixels sont petits et plus l'on voit des détails fins la taille du pixels va vous permettre de calculer l'échantillonnage lien E= 206* (taille du pixel en µm/Focale en mm) . c'est même l'élément le plus important ! https://astronomy.tools/calculators/ccd_suitability il vous permet de connaitre votre échantillonnage (ou pouvoir séparateur ) en fonction de la camera utilisé, du seeing et du télescope que vous avez .. En ciel profond, on prend un échantillonnage de 1/3 du seeing mais cela peut varier dans une moindre mesure : pas assez et vous êtes en sous échantillonnage .trop et vous êtes en sur-échantillonnage l'ADC ou convertisseur A/N : c'est une notion qui reste souvent abstraite pour pas mal de gens. votre pixel emmagasine des photons mais pour être retranscrit on doit les transformer en binaire (des 0 et des 1 ) prenons un exemple : vous avez un ADC de 2 bits vous aurez donc 2² possibilités de niveaux 0-0 (noir) ; 0-1(gris clair): 1-0 (gris foncé) et 1-1(blanc) vous comprendrez vite que plus l'analyse se fait sur plusieurs bits plus le nombre de niveau de gris de l'image sera important .sur 16 bits nous avons 65535 niveau de gris là les deux caméra ont un ADC de 12 bits ce qui est déjà pas mal vient ensuite le read noise (ou bruit de lecture) et le cooling temps (température de refroidissement ) : -1,2e sur une Asi 1600 mm Pro et 1,6e sur asi 183 mc Pro . une caméra non refroidie comme mon Asi 385mc a un bruit de 3,3e plus ce bruit est bas et moins vous avez de parasites sur l'image .plus d'explications : le bruit en astrophotographie c'est là que la notion de refroidissement de la caméra prend son importance car en refroidissant la caméra vous éliminez une partie de ce bruit et plus vous refroidissez et plus les parasites sont faibles. mais il y a une limite à tout car ce refroidissement consomme énormément d'électricité le DDR3 buffer et l'USB3.0 : les deux caméra ont un buffer de 256mb et un port USB3.0 . quesako ? la première : c'est une mémoire tampon qui permet de stocker votre image en attendant qu'elle soit lue par votre PC. cela évite "les bouchons" ou saturation de votre port USB3 . le deuxième : c'est le lien qui permet d’échanger les données entre votre PC et votre Caméra lien sur les ports USB les temps de poses et FPS : chaque caméra possède une limite minimale et maximale de pose. sur la 1600 MM Pro : le Temps de pose minimal est de 0,000032 seconde ; le Temps de pose maximal : 16 minutes 40s et le nombre de fps est de 192 images / seconde en résolution 320 x 240 pixels (ROI ) sur la 183 Mc Pro : le Temps de pose minimal est de 0,000064 seconde et le Temps de pose maximal : 33 minutes et le nombre de fps est de 308 images max / seconde en résolution 320 x 240 pixels (ROI ) autant la valeur mini à une importance en planétaire autant en CP ça n'a pas d'utilité . Dans la plus part des cas on pose entre 1s et le maximum des possibilité de la caméra il en est de même pour le nombre d'images/s qui n'a aucune utilité en CP à part peut être pour faire du visuel assisté plus vous poserez longtemps plus vous capterez des photons ( identique au puits qui se remplit d'eau pendant une pluie abondante et ce pendant un certain temps ) vous comprendrez que pour avoir un rapport signal sur bruit important il faut poser le plus longtemps possible . ça c'est en théorie car d'autres paramètres vont jouer (le gain , le F/D,etc....) le Full Well (ou capacité de stockage ) : voila une notion encore bien abstraite pour pas mal d'entre nous . imaginez un puits (le pixel ) qui reçoit de l'eau (des photons ). plus ce puits est profond plus il peut recevoir d'eau avant que cela ne déborde . et bien il en est de même avec le pixel . chaque pixel a une capacité de stockage mais plus ce pixel est petit et moins il peut en emmagasiner c'est pour cette raison que la ASi 1600 mm Pro a un full Well de 20000e- et la ASI 183 Mc Pro un Full Well de 15000e- le QE (quantum efficient ) : aie . là ça se complique . prenez l'exemple de votre œil et celle du chat. vous etes capable de voir un nuancier de couleur allant du rouge au bleu mais il est incapable de voir les autres longueurs d'ondes et de voir dans le noir . pour le chat s'est un peu différent , il ne voit pas les mêmes choses que nous et il voit très bien la nuit Notre rétine comporte 2 types de cellules sensibles: 1)les cônes (environ 6 500 000) sensibles à une intensité lumineuse élevée, et de 3 types: a) 5 à 10% sensibles dans le bleu avec un max vers 420nm b) sensibles dans le vert avec un max vers 530 nm c) sensibles dans le rouge avec un max vers 565 nm On dit que l'homme est trichromate 2) les bâtonnets beaucoup plus nombreux (130 millions!) et plutôt répartis dans la zone périphérique de la rétine. Ils comportent un pigment qui est détruit par la lumière et qui se reforme dans l'obscurité. Ils sont extrêmement sensibles, même à faible luminosité, dans la zone 400 à 500 nm. Ils nous servent donc à la vision nocturne pour un capteur c'est identique une variable qu'on appelle : QE . imaginez pour faire simple une bassine qui se remplit de sable et qui n'a pas de couvercle . la réception de ce sable est total : 100% maintenant , imaginez cette bassine avec un couvercle perforé de trous . elle ne recevra qu’une partie de ce sable voir tres faible si les trous sont petits. notre capteur il est souvent indiqué en % et dans la fréquence ou le pic réception est le plus important pour ASI 1600 mm Pro le QE peak est de 60% pour le capteur couleur Asi 183mc Pro le QE peak est de 84% mais à une différence pret chaque pixel capte dans sa gamme de fréquence (couleur RVB ) . et vous avez souvent deux pixels vert (G), un pixel rouge (R) et un bleu (B), la réception sera "double" dans les fréquences du vert il est donc normal d'avoir trois courbes suivant le pixel. la distance Back Focus : en faite c'est assez simple : c'est la distance qui sépare la vitre du capteur . elle sera importante quand vous devrez la connecter au télescope . dans la 1600 mm pro le BF est de 6,5mm dans la 183 mc pro le BF est aussi de 6,5mm le dernier paramètre est la température de fonctionnement et de stockage et là nul besoin de vous l'expliquer dans la deuxième partie on abordera les caméra planetaire et ciel profond puis dans la troisième partie les courbes des caméras et le choix du gain optimum bon ciel Christophe
  3. 2 points
    j'ai fait l'acquisition dernièrement d'une caméra ASI 174 mm non ventilé et constaté comme beaucoup qu'elle avait tendance à chauffer énormément. là ou l'ASI 385Mc se stabilise à une Température de 32°C la ASI 174mm monte très facilement à 43,2°C pour une Température ambiante de 21°C imaginez ce que cela peut donner lorsque vous vous retrouvez en été sous une température ambiante de 30°C pour faire du lunaire ou lors d'une observation solaire. certains ont même remarqué un fonctionnement aléatoire à ces températures. bref rien de réjouissant ! j'ai donc envisagé de la refroidir mais le moyen devait rester simple et pas cher. exit le module Peltier : trop compliqué et trop cher ! tout ce que je ne veux pas. il ne me restait que le refroidissement par caloduc , passif ou ventilé. j'ai commencé par acheter un Akasa dédié aux chipset de carte mère : petit et très léger (172gr) lien Akasa AK-210-BK il suffit d'enlever la protection plastique du pad thermique et de coller l'ensemble sur la coque arrière de la caméra . vu la légèreté de ce Ventirad, le pad adhère parfaitement à la coque . nul besoin de visserie ou de fixation pour tenir l'ensemble comme vous pouvez le constater avec le ventilateur en fonctionnement on peut espérer descendre de 6°C . dépenser 6€ pour gagner 6°C c'est tout à fait honorable mais cela demande de prévoir une alimentation 12V et y souder un Connecteur d'alimentation 5.5/2.1mm mâle je me suis demandé si l'on pouvait descendre plus bas en T° en utilisant le même moyen mais avec un ventirad plus performant. j'ai donc acheté un Akasa AK-CC7122BP01 dédié aux processeurs Intel pour 18€ . lien du ventirad : Akasa AK-CC7122BP01 le ventirad est entièrement fabriqué en aluminium et il est équipé d'un ventilateur 12V.il reste léger 152,8 g pour malheureusement une surface de contact moindre au premier modèle au préalable je l'ai testé avec une pâte thermique antec autocollante pour m'assurer de son bon fonctionnement . le résultat ne s'est pas fait attendre :cela fonctionne mais l'efficacité n'est pas probante . j'ai donc opté en reconvertissant le ventirad fournit avec mon processeur Ryzen 1700 . pourquoi avoir choisit ce ventirad ? pour plusieurs raisons : - sa surface de contact est plus grande - elle en en cuivre (meilleur dissipation ) - le pate thermal artic utilisé est de meilleur qualité (prix 7€) . - il possède aussi un ventilateur de bon diamètre alimenté sous 12V premier constat : avec de la pâte thermique argent noctua le radiateur ne tient à la coque de l'Asi 174mm coté refroidissement c'est bien différent: - sans ventilo on obtient 37,2°C au lieu des 43,2°C - avec le ventilo on obtient 35,3°C . soit presque 8°C de gagné au total vu que sur nos latitude la température dépasse que rarement les 30°C et que le poids du ventirad est trop important , je décide d'enlever le ventilateur et ainsi gagner 150gr . l 'ensemble est maintenant collé à la coque de Asi 174mm par la pâte antec et nul besoin d'une alimentation 12V . le résultat est donc concluant : obtenir le même refroidissement que l'Akasa AK-210-BK mais sans ventilo , sans système de fixation et sans besoin d'alimentation 12V après vous pouvez laisser le ventilateur pour descendre à 35,3°C ou opter pour un radiateur plus performant et plus lourd mais vous devrez solidariser l'ensemble sur cette caméra (un plexiglas sur le devant avec 4 boulon qui solidarise le tout ) bon ciel Christophe
  4. 1 point
    la partie la plus importante réside dans les courbes bien souvent délaissées par les astrams débutants. elles sont pourtant sources d'informations sur ces capacités et ces possibilités j'ai finalement partager ce post en 2 parties pour traiter le CP et le planétaire indépendamment on prendra comme exemple la 1600 mm pro pour le CP -la première courbe que le constructeur vous fournit représente le courant de dark suivant le refroidissement de la caméra . il faut bien comprendre que le signal que l'on reçoit des galaxies et autres curiosités est faible voir très faible .....et noyé dans un bruit il devient très difficile de l'extraire comme votre caméra produit elle même ce bruit (rayonnement infrarouge ), plus vous la refroidissez et plus il diminue. le différentiel possible sur cette caméra 1600mm pro est de 45°C . il permet ainsi d’atteindre régulièrement les -20°C (à part l'été quand il fait plus de 25 °C) Sur certaines caméras il existe un phénomène très visible et qui peut être gênant si les poses sont importantes : l'Amp Glow vous aurez beau baisser la T° , ce phénomène persistera mais enlevable par les darks. sur les nouvelles caméra Asi 533mc pro, 6200mm pro ce phénomène est supprimé en désactivant certains composants - la deuxième courbe montre le quantum efficient (Efficacité quantique) Définition sur wikipédia : L'efficacité quantique QE (Quantum Efficiency en anglais) est le rapport entre le nombre de charges électroniques collectées et le nombre de photons incidents sur une surface photoréactive plus cette courbe se rapproche de 100 % et plus votre caméra est performante dans le domaine des fréquences données . plus la caméra est réceptive dans ces bandes de fréquences plus les poses seront réduites . les caméras ont énormément évolué dans ce domaine ou le différentiel est souvent proche de 20/25% entre la 1600mm pro et la 6200mm pro bien entendu pour les caméras couleurs qui ont une matrice de bayer ce graphique sera représentée par 3 courbes : Rouge (R).Vert (G).Bleu B ) - le troisième graphique qui regroupe 4 courbes est encore plus intéressant - le 1er graphe : le Full Well (capacité du puits de stockage ) diminue si l'on augmente le gain , ce qui a un impact sur la dynamique du capteur (la profondeur des nuances). - Le 2e graphe : il me montre combien d'e- il faut pour augmenter d'un ADU (explication ), donc également la dynamique. - Le 3e graphe :la dynamique qui diminue avec l'augmentation du gain . votre capteur 1600mm pro a une dynamique sur 12 bits - Le 4e graphe : le bruit de lecture diminue quand le gain augmente. vous comprendrez vite qu'il va vous falloir faire un savant dosage sur le gain. c'est pour cette raison que le constructeur vous préconise d'être à un gain de 139 . le full well reste honorable tout en gardant une bonne dynamique sans avoir un bruit de lecture important pour la 294mc pro c'est encore plus simple a déterminer . il suffit de regarder les courbes pour comprendre assez vite que le bon gain se trouve après 120 bon ciel Christophe
  5. 1 point
    comme vous avez pu le voir lors de la première partie 1 pas mal de caractéristiques sont fournies par les constructeurs pour effectuer votre choix mais comme toutes caractéristiques , certaines sont plus importantes que d'autres suivant le domaines que l'on désire pratiquer le reflet de ce document n'est que le ressenti et l'expérience que j'ai acquis à ce jour dans ces domaines . l’astrophoto en Ciel Profond : prenons le cas de la caméra CMOS 1600mm pro de la marque ZWO pour affiner choix primordiaux (en vert) : - la taille du pixel permettra de connaitre votre échantillonnage et de savoir si elle adaptée ou non à votre tube dans des conditions optimales (seeing) - la diagonale déterminera le diamètre minimale des filtres et du chemin optique que vous devrez avoir afin de ne pas subir d'aberrations optiques ou de vignetage donnée secondaire (en violet ) : - il n’est pas nécessaire de refroidir une caméra pour faire du ciel profond mais on vous le recommande fortement et ce dans le but de réduire le bruit et en dernier (en orange ) : - pour le débutant ces données ne sont pas sa priorité mais pour les plus avertis ; le full Weel, le QE et ADC seront des caractéristiques importantes pour obtenir l’excellence une donnée qui n'est pas fournie par le constructeur mais qui pourtant influencera fortement votre choix : le seeing . il ne devra pas être sous estimé des cartes et applicatifs vous permettront de l'obtenir . Conclusion : - on préconise souvent d'utiliser des caméra mono (mm ) refroidies (Pro) avec de grand capteur pour faire de la photographie du ciel profond . - ça l'est de moins en moins vrai car les caméras couleurs ont depuis bien évoluées dans ce domaine et des filtres ont été spécialement élaborés pour celles ci. - Et même si votre capteur est assez petits certains objets seront interessant à photographier (nébuleuses planétaires ,galaxies ,étoiles,amas ) et vous satisferont amplement en attendant de passer à plus grand. Nota : la caméra mono sera quand même plus sensible du fait que l'ensemble des pixels soit réceptif à la longueur d'onde sélectionné (RVB SHO)...ce qui n'est pas le cas de la couleur par contre pour obtenir un image couleur avec une mono , il vous faudra faire des poses avec des filtres rouge , en vert ; en bleu puis ensuite effectuer des traitements pour recomposer la couleur d'origine passons au planétaire : on préconise souvent l'utilisation de petites caméras couleurs pour trois raisons assez simples - dans ce domaine on réalise une vidéo pour figer la turbulence et ne garder que les plus belles images couleurs - la rotation des planètes est assez rapide ce qui empêche souvent de faire de la trichromie à partir d'une roue a filtre - le diamètre de la planète étant assez petite sur l’écran , la résolution ne sera pas notre priorité . on pratique souvent le ROI pour augmenter les cadences mais vous verrez que dans certains cas ou domaines les caméras mono s'en sortent plutôt bien nous allons prendre comme exemple l' Asi 385Mc (couleur) pour commencer la donnée principale en planétaire sera le pixel de la caméra (en vert ). - en planétaire on se permet de pousser la focale pour obtenir une planète assez importante sur l’image et à sur-échantillonner fortement pour obtenir plus de détails fins ( contrastes élevés) toutes les caméras ne s'adaptent pas sur votre tube et en fonction de celles ci on devra respecter quelques règles pour obtenir le bon échantillonnage et le bon rapport F/D . Nota : je vous ai mis une petite fiche xls qui vous aidera a faire ce choix.ce n'est pas le meilleur mais au moins il a le mérite de ne pas vous embêter avec des formules le deuxième critère le débit et le nombre de fps (violet) : Privilégiez l'USB3 et un taux de transfert élevé pour faire des vidéo en .ser ( limité pas le temps de pose de chaque vue ). au dessus de 100 Fps (images/seconde ) on peut figer la turbulence et ainsi ne garder que les plus belles images afin de les assembler les derniers critères seront le bruit et le QE : - plus on réduit le bruit plus on peut augmenter les cadences - la sensibilité dans le rouge- infra-rouge sera recherché pour éliminer la turbulence . c'est pour cette raison que la 290Mc et la 462Mc sont recherchées -en utilisant des filtres spéciaux on pourra faire ressortir certains détails de la planète (méthane CH4 ;ultraviolet pour venus , IR ) la résolution n'est pas très importante mais elle est parfois privilégiée pour caser un astre avec ses satellites (Jupiter ou saturne) vous me direz : et les monos dans tout cela ? certaines se débrouillent très bien pour faire ressortir certains détails et excellent dans les champs plus grands prenons la caméra Asi 174mm dont la réputation n’est plus à faire . comme vous pouvez le voir , elle permet d'avoir des débits importants et de couvrir un champs beaucoup plus grand que la ASi 385Mc cela permet de faire du lunaire et du solaire. Nota : ces deux astres étant très lumineux , le bruit sera le dernier cadet de nos soucis rassurez vous ,même avec une Asi 1600 vous pouvez réaliser de magnifiques photos de la lune dans sa totalité sur des lunettes de tailles respectables bon ciel Christophe
  6. 1 point
    Bonjour à tous, Une reprise d'une de mes vidéos du mois de février 2018 que je pensais avoir perdues lors d'un bug de mon PC d'acquisition, mais finalement retrouvées sur un de mes disques durs externes de sauvegarde. Les vidéos étaient classée au mauvais endroit. Maksutov 200mm/2000mm F/D10 - Image au foyer - Camera ZWO ASI224MC - Samedi 24 Février 2018 à 21H51 (-1 TU) - Images capturées=640 - Astrosurface-omega2 et Registax 6 sur 50% des images - Lune fraction éclairée 68%. Je remets l'image faite il y a un peu moins de 3 ans, et la nouvelle. La teinte est meilleur et j'ai moins tiré sur les ondelettes. Je prévois de réutiliser ce tube avec ma caméra ASI 290MM et de mettre la Barlow 2X, éventuellement avec un filtre rouge. Avec de bonnes conditions de turbulence, et une bonne mise en température (le point faible de ces tubes), je devrais assez facilement arriver au taquet de l'instrument avec un pouvoir séparateur de 0.69" d'arc à 550nm. La triplette de cratères dans Stadius avec des cratères de 1.5" d'arc de diamètre (2500m) sont résolus mais pas séparés (0.3" d'arc de séparation) Image 2018 AS!3, R6 et Imppg - Ancienne version Astrosurface-Omega2 et R6 - Nouvelle version. Agrandissement Stadius 300% LRO Echelle 20kms https://quickmap.lroc.asu.edu/?extent=-21.8139514,6.43233,-6.2770167,14.723709&proj=10&layers=NrBsFYBoAZIRnpEBmZcAsjYIHYFcAbAyAbwF8BdJUTBbSfI0yq8iioA LRO Echelle 5kms La triplette n'en est pas vraiment une (deux bien fait et le troisième qui semble double), et la séparation est nulle, car les cratères se touchent. Ils font 2500 mètres de diamètre chacun. Le vrai challenge d'un télescope de 400/500mm et plus de diamètre est de choper le petit cratère qui fait 500 mètres de diamètre au-dessus du deuxième cratère de la triplette. Claude Schuhmacher
  7. 1 point
    ayant fait l'acquisition d'un newton dont l'age approche les 10 ans , j'ai constaté que celui ci péchait au niveau du Porte Oculaire. il faut dire que le PO d'origine l'OK 3 est pour le moins capricieux voir médiocre. voulant le changer , j'ai du déposer la base du PO et refaire une bague pour y installer le nouveau TCF Leo tout en respectant le Backfocus. A partir de là , il devenait évident que pour maitriser sa collimation je devais revoir l'ensemble des éléments qui le compose. j'ai fait pas mal de site et lu de nombreuses publications qui y font référence. https://www.webastro.net/forums/topic/59324-comment-régler-son-télescope-avec-méthode/ http://www.astrosurf.com/cielextreme/page180F.html http://www.astrosurf.com/altaz/collimation.htm il devient évident que la collimation est un jeu d'enfant sur ce type d'appareil mais quand on s'attaque à la géométrie des éléments qui le compose cela devient assez compliqué au premier abords. je ne parlerais pas de cette collimation mais les moyens que j'ai utilisé pour vérifier la position de chaque éléments. pour cela je me suis aidé d'outils utilisés pour d'autres fonctions (laser, caméra , niveau, équerre , etc...) quand on réalise une collimation , il faut au préalable s'assurer que votre tube soit à température et je vous conseille de bien vous assoir pour ne pas à avoir à se tordre le cou . il est certain que positionner le PO en haut est un avantage mais la contorsion vous provoquera des lombalgies. il est souvent fait état que pour vérifier la géométrie des optiques d'utiliser l’œil qui est certes efficace mais pas d'une précision absolue. vérification de la Perpendicularité du porte-oculaire. : la première chose à vérifier dans un newton est que l'ensemble PO avec son focuser et éventuellement sa platine soit d'équerre avec le tube. on recommande souvent de positionner une glace et de vérifier à l’œil nu le bon positionnement des éléments. facile au premier abords , c'est un peu plus compliqué de tenir la glace et de vérifier à l'oculaire. je trouve aussi que cela manque de précision ! j'ai donc fabriqué un outil à partir d'une glace , un double face , d'une équerre , d'une baguette d'angle et d'un serre joint. grâce à un laser, je peux ainsi vérifier à mon aise que l'ensemble soit bien positionné et que la perpendicularité du PO+bague + platine soit bien en place vérification de l'araignée : pour vérifier le positionnement de l'araignée , je me suis aidé de deux niveaux . un que l'on utilise régulièrement dans le bricolage et un autre venant d'une récupération. mais on peut utiliser les niveau à bulles vendus par pierro astro https://www.pierro-astro.com/materiel-astronomique/montures/accessoires-montures/niveau-a-bulle-60mm_detail j'avais un petit décalage que j'ai vite corrigé. la précision n'est pas hyper rigoureuse mais assez suffisante pour passer à l'étape suivante il faut aussi s'assurer que le bloc d'attache du secondaire soit bien centré dans le tube. pour ça rien de plus simple que d'utiliser un pied à coulisse ou d'une règle pour le confirmer vérification du positionnement du primaire : là encore on vous conseille de vous positionner devants le tube pour vérifier à l’œil nu son positionnement. sachant que le positionnement de l araignée a ete réalisée au prealable, je l ai pris comme référence pour verifier son positionnement . Pour cela j'ai utilise le centre du filetage de fixation du secondaire et un laser pour m'en assurer. avec du scotchs pour les tableaux (ne laisse pas de colle ou trace sur le tube) , j'ai dessiné le point centrale du tube et j'y ai fait un trou assez fin pour y laisser passer le faisceau laser. ainsi avec le hotech 2 pouces , j'ai pu ainsi m'assurer que le laser venait éclairer la partie centrale de œillet. c'est efficace et très précis du moment que votre laser est bien reglé le positionnement du secondaire : là encore , on vous conseille de vérifier le positionnement de l'orientation du secondaire à l’œil nu. moi j'ai préféré m'assurer que le positionnement soit parfait avec une caméra ASI 385MC et en utilisant le logiciel "AI's Collimation Aid" c'est nettement plus simple de vérifier à l'écran le position du secondaire tout en le manipulant pour cela j'ai utilisé la technique des deux feuilles de couleur pour bien mettre en évidence le secondaire par rapport au PO https://www.astrofiles.net/collimation le résultat est probant . vous risquez d'avoir une petite déformation du à l'objectif de la caméra mais cela ne gène en rien la manipulation. une vérification ensuite à l’œil nu et voici votre secondaire positionné comme il se doit. alignement du secondaire avec le primaire : pour cela je me suis aidé du système catseye et du laser. https://www.catseyecollimation.com/ Le teletube permet de bien positionner le secondaire en centrant l oeillet du primaire. le laser Howie Glatter 650nm avec sa croix permet de s en assurer . après c'est un jeu d'enfant , il vous suffit d'utiliser le système catseye ou le Cheshire sur ce lien on explique très simplement comment l'utiliser pour effectuer sa collimation https://www.pbase.com/strongmanmike2002/collimating_with_the_catseye ces systèmes sont très pratiques lorsque vous avez une surface blanche éclairée mais totalement inutilisables lorsqu'il fait nuit . si ce n'est pas le cas , vous pouvez vous aider d'un écran à Flat positionné sur le côté pour éclairer votre surface. le plus dur est de faire ressortir les 4 œillets en superposition ; trop de lumière on ne les voit pas et pas assez on n'en voit qu'un. le meilleur moment : lors de la nuit nautique. sur le terrain , je préfère m'aider du hotech 2 pouces et de valider l'ensemble sur une étoile très brillante comme Véga pour effectuer cette collimation , comme le miroir primaire est collé au barillet je rétracte au maximum les supports (petites vis poussantes rétractées et tirante vissées au maximum) . ainsi je part du principe que les optiques sont alignées et que l'araignée et ce support sont parallèles . ce qui devrait être le cas en théorie ainsi si l'on effectue le réglage du secondaire on devrait avoir d'office un alignement parfait. dans les faits c'est un peu différent . il suffit alors de jouer finement sur les tirantes/poussantes pour régler le primaire. c'est plus simple mais cela modifie un peu la focale . dans mon cas je suis à 911mm au lieu de 906mm par contre comme ce type de télescope à un F/D <4 , le secondaire est surdimensionné et il faut lui mettre de l'offset pour avoir le cône de lumière dans le plan focal lien du tutoriel : https://www.espacioprofundo.com.ar/topic/12426-error-en-tutoriales-de-colimación/ dans les faits et c'est logique on se retrouve avec un secondaire désaxé et la tache d'airy l'ai tout autant. j'ai mis du temps pour le comprendre et je m'évertuais à faire à l'identique de ce que l'on peu obtenir dans un SC : une tache d'airy centrée tire d'une discussion avec astram "maire" sur le sujet et qui montre ce que l’on doit obtenir . "ce dessin est juste incomplet et à été fait à la va-vite suivant le propriétaire. La réalité à l'oculaire peut être différente Le calcul du décalage est expliqué sur l’excellent site de Serge Bertorello http://serge.bertorello.free.fr/calculs/posplan.html L'axe de symétrie est représenté en pointillés. Il se matérialise visuellement à l'oculaire en faisant varier la MAP autour du point de focalisation si possible en agissant alternativement de manière symétrique. Sur le schéma le bleu correpond à la partie lumineuse d'une étoile. Le point noir représente le meilleur point de focalisation possible. Les aigrettes du plan focal ne sont pas représentées. La barre rouge indique que l'image de l'ombre du secondaire est parfaitement symétrisée par rapport à l'axe de symétrie. Le décalage intra/extra est d'autant plus sensible que le F/D est court, ce qui ne nuit pas du reste à la qualité de la collimation." bon ciel christophe