Ci-dessous vous trouverez les considérations pratiques de poursuite des satellites artificiels et la configuration des logiciels pour charger les éléments orbitaux.  Ensuite vous pourrez aller sur quelques pages intéressantes comme les satellites géostationnaires ou la station spatiale internationale (ISS).

Les différentes vitesses de la monture GP-DX associée aux moteurs du SS2000

Il existe 3 types de vitesses :

  1. lente (2x la vitesse sidérale par défaut): pour positionner précisément un objet à fort grossissement. 
  2. moyenne (32x) : pour positionner un astre dans le chercheur. 
  3. rapide (1200x) : pour le pointage automatique et le suivi des satellites. 
Ces trois vitesses sont paramétrables de 0 à 9.9 pour la vitesse lente, 0 à 99 pour la vitesse moyenne et 0 à 2000 (8°/s en théorie) pour la vitesse rapide.

La mise en mémoire des éléments orbitaux

Il est prévu une liaison RS232C entre le PC (cannon 9 broches) et le Skysensor 2000 (Mini-DIN 8). Les éléments orbitaux des satellites sont obtenus par l'intermédiaire de la liste ALPHONSE (http://users.skynet.be/alphonse) qui diffuse les RECENTS, c'est à dire une sélection de satellites facilement observables à l'oeil nu. Le fichier obtenu est au format TLE (Two in Line Element) :

Iridium 8 3.0 0.0 0.0 6.0 d
1 24792U 97020A 98203.87436151 -.00000156 00000-0 -62716-4 0 1823
2 24792 86.3995 323.6209 0003630 97.9859 262.1749 14.34215464 63598

Pour que le Skysensor 2000 comprenne ce qu'on lui envoi, il faut rajouter devant ces lignes :

SATEL 1
TLE

Et ainsi de suite jusqu'a 30 satellites. Ensuite je lance l'exécution de l'HYPERTERMINAL de Windows95 que je configure en 300 bauds. Puis je prends le menu Transfert/Envoyer le fichier texte. En 5 minutes les éléments orbitaux des 30 satellites sont téléchargés.

Le suivi des satellites

Les moteurs du SS2000 sont des moteurs pas à pas et donc la trajectoire est approximée par des segments de droites. J'ai suivi plusieurs satellites (Iridium, HST, MIR...). Avec un oculaire de 12mm (166x) on se rend bien compte que la monture fait des petits pas de quelques secondes d'arc (environ 3") quand on observe un satellite à vitesse lente. Lorsque la station MIR passe au zenith, donc avec un défilement rapide (1°/s), le suivi fait des pas de 30" d'arc, c'est très désagréable. La vitesse de 1°/s correspond en théorie à 240 fois la vitesse sidérale. Dans la pratique il vaut mieux prendre une marge et multiplier ce nombre par 2. Je conseille donc une vitesse sidérale de 500x au moins pour suivre un satellite rapide.

J'ai fait une vidéo du passage de MIR+DISCOVERY, le 7 juin 1998 à 21h44 TU, avec une camera PERL-VIXEN B05-3M au foyer du C8. J'ai numérisé le film. Le complexe spatial fait 13 pixels, on distingue des formes mais on ne voit pas le drapeau Russe. 

Mir & Discovery La station MIR au foyer du C8.
Compositage de 5 images avec Prism Atlas Pises.

Le bruit des moteurs

En mode vitesse 2000 les moteurs sont très bruyants. A cette vitesse je doute qu'ils tiennent plusieurs jours de fonctionnement. Je fais fonctionner la monture en vitesse 500, c'est suffisant pour le pointage automatique et le suivi des satellites lents. Le bruit est plus que supportable. La vitesse 300 correspond au bruit d'une conversation humaine. 

 

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Cette page a été mise à jour le dimanche 01 juillet 2007 . Pour toutes remarques sur ce site contactez son webmaster à :