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L'astronautique

La base lunaire "Clavius" imaginée par A.C.Clarke en 1968 dans son film "2001: L'odysée de l'espace" restera encore longtemps de la science-fiction. Vers 2030, si tout va bien, il y aura juste un avant-poste sur la Lune mais rien ne garantit que les agences spatiales auront le budget pour le maintenir opérationnel durant des décennies. Quant à envisager une base lunaire lourde de type "Clavius" avec toute son infrastructure et sa logistique, c'est difficilement envisageable avant le XXIIeme siècle.

Demain, la Lune et au-delà (VI)

Ainsi que nous le détaillerons dans les articles consacrés aux retombées de l'espace, à l'exploration de la Lune et de Mars, en 2004 le président Bush, Jr, proposa à la NASA de lancer un nouveau programme spatial afin d'établir la première base permanente sur la Lune avant 2020, et à partir de là envisager une mission habitée vers Mars, sans doute après 2030.

En 2010, le président Barack Obama confirma ce planning mais annula le programme Constellation, ne conservant que le projet de capsule Orion, obligeant la NASA et ses contractants à plancher sur de nouveaux lanceurs. On y reviendra dans l'article consacré aux vaisseaux spatiaux Falcon, SLS, Dragon et Orion.

Pour l'instant le planning est respecté. Ainsi, en 2007 et 2008, la sonde japonaise Kaguya cartographia totalement la surface lunaire en haute résolution. Depuis 2009, la sonde américaine LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) est en orbite autour de la Lune et a commencé sa mission de reconnaissance des sites d'alunissage des futures missions habitées. L'aventure continue !

Selon les ingénieurs de la NASA, le nouveau lanceur sera un compromis entre le meilleur de la fusée et le meilleur de la navette spatiale. Mais pour éviter de reproduire les erreurs du passé, plutôt que d'installer la capsule habitée sur le dos du propulseur, la NASA a décidé de l'installer à l'avant et de l'équiper par sécurité de son propre propulseur. Ainsi, même en cas d'accident, la capsule Orion étant autonome, elle pourrait échapper au désastre.

Au-delà de 2030, sur le plan technologique la NASA n'a rien arrêté de définitif, d'autant qu'elle ignore qu'elle sera son enveloppe budgétaire; tout dépendra des décisions politiques en fonction de la conjoncture socio-économique.

Mais comme l'agence spatiale l'a toujours fait par le biais de ses laboratoires de recherches et ses centres d'essais (ARC, MSFC, Dryden, Stennis, etc), plusieurs centres se penchent actuellement sur le "Centennial Challenge" qui s'articule autour de deux axes : les systèmes habités et la très ambitieuse propulsion nucléaire.

Si à court terme (jusque 2020) la station ISS tient un rôle clé dans la stratégie spatiale américaine où l'homme garde une place privilégiée, à long terme l'homme ne va pas rester dans sa banlieue et sera de plus en plus tenté par l'exploration des confins du système solaire pour y déployer toutes ses capacités opérationnelles, notamment pour des raisons industrielles et commerciales.

Ce jour là les robots seront probablement les partenaires des astronautes, assurant les tâches de transport, de sécurité, routinières ou les plus dangereuses comme aujourd'hui les ordinateurs et les bras télécommandés assurent déjà ces fonctions. On reviendra sur cette question lorsque nous discuterons de l'exploration du système solaire.

La colonisation de la Lune

Si l'homme s'installe un jour sur la Lune, son éloignement de toute pollution terrestre, sa faible gravité et l'absence d'atmosphère font de son environnement un site privilégié pour les essais technologiques et facilitera l'entraînement des astronautes.

De 1958 à 2015, la Lune a reçu la visite de 88 vaisseaux spatiaux tandis que 9 autres missions sont planifiées (mais pas encore confirmées) jusqu'en 2025.

Après le long sommeil qui suivit la fin du programme Apollo, les premières missions de reconnaissance de la Lune ont redémarré en 1994, date à laquelle les Américains et les Japonais envoyèrent sur notre satellite des sondes automatiques afin d'explorer les régions polaires, identifier les futurs sites d'atterrissages et envoyèrent des pénétrateurs sismiques pour étudier la structure du sous-sol (Missions Clementine en 1994, Lunar Prospector en 1998, Lunar Reconnaisance Orbiter en 2009, Change'e 2 en 2010, LADEE et Chang'e 3 en 2013, etc).

L'Europe entra dans la course en 2011 en commençant par envoyer des robots explorer les ressources lunaires. Par la suite et en vue de sa colonisation, vers 2020 les Américains envisagaient d'acheminer de l'équipement lourd sur la Lune : petite centrale nucléaire, grues, bulldozers, télescopes, etc. Mais ce n'est plus à l'ordre du jour étant donné que William H. Gerstenmaier, administrateur associé de la NASA et responsable des vols spatiaux habités et des missions opérationnelles (direction HEOMD) avoua humblement le 12 juillet 2017 au cours du meeting de l'AIAA (American Institute for Aeronautics and Astronautics) que la NASA n'avait pas les moyens de ses ambitions. Soyons donc heureux si des astronautes touchent le sol lunaire en 2035.

Deux illustrations montrant des scientifiques en mission dans une base lunaire. A gauche, un groupe d'astronautes étudient la pétrologie du cirque d'Aristarchus, connu pour être un site LTP actif. Ce cratère mesure 30 km de diamètre et ses remparts culminent à 4200m. A droite, une petite base établie près de Mare Nubium. Un astronaute installe un magnétographe tandis que d'autres rejoignent les modules d'habitation. Documents Pat Rawlings/Doug McLeo/NASA et T.Lombry.

On peut imaginer que malgré les aléas politiques et du financement des missions spatiales habitées, au milieu du XXIe siècle, soit vers 2050, la NASA disposera d'un lanceur lourd capale de transporter des hommes sur la Lune et même au-delà. Ce jour là la Lune deviendra une plate-forme d'étude et d'observation de l'univers. Ce sera également un enjeu économique. Sous une apparence grisâtre, son sous-sol cache une véritable mine d'or. Il renferme de grande quantité d'hydrogène, d'oxygène, de fer, de titane et des oxydes métalliques.

A l'avenir, il est également possible que notre source d'énergie provienne de la Lune. En effet, l'hélium-3 y est abondant alors que c’est un gaz rare sur Terre. Le stock d'hélium-3 présent sur la Lune est estimé à un million de tonnes. Il provient du bombardement de la surface lunaire par le vent solaire. Ce gaz emprisonné dans les roches de surface doit être chauffé pour être libéré.

Cette exploitation nécessitera de remuer énormement de "terre lunaire" pour récupérer quelques kilos de gaz. Les Etats-Unis ne devrait en consommer que 25 tonnes chaque année. La Lune renferme donc des réserves énergétiques pour plusieurs siècles. En utilisant cet hélium-3 lunaire et le deutérium contenu dans l'eau de mer, nous pourrons mettre sur pied des réacteurs à fusion contrôlée. Une énergie propre et sûre pourra ainsi être distribuée durant plusieurs siècles. Plus tard, la même opportunité se présentera avec Mars et les astéroïdes.

Les grands défis de l’exploration du système solaire

A la fin de l’été 1998, l’ensemble des directeurs du Space Science Enterprise, l’organisation scientifique de la NASA posa les jalons des grands défis de l’exploration spatiale, anticipant le projet New Millenium.

Ces défis doivent nous permettre de mieux connaître l’histoire et la destinée du système solaire, de rechercher des traces de vie sur Mars, Europe ou Titan, photographier et étudier les planètes orbitant autour d’autres systèmes planétaires et découvrir des corps à l’image de la Terre, envoyer une mission d’exploration vers l’étoile la plus proche et finalement conduire un programme progressif et systématique d’exploration humaine au-delà de l’orbite terrestre.

Voyons en quoi consistent les étapes successives de ces défis.

Le système solaire

- Les objets proches de la Terre (NEO); astéroïdes, comètes

- La Lune

- Mars

- Le système solaire externe (au-delà de Mars)

- Les colonies robotisées

La première étoile

- L’héliosphère

- La ceinture de Kuiper

- Le nuage de Oort

- Le milieu interstellaire

- Vol non habité vers Rigil Kentaurus et Proxima b du Centaure

La colonisation de Mars

- Télescope spatial sur les points de Lagrange L1 et L2

- Exploration de la surface lunaire

- Exploration des astéroïdes

- Observatoire sur Phobos (ou Deimos)

- Exploration de la surface de Mars

Si le programme de colonisation de la Lune se poursuit, vers 2100 les premières entreprises privées pourraient délocaliser sur la Lune. Ce jour là l'univers sera dans le collimateur des industriels. Mais il sera également dans le collimateur des écologistes.

Si l'aspect économique de la Lune intéresse plus d'un d'entre nous, il faut savoir que son exploitation minière par exemple entraînera le soulèvement d'une énorme quantité de poussières qui, en l'espace de quelques années, gêneront les observations scientifiques. Si les industriels et les scientifiques veulent travailler main dans la main, il faudra tout d'abord discuter des nombreuses précautions à prendre pour protéger son environnement. Le dilemme risque d'être sérieux.

Aux yeux des défenseurs de la nature, tout comme nous avons pu momentanément protéger l'Antarctique, une réglementation internationale devra dresser un rempart devant l'engouement économique des industriels envers la richesse du sous-sol lunaire. Mais ne nous voilons pas la face. A terme, cette position radicale ne sera plus tenable. Le délai que nous accorde l'industrie peut être d'un ou deux siècles. Mais la Lune sera conquise. Pacifiquement bien sûr car un addendum au Traité de l’Espace des Nations Unies interdit son utilisation à des fins militaires et rappelle que personne ne peut s'approprier un corps céleste.

Notez que ceux qui le font en achetant à des sociétés immobilières des terrains sur la Lune, Mars ou Vénus, participent consciemment à une monumentale escroquerie qui ne vise qu'à enrichir leur fondateur à raison de plusieurs millions de dollars chaque année suite à une faille juridique dans le droit de l'espace... Un bon conseil, ne vous laissez pas séduire par le miroir aux alouettes !

2015 : L'An 1 du commerce minier spatial

Jusqu'à présent, le droit spatial n'autorise personne à s'approprier un objet de l'espace. Toutefois, le 10 novembre 2015, le Congrès américain a voté une loi (S.1297 - U.S. Commercial Space Launch Competitiveness Act ou CSLCA) autorisant les entreprises américaines à posséder et vendre tout matériau extrait de la Lune, des astéroïdes ou de tout autre corps céleste afin de développer l'industrie minière spatiale.

Richard Branson de Virgin Galactic a bien entendu applaudit l'initiative tandis que les rédacteurs des principaux sites consacrés aux vols saptiaux dont la National Space Society (NSS), Spaceref, Space.com, Commercial Spaceflight ont souligné l'évènement.

Quoiqu'en pense les Etats-Unis, cette loi est en violation avec le droit spatial comme l'explique cet article de Science Daily. Mais dans les faits, personne ne s'en est offusqué.

L'espace sera-t-il bientôt le nouvel Eldorado, le lieu de la "Ruée vers l'Or" des futurs astronautes ? Probablement à long terme, tout comme ce jour là il risque aussi d'être la source de conflits d'intérêts d'un nouveau type. Tout comme à l'époque du "Gold Rush", il ne faudra pas s'étonner si un jour les vaisseaux spatiaux sont équipés d'armes. C'est encore de la fiction à la "Outland" mais là où il y a de l'argent, il y a des convoitises et des profiteurs. Mais rassurez-vous, ce temps là nous reporte à quelques générations. D'ici là, on peut espérer que les autorités auront mis en place les garde-fous nécessaires pour éviter ce genre de risque.

Si le sujet du droit spatial vous intéresse, consultez ma bibliothèque à la section Instruments, rubrique "Droit Spatial, éthique et défense".

A consulter : Resolutions & agreements about space

L’espace extra-atmosphérique ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation, ni par voie d’utilisation, ni par aucun autre moyen”.

Extrait du Droit de l'Espace.

Avec les futurs lanceurs et les sondes spatiales automatiques, les ingénieurs préparent pour beaucoup plus tard la véritable astronautique, celle qui mènera les hommes à travers tout le système solaire si pas au-delà. Nous sommes aujourd'hui arrivé à un carrefour où nous devons choisir notre destinée. Mais comme le dit un proverbe turc, "La nuit est enceinte et nul ne connaît le jour qui va naître". En sachant que nous sommes le seul animal de la création qui puisse se détruire, notre sagesse nous permettra peut-être un jour d’écarter à jamais ce risque et de satisfaire la curiosité de nos enfants.

Les accidents et les victimes de l'astronautique

Terminons cette revue de l'histoire de l'astronautique en rappelant que la conquête spatiale est avant tout une aventure humaine, une véritable épopée dans des conditions extrêmes où le risque se conjugue au quotidien. Comme l'aéronautique dont elle représente l'aile spatiale, cette technologie a aussi eu sa part de larmes et de désastres.

Un accident, et d'autant plus s'il est mortel, affecte toujours l'avenir d'un programme spatial et l'intérêt des contribuables envers cette industrie. En effet, si on vous demandait de participer à une mission où vous auriez toutes les chances d'y laisser la vie, vous intéresserait-elle encore ? Et le public supporterait-il longtemps que son argent se consumme en fumée alors que des gens souffrent ou meurent tous les jours faute de bénéficier du minimum vital ? Ces questions de société sont importantes et nous prendrons le temps de discuter de cette question à propos des retombées de la conquête spatiale.

Depuis le début du XXe, aucun laboratoire de recherche, aucune agence spatiale n'a été épargnée à un degré ou un autre. Mais nous devons distinguer les accidents matériels survenus lors de tests, sur les pads de tir ou en cours de mission, des tragédies ayant entraîné le décès des membres d'équipages. Les premiers sont le lot de toute action, de toute recherche, qu'elle implique ou non un facteur humain, même si elle est parfaitement encadrée et respecte les consignes de sécurité.

Comme dans l'aviation, le risque zéro n'existe pas en astronautique car outre le facteur humain, un appareil peut toujours tomber en panne et conduire par malchance à un désastre. Les simulations, les contrôles qualité et les consignes de sécurité sont justement là pour réduire ce risque.

A lire : Les accidents de la navette spatiale - Rapport sur l'accident d'Ariane 5 Vol 501

A gauche,  l'accident matériel de la fusée Ariane 5 à peine 37 secondes après son décollage pour son vol inaugural (501) le 4 juin 1996. Elle embarquait les quatre satellites de la mission Cluster d'une valeur totale de 370 millions de dollars. Au centre, la désintégration de la navette spatiale Columbia le 1 février 2003 lors du retour sur Terre de la mission STS-107. L'accident tua 7 astronautes et cloua les navettes au sol durant deux ans et demi. A droite, explosion de la fusée Antarès construite par la société commerciale Orbital Science Corp. 13 secondes après son décollage de Wallops Island en Virginie le 28 octobre 2014. La fusée non habitée emportait le module Cygnus vers la station ISS. Avec cet échec, Orbital Science perdit un contrat de 1.9 milliards de dollars. Documents ESA/CNES, NASA/Jason Hutchison/Texas TV et NASA TV.

Les tragédies

Tant du côté russe qu'américain, dans les faits on ne peut pas dire que les lanceurs modernes soient plus fiables que ceux construits il y a deux générations. Ils sont seulement plus sophistiqués et plus ergonomiques. Aujourd'hui plus qu'hier, la rentabilité reste le point sensible de tous les projets, au point que certains sous-traitants ou chefs de projets indélicats ont baclé leur travail pour rentrer dans leur budget ou dans les temps. Pas étonnant dans ces conditions qu'on observe certains problèmes techniques par la suite, sur le pad de tir ou en cours de mission.

Depuis 1957 pas moins de 149 personnes ont péri dans cette aventure dont 22 astronautes et cosmonautes :

- 126 employés de l'agence spatiale soviétiques meurent dans la catastrophe de Nedelin le 24 octobre 1960 à Baïkonour (explosion d'un missile balistique ICBM R-16 suite au non respect des consignes de sécurité)

- 1 cosmonaute en 1961 (Valentin Bondarenko brûla vif dans une chambre pressurisée durant un entraînement de pré-vol)

- 1 cosmonaute sur Soyouz 1 le 5 août 1966 (crash de Vladimir Komarov lors de la réentrée)

- 3 astronautes sur Apollo 1 le 27 janvier 1967 (Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee furent brûlés vif au cours d'une simulation sur le pad de tir)

- 3 cosmonautes sur Soyouz 11 le 30 juin 1971 (Georgi Dobrovolsky, Vladislav Volkov et Victor Patsayev sont morts suite à un accident de dépressurisation en orbite)

- 7 astronautes sur Challenger le 28 janvier 1986 (fuite d'un SRB à poudre et explosion du tank externe au décollage tuant Francis Scobee, Michael Smith, Ronald McNair, Ellison Onizuka, Gregory Jarvis, Judith Resnik et Christa McAuliffe)

- 7 astronautes sur Columbia le 1 février 2003 (perforation d'une aile et désintégration de la navette lors de la réentrée qui tua Rick Husband, William McCool, Michael Anderson, David Brown, Kalpana Chawla, Laurel Clark et Ilan Ramon).

- Le 31 octobre 2014, au cours d'un vol d'essai, l'avion SpaceShipTwo "VSS Enterprise" (SpaceShipTwo Model 339) se crasha dans le désert de Mojave suite à un incident technique. Le pilote Michael Alsbury agé de 39 ans mourut dans l'accident tandis que son coéquipier Peter Siebold fut gravement blessé.

Sans oublier que l'équipage d'Apollo XIII manqua de peu d'y laisser la vie le 13 avril 1970 suite à l'explosion d'un réservoir d'oxygène du module de service.

Certains enquêteurs estiment que dans les années 1960 la Russie n'a pas déclaré toutes ses missions habitées ni avoué tous les accidents impliquant la mort d'hommes. Certains enregistrements audios réalisés par Torre Bert en 1960-61 semblaient également aller dans ce sens.

En 2003 et 2004, j'ai pris contact avec mon ami Valentin Strashinski du TsNIIMash et responsable du projet "ET Shadow" d'ISS pour lui demander confirmation et le point de vue de l'agence sur les soi-disant "programmes noirs" soviétiques et les victimes non déclarées. Il n'a jamais pu me confirmer l'existence de ces programmes bien que ce ne soit plus un secret pour personne que l'ex-Union soviétique développa des programmes secrets (comme toutes les grandes sociétés industrielles étatisées à travers le monde). Strashinksi confirma en revanche ce que disait depuis le début les archives publiques du RSCE selon lesquelles 5 cosmonautes russes ont péri depuis 1961. On peut donc sereinement conclure 50 ans plus tard que ces alléguations concernant de soi-disant cosmonautes inconnus morts en mission sont des rumeurs visant à entretenir une polémique sans intérêt.

Les accidents matériels

Enfin, parmi les accidents matériels importants, en 1996 par exemple l'ESA tenta d’envoyer dans la magnétosphère terrestre 4 satellites identiques dans le cadre du programme Cluster. Mais Uranie, la muse de l’astronomie avait décidé que 1996 serait l’annus horribilis. Le nouveau lanceur Ariane 5 inauguré pour l’occasion (Vol 501) explosa dans le ciel de Kourou le 4 juin, désintégrant en fumée une vingtaine d’expériences scientifiques et contaminant légèrement la région. Voici le rapport d'accident.

Quant à l'exploration de Mars, depuis 1958 plus de la moitié des missions ont échoué ! Après l’échec de la sonde russe Mars 96, l’Europe spatiale subissait à son tour la honte de l’échec.

Pour satisfaire tout le monde, Uranie porta finalement son coup fatal sur la NASA, empêchant la même année le lanceur Pegasus de mettre sur orbite le satellite gamma Hete.

Tous les deux ans environ, nous assistons ainsi à l’explosion d’un lanceur, civil ou militaire, en général de petite charge utile et heureusement non habité.

Mais comme on dit dans ces cas là, l'Aventure continue !

Pour plus d'informations

Information sur les satellites

UCS Satellite Database

Lyngsat (Europe)

State of the Satellite Industry Report (PDF), SIA, 2015

Quelques livres (cf. détails dans ma bibliothèque dont la rubrique Instruments)

La conquête de l'espace, Giles Sparrow/Collectif, Flammarion, 2008

La conquête de l'espace, Mark Traa, Gründ, 2007

Le spatiopithèque, Christian Alexandre et al., Le Mail, 1987/1994

Le grand atlas de l'espace, Collectif, Encyclopaedia Universalis, 1989

Bivouac sur la Lune (Apollo XI), Norman Mailer, Robert Laffont, 1971

Les premiers hommes sur la Lune, Wernher von Braun, Albin Michel, 1961

Constantin-E. Tsiolkovski précurseurs des vaisseaux interplanétaires, P.Bailhache, Ed.du Pont Royal, 1961

En anglais

Liste des National Geographic Magazines consacrés à l'astronomie et l'astronautique depuis 1890 :

General Studies Programme (PDF), programmes de l'ESA de 2000 à 2035

Moonshots and Snapshots of Project Apollo, John Bisney/J.L. Pickering,  University of New Mexico Press, 2015

Spaceshots and Snapshots of Projects Mercury and Gemini, John Bisney/J.L. Pickering,  University of New Mexico Press, 2015

The Art of Space, Ron Miller, Zenith Press, 2014 (en français)

International Space Station. Owners' Workshop Manual, David Baker, Haynes Publishing, 2012

Lunar Settlements, Haym Benaroya, CRC Press, 2010

NASA Apollo 11. Owner's Workshop Manual, Christopher Riley/Philip Dolling, Haynes Publishing, 2010

Space Enterprise, Philip Robert Harris, Springer-Verlag NY, 2008

The Art of Chesley Bonestell, Ron Miller et Fred Durant, Paper Tiger, 2001

National Geographic Magazine, Vol.136, Nr.6, December 1969 (Apollo XI, avec disque souple audio)

The High Frontier, G.O'Neill, William Morrow & Co, 1976; Jonathan Cape Ltd, 1977; Space Studies Inst. Press, 1989; Apogee Books, 2000

Apollo Expeditions to the Moon, NASA SP-350, 1975; CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014

History of rocketery and space travel, Wernher von Braun et al., Ed. Thomas Y.Crowell, 1966/1969/1975

The next 50 years on the Moon, Norman Mailer, G.P.Putnam's Sons, 1974

The Conquest of Space, Chesley Bonestell et Willy Ley, Viking Press, 1950; Guilde du Livre (vf), 1952

The Exploration of Mars, Wernher von Braun et Willy Ley, illustr. C.Bonestell, Viking Press, 1956

Conquest Of the Moon, Wernher von Braun, illustr. C.Bonestell, Viking Press, 1953

Across The Space Frontier, Wernher von Braun et al., illustr. C.Bonestell, Viking Press, 1952

Les missions spatiales

Missions Active - By Target - By Type, NASA

JPL

Photos, dessins et mag. sur les programmes US, Flickr

The History Flight of Mercury 6 (John Glenn)

Constellation program (NASA)

Centennial Challenge (NASA)

STAR21 (Europe)

Capcom Espace

Encyclopedia Astronautica (Astronautix)

The Planetary report, The Planetary Society

Hubble Heritage Project, STScI

Incredible Adventures

Rocketry

Spacecom (Actualités)

Documentation, collections

NASA 3D Resources (cartes et modèles)

NASA HQ Photo sur Flickr

Enjoy space, Cité de l'espace

Lunar Legacies

Astronaut Central

The Space Collective

The Space Shop

Space Patch Database

Crew Patches, Genedorr (patches Apollo XI)

Regency (salle de vente US)

Le forum de la conquête spatiale

Out of the Cradle (à propos de la Lune)

Magazine

Science Connection, Belspo

Spaceflight, British Interplanetary Society

Flight Global (site du magazine Flight International)

Horizons Newletter, AIAA

National Geographic Magazine, NGS (liste)

Blogs

Livres d'Astronautique (blog)

Dreams of Space, blog de John Sisson

Epizods Space (en russe, et en français)

Simulateurs (logiciels)

ORBITER

VRML Simulator

Virtual Apollo AGC - AGS - LVDC - Gemini

Agences spatiales et sociétés privées

NASA

ESA

RFSA, IKI (Russie)

RSA (Russie)

JAXA (Japon)

CASC, NSPO (Chine)

ISRO (Inde)

KARI (Corée du Sud)

SpaceX

XCor

Virgin Galactic

Galeries d'images des astronautes d'ISS sur Flickr

Samantha Cristoforetti

Alexander Gerst

Scott Kelly et ses Best Pics

Tim Peake

Thomas Pesquet

Kathleen Rubin

Jeff Williams

Enregistrements audios et vidéos

SoundCloud - NASA

Ascent Commemorating Shuttle (décollage de la navette spatiale)

ISS HD Earth Viewing Experiment (Livecam d'ISS, à utiliser en parallèle avec ISSTracker et Google Map)

NASA TV

Sortie d'Alexei Leonov dans l'espace le 18 mars 1965

Programme Apollo

Apollo 11 Launch - version HD, YouTube

Apollo 11 Launch, NBC NEWS TV, 1969, YouTube

Ils ont marché sur la Lune, ORTF, 1969, YouTube

Apollo 40th Anniversary archives (les archives de la NASA)

Project Apollo Archive, NASA (sur Flickr)

Apollo Archive

Apollo 11 Anniversary

Le pdt.Nixon téléphone à l'équipage d'Apollo 11 sur la Lune, YouTube dont voici la transcription

Vidéos restaurées d'Apollo 11, NASA

Apollo 11 Onboard Radio

Apollo 11 log (original)

Apollo Lunar Surface Journal (dont celui d'Apollo XI), NASA

Interview de Neil Armstrong (transcription), NASA, 2001

Tales from the Lunar Module Guidance Computer, Don Eyles, NASA

Simulateur de l'ordinateur de guidage d'Apollo 11 (AGC)

Biomedical Results of Apollo, NASA/JSC

Astronaut biographies, NASA/JSC, NASA/JSC

NASA Image eXchange (NIX)

Apollo Image Atlas, LPI

Voices from the Moon, Andrew Chaikin, Studio, 2009

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