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Ils citaient un certain nombre de faits cosmologiques que les adeptes du Big Bang considéraient comme des erreurs de mesure ou des coïncidences "afin de conforter leur théorie". Arp et ses collègues s’en étonnaient et concluaient sur un ton affirmatif : -
Ce modèle cosmologique est sujet à tant d’incertitudes que pour nous
le Big Bang n’a jamais eu lieu. -
Il existe suffisamment de preuves observationnelles soutenant l’hypothèse
que les décalages Doppler des quasars et autres AGN ont une origine
intrinsèque. Cela signifie que ces objets ne se trouvent pas à de
grandes distances cosmologiques mais résident en général à une
distance beaucoup plus proche, de l’ordre de 0.1 Z (moins de 2 milliards
d’années-lumière pour Ho=50
km/s/Mpc). Aujourd’hui encore, les auteurs fondent leurs arguments sur des analyses statistiques du décalage spectral des amas de galaxies et des couples en interactions avec des quasars éloignés. Ils
concluent que les QSO ayant des décalages spectraux élevés sont
physiquement associés avec des galaxies de redshifts inférieurs, ceci étant
valable tant pour les galaxies pâles que pour les plus brillantes. Pour infirmer cette théorie les astronomes ont recherché des
effets de “microlensing” gravitationnels afin de prouver que les présumés
quasars en interaction avec des galaxies proches étaient bien situés
au-delà de l’objet déflecteur. A l’heure actuelle de tels objets
existent et semblent confirmer le modèle Standard bien qu’Halton Arp et
ses amis s’y opposent farouchement, chiffres à l’appui. Concernant le rayonnement micro-onde fossile, les fervents défenseurs
du modèle HBN considèrent que les mesures de COBE ne prouvent pas que
l’Univers connu un début chaud car le rayonnement est remarquablement
constant, en particulier sur une échelle de quelques minutes d’arc, où
la température est constante jusqu’à une partie pour 50000. Si le Big
Bang a effectivement eu lieu disent-ils, le spectre original de Planck aurait été
modifié par les événements de caractères non thermiques qui se sont
produits ultérieurement, telles que la condensation des galaxies, des
amas de galaxies, et peut être par une structure cellulaire plus large
que l’on observe à l’heure actuelle sur une distance d’environ 100
Mpc. Ces empreintes n’apparaissent pas dans le rayonnement fossile à
2.7 K, contredisant les prédictions théoriques. Ils critiquent évidemment le modèle Standard et son incapacité
à résoudre le problème de l’âge de l’Univers, parfois plus jeune
que certains amas d’étoiles en fonction de la valeur que l’on
attribue à la constante de Hubble. Ils considèrent également que
l’introduction d’une densité de matière ad hoc ou une valeur
d’entropie baryonique posée a posteriori pour expliquer les abondances
des éléments n’est pas très louable. Le modèle du Big Bang n’explique pas non plus la forte hiérarchisation
de l’univers et l’évolution primordiale des galaxies, mais les
auteurs du modèle HBN reconnaissent que des corrections ont été apportées
(inflation, matière sombre). Mais se pose alors la question de savoir si
d’autres particules ne pourraient pas expliquer la forte absorption du
spectre micro-onde tout en étant transparentes aux longueurs d’ondes
visibles et radios. En théorie et en pratique ces particules existent et
on les retrouvent dans les événements qui se déchaînent durant
l’explosion des supernovae, mais elles conduisent à des corrélations
entre phénomènes inexplicables. Finalement Arp et ses collègues considèrent
qu’une théorie quasi-stationnaire expliquerait tout aussi bien que le
Big Bang comment l’Univers naquit d’une situation très équilibrée
et devint hautement structuré en émettant un rayonnement isotrope. Le modèle HBN s’oppose également à la formation de nouvelles
galaxies comme le prévoit la théorie du Big Bang, qui ne peut expliquer
la morphologie de certains jeunes objets tels que Arp 220 et NGC 6240,
presque exclusivement constitués de gaz atomique et moléculaire et de
jeunes étoiles très massives. Les astronomes conformistes les considèrent
comme des protogalaxies dont l’effondrement a été interrompu pour une
raison inexpliquée. Enfin, les auteurs du modèle HBN nous rappellent que le Big Bang
est une solution des équations de la relativité générale d’Einstein
qui, à l’inverse des autres domaines de la physique n’est pas
invariante lorsqu’on change d’échelle. La réintroduction d’une
constante cosmologique dans la version inflationnaire du Big Bang étend
la généralisation de la théorie d’Einstein ainsi que l’introduction
de la supergravité en théorie des champs unifiés. Il faut que les équations
de la relativité admettent la création de matière et de phénomènes
causalement connectés. Cette théorie doit concevoir l’Univers comme un
tout, mathématiquement exprimé à travers des conditions aux limites,
dans lesquelles des équations aux différentielles partielles régissent
les propriétés internes aux différents instants. Sinon, comme le démontre
la théorie du Big Bang, elle sera incapable d’expliquer la morphologie
des plus grandes entités de matière tels que les superamas. Arp et ses collègues concluent qu’"il n’est pas à l’honneur de la communauté scientifique de dépendre de façon cruciale de choses inobservables pour expliquer l’observable, ce qui apparaît fréquemment dans la cosmologie du Big Bang. Accordons-nous comme à l’époque de Hutton sur un principe d’uniformité qui vise à n’expliquer que toutes les choses qui soient observables. On peut s’attendre à ce que la cosmologie et la cosmogonie profitent de ce principe, comme nous vous l’avons proposé dans cet exposé". Malheureusement Arp et ses défenseurs ont oublié de dire que leur théorie est posée a posteriori. Le
modèle FST En
1982, H.Fliche, J.-M.Souriau et R.Triay[6]
se sont rendus compte que le modèle Standard ne pouvait pas expliquer la
structure aplatie des superamas de galaxies (blinis), les grandes
structures cosmiques et l’isotropie du rayonnement fossile. Leur
théorie se base sur le modèle FRW et considère que l’univers est
rempli de superamas aplatis approximativement parallèles les uns par
rapports aux autres. La
courbure positive de l’Univers provoquerait une focalisation de la lumière
des quasars, ce qui augmenterait leur éclat et leur diamètre apparent.
Un effet similaire expliquerait l’isotropie
Le modèle FST explique également l’aspect des structures
cosmiques et la présence de grands espaces vides. Enfin, il apporte un éclaircissement
nouveau sur la domination de la matière sur l’antimatière. La zone
vide de quasars qu’on observe au-delà de Z=2 serait la zone de contact
entre les deux moitiés d’univers, l’une remplie de matière, dans
laquelle nous vivons, l’autre d’antimatière. Mais selon Evry
Schatzman, les lois de la physique que nous connaissons suffisent à
expliquer le vide observé. Peut-on
vérifier expérimentalement cette théorie ?
Probablement pas, car le rayonnement électromagnétique au lieu d’être
émis par les objets serait dirigé vers ceux-ci dans l’antimonde et
chacun de nos mondes demeurera totalement invisible de l’autre, car ils
seraient séparés par une zone d'annihilation. Cet
univers d’antimatière est donc un postulat invérifiable, donc non
scientifique.
Mais une nouvelle expérience est planifiée. Cette fois les physiciens essayeront de piéger ces noyaux à basse vitesse où ils seront refroidis. Les anti-protons lents traverseront un nuage de positrons se déplaçant à quelques mètres par secondes. Les anti-noyaux captureront ainsi des positrons qui seront analysés. A priori, matière et antimatière sont des états similaires comme si nous les observions à travers un miroir, à la différence de charge près. Aucune différence ne devrait être constatée. Quant à savoir pourquoi l'antimatière a disparu de notre univers, seuls les cosmologistes ont une idée de la chose mais la question demeure un vrai mystère. Le
modèle META Dans
la version META proposée par l’astronome américain Tom Van Flandern de
l’institut META Research, nos conceptions habituelles de
l’univers sont bouleversées. Ainsi la gravité, comme toutes les forces,
doit avoir une portée finie, limitée par la distance moyenne entre les
collisions d’agents C-gravitons. Ces particules que personne ne connaît
se comporteraient comme un gaz parfait et n’induiraient aucune force
entre les corps. La lumière cependant se propagerait dans un milieu
porteur. Dynamiquement parlant, les gravitons de la physique quantique se
propageraient instantanément (environ 1010
c), même si la lumière mettrait un certain temps pour se déplacer
d’un corps à l’autre. Van
Flandern considère que la gravitation influence la densité du milieu de
propagation de la lumière proche des corps denses, provoquant une
modification de la vitesse de la lumière et des forces électromagnétiques.
Ce modèle prédit les mêmes phénomènes Doppler, de courbure des rayons
lumineux, de rougissement gravitationnel et l’avance du périhélie de
Mercure que la théorie de la relativité générale. META cependant
n’utilise pas le concept de courbure de l’espace-temps car tout
l’univers est constitué d’ondes de gravité dont les molécules ont,
statistiquement, soit tendance à entrer mutuellement en collisions (matière
condensée), soit le font moins fréquemment (milieu raréfié). En fait,
un corps hyperdense réfléchirait les agents C-gravitons tandis que la
masse intérieure ne contribuerait pas au champ gravitationnel externe.
Dans le modèle META il n’existe pas de singularité.
META
explique également pourquoi la vitesse de rotation des galaxies demeure
constante à toute distance du centre, défiant la loi en carré inverse
de Newton : c’est parce que la matière doit réagir comme un gaz
parfait. L’existence
des grandes structures cosmiques de l’univers implique l’existence
d’autres forces que celle de la gravitation pour opérer sur une aussi
vaste échelle (les C-gravitons ont une portée d’environ 2 kpc pouvant
expliquer la loi en carré inverse). La série de "murs" de galaxies
que l’on observe jusqu’à plus de la moitié du rayon de l’univers
visible ressemblerait aux motifs ondulatoires prévus par le modèle META Les
décalages spectraux sont interprétés comme une "fatigue" de la lumière,
une perte d’énergie qu’elle subit dans le milieu de propagation
constitué de C-gravitons. Cette perte d’énergie expliquerait également
le paradoxe d’Olbers. Si
l’univers est en expansion comme le stipule la théorie du Big Bang, ni
les observations effectuées dans le système solaire ni les mesures
atomiques ne révèlent cette loi de Hubble qui violerait l’esprit de
cette théorie. Quant
au rayonnement fossile, il pourrait avoir été provoqué par
l’explosion uniforme d’une planète K il y a 3 ou 4 milliards d’années,
dont on retrouverait des traces sur les satellites des planètes géantes
et dans certains nuages interstellaires proches (12C,
26Al).
Ce rayonnement serait aujourd’hui en équilibre avec la température du
milieu interstellaire. Prochain chapitre
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