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Showing most liked content on 11/15/19 in Posts

  1. 14 points
    Bonjour, Mercredi soir, première tentative de photographier un passage de l'ISS devant la Lune . C8 à F/D10 sur monture Vixen SPDX et Sony A7s défiltré . J'ai enlevé la couleur .... Le Sony était en mode vidéo. L'image a été extraite via le logiciel VLC , PIPP n'ayant pas fonctionné dans mon cas .
  2. 7 points
    Bonsoir à tous, La météo exécrable nous oblige à retravailler certain films afin d'en extraire le meilleur... Une image datant du printemps dernier. Newton 410 mm F/5.6 "maison optique et méca. Oculaire Taka 20mm spécial projection + filtre rouge Atik / Basler 1920-155 / env. 350 images sous AS3 et Astra image. Phil
  3. 6 points
    Bonjour vola la belle , de bonne heure , et à l'instant bonne chance aussi et hier? chut !
  4. 5 points
    Bonjour à tous, Un premier test avec un nouveau setup dans la classe des T50, avec un magnifique T51!! Bon, vous comprendrez, que ce n'est pas un tube de 51cm mais une mini lunette de 51mm de diametre et une focale de 250mm. On aime resté dans les 50:-). On regarde avec quoi nous pouvons nous amusez avec du grand champ, tout en expérimentant avec une de nos ZWO1600MM. Optiquement, ca semble pas mal du tout, et je pense qu'il est possible encore de faire mieux avec une focalisation un peut mieux maitrisée sur l'ensemble des poses (une correction mécanique sera réalisée ce Week-end). On va continuer notre petite expérience dans les mois à venir, puis nous verrons au printemps, si nous cherchons autre chose, ou si nous envisageons une installation d'un setup de ce type au Chili. En attendant voici une premiere image avec NGC7822, ou Cederblad 214. C'est une version SHO-SHO comme on aime. J'ai trouvé une belle description de cette objet réalisé par idrir en 2017, donc vous le rappel simplement: Le coté technique: Télescope JANUS Nord2 situé dans le Vaucluse. Temps de pose: 10h par couche SII, Ha et OIII. Poses élémentaires de 20min sans guidage. Utilisation d'une petite lunette WO RedCat 51. C'est une petite lunette sous formule Petzval. Focuseur AF3 avec kit pour la RedCat 51. Camera ZWO 1600MM Cool. Filtres SII, Ha et OIII ZWO avec la roue à filtres de la même marque. Monture 10Micron GM2000HPS2. Piloté en automatique sous PRISM V10, prétraitement sous PRISM V10 et traitement final sous CS6. Voici l'image, la full comme toujour via clic sur l'image elle meme puis les fenêtres Astrosurf: Et voici le montage: Amitiés a tous, et bonne astro! La JANUS Team Michel Meunier et Laurent Bernasconi http://team-janus.astrosurf.com/ https://www.facebook.com/JanusTeamNordSud/
  5. 5 points
    Perso, je trouve ce déferlement de critiques tout azimut assez surréaliste.. Dans mon premier message ici, j'avais évoqué les "km de posts venimeux" lus aussi (en partie) en astro-pratique sur ces engins.. Il peut bien sûr y avoir des avis divergents sur un produit de ce genre, totalement nouveau dans son mode de fonctionnement, dans son usage, et sur les clients potentiels (probablement de nature très diverse, loin des seuls astro-amateurs) . À mon humble avis dans beaucoup des critiques négatives suscitées par ce nouveau produit, il y a évidemment quelque chose de plus profond et qui de toute façon dépasse largement l'intérêt ou non de ces pôvres engins.. Le vrai débat est philosophique, mais il ne porte pas que sur le côté parfois "impérialiste" de la technique (évoqué plus haut).. Alors bon... Y'avait pas une cellule psychologique avant sur Astrouf ??????... Parce que là.. je vois plus que ça.
  6. 4 points
    Bonjour à tous Voilà une nouvelle série de photos, comme promis ;-) Température lors de la prise de vue +27 degrés (ça change pas trop) entre 3h30 et 4h00 (heure locale). Il y avait quelques nuages qui passaient en laissant de belles trouées :-) A 200 asa : 1/60 - 1/80 - 1/100 - 1/125 Je vous la poste telle quelle, sortie du boitier en jpg- ! Perl-Vixen 102/920 FL Barlow AP 2X Canon EOS 5D II NB : la prise de vue ressemble beaucoup à celle de PETIT OURS. On n'a du faire les photos à peu prés au même moment, mais pas au même endroit ;-)
  7. 4 points
    Certes, en soi un robot ou un ordinateur ce n'est ni bon ni mauvais mais ce qui compte c'est la façon dont on apprend et ce qu'on apprend avec, cf l'ordinateur à l'école, remplacer un professeur par un écran de temps en temps c'est enrichissant, si c'était tout le temps ce serait appauvrissant. Non plus les techniques de prises de vues, mais des choses simples comme comprendre les règles d'optique de son appareil, le mettre en station, connaitre les constellations pour repérer ses cibles... L'automatisation favorise-t-elle la curiosité ? Apprendre c'est se tromper et recommencer.
  8. 4 points
    Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant " poilé" en lisant un post astro. Ça me rappelle le même genre de post bien des années en arrière concernant l'arrivée des premiers goto. Cet appareil ne vous convient pas ?. Alors ne l'achetez pas, il n'y a pas d'obligation. Il y a bien des gens qui achètent des voitures de 200 cv et plus pour rouler à 130 km/h maxi. Il peut y avoir des astrams qui peuvent avoir envie de cet appareil. Ce n'est peut-être pas le progrès, mais c'est l'évolution des choses. Amicalement.
  9. 4 points
    Ce concept d'instrument d'astronomie ne découle-t-il pas "naturellement" de cette culture marketing qui proclame la connaissance ultime en deux clics, sans effort, à la façon d'un robot magimix qui réussit tout les plats et rassasie vite, alors qu'auparavant il fallait au minimum potasser le "Je sais cuisiner par Ginette Mathiot" et quelques plats ratés sans se décourager pour débuter noblement en cuisine. Apparemment; la cible commerciale de Stellina, ce sont les néophytes primo accédants en instrument d'astronomie. L'étrangeté du pari commercial, c'est que l'instrument offre un compromis techniquement banal entre optique et électronique, une sorte de télescope Lidl hybride de tablette électronique, mais tout de même très apte à enliser dans un marais de connaissance celui qui s'y aventure sans pré-requis. Le concept pédagogique qui propose une initiation à une science ou un art par l'intermédiaire d'un robot électronique est il justifiable ? Je ne pense pas, en effet deux exigences se présentent, celle de l'apprentissage par le transfert ; il est absent ici car l'utilisateur de Stellina ayant acheté très cher un instrument qu'il sait aux possibilités ultimes aura instinctivement l'impression qu'il peut en faire une utilisation en vase clos. Il n'aurait donc besoin d'aucun recours pour apprécier un savoir tiré de la bibliothèque de l'instrument. Et celle de l'apprentissage par le confrontation à la matérialité, dans notre Stellina par définition exempt de contingence, c'est encore un défi à l'idée d'acquisition, de progression. Autonomisation, acculturation... Alors Stellina pourquoi pas mais avant tout pour apprendre à s'en émanciper ?
  10. 3 points
    Alors qu'ils savaient faire de très bons choux-fleurs et d'excellents artichauts
  11. 3 points
    Super donne la bonne explication : la "tête d'épingle" correspond à l'univers observable, donc à une toute petite partie de l'univers réel, cela au temps de Planck. Donc au temps de Planck l'univers réel était considérablement plus grand que la tête d'épingle, peut-être même infiniment plus grand si l'univers réel était dès cette époque infini Entre cette époque et maintenant nous n'avons qu'un changement d'échelle, certes un peu radical. Mais sa nature "fini ou infini" n'a pas changé; juste un changement d'échelle ...
  12. 2 points
    Bonjour voici une image de la galaxie naine irrégulière NGC 1156, comme c'est une naine elle n'est pas bien grosse : taille apparente 2.6' x 1.7', elle est du type magellanique, sa distance estimée est de 17 Mal. Très peu d'images amateur sur le web à cause de sa petite taille et de sa morphologie. 20 poses de 3 minutes en bin 1 luminance, 3 x 7 poses de RVB en bin 1. Intégration des 15 meilleures L + 4 meilleures RVB pour constituer le stack en Luminance, la chrominance est constituée des 7 RVB. Astrosib 360 + SBIG STL 11000, acquistions en automatique avec Maxpilote, traitement pixinsight et photoshop. Image réduite à la taille d'acquisition ECH : 0.63" /px: Jean-Claude MARIO.
  13. 2 points
    Hello Astroman, tu vas utiliser quel correcteur de COMA avec ton 200/800? Les petits pixels de la 183MM la destinent à la base plus à une focale < 400mm. L'échantillonnage sera déjà excellent avec la 1600MM et ta focale de 800mm pour avoir un beau niveau de résolution tout en ayant un peu de champ. Les plus gros pixels de la 1600MM font que tu poseras moins pour avoir un résultat équivalent. Par contre sur les étoiles très brillantes la 1600MM a parfois des artefacts contrairement à la 183MM. Dans tous les cas le choix ne sera pas mauvais, et à mon sens la 1600mm pro serait plus adaptée à ta focale de 800mm si tu l'utilises avec un excellent correcteur de coma (type GPU plutôt que le Baader un cran en dessous). Bonne journée à toi
  14. 2 points
    Bonjour, Gérard s'en est allé, la vie doit continuer...Nous lui dédierons particulièrement notre prochaine grosse mosaique en cours d'acquisition sur un objet qui lui aurait fait particulièrement plaisir....En attendant nous vous présentons une "petite" mosa de deux champs, représentant 2 nébuleuses très rarement photographiées, et pour cause ! de une elles sont très faibles et de deux elles sont éclipsées par sa voisine proche, IC2118 la tête de sorcière Nous étions parti sur un LRGB seul au départ puis nous avons constaté un fond brunâtre qui en LRGB n'était pas beau du tout...on s'est dit qu'il devait y avoir un fond très faible de Halpha...alors oui il y en a ! Mais je vous épargnerai la couche Ha seule tellement c'est faible de chez faible, qques ADU au dessus du fond même avec 10h de pose !! Par contre elle apporte un vrai plus sur l'image couleur ! Il s'agit donc de LBN906 et LBN917 dans la constellation de l'Eridan. Elles sont appelées les nébuleuses des points d'interrogation !! Pour la technique: Observatoire remote APO - Chez Alain Maury - Chili TOA150 + Flattener 67: focale 1100mm, échantillonage 1.68" par pixel, champ 1°55' x 1°55' Alta U16M ( KAF16803) à -20° Filtre HaLRVB Gen2. Astrodon Pour l'image et par champ : Ha = 15 x 40 min L= 24 x 20min R=V=B= 6 x 20min par couche Monture Mini-OHP et MCMT Guidage par Atik 314L+ en bin2, acquisition 1 sec 25 Darks 25 Bias 9 Flats Chef d'orchestre pour l'acquiz, autoguidage et prétraitement: Prism v9 Traitement: Prism, Iris et CS6. Les vignettes sont cliquables vers les full: Bon ciel ! @+, Thierry APO_Team Thierry Demange, Richard Galli et Thomas Petit
  15. 2 points
    Oscar 2019 du meilleur euphémisme pour JMCO !
  16. 2 points
    Bonjour à tous, Pour faire original... Après une pause de plusieurs mois côté astronomie, difficile de résister comme beaucoup, à l'appel de Mercure en transit devant le soleil. Malgré une belle impréparation et surtout des nuages, des averses... une trouée se présente vers 15 heures : j'ai sauté sur l'occasion. Voici donc ma petite capture de l'événement de lundi : mes 2 meilleures captures sur les 6 réalisées, un montage commenté et une petite animation. Le tout avec mon setup light : Mak 127 et NEQ3. Opérateur content ! 1/ 13h55 T.U. 2/ 14h12 T.U. 3/ Photomontage commenté de 5 de mes captures entre 13h53 et 14h12 T.U. J'estime à environ 183 000 km/h la vitesse de déplacement de Mercure par rapport à l'axe Terre - Soleil !! 4/ Et une petite animation de mes 6 captures en tout... de qualité très inégale : des conditions médiocres et un travail mal préparé, mais la chance d'avoir pu capturer le messager Bon ciel. Julien
  17. 2 points
    Superbe montage Et le 51, y a que ça de vrai Bonne journée, AG
  18. 2 points
    Salut à tous, Une cible que l'on ne présente plus : les galaxies M81 et M82, accompagnées de NGC3077 et de quelques galaxies naines (Arp-Loop et Holmberg IX notamment), situées à environ 12 millions d'années-lumière. Beaucoup plus près de nous, des "cirrus galactiques", l'IFN, se sont invités en avant-plan... La full : Un fait intéressant est que ces galaxies sont toutes situées à peu près à la même distance de nous... cela signifie que la manière dont nous percevons leur distances respectives sur une photographie correspond bien à la réalité : la galaxie M82 est bien aussi rapprochée de M81 que ce qu’on peut voir sur l’image, à peine 120 000 années-lumière de distance (à comparer avec les 2 millions d’années-lumière de distance de la galaxie la plus proche de la nôtre, à savoir M31, la galaxie d’Andromède). Comme on peut le voir, cette distance est vraiment réduite, puisqu’elle correspond à peine à 1,5 fois le diamètre de la galaxie M81 ! Toutes ces galaxies sont liées entre elles par des "ponts" de matière et de gaz visibles uniquement en onde radio. Pour une présentation plus détaillée, je vous invite à consulter la "fiche-astro" dédiée sur mon site : https://millenniumphoton.com/portfolios/m81-m82 Pour réaliser cette image, j'ai utilisé de précédentes données réalisées avec la TSA102 en 2017, et de nouvelles avec une apo 66/400 avec réducteur (420mm de focale) pour obtenir un champ plus grand (le capteur de la AtikOne6, utilisé dans les 2 cas, étant assez petit...). Cette image intègre les brutes réalisées à l'occasion de ces deux sessions, 2017 et 2019, avec au final une incrustation des détails obtenus avec la TSA pour les détails dans les galaxies M81 et M82. La contrepartie de cette méthode: ce sont les étoiles les plus "grosses" des deux versions qui restent au final, pour des raisons évidentes d'harmonisation. Et les étoiles obtenues avec l'apo 66/400 sont bien moins fines que celles de la TSA... 24h de pose au total (11h pour le champ resserré, 13h sur le champ large), ce qui permet de bien mettre en valeur l'IFN. Pour la session 2019, j'ai attendu que la Lune soit couchée pour réaliser les images, afin de ne pas dégrader le faible signal de l'IFN. La visualisation sous STF de Pix montre l'IFN de manière beaucoup plus accentuée, mais avec un bruit à la mesure... perso j'ai préféré rester "soft" sur l'IFN, qui reste encore bruité malgré le temps de pose. Setup: Astropro 66/400 - TSA102 AZEQ6 - CCD AtikOne6 L : 40 x 900s (bin1) - 66/400 L : 84 x 300s (bin1) - TSA102 RGB : 36 x 300s (bin2) - 66/400 RGB : 60 x 180s (bin2) - TSA102 Ha : 12 x 300s (bin2) - TSA102 64 darks, 101 bias, 16 flats. Total : 24h Pixinsight & PS Cette image est dédiée à la mémoire de notre ami Gérard Thérin. Bon ciel à tous, JB
  19. 2 points
    Bien triste nouvelle en effet! nous avions le meme age… Je l'ai rencontré fin 80 debut 90 ou nous l'avions invité pour parler de haute resolution avec Jean Dragesco lors d'un point rencontre régional à Lyon organisé par le CALA (Club Astro Lyon Ampère). Jean Dragesco avait pressenti sont haut potentiel et les présentations et discussions avaient été inoubliables. J'avais ensuite eu la chance de partager une image lunaire avec lui dans un article de la revue américaine Astronomy en 1995 et dans une autre Explore the Universe en 1997 que je vous joins. Tu resteras dans nos memoires... Astronomy 1995.pdf Explore the Universe 1997.pdf
  20. 1 point
    Cédric, ce que tu dénonces c'est donc la rapidité du progrès... Mais là encore nous n'y pouvons rien, et n'avons à mon avis aucune raison de lutter contre. Étonnamment, les enfants, et donc les générations futures s'y adaptent avec une facilité confondante... ne sous-estime par leur capacité d'apprentissage, même des connaissances basiques. Et ne croyons pas une seule seconde que le pourcentage de gens intelligents augmente ou diminue d'une génération à l'autre, j'aurai tendance à penser que les générations nouvelles sont seulement statistiquement plus instruites que les précédentes, mais pas les mêmes connaissances que les ainés Pourquoi je parle avec excès de l'age de pierre. c'est parce que la base de ton raisonnement est régressif et forcément par récurrence nous revenons au basique du basique : Ordinateur -> calculette -> règle à calcul -> bouliers -> calcul mental -> mes dix doigts... etc ou s'arrête ta régression ou ton arrêt technologique ? ou son "évolution exponentielle" .... à ta propre référence initiale ou générationnelle ?
  21. 1 point
    Les cieux crépusculaires de ce dimanche 10 novembre accordaient à la Lune sa souveraineté contestée depuis le début d'automne. Ma Cité un peu assoupie en cette veille de commémoration et sous les feux de lumières un peu blafardes, donnaient aux ruelles , aux bâtiments , des ombres allongées. Bien sûr Séléné aimantait mon regard , mais je sentais que d'autres mystères me poussaient à explorer la ville devenue théâtre de la nuit étrange, à la recherche de l'inconnu. Elle m'apparaît enfin, à l'angle du palais ! Quelle draperie délicate , la pierre est devenue étoffe Un belle étoile bleutée vers le zénith me dit que cette nuit est celle du regard nouveau sur ma Cité Ciel , automne et terre s'unissent , la Lune ne craint plus le feu des hommes... Luminaire ultime faîtage des maisons qui gardent leurs secrets Possessive jusqu'à la plus singulière effusion ! Comme une épée dressée en serment de fidélité à la Cité ducale Je vais bientôt m'en retourner et jette un dernier regard vers la Lune gardienne des secrets gardés derrière les fenêtres anciennes. Je longe ces vitraux qui ont fait la lumière sur les princes et leurs décisions secrètes d'autres vieux remparts de l'ancien temps des princes des ruelles aux recoins propices aux maléfices de démons embusqués...? Me revient à la mémoire, avant de rejoindre le monde nouveau une étrange sensation : quel cas singulier cas se cache derrière cette nuit si magique dominée par une Majesté souveraine ? Ces temps anciens et de mystère seront mon secret , hors de l'espace et du temps de dimanche-là , de ces recoins d'ombres....et de lumière ! Amitiés
  22. 1 point
    Non mais Marco, là le truc c'est qu'une évolution est tout à fait normale, qu'on ne ressemble plus aux premiers hommes de Cro-Magnon, ça tombe sous le sens Mais là, très actuellement, ces dernières décennies, il faut qu'on se pose la question de savoir si ça ne va pas trop loin, trop vite. La technologie force l'évolution en se développant de façon exponentielle, ce n'est pas une chose naturelle à laquelle on est préparé, même si en apparence ça passe très bien, c'est plus loin qu'il faut aller chercher les éventuels problèmes. En effet, je répète, qu'on évolue c'est normal, qu'on désapprenne trop vite le basique, à vivre sans l'artificiel, ça l'est beaucoup moins... Le progrès va trop vite et nous emporte dans une sorte de dépendance léthargique... Je n'ai jamais parlé de revenir à l'âge de pierre, mais encore une fois ce n'est pas normal d'être menacés comme nous le sommes devenus si la technique en vient à faillir. Pour l'illustrer, je finirai par une citation d'un ancien prof d'informatique, qui pourrait s'appliquer à l'ensemble des appareils technologiques et qui semble malheureusement trop peu mise en pratique... : "quand vous allumez votre ordinateur, n'éteignez pas votre cerveau..."
  23. 1 point
    T'inquiète pas, aussi vite on désapprend, aussi vite on apprend et les ploucs (dont je pense faire partie d'ailleurs) ne sont pas si couillons qu'on pense . Perso le GPS m'a fait économiser beaucoup de carburant car avec mon sens de l'orientation disons curieux, je faisais certainement des détours inutiles et coûteux. Et concernant cet outil Stellina que je ne connaissais pas, je trouve l'idée intéressante : on peut aimer le ciel nocturne et ne pas être une flèche en optique ou en mathématiques. Cela n'empêche pas de développer ensuite des connaissances supplémentaires et si ça déclenche des vocations pourquoi pas ... Je te trouve bien radical Cédric !
  24. 1 point
    OUI On désapprend des acquis basiques...Oh que oui ! c'est inéluctable. c'est même aussi génétique : nos sens ont bien moins d'acuité que nos lointains ancêtres faut-il revenir en arrière, faire de la décroissance, revenir à l'age de Pierre, Paul ou Jacques... Oh que NON ! et je n'ai jamais dit que le Stellina sera indispensable... enfin j'imagine. le GPS était un exemple parmi des centaines d'autres possible.
  25. 1 point
    Certes, en soi un robot ou un ordinateur ce n'est ni bon ni mauvais mais ce qui compte c'est la façon dont on apprend et ce qu'on apprend avec, cf l'ordinateur à l'école, remplacer un professeur par un écran de temps en temps c'est enrichissant, si c'était tout le temps ce serait appauvrissant. je suis d'accord avec @vaufrègesI3 et donc mitigé avec ton analyse @Adlucem : Tu ne peux pas obliger par la formation ou l’éducation à devenir curieux, mais ceux qui ne le sont pas on le droit d'avoir accès à la connaissances avec une certaine facilité. Je faisais parti des sceptiques/contradicteurs lors de l'arrivée en masse des GPS , avec comme arguments : on ne saura plus naviguer sans GPS, lire et analyser une carte, prendre du plaisir à préparer sa route (idem en navigation aérienne avec les étoiles, les balises VOR, NDB...) Et bien non ! Tout le monde y compris moi utilise à l’excès cet outil devenu quasi indispensable, et cela n’empêche pas si on est curieux de faire (ou d'apprendre à faire) de la course d'orientation avec carte et boussole ou se passer du GPS pour le fun. avec en plus la possibilité de comprendre l'origine du signal, les concepts sous-jacents, la relativité restreinte et générale... Je suis convaincu que cela sera pareil avec des outils sophistiqués qui nous paraissent inutiles voire débilitant aujourd'hui car nous savons nous en passer. C'est une question de goût ou d'appétence pour des techniques différentes. En ne parlant que de moi, mon plaisir réside - dans la recherche manuelle (sans GOTO) et difficile d'objets célestes, - dans la technique de l'optique visuelle, l'optimisation de mon outil, la collimation, - dans la lutte contre les éléments extérieur comme la buée... Bref, tout ce qui doit faire suer ou repousse bon nombre d'amateurs potentiels Quand dans une boutade je parlai d'e-oculaire permettant un assistance visuelle colorée contrastée en instantané (sciences fiction accessible) je suis certain que je serai preneur... surtout si ma vue continue à baisser (cf vieux du forum) Et bien les outils dénigrés aujourd'hui seront les précurseurs des outils de demain... Mais je n’achèterai pas le Stellina (ou alors à moins de 100€)
  26. 1 point
    Elle est bien bonne celle là !! :-)
  27. 1 point
    Question. Étant donné les nouvelles réglementations sur la pollution lumineuse qui doivent entrer en vigueur d'ici à 2023, je me demande si ce genre d'installation va passer au travers et j’espère bien que non !
  28. 1 point
    Il faudrait peut être demander à notre administrateur une rubrique "broderie" ça serait plus simple.
  29. 1 point
    bravo à vous deux ! magnifique image ! polo
  30. 1 point
  31. 1 point
    Bonjour l'ami Alors vous 2 , vous êtes toujours dans la lune !!! Belles images
  32. 1 point
    Je partage tous les commentaires magnifique !!!
  33. 1 point
    Moi j'ai encore mon KroKus 3 Color (1980) avec un objectif Nikkor 50 mm f/2,8 ! L'objectif m'avait coûté plus cher que l'agrandisseur ;-) NB : pour info "Fabriqué en Pologne du temps du régime communiste, il a fait la joie des amateurs peu fortunés, des clubs photos etc. En effet, il coûtait trois fois moins cher qu’un Durst M700, qui couvrait, comme lui, tous les formats jusqu’au 6×9."
  34. 1 point
    Un seul mot pour qualifier ce cliché : SUPERBE
  35. 1 point
  36. 1 point
    Bonjour à tous, Suite au post de Jacques Ardissone sur le transit de WASP-10b, j'ai eu envie de tenter la même manip. J'ai profité de la pleine Lune chilienne pour réveiller l'observatoire et lancer les poses... Mes recherches de cible se sont orientées sur WASP-45b pour plusieurs raisons: l'heure du transit correspondait à ma fenêtre de tire, les coordonnées étaient bonnes, la durée du transit était raisonnable et "l'intensité d'extinction" (si je peux dire ça comme ça) était significative: en l’occurrence, un transit d'une centaine de minutes et 1.3% d'assombrissement. J'ai fait des poses de 120 secondes étalées sur 4 heures, soit 107 poses (temps de pose + temps de rapatriement) avec une bonne heure avant le début du transit et une bonne heure après. Prétraitement avec darks, offsets et flats et traitement photométrique, le tout sous Prism v10. Je dois avouer que j'y suis allé un peu au pifomètre sur toute la manip... C'est pour cette raison que je poste ici; vous aurez peut-être des tuyaux pour la prochaine fois ! J'ai pas mal lu le post précédent, celui de Jacques et le gros PDF de Bruce Gary reste à lire... Il y a de la matière apparemment. Bon, assez parlé. Quelques résultats: J'ai fait quelques statistiques sur ma série d'images et en gardant les dix premières valeurs (donc avant le transit), les dix dernières (après le transit) et dix valeurs en plein milieu (au maximum du transit) et en faisant quelques calculs de magnitudes, j'obtiens un assombrissement (ou intensité d'extinction) de 1.31% (en prenant 15 valeurs: 1.43% et en prenant 24 valeurs: 1.11%) Ce 1.31% est très proche du coefficient théorique... En prenant la moyenne des 3 coefs, j'obtiens 1.28%, ce qui est aussi proche... Je ne sais pas si ma démarche de traitement est bonne mais ça me semble cohérent et en plus, je ne suis pas dans les choux avec les valeurs trouvées ! Et la perte du luminosité est clairement visible sur le graphique ! Voici le nuage de points: A bientôt Tom
  37. 1 point
    J'admire car quand je cherche à retraiter mes anciennes images, j'arrive jamais à faire mieux Alors je fais pas Bonne journée, AG
  38. 1 point
    Juste testé une fois pour voir ça justement sur le 253/914 de @T450. Une remarque, l'opérateur maitrise bien son setup et son ciel est plutôt bon, ça compte aussi. Je pense que sur ce genre de config les poses unitaires peuvent (doivent) être raccourcies à 2 ~ 3 minutes en SHO. En LRVB par contre les poses vont être de l'ordre de 30", ça fait un petit paquet de brutes à traiter. Il te faudra soit un PC qui tourne bien soit de la patience...
  39. 1 point
    Moi, j'ai acheté le support.
  40. 1 point
  41. 1 point
    yoo, faut aller dehors et laisser le scope se mettre à température ambiante ... Glob
  42. 1 point
    Bonjour à tous, Finalement après des semaines de grisaille et de pluie, la météo a été un peu plus clémente ce 11 Novembre en Normandie. Néanmoins, il a fallu composer avec les nuages, le vent, la pluie et les branches d'arbres.... bref, pas facile du tout pour faire une image. Mon fils m'a aidé pour assurer le réglage de l'instrument et les acquisitions. Au final, c'est dans la boite. Coté matériel, j'ai utilisé une LS60T CaK avec une basler1300 au foyer. Le tout était monté sur une monture Lightrack II. Une petite photo du setup. Coté visuel, on a pu en profiter aux jumelles entre les nuages. Un beau souvenir quand même en attendant 2032. Jean-Christophe
  43. 1 point
    Tu fais bien de revenir. La lune devient plus haute vers le 1er quartier jusqu'au 2e. Ça laisse une belle amplitude, surtout avec les longues soirées et nuits. Et le programme planétaire s'annonce bien. Mars revient tout doucement le matin. Vénus va être visible le soir. Au printemps et à l'été, Jupiter et Saturne seront proches. Faut guetter les moments calmes. Des sites comme Ventusky permettent de se donner une idée des conditions atmos. As tu jeté un coup d'œil au soft de Lucien : Astrosurface ?
  44. 1 point
    Oui ! En effet On est au moins deux, aller les vieux cons on vous attend pour former un club
  45. 1 point
    Trois rovers se rendront sur Mars en 2020. Ce que vous devez savoir sur leurs missions. Pour la première fois, la Chine, l'Europe, la Russie et les États-Unis pourraient avoir des véhicules fonctionnant simultanément sur la planète rouge Par Sam Lemonick 21 juillet 2019 Source : https://cen.acs.org/content/cen/articles/97/i29/3-rovers-head-Mars-2020.html Traduction : Mars atteint son point le plus proche de la Terre tous les 26 mois. Si vous souhaitez envoyer un vaisseau spatial sur la planète rouge, c'est le moment de le faire. Et c’est exactement ce que les États-Unis, l’Europe, la Russie et la Chine prévoient de faire l’année prochaine. Trois missions devraient décoller en juillet 2020: Mars 2020 de la NASA; ExoMars 2020, géré conjointement par l’Agence spatiale européenne (ESA) et le russe Roscosmos; et la mission Mars 2020 de l'Administration spatiale nationale de Chine (CNSA). La première mission vise à recueillir, pour la première fois, des échantillons martiens qui seront un jour renvoyés sur Terre. Le second projet prévoit de forer plus profondément que jamais sous la surface de Mars, où des signes de vie pourraient attendre. Le troisième serait le premier atterrissage réussi de la Chine sur Mars. Comme la plupart des rovers martiens, tous les trois sont équipés d'instruments capables d'analyser les molécules présentes dans les roches et le sol pour rechercher des preuves que la vie existait - ou existe - sur la planète rouge. La mission de la NASA testera également du matériel pouvant être utilisé lors d’une future mission dans laquelle des êtres humains se déplaceront sur Mars. Si les trois rovers atterrissent avec succès et sont en mesure de renvoyer des données aux scientifiques de la Terre, ils seront les 9ème, 10ème et 11ème vaisseaux spatiaux à le faire. «Il reste encore beaucoup à explorer», déclare Kirsten Siebach, géologue à l’Université Rice, qui étudie Mars. Atterrissage Le voyage sur Mars prend environ 7 à 10 mois. Après avoir échappé à la pesanteur terrestre, chaque engin spatial continuera à s’éloigner du soleil jusqu’à ce qu’il intercepte Mars. Alors que le lancement et le long voyage posent leurs propres dangers - plusieurs missions passées ont échoué au cours de ces étapes - le vrai truc pour mettre un rover sur Mars est de réussir l'atterrissage.HX-1 Un vaisseau spatial parcourt environ 20 000 km / h, soit 10 fois plus vite qu'une balle explosive, quand il frappe l’atmosphère de Mars. Bien que l'atmosphère soit mince, elle contient toujours des molécules d'air causant des frictions. Un bouclier thermique protège l’engin spatial lorsqu’il plonge à travers ces molécules vers la surface. Et un parachute spécialement conçu ou des parachutes se déploient pour ralentir l’engin spatial à des centaines de kilomètres à l’heure alors qu’il continue de chuter vers Mars. Les roquettes tirent alors pour ralentir davantage l'engin. Tout cela prend environ 7 minutes. Mais comme il faut 14 minutes à un signal pour voyager entre Terre et Mars, la NASA appelle ces 7 minutes les «7 minutes de terreur», pendant lesquelles les scientifiques ne savent pas si le vaisseau spatial l’a fait en toute sécurité. La temporisation signifie également qu'un engin doit trouver son chemin vers la surface sans contrôle humain. Après le tir des roquettes, les trois missions vont diverger quant à la manière dont elles mettront leur art au sol. La CNSA va gonfler des airbags pour amortir l’impact de son appareil, selon des informations parues dans la presse. Celles-ci se dégonfleront après l'atterrissage, permettant ainsi à HX-1 (également appelé orbiteur de télédétection global Mars et petit mobile) de se déployer. Les précédents rovers de la NASA Spirit et Opportunity avaient utilisé cette méthode en 2004. HX-1 Roscosmos lancera les roquettes de sa plateforme d’atterrissage de Kazachok jusqu’à ce qu’elle se trouve à quelques mètres de la surface. Le rover Rosalind Franklin devrait ensuite atterrir doucement sur des jambes amortissantes. La précédente mission ESA-Roscosmos sur Mars, en 2016, avait utilisé un atterrisseur russe similaire, Schiaparelli, qui s'était écrasé sur la planète à plus de 500 km / h en raison d'une combinaison de problèmes matériels et informatiques. Le rover 2020 de la NASA, qui n’a pas encore été nommé, utilisera un système de “sky crane” semblable à celui qu’il avait utilisé en 2012 pour poser le rover Curiosity, qui fonctionne toujours sur Mars. À environ 20 m de la surface, l’atterrisseur posera les câbles doucement sur le sol, puis se détachera et s’envolera pour atterrir à une distance de sécurité. La NASA utilisera les nouvelles technologies pour choisir un site d'atterrissage sécurisé. Les caméras et les ordinateurs embarqués comparent la surface aux cartes photographiques stockées de Mars et l’engin devrait pouvoir changer de site d’atterrissage à la volée s’il se dirige vers des obstacles dangereux. À la surface L’une des caractéristiques déterminantes de la Terre est son activité géologique. La tectonique des plaques, les volcans et l’eau liquide ont façonné et remodelé notre planète au cours de son histoire. Mars est beaucoup moins active, mais les scientifiques sont convaincus qu’elle possédait tout ou partie de ces caractéristiques dans son passé. Ces types d’activités géologiques anciennes, associés aux impacts de météorites, ont produit une diversité de caractéristiques sur la planète rouge, notamment les montagnes, les fonds de lacs, les vallées fluviales et les deltas. Cela donne aux rovers beaucoup à explorer. "Ce que vous voulez faire, mais vous ne pouvez pas vous le permettre, c'est envoyer de très nombreux appareils dans de nombreuses parties de la planète", a déclaré Raymond E. Arvidson, géologue à l'Université de Washington à St. Louis. La meilleure chose à faire, dit-il, est de choisir divers sites d'atterrissage pour quelques missions à explorer. Spirit a trouvé des preuves d'une source thermale ou d'un évent volcanique dans un cratère sur Mars. L'occasion a trouvé des minéraux qui se forment lorsque l'eau coule dans une plaine dégagée. Curiosity a atterri dans un autre cratère, appelé le cratère Gale, qui aurait probablement contenu un lac peu profond qui s'est évaporé au fil du temps, laissant derrière lui des roches sédimentaires et d'autres minéraux. Le rover Mars 2020 de la NASA - qui sera nommé dans un concours plus tard cette année - va atterrir dans le cratère de Jezero, dont l’attraction principale est un ancien delta où une rivière s’était autrefois écoulée dans un grand lac ou une grande mer. Timothy A. Goudge, géologue à l'Université du Texas à Austin, explique que la nouvelle technologie d'atterrissage de l'engin Mars 2020 est ce qui nous permet d'explorer ce site, découvert seulement en 2005. «Jezero était en course pour le atterrissage pour Curiosity »en 2012, dit-il, mais il n’a pas été retenu, car les chances d’atterrir en toute sécurité étaient trop faibles à l’époque. Goudge, qui a plaidé pour Jezero lors du processus de sélection du site d'atterrissage de la NASA en 2020, a déclaré que le site avait un certain nombre de caractéristiques géologiques à explorer. Le delta aurait recueilli de l'eau et des sédiments dans un bassin versant de 30 000 km2, dit-il. Cela en fait un bon endroit pour rechercher des signes de vie. "Les deltas sont de bons collecteurs de matière organique sur la Terre", alors il est raisonnable de penser qu'ils collecteraient des molécules organiques sur Mars, explique Goudge. On pense également que le bassin versant de Jezero contient des sédiments entraînés en aval de certaines des plus vieilles croutes martiennes. Goudge note que les orbiteurs de Mars - les engins spatiaux qui entourent la planète rouge plutôt que de s'y poser - ont détecté de loin des affleurements de minéraux carbonatés à Jezero. Les scientifiques pensent qu'il est probable que le dioxyde de carbone atmosphérique ait créé un effet de serre qui a transformé Mars d'une planète humide en une planète sèche, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce CO2 devrait être stocké dans ces minéraux carbonatés, mais les rovers n’ont pas trouvé les preuves physiques pour étayer la théorie. La mission Mars 2020 de la NASA pourrait changer cela et répondre à des questions sur l’histoire de la géologie et de l’atmosphère de la planète. «Nous espérons voir quelque chose de fondamentalement différent de ce que nous avons pu voir d’orbite ou de la collection de météorites martiennes», déclare Kenneth A. Farley, géochimiste à la California Institute of Technology, chargé de projet pour la NASA pour Mars 2020. La Chine n’a pas annoncé où son rover atterrira, mais la mission européenne et russe ExoMars vise une plaine appelée Oxia Planum. Semblable au cratère de Jezero, on pense qu'Oxia Planum contient les dépôts d'argile laissés par un ancien plan d'eau qui coulait de plusieurs voies navigables. Selon Jorge Vago, responsable scientifique du projet à l'ESA pour la mission ExoMars 2020, le site est à la sortie de l'un des plus grands systèmes de voies navigables anciennes sur Mars. Ce qui rend Oxia Planum particulièrement intéressant pour Vago, c’est que la masse d’eau a pu être très grande, même un océan. L’existence passée d’un océan martien septentrional n’a toujours pas été prouvée, mais Vago pense que le véhicule ExoMars, nommé Rosalind Franklin, pourrait aider à faire avancer les choses. Mais malgré toute la géologie intéressante sur le site, Vago dit que cette mission sera axée sur la chimie. «La mission ne concerne pas la géologie, ni les minéraux. La mission concerne la chimie. »Spécifiquement, la preuve chimique de la vie. Forage Le rover Rosalind Franklin cherchera des biosignatures, terme désignant toute une série de signes indiquant que la vie aurait pu exister sur Mars. Ces signes comprennent des fossiles de cellules, des structures minérales associées à des organismes, des produits chimiques présents dans des créatures vivantes et des molécules modifiées par des processus biologiques. «Les biosignatures qui pèsent le plus sont des substances chimiques», déclare Vago. La surface de Mars n'est pas un lieu convivial pour les molécules organiques. L’atmosphère de la Terre et les molécules de blindage des champs magnétiques sur notre planète contre les rayonnements nocifs solaires et cosmiques. Mars a peu de protection. Les missions passées sur Mars n’ont pas permis de découvrir de nombreuses molécules organiques complexes dans les régions de la surface de Mars qu’elles ont explorées. C'est pourquoi Rosalind Franklin cherchera ailleurs. Rosalind Franklin Un de ses instruments clés est une foreuse capable de collecter des échantillons à 2 m sous terre. L'idée est de déterrer des échantillons protégés à la fois des radiations et des oxydants tels que les perchlorates dans l'atmosphère de Mars, explique François Raulin, professeur émérite de l'université Paris-Est Créteil Val de Marne et chef de l'équipe qui a conçu le Mars Organic Molecule Analyser. (MOMA), qui analysera les échantillons forés. Reste à savoir si l’exercice peut fonctionner comme prévu. L’atterrisseur InSight de la NASA, qui a atterri sur Mars en 2018 et est toujours en opération, dispose également d’un foret destiné à creuser jusqu’à 5 m de profondeur. Mais sa conception est différente. Il est descendu à environ 30 cm avant de cesser de bouger, probablement parce qu’il s’est heurté à un rocher. Les scientifiques et les ingénieurs essaient encore de savoir quoi faire. MOMA effectuera l’analyse chimique de la mission ExoMars 2020. Il peut utiliser ses fours ou ses lasers pour volatiliser des molécules dans des échantillons mis en place par la perceuse, puis analyser ceux utilisant la chromatographie en phase gazeuse / spectrométrie de masse et la spectrométrie de masse à désorption laser. Les instruments GC / MS et LD-MS partagent un seul piège à ions linéaire pour effectuer l'analyse. Il a été sélectionné pour sa petite taille et sa capacité à fonctionner à la pression ambiante de Mars plutôt que sous vide poussé. MOMA contient également des réactifs qui peuvent être ajoutés aux échantillons pour volatiliser les molécules chirales, les petites molécules comme les acides aminés et les très grandes molécules intactes. L'ensemble du programme MOMA est une collaboration entre des scientifiques français, allemands et américains. L’équipe de Raulin a fourni le chromatographe en phase gazeuse, l’équipe allemande, l’appareil de désorption au laser et l’équipe américaine, le spectromètre de masse et la pompe à vide. Fred Goesmann, chercheur principal du MOMA et scientifique à l’Institut Max Planck de recherche sur le système solaire, explique que les différents groupes ne considèrent pas les instruments comme distincts. Les chercheurs ont conçu MOMA «pour qu’il ne puisse pas être divisé», dit-il. Néanmoins, utiliser les données de MOMA pour tirer des conclusions sur la vie sur Mars ne sera pas simple. "Même prouver qu'il y a une vie chimique sur Terre ici n'est pas facile", dit Goesmann. Des membres de l’équipe de MOMA ont pratiqué sur des roches terrestres et il a déclaré: «Il est extrêmement difficile de dire si une molécule carbonée est biotique ou abiotique.» L’équipe cherchera donc ce qu’il décrit comme une chaîne de preuves. Un élément de preuve est constitué par les molécules chirales. «Si nous trouvons sur Mars un énantiomère pur, c'est une très bonne indication de la présence de la vie», déclare Raulin. C’est parce que la biologie, du moins sur Terre, favorise un énantiomère par rapport à l’autre d’une molécule donnée. Cela est vrai pour l'ADN et pour les acides aminés. En plus de la chiralité, les preuves pourraient prendre la forme de la longueur de la chaîne moléculaire. Goesmann fait remarquer que la biologie a tendance à ajouter deux atomes de carbone à la fois lors de la synthèse de composés, de sorte que voir un motif de molécules de longueur égale ou impaire pourrait être une biosignature. MOMA est le dernier instrument d'une chaîne qui commence par l'exercice. Le premier instrument est l'imageur multispectral de Mars pour les études de subsurface (Ma_MISS). Ce spectromètre collecte les données d’une fenêtre de quelques millimètres de large sur le côté du foret. Maria Cristina De Sanctis de l'Institut national italien d'astrophysique, responsable de l'équipe en charge de Ma_MISS, explique que cela aidera à guider la collecte d'échantillons, par exemple en identifiant les minéraux susceptibles d'être liés à des molécules organiques. Et elle dit que si MOMA détecte des molécules organiques, Ma_MISS sera en mesure de fournir un contexte d'où elles viennent, ce qui pourrait aider à tirer des conclusions quant à savoir si elles provenaient d'un organisme. Après analyse par Ma_MISS mais avant MOMA, les échantillons sont analysés par un spectromètre à infrarouge, qui sera utilisé pour déterminer la composition et l’origine des minéraux, et par un spectromètre Raman. Selon Raulin, les spectres Raman sont un bon moyen pour rechercher des molécules organiques. «Si nous voyons clairement les matières organiques provenant de IR et de Raman, nous savons qu'il y a des choses importantes» dans l'échantillon, dit-il. Vago est certain que Rosalind Franklin trouvera des molécules organiques. Il dit que les chances de trouver quelque chose qui suggère la vie, cependant, est d'environ 50-50. "Rappelez-vous, nous parlons de quelque chose qui aurait pu être vivant il y a 4 milliards d'années", dit-il. Sur la Terre, quelque chose que cet âge serait trop dégradé pour être détecté, ajoute Vago, mais le froid de Mars, la préservation des températures et une plus grande quiétude géologique récente signifient que les scientifiques pourraient avoir de la chance. Retour d'échantillon Le rover de la NASA recherchera également des signes de la vie passée, mais pas de la même manière. L’Université de Washington à Arvidson, à Saint-Louis, décrit un arc d’exploration de Mars qui a débuté dans les années 1970 avec les atterrisseurs Viking, sur lesquels il a travaillé. Ces atterrisseurs ont prélevé des échantillons de sol dans l’espoir de trouver des microbes. Selon Arvidson, l’enthousiasme suscité aux États-Unis par l’exploration de Mars s’est rapidement dissipé quand il est devenu évident qu’il n’y avait aucune preuve d’activité biologique dans le sol. Mars Global Surveyor, en orbite dans les années 1990, a suscité un nouvel intérêt pour l’étude de la géologie martienne, et les prochains robots, Spirit et Opportunity, s’occupaient essentiellement de la géologie robotisée. La mission de Curiosity a examiné le rôle de l’eau sur Mars et a évolué afin d’explorer l’habitabilité passée de la planète. Toutes ces missions avaient à leur bord l'équipement analytique nécessaire pour répondre à ces questions sur place. La mission Mars 2020 de la NASA sera différente. «Nous pensons en savoir assez sur la planète maintenant» pour collecter des échantillons, puis les renvoyer sur Terre pour analyse, explique Arvidson. L’idée est que les scientifiques peuvent analyser des échantillons martiens d’une manière que les rovers ne peuvent pas. "Nous pouvons faire beaucoup avec nos rovers sur Mars, mais il y a des choses que nous ne pouvons pas faire avec un robot sur Mars", explique Siebach, de l'Université Rice. Mars 2020 Elle souligne également que les échantillons restitués resteraient disponibles pendant des décennies sur Terre, ce qui permettrait de nouvelles analyses à mesure que l'équipement s'améliore ou que de nouvelles questions se posent. «Nous sommes toujours en train d’apprendre des choses à partir d’échantillons d’Apollo», a-t-il déclaré. En plus d’effectuer des expériences similaires à d’autres missions sur Mars, le robot Mars 2020 de la NASA collectera au moins 20 noyaux de la taille d’un crayon forés dans des roches martiennes, les scellera dans des tubes et les stockera. Ce qui vient ensuite n’est qu’une hypothèse, mais les scientifiques sont convaincus que la NASA financera une mission visant à récupérer ces échantillons. L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a déclaré cette année que l'agence s'était engagée dans une mission de retour d'échantillons, et la Chambre des représentants américaine a approuvé un projet de loi visant à financer des recherches en cours sur la manière exacte dont la NASA va procéder. Une proposition, en collaboration avec l'ESA, enverrait un atterrisseur supplémentaire sur Mars, avec un petit mobile pour récupérer les échantillons mis en cache et une fusée pour les propulser sur l'orbite de Mars. Là, les échantillons seraient transférés à un orbiteur qui pourrait les renvoyer sur Terre. Les scientifiques de la NASA avaient évoqué le lancement de ces missions à la fin des années 2020, mais Michael Meyer, chercheur principal de la NASA pour l’exploration de Mars, a déclaré lors d’une réunion sur l’exploration de Mars tenue au printemps que les contraintes budgétaires rendent le lancement de 2031 plus réaliste. Et si la mission de retour n’a jamais lieu ou si elle ne ramène pas les échantillons? «Si, pour une raison quelconque, nous ne les récupérons jamais, la mission n’est en aucun cas un échec», déclare Arvidson. Les données recueillies lors des expériences menées à la surface de Mars contribueraient néanmoins à améliorer notre compréhension de Mars. Comme Rosalind Franklin, le rover Mars 2020 de la NASA emportera plusieurs instruments pour l’aider à rechercher des endroits appropriés pour collecter des échantillons et fournir un contexte à leur sujet. L'instrument d'analyse des environnements habitables avec Raman et Luminescence pour les substances organiques et chimiques, ou SHERLOC, comprend un spectromètre Raman et de fluorescence à ultraviolets profonds pouvant caractériser les minéraux et les molécules organiques. Luther Beegle du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, responsable de l’instrument, a déclaré que, lorsqu’un échantillon martien est analysé un jour sur Terre, «il sera agréable de corréler ce que nous avons vu, ce que les laboratoires voient, quel est le contexte géologique. C’est quelque chose que nous attendions avec impatience. »Les instruments devraient également être en mesure de déterminer si les substances organiques détectées par l’atterrisseur sont natives de Mars ou proviennent d’un météorite qui a bombardé Mars. Une grande partie de ce que le rover Mars 2020 emportera sur Mars est similaire à ce qui a été fait auparavant, mais elle prend un instrument totalement différent. «Nous voulons démontrer que nous pouvons changer le CO2 en O2», déclare Michael Hecht de l’observatoire Haystack du Massachusetts Institute of Technology. L’expérience d’utilisation des ressources in situ sur l’oxygène de Mars (MOXIE), dont il est responsable, fonctionne comme une pile à combustible inversée, explique-t-il. Il utilise l'électrolyse pour diviser le CO2 en ions CO et oxygène. Une membrane sépare ensuite les ions oxygène lorsqu’elle est chauffée à 800 ° C, et ces espèces se combinent pour former des molécules d’oxygène diatomiques. «As-tu vu le martien?» Demande Hecht. "MOXIE est l'oxygénateur" dans ce film. Contrairement à ce film, où le personnage principal utilise l’oxygénateur pour créer de l’oxygène afin de respirer, le principal objectif de MOXIE est de démontrer qu’il peut produire de l’oxygène pour alimenter le voyage de retour des futurs explorateurs de Mars. Selon Hecht, une fusée capable de lancer un équipage et son équipement en orbite depuis Mars aurait besoin d’être propulsée par environ 7 tonnes de méthane et 27 tonnes d’oxygène. Obtenir tout cet oxygène sur Mars nécessiterait de nombreux lancements, mais si une machine comme MOXIE était envoyée à l'avance, elle pourrait produire l'oxygène requis pour un voyage de retour sur plusieurs années. MOXIE est censé produire environ 10 g d'oxygène par heure. Trois rovers Le rover chinois constituera une deuxième tentative d'atteindre Mars, après qu'une tentative conjointe avec la Russie se soit écrasée en 2012 avant de quitter l'orbite Terrestre. HX-1 serait équipé d’un spectromètre à répartition au laser monté sur mât, similaire à la ChemCam sur Curiosity et à la Supercam sur le rover Mars 2020 de la NASA. Les Chinois ont "fait beaucoup pour imiter la ChemCam sur Curiosity, comme nous le faisons, donc ce sera amusant de comparer", a déclaré Roger Wiens du Laboratoire national de Los Alamos, le chef de l'équipe SuperCam. Comme le rover Mars 2020 de la NASA, le HX-1 sera également doté d’un radar pénétrant dans le sol, qui peut révéler des caractéristiques géologiques profondes de plusieurs mètres. L'orbiteur qui accompagnera HX-1 to Mars transportera également un instrument à détection de méthane. Le méthane peut être un produit d'activité biologique et a déjà été détecté sur Mars, bien que sa source reste un mystère. La CNSA a annoncé son intention de lancer le rover l'année prochaine, mais les médias ont fait état de problèmes avec la fusée de transport lourd qu'elle a l'intention d'utiliser pour son lancement. L’agence a indiqué qu’elle pourrait déplacer la mission en 2022 si elle n’était pas prête l’année prochaine. Si la Chine réussit, ce ne sera que la quatrième nation à atteindre Mars. Et si les États-Unis, l'Europe et la Chine réussissent, ce sera la première fois que trois rovers opéreront simultanément sur la planète rouge, sans parler de trois rovers de différentes nations. Leur succès donnera également aux scientifiques des informations inédites sur la planète. Les nouvelles expériences sur Rosalind Franklin et le rover Mars 2020 de la NASA pourraient répondre aux questions sur Mars de différentes manières. Et même si ces plans ambitieux ne se concrétisent pas, les trois rovers vont collecter des données sur des sites que les scientifiques n’ont jamais explorés auparavant, ce qui suscitera leur enthousiasme. "Le fait qu'il y ait trois rovers en route vers Mars est incroyable", déclare Wiens. «Le succès de l’un d’eux n’est pas assuré. C’est toujours très risqué. Mais je peux imaginer les conférences scientifiques qui découleraient de la présence de trois rovers dans trois différentes parties du monde. »
  46. 1 point
    Oups, j'ai zappé la question de Hoth. Alors, j'avais été initié à ce "bidule" par Richard Monnerot il y a maintenant quelques années qui en avait récupéré un dans un labo de sciences, dédié aux microscopes. J'étais passé ensuite au réseau blazé (style Star Analyzer) mais les spectres d'ordre 0 se mélangent à ceux d'ordre 1 et ne rendent pas le repérage aisé. Donc je suis reparti à la recherche du bidule et les modèles larges (20mm) comme le suivant coûtant plusieurs centaines d'euros, j'hésitais un peu à investir. Mais j'ai trouvé chez les gemmologues des petits spectroscopes à vision directe style celui là bien plus abordables (quelques dizaines d'euros). Il faut bien sûr le décortiquer avec soin pour extraire le train de prismes (et s'affranchir de la fente avant et des lentilles arrières). Et ensuite trouver le moyen de fixer le tout immédiatement derrière l'oculaire. Sur le vieux Kellner de 27mm d'origine de mon Coulter qui me donnait 41' de champ réel sur le ciel, j'en obtiens encore 35'x31' avec les prismes derrières donc un champ suffisant pour de la recherche d'objets.
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    Pas loin : 1995 Je peux raconter son passage au numérique, car je l’ai vécu de très près. Ça risque d’être un peu long, mais je voudrais aussi remercier au passage d’autres personnes qui ont joué un rôle là-dedans, et puis il le mérite bien. En plus je vais parler du matériel et des techniques de l’époque, on va voir comment ça a évolué jusqu’à aujourd’hui. Ça commence fin 1994. Un (futur) ami commun, Vincent D., me demande si je veux rencontrer Gérard Thérin. Bien sûr, dis-je ! (j'avais bavé devant les photos de l'article de C&E). Ce qui fut fait un soir chez Vincent. J’étais venu avec les images de la chute de la comète SL9 sur Jupiter prises en juillet avec la lunette de 130mm du Pic et une Hi-SIS22, en équipe avec Christian Buil et Alain Klotz (merci Christian d’avoir organisé cette mission !). De retour du Pic, j’avais utilisé des images prises sur 3 jours pour reconstituer un planisphère puis le remettre en globe animé, ce qui donnait un Jupiter constellé d’impacts et tournant sans fin. Hé oui, Winjupos n’était pas encore né mais Mips, un ancêtre d’Iris (encore bravo Christian !), permettait déjà de faire tout ça. Bref, Gérard me dit qu’il a vu cette animation de Juju à l’Astroscope (l’ancêtre des RCE, au Futuroscope automne 94), que ça lui a tapé dans l’œil et attisé sa curiosité. J’explique en gros comment ça marche et s’en suivent quelques sorties astro où Gérard m’enseigne l’art de la collimation et toutes les choses qu’on peut voir sur une figure d’Airy, de l’astigmatisme par exemple : une révélation. Déjà à l’époque, il n’était pas avare de conseils (mais il fallait montrer « patte blanche ») Puis vient l’opposition de Mars, février 1995. Mars très haute dans le ciel, mais très petite (10’’ seulement !). On se retrouve en petit groupe sur un terrain au nord de Paris (Ognes). Je mets la Hi-SIS22 sur mon Mewlon 250 et je commence les acquisitions. Tout près, j’entends les crépitements des obturateurs des boitiers argentiques montés sur les TSC-225 (dont celui de Gérard). La nuit est humide comme pas permis (le télescope dégouline de flotte et le secondaire s’embue) mais très stable. Les brutes de Mars s’affichent sur mon ordi portable et provoquent déjà quelques commentaires étonnés. Je n’ai jamais vu les photos prises ce soir-là. Quelques jours plus tard, on se retrouve chez moi devant une image après compositage (une quinzaine de brutes si ma mémoire est bonne) et masque flou : Gérard dit alors : bon ok pour les planètes la messe est dite, j’attends de voir le lunaire pour me décider. Mais la Lune, c’était une autre paire de manches. Et là, il faut faire une petite parenthèse. La Hi-SIS22 (conçue par...Christian !) était équipée d’un capteur CCD « pleine trame », c’est-à-dire qu’il fallait absolument un obturateur pour masquer le capteur durant la lecture de l’image, sinon on avait des trainées verticales (smearing). En planétaire, on s’en sortait grâce à une astuce (toujours grâce à Mips, qui gérait aussi l’acquisition !) : on plaçait la planète dans la partie supérieure du capteur, puis en fin de pose le soft décalait très vite l’image dans la partie inférieure, qu’on pouvait lire tranquillement ensuite puisqu’aucune lumière ne tombait sur cette partie. Mais en lunaire ou solaire HR c’était impossible puisque de la lumière tombait sur tout le capteur. Quant à utiliser l’obturation manuelle (un grand cache tenu à la main devant le télescope), ça marchait en argentique mais il était impossible de descendre sous la demi-seconde, or en CCD on avait besoin de temps de pose de l’ordre du 1/10s. Un obturateur ? Impossible, ça vibre. Quelques mois passent le temps que je trouve la solution : utiliser un obturateur central à iris (type Compur), mais monté de telle sorte que ses vibrations ne se transmettent pas au télescope. Puis vient une nuit de lune gibbeuse décroissante (fin d’été ou automne 95, je ne me souviens plus de la date), on se retrouve (comme quelqu’un l’a dit) en bas de chez lui, sur le parking d’un immeuble au Blanc-Mesnil. Vous imaginez une bande de d’jeunes du 9-3 qui passe par là, qui voit des tubes et montures Taka derrière les voitures, et qui demandent : combien ça coûte tout ça ? Autant dire que je ne le referais pas aujourd’hui… Bref, je fais des acquisitions lunaires, après avoir nerveusement peaufiné ma collimation sous l’œil bienveillant mais impitoyable du maître ! Pas beaucoup d’images, parce qu’il faut dire que le temps de lecture d’une image sur la Hi-SIS22 était, par port parallèle, de…35 secondes !!! Autant dire qu’il fallait soigner son cadrage, surtout avec un capteur de cette dimension : des gros pixels certes (9 microns), mais peu nombreux : format VGA, soit 768x512. En planétaire, ça allait un peu plus vite (une image toutes les quelques secondes grâce au fenêtrage du capteur). Et il fallait aussi soigner sa mise au point : chaque essai ou erreur coûtait au moins 35s... Bref, des images du trio Cyrille/Catherine/Théophile apparaissent (enfin, une partie : le trio le tenait pas en entier dans le capteur). Je jette un masque flou vite fait (pas de compositage, de toute façon on avait trop peu d’images à l’époque pour compositer en lunaire. Du coup il fallait des poses assez longues pour avoir du signal et bien ressortir les zones sombres sans qu’il y ait trop de bruit après accentuation, mais ça se payait avec des zones brillantes cramées). C’était ma première séance lunaire, je ne la connaissais pas du tout à cette échelle, je voyais des cratères, des petits et des gros, mais ça ne me parlait pas. Et là, Gérard regarde l’écran et dit quelque chose comme : ah oui, quand même !!! Le lendemain, il passait commande d’une Hi-SIS22 et d’un ordi portable (tout le matos argentique a été revendu dans la foulée). Lui qui n’avait jamais utilisé d’ordi, il s’y est mis en deux temps trois mouvements, et il n’y avait pas besoin de lui répéter les choses deux fois pour que ce soit assimilé ! Et on connaît la suite... Tout ça pour dire qu’il abordait tout avec une rigueur incroyable, il avait un œil de lynx, il n’hésitait pas à se remettre en question, je crois que c’est ça aussi une des clés de la progression (et lui-même m'a énormément poussé à progresser). Il aurait pu, comme certains à l’époque, se moquer des étoiles carrées et des cratères carrés, hésiter devant les complications par rapport à l'argentique (l'ordi, la filasse, les temps de lecture, les tout petits champs...) mais pas du tout, il a tout de suite compris le potentiel du numérique et les perspectives que ça ouvrait, et il s'y est mis avec une facilité incroyable. La vie est injuste parfois.
  49. 1 point
    ??? Tu voulais quoi ? Qu'il revienne sur Terre ?
  50. 1 point
    Vous vous faites du soucis pour rien.. Monsieur Musk va régler les quelques petits problèmes que pose l'exploration de Vénus. Il blinde une BFR et envoie la "Boring Company" pour creuser des tunnels. En quelques années il y crée une espèce de Las Vegas, un "Las Venus" souterrain pour touristes fortunés !