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Depuis plus de 100 ans (Cf. The History of Amateur Radio sur ce site) le radioamateurisme est source d’une grande diversité d’intérêts et a conduit à plusieurs découvertes majeures dont évidemment celle des télécommunications par ondes-courtes et de l'ionosphère. Jusqu’où cette activité peut-elle nous conduire à long terme ? This document is available in English Aujourd’hui aucune des grandes sociétés concernées par les communications radiofréquence (des ondes-courtes aux microondes) n’est capable d’imaginer l’avenir des télécommunications. La technologie associée à ce média évolue à un taux tellement rapide et dans de si nombreuses directions différentes qu’il est virtuellement impossible de prédire son développement au-delà d’une génération. De nouveaux standards apparaissent, disparaissent, fusionnent, sans attendre le verdict des utilisateurs. Dur dans ces conditions de prévoir l’avenir. Une chose est cependant certaine. L’avenir des ondes-courtes est étroitement lié au développement des ordinateurs, des communications digitales, alliés à la croissance rapide d’Internet. L'intérêt de la technologie digitale réside dans un traitement aisé du signal et son insensibilité aux parasites, là ou un système analogique est très sensible à la moindre perturbation. La meilleure preuve de cette tendance vers le "tout digital" est la présentation à l’exposition Hamvention de Dayton en 2004 du nouvel émetteur-récepteur de Yaesu-Vertex, le FT-DX9000 présenté ci-dessous. Ce transceiver couvrant les bandes HF plus 6m, comprend un ordinateur intégré, un écran TFT ainsi qu’une connexion Internet en complément des E/S traditionnelles (micro, clé morse, antenne, sortie série, HP, DIN, etc). Seul inconvénient de sa haute technologie et de ses performances, son usage est réservé aux plus fortunés d’entre nous, à moins que vous décidiez de vendre la moitié de votre équipement car il coûte le prix … d’une petite voiture ($11500). Pris dans la toile Selon une étude de l’INSEE réalisée en 2004, 70% des couples français avec enfants disposaient d'un micro-ordinateur à la maison (contre 19% en 1998), alors que la moyenne nationale était de 45 %. Cette proportion est plus élevée en Belgique. Que nous annonce Internet ? Aujourd’hui, en Europe où pratiquement un habitant sur deux dispose d'un ordinateur et où les enfants apprennent l’informatique avant de savoir écrire sans faute, Internet est fréquenté chaque jour par 122 millions de personnes de plus de 15 ans, soit environ un quart de la population ! Les internautes s'y connectent en moyenne 16.5 jours par mois, totalisant 24 heures de connexion durant lesquels ils accèdent à 2662 pages web. Aux Etats-Unis, 114 millions de personnes s'y connectent quotidiennement. Mais tous les utilisateurs ne sont pas encore englués dans la toile. En 2002, environ 35% des Européens disposaient d’un accès à Internet contre 44% au Japon et 57% aux Etats-Unis. Selon différentes statistiques, 50.3% des Français utilisent Internet contre 48.5% des Belges. Cette proportion atteint plus de 60% au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne, au Danemark et en Norvège et même plus de 86% en Islande. A consulter : World Internet Usage - Nation Master Si vous travaillez régulièrement avec cet outil, vous savez combien Internet peut influencer votre comportement ainsi que vos activités à la fois professionnelles et privées. Mais jusqu’où peut-on aller avec Internet ? Et est-il utile et offre-t-il suffisamment de sécurité si nous étendons ses applications dans tous les domaines ? Ne risquons-nous pas d’être “pris” dans cette immense toile ? Telles sont quelques unes des grandes questions auxquelles notre société devra répondre dans un proche avenir si nous ne voulons pas être surpris par quelques inconvénients et effets de bord de son utilisation sans garde-fou. En effet, Internet n'est pas un technologie banale et cache quelques défauts de jeunesse. Internet : tout à la fois média, réseau et outil Etant donné que je suis impliqué dans la technologie de l’information depuis les années ’80, je peux essayer de prendre du recul et analyser ce qu’est devenu Internet et essayer d’identifier ce que nous devrions éviter à l’avenir si nous utilisons le web de manière trop intensive. Internet n’est pas un média comme la télévision ou les magazines. Même si certaines radios et TV sont accessibles par Internet en mode streaming audio/vidéo (débit continu), Internet est avant tout un réseau, physique, reliant des ordinateurs entre eux. Internet est également un outil comprenant un système de messagerie, des chats et autres moyens de conférence ouvrant des espaces de discussion publics, ainsi qu’une concentration de bases de connaissances accessibles à travers les exploreurs (browsers) et moteurs de recherche. Mais tout le monde n’apprécie pas ce nouvel outil. Il ne s’agit pas seulement d’une sensation subjective basée sur des préjugés envers les nouvelles technologies qu’éprouveraient certaines personnes qui ne seraient pas habituées à l’informatique, mais un fait lié à notre représentation de la société. Vous devez tout d’abord avoir quelques connaissances élémentaires en informatique pour utiliser un ordinateur et ses différentes applications (logiciels bureautiques, messagerie, chat, bases de données, etc). Vous devez disposer d’une certaine culture pour comprendre ce que vous lisez ou ce que vous recherchez. Cette « culture globale », à l’échelle du monde, n’existe pas encore, comme elle n’existe pas encore à propos de la télévision. Chaque nation ou entité économique édicte ses propres règles, ses us et coutumes qui sont différentes en Europe de celles mises en pratique en Afrique, en Asie, dans le Pacifique ou en Amérique du Nord ou du Sud. Votre culture est particulière à votre pays ou à votre style de vie, d’où la difficulté de trouver le même intérêt pour Internet chez un amateur vivant par exemple sur une île perdue dans l’océan Pacifique et chez un amateur vivant au centre d’une grande capitale européenne ou aux Etats-Unis par exemple. Enfin, Internet étant pratiquement en dehors de tout contrôle, il est victime de son succès et la proie des hackers, des virus, du spam, du phishing,... sans parler de la pornographie. Le sujet s'écartant du thème de cet article, nous le traiterons séparément. A lire : Internet pour le meilleur et pour le pire Internet : support des communications Internet est aujourd’hui présent dans la plupart des secteurs de la vie et beaucoup d'amateurs comme de professionnels ne peuvent plus travailler sans son assistance. Dans le futur, Internet restera probablement proche des utilisateurs, jusqu’à se fixer dans nos vêtements et nos accessoires grâce à des interfaces souples reliés par ondes-courtes. L’expansion de la technologie "Voice over IP" (VoIP) est certainement l’une des principales tendances d’Internet. Cet environnement supporte à la fois la voix et des données, complété par de nouveaux services aujourd’hui inaccessibles sur le réseau téléphonique classique. Cet environnement amélioré offrira une telle bande passante qu’à terme nous pourrons facilement utiliser à domicile des services comme la téléconférence vidéo, les applications CRM (gestion de la relation client) intégrées à des services vocaux ainsi que des messageries vocales et des liaisons Internet.
Déjà aujourd'hui, un logiciel gratuit tel que Skype présenté à gauche, vous permet de communiquer gratuitement avec d'autres utilisateurs Skype à travers le monde. Vous pouvez également utiliser ce programme pour appeler par Internet n'importe quel correspondant ayant un numéro de téléphone, fixe ou mobile, à travers le monde pour le prix d'une communication locale ou presque (en général 0.017 € par minute, jusqu'à 0.2 € vers certains pays). En moyenne plus de 2 millions d'utilisateurs sont connectés en permanence à ce service. De son côté Microsoft propose depuis des années la solution "MSN Messenger" qui permet d'établir des communications gratuites, texte ou audio/vidéo, avec tout autre internaute ayant installé le client MSN et éventuellement une webcam munie d'un micro. Une fois qu'on a goûté à ces outils et constaté la différence sur sa facture de téléphone, on ne peut plus s'en passer. Dans beaucoup de pays occidentaux Internet est déjà disponible sur le cable TV à un prix nettement inférieur à celui de la liaison téléphonique. Personnellement, je l'utilise avec une connexion par satellite. Cette haute technologie est totalement transparente pour l'utilisateur final. Bientôt, à votre demande, vous pourrez télécharger sur votre disque dur local vos films et vos émissions de radio favorites en utilisant une technologie similaire au DivX, MPEG et au streaming, et vous serez seulement crédités pour le temps réellement passé devant votre télévision. Ce principe est déjà en vigueur sur certaines chaînes de TV par satellite. Aujourd'hui, les derniers modèles d'ordinateurs sont vendus avec une carte TV et vous pourrez bientôt transférer très facilement données, images, sons et vidéos d’un média à un autre (par exemple d’Internet vers la TV, TV vers DVD DivX, caméra vidéo vers PC, GSM vers PC, TV vers GSM ou n’importe quelle autre combinaison). Les essais de transmissions à large bande par le réseau d’alimentation électrique (CPL ou BPL en anglais) tendent également à démontrer que de nouvelles applications seront bientôt accessibles à travers nos simples prises de courant. Est-ce un plus ? Pas pour tout le monde. A ce jour toutes les administrations de télécommunications ont accordé aux prestataires de services l’autorisation de tester ce nouveau de mode de transmission de données. Mais ils réalisent ces essais sans tenir compte des privilèges accordés à la communauté radioamateur ou aux autres utilisateurs du spectre des fréquences. L’autorité de tutelle demande seulement aux prestataires de « trouver une solution » pour éviter les interférences sur les ondes-courtes. Mais jusqu’à présent le niveau d’interférence atteint encore des seuils incompatibles avec l’activité des radioamateurs et des autres services, y compris pour certaines sociétés de radiodiffusion AM. Le signal BPL atteint 28 mV (un signal d'une intensité d'environ S-8) dans les bandes amateurs et de radiodiffusion alors qu’une liaison radio peut déjà s‘établir avec un signal d’à peine 0.12 mV ou S-1 lorsque le signal du correspondant est très faible. C’est ainsi qu’Etats-Unis, après une flambée d’essais dans pratiquement tous les états, certains fournisseurs ont dû faire marche arrière devant les procès intentés par les particuliers du fait de leur incapacité à réduire les interférences. Malgré cela, les essais continuent ailleurs, y compris dans beaucoup de pays d’Europe dont la France, la Belgique, la Suisse ou le Luxembourg au grand dam des radioamateurs et des stations de radio. Les autorités européennes étant en faveur de cette technologie dite des "courants porteurs", espérons qu’une solution sera bientôt trouvée à ce problème qui satisfasse toutes les parties concernées. Cette démonstration de haute technologie est impressionnante, même pour un amateur averti. Vu dans sa globalité, il y a des chances que l’éventail des télécommunications qui nous seront offertes dans le futur grâce à Internet seront étonnantes et, espérons-le, utiles à la communauté, nous permettant par exemple d’exécuter des taches routinières en un clic de souris ou simplement en appuyant sur un écran tactile. En bref, l’avenir des technologies de l’information représente tout à la fois une frontière pleine de surprises mais inconnue et insécurisée. Je ne veux pas vous effrayer, elle reflète seulement une réalité de notre village global post-moderne. Espérons que le futur nous fasse encore sourire et sera fantastique ! 2eme partie Le GSM, le nouvel accès réseau
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