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La
belle aurore !
Les
aurores en images
(IX)
Rappelons
que les derniers paroxysmes de l'activité solaire se produisirent en 1981
et 1989 dans l'hémisphère Nord, où l'on assista à de magnifiques
aurores aux Etats-Unis (Alaska compris) et dans le nord de la Scandinavie. Le dernier cycle
solaire dura 9.5 ans au lieu des 11 ans habituels, si bien que le minima
eut lieu en 1996. La vague suivante d'aurores mobilisa donc les
observateurs au tournant de l'an 2000, nous gratifiant de l'un des plus
beaux et chatoyants spectacle de la Nature.
Voici
quelques images d'aurores boréales spectaculaires aimablement communiquées par des
amateurs et quelques professionnels qui suivent assidûment ces
manifestations. J'ai mis l'accent sur l'exceptionnelle activité du 6 avril 2000 qui nous gratifia de la plus grande tempête géomagnétique de
la décennie.
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Préparation
d'un B2 devant une draperie. Document Northrop-Grumman. |
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Aurore
observée en Alaska le 16 oct. 2003 par R.Krochuk.
Cliquer sur l'image pour charger une version
agrandie. |
Malgré le côté statique de ces images,
n'oubliez pas que
ces manifestations sont en réalité dynamiques comme en témoigne
l'animation présentée à gauche réalisée en l'espace d'1m20s à
partir de photographies exposées chacune 4 secondes et
espacées
de 4 à 5 secondes. A ce sujet le site Aurora
Webcam vous propose toute une gallerie de vidéos y
compris une webcam en temps réel active entre 04:00-13:30
TU.
Imaginez-vous observant
le ciel constellé d'étoiles par une nuit fraîche au sortir de l'hiver
ou en automne. Le Soleil est
couché, la nature est silencieuse puis soudainement, peu après minuit, le ciel nord-ouest
s'illumine... Progressivement des volutes de couleurs irisées jaune-verdâtre envahissent
la voûte céleste en l'espace de quelques minutes, tournoient, s'évanouissent
ou s'intensifient au
gré de l'activité du champ géomagnétique; le bouclier magnétique de
la Terre se bat contre les particules du Soleil pour protéger notre
atmosphère... C'est un combat haut en couleurs qui signe parfois la défaite du
Soleil en lettre de sang lorsque le ciel s'embrase d'un magnifique halo rouge brique.
Vous devez
absolument un jour aller en Finlande ou en Alaska observer les aurores en période de
paroxysme de l'activité solaire. Le spectacle se répétant au fil des
nuits, il vous captivera certainement plus encore qu'une éclipse totale
de Soleil.
Cliquer sur les images pour apprécier le spectacle...
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Les
draperies |
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Jan
Curtis,
Alaska 7
février 2000, objectif 35mm f/2 Fuji 800 NHG II, 12 sec |
Dennis
Anderson, Alaska
2002,
Reflex 6x9, objectif 50mm
f/2.8
Fuji
Provia 400 F, 35
sec (compositage) |
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Jan
Curtis,
Alaska
6
mars 2000, objectif 35mm f/2.0, Kodak PJ-800, 10 sec
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Jan
Curtis,
Alaska
6
mars 2000, objectif 35mm f/1.4, Kodak Royal Gold
400, 7s
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David
Fritts, PFRR Alaska |
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Jouni
Jussila, Oulu, Finlande
20
mars 2001, objectif 24mm
f/1.4, Fuji Provia 100 F poussé à 200 ISO, 15 sec
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Dick Hutchinson Alaska,
1995 |
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Jan
Curtis, Alaska
6
mars 2000, objectif 35mm f/2
Kodak
Royal Gold, 10 sec
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Jan
Curtis, Alaska
8
novembre 1999, objectif 35mm
f/1.4, Kodak PJM-2, 10 sec
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Jan
Curtis, Alaska
18 novembre 1999, objectif 35mm f/2, Kodak Gold 400,10s
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Période
de visibilité des aurores
Les
aurores polaires, boréales et australes sont principalement visibles
entre 55° et 75° de latitude, bien que statistiquement nous avons
l'occasion d'en observer une chaque année à la latitude de 25° et même
au niveau de l'équateur lors des tempêtes géomagnétiques
secondaires extrêmes. Mais il faut pour cela réunir des conditions
géomagnétiques extraordinaires, des tempêtes de classe G5
avec indice Kp de 9, des valeurs extrêmes qui
surviennent en moyenne quatre fois par cycle solaire.
De temps en
temps on peut également assister à une véritable tempête aurorale
comme ce fut le cas le 6 avril 2000 et aux alentours du 29 octobre 2003 où des aurores ont
pu descendre
jusqu'à Athène (38.2° N), El Pasos au Texas,
(32°N) et même dans la province de Victoria en Australie (37.5°S), nous gratifiant de
magnifiques aurores de Classe IV (4eme magnitude et plus brillantes) comme en témoignent ces images.
Nos
chances de les observer sont plus élevées à l'horizon que partout
ailleurs dans le ciel : 50% à 30°, 25% à 45°, 2.5% au zénith
(au-dessus de votre tête).
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A
gauche pourcentage d'aurores visibles chaque année en
fonction de la latitude géomagnétique. L'Europe
septentrionale oscille entre 1-5%, comme les
Etats-Unis. Rien d'étonnant dans ces conditions qu'on
observe peu d'aurores dans nos régions. A droite la
moyenne du nombre de jours géomagnétiquement
perturbés au cours de l'année (représentant une
tempête géomagnétique de classe G5). Documents PFRR/Vestine
et NASA-MFSC/D.Hathaway. |
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Classification
des aurores
La
classification des aurores se base sur leur luminosité comparée à
celle que porte l'éclat de la Pleine Lune sur les nuages :
-
Classe I : très pâle, à peine discernable
- Classe II : comme l'éclat de la Pleine Lune sur des cirrus
-
Classe III : comme l'éclat de la Pleine Lune sur des cumulus
- Classe IV : plus brillante que la classe III et capable de porter
des ombres.
Durant
quels mois les aurores sont-elles le plus facilement visibles ?
Des
observations effectuées à l'Observatoire américain de Yerkes durant
55 ans et réparties sur 5 cycles solaires confirment que les mois de septembre
et mars sont les mois les plus propices à l'apparition des
aurores tandis que les mois de janvier et juillet sont les moins
propices. Cette corrélation aurait été décrite par le Français
Jean-Jacques d'Ortous de Mairan en 1733. On explique ce phénomène
par le fait que les taches solaires apparaissent principalement dans
une bande située 15° de part et d'autre de l'équateur du Soleil. Ce
sont les célèbres figurent en papillon.
Au cours de sa rotation annuelle, si l'on projète l'orbite de la
Terre sur le Soleil on constate que la latitude héliographique de la
Terre se situe à l'intérieur de cette bande équatoriale en janvier
et juillet tandis qu'elle se projète dans la zone d'activité des
taches, donc aux latitudes héliocentriques plus élevées en septembre et
mars.
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Les
arcs
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James
Travis,
Alaska
7 avril
2000. L'objet
brillant en-dessous à gauche est
Jupiter.
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Jan
Curtis
Alaska,
31 août 1999 35mm f/2, EktaPress 640, 10 sec
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Jan
Curtis, Alaska
7
février 2000
Oobjectif 35mm
f/2
Fuji 800 NHG II, 10
sec
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Prochain
chapitre
Comment
photographier une aurore ?
Les
aurores en bandes et les couronnes
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