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L’anatomie et les fonctions des cellules
Les virus (VII) Certains microbes disposent d'une paroi de nature protéinique et abritent un seul acide nucléique, ce sont les virus [8]. En général ils sont mille fois plus petits que les bactéries avec une taille moyenne de l’ordre de 100 nm bien que le plus petit ne fasse que 18 nm. Comme son nom latin l’indique, les virus sont de véritables poisons. Ce terme fut utilisé pour la première fois en 1890 pour qualifier des agents infectieux qui étaient plus petits que les bactéries. Les virus présentant une structure interne hélicoïdale peuvent atteindre un diamètre de 0.1 mm (la taille d'une bactérie) et sont bactériophages, c’est-à-dire qu’ils sont à ce point pervers qu’ils se développent au sein même des bactéries et les détruisent. Mais la découverte de virus dans nos gènes de rebut, dans le placenta des mammifères ainsi que du mimivirus laissent à penser que tous les virus ne sont pas dangereux; certains participeraient activement au développement de la vie. Cette découverte bouleversant nos théories sur l'évolution, nous y reviendrons en détail dans un autre article[9]. C’est le biochimiste américain Wendell Meredith Stanley qui découvrit en 1935 que l’acide nucléique viral était formé d’un ARN chez les rétrovirus et d’un ADN chez les virus de nature ADN. Malgré le fait que les virus contiennent un acide nucléique, ces êtres sont incapables de se reproduire seuls. On ne peut donc pas les qualifier d’organismes vivants. Tous les virus parasitent les cellules, qu'elles soient végétales ou animales car ils ne peuvent se développer et se reproduire en dehors de celles-ci. En effet, tout le matériel génétique qu’ils renferment est inactif et ils ont besoin des fonctions enzymatiques et métaboliques d’une cellule pour exécuter leur programme génétique.
Leur méthode est simple. Le virus de la grippe par exemple, influenza, se colle à la paroi d’une cellule saine et injecte son ADN dans la cellule hôte. Il se combine avec celui de l'ADN cellulaire pour être transcrit par l'ARN-messager sous la forme de nouveaux virus, dont les milliards de descendants iront infecter de nouvelles cellules. Le malade sera contagieux pendant six jours. Mais d’autres scénarii existent. Certains virus pénètrent dans la membrane cellulaire mais ne tuent pas leur hôte. D’autres sont “silencieux” et infectent la cellule sans créer apparemment de dommage cellulaire. Tous les modes de transmission sont possibles, bien que la plupart des maladies virales se transmettent par voie orale ou fécale et par les piqûres d’insectes. Certaines maladies ont une période d’incubation très longue, pour citer la maladie de Kuru, de Creutzfeldt-Jakob et bien sûr le SIDA qui peut seulement se déclarer au bout de 10 ans d’incubation. Le virus détourne à son profit les fonctions du métabolisme cellulaire. Ce n’est qu’à ce stade qu’il est considéré comme vivant. Les | ||||||||||||