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2050 : La Terre en héritage

Quand les Noirs gagneront (VII)

Retour de la Diaspora et ouverture des marchés

Aujourd'hui la roue a tourné pour l'Europe, et l'Afrique attend un regard neuf de la part de l'homme blanc sur son continent qui compte aujourd'hui plus de 75 % de jeunes. Cette jeunesse veut sortir de l'impasse de la politique africaine "à la papa" instaurée par l'Europe et s'orienter vers l'avenir, celui que lui propose par exemple à bras ouverts le Canada ou la Chine. Demain, si l'Europe ne veut pas participer à l'avenir de l'Afrique, tous les claviers des ordinateurs africains seront des QWERTY et les enfants connaîtront mieux l'histoire de la Chine que la politique communautaire de l'Europe.

Lagos, Nigéria

5.2 millions d'habitants

Johannesbourg, Afrique du Sud

3.9 millions d'habitants

Durban, Afrique du Sud

3.5 millions d'habitants

Documents Motherland Nigeria, A lovely world et World Heritage.

Sur le plan économique, les Africains n'ont plus peur de dire qu'ils sont ouverts au monde et recherchent les entreprises étrangères leur apportant des plus-values à moindre coût. Malgré toutes ses certitudes et ses illusions, l'Europe a constaté depuis quelques décennies qu'elle n'est plus le client privilégié de l'Afrique. Les ministres et les entrepreneurs africains discutent aujourd'hui en tête-à-tête avec leurs homologues américains, canadiens, japonais ou chinois. Ces pays développés leur accorde des prêts gratuits, les étudiants africains recoivent des subsides pour étudier dans les universités ou pour apprendre les langues étrangères, on offre des facilités aux entreprises ou aux instituts africains qui souhaitent acquérir des technologies de pointe, etc. Bien souvent l'Europe ne participe même pas à ses offres publiques.

Les Africains ne sont pas des hommes de deuxième zone ou des délinquants comme le pensent encore trop souvent nos parents et certainement nos grands-parents. Ils veulent tout simplement se gérer eux-mêmes sans dépendre du bon vouloir des blancs. C'est à ce point vrai que plus d'un pays d'Afrique revendiquent leur identité et viennent rechercher en Occident leurs enfants prodiges éduqués à l'occidentale pour qu'ils redressent le pays de leurs parents et transformer l'afrique de papa en Afrique avec un grand A.

Mais cette prise de conscience est lente. Pour ne prendre qu'un exemple, aujourd'hui il y a deux fois plus de médecins Béninois en Ile-de-France qu'au Bénin, là où on a le plus besoin !

Aujourd'hui le pays d'Afrique le plus riche et emblématique de cette démarche est l'Afrique du Sud. Son PIB représente 25 % de celui de toute l'Afrique et son économie représente entre 40 et 50 % de celle de toutes les nations africaines réunies ! L'Afrique du Sud attire donc tous les investisseurs du monde et exporte tout autant. C'est également l'un des rares pays africains à pouvoir aider financièrement ses nations soeurs. Aujourd'hui l'Afrique du Sud est considérée comme une grande puissance et pénètre à pas feutrés toutes les organisations internationales, tous les salons à la mode et tous les marchés au point d'avoir même été choisie pour organiser la Coupe du Monde de football en 2010. Demain ou sans doute après-demain il se peut que le monde bascule la tête en bas.

Addis Abéba, Ethiopie

4 millions d'habitants

Hararé, Zimbabwé

2 millions d'habitants

Kampala, Ouganda

1.3 millions d'habitants

Documents Domaine public, Azania et MHIRT/McCord.

Si l'Europe ne change pas d'attitude et de mentalité envers l'Afrique, ce ne sont pas des mines d'or, d'uranium ou sa chasse gardée qu'elle va perdre, mais c'est tout un continent qui va se tourner vers de nouveux horizons plus conformes à ses aspirations. L'Europe doit d'urgence revoir sa politique à l'égard de l'Afrique sous peine de perdre au jeu de dame; d'ici deux générations les "noirs vont gagner la partie" et profiteront peut-être même de l'occasion pour régler quelques comptes avec leurs anciens colonisateurs. 

L'Afrique est riche de ressources naturelles (minérales et biologiques), de terres et de mains-d'oeuvres. Nos parents, nos grands-parents et nos arrières-grands-parents en ont profité a satiété au-delà de tout sens moral. Sachons reconnaître nos fautes et participer à la reconstruction de ce que nous avons pillé sans vouloir à tout prix retrouver ce que nous y avons investi. Comme au jeu de dame, l'essentiel est de participer.

Les grandes stratégies

Un billet de 5 pesos convertibles cubain (valant 5$ US) émis en 2004. Après la suppression de l'aide soviétique dans les années 1990, Cuba a subit une dépression dont on ressent encore les effets. Sa monnaie ne valait plus un peso. Le pays émerge doucement du chaos mais l'embargo économique et financier (décrété par le Président Kennedy en 1962 suite au rapprochement de Cuba de l'URSS) a limité sa croissance durant 38 ans. Les sanctions ont été allégées en 2000 permettant au pays d'accuser une croissance de 3 %. (CIA, 2004). Document Ronald Wise.

Ainsi qu'on le constate, quand la politique n'use pas de l'embargo et d'une autorité de fer, elle a un rôle significatif à jouer en incitant le développement économique, l'équité sociale, la stabilité, l'éducation et la bonne santé des populations, la bonne gestion du territoire et la protection de l'environnement. Ces facteurs sont les indicateurs clés d'un transition "réussie" et d'un développement durable, équilibré. Atteindre ces objectifs dépend probablement du taux d'accélération des étapes intermédiaires visant un changement global.

Les pays en voie de développement doivent mettre en place un processus pour stabiliser leur population et assurer un développement socio-économique afin d'atteindre des niveaux de vie décents; plus ces transitions sont longues, plus élevés seront les coûts économiques, sociaux et environnementaux. En même temps, pour éviter que la population soit frustrée de voir ainsi saccagées ses ressources naturelles, des projets de protection de l'environnement et de développement plus efficaces doivent être mis en place si l'économie et le développement social le permettent. Ce principe a été accepté par les pays en développement au cours de la Conférence de Montréal sur le climat (COP 11) qui s'est tenue fin 2005.

Trois stratégies ont été proposées dans ce contexte :

- La plus importante consiste à augmenter l'investissement dans la population, à travers le développement des services sociaux, l'éducation de base et les soins de santé. Ajouté au bénéfice du produit national brut, une population éduquée et en bonne santé renforce la capacité d'une société à gérer les problèmes et résister aux chocs extérieurs. Les nombreux défis qui apparaissent lorsqu'il s'agit de créer et maintenir la croissance économique tout en réduisant les atteintes à l'environnement sont des taches trop lourdes à gérer pour un seul gouvernement. Il faut distribuer les rôles, permettre à la population d'accéder à l'information, permette aux communautés locales, aux organisations et aux hommes d'affaires de contribuer à cette relance à travers une plus grande indépendance politique et économique.

- Le support de technologies propres et efficaces, à travers l'établissement de lois et d'incitants économiques sert deux objectifs clés. La recherche d'un meilleur rendement (efficacité, productivité) représentent la méthode la plus rapide et la moins cher pour étendre l'éventail des ressources non renouvelables et renouvelables. Les technologies efficaces et propres sont rentables et réduisent les dépenses gouvernementales. Ainsi, les économies d'énergie peuvent réduire la nécessité d'importer du pétrole, tandis que la réduction de la pollution réduit la facture d'assainissement des zones polluées et des soins de santé, des mesures qui permettent aux pays développés d'épargner des millions de dollars ou d'euros chaque année. Considérant toute la population des Etats-Unis ou d'Europe, ces économies représentent des milliards que l'on peut investir dans de nouveaux projets.

- La réforme des prix qui affecte les coûts sociaux et environnementaux de secteurs importants de la vie économique est un facteur clé si on considère une utilisation durable des ressources naturelles. Les distorsions qu'on observe actuellement dans les marchés encouragent, ou forcent, à court terme le gaspillage et la consommation. L'imposition de nouvelles taxes et l'arrêt des subsides sont associés à des difficultés politiques; changer des structures économiques crée inévitablement des perdants, parfois parmi les groupes intéressés les plus puissants (G20). Le défi est dès lors de réaliser des réformes fiscales neutres qui apportent graduellement un changement en profondeur.

Les développements positifs de chacune de ces actions sont évidents mais leur mise en place est lente. L'investissement dans les ressources humaines augmente mais tend à oublier les priorités quand il s'agit des secteurs productifs traditionnels de l'économie. Une technologie efficace doit constamment innover mais l'innovation ainsi que son déploiement doivent être accélérés si on souhaite un impact sérieux sur la productivité globale et la pollution. Renverser la dégradation des ressources naturelles prendra des décennies et retardera d'autant les réformes indispensables, ce qui aura pour effet d'augmenter les coûts monétaires et humains associés.

Aussi, le XXe siècle s'est-il caractérisé par un accroissement non négligeable des rendements mais ils ont été plus que compensés par le volume de la croissance économique. Aujourd'hui ce phénomène s'est accentué et on ne produit plus assez pour satisfaire la demande des pays les plus peuplés. Nous allons devoir imaginer de nouveaux moyens de production afin de concilier développement durable et protection des ressources naturelles.

Le but du développement durable devrait donc servir, en pratique, de signal de réveil : nous devons tous apprendre à utiliser et partager nos aptitudes pour le bien-être de la communauté. Le pari est à la hauteur de nos ambitions. Il peut rapporter beaucoup de bénéfices mais il va sans doute se monnayer cher et dans la douleur pour certains égoïstes. Ce n'est qu'un juste retour des choses. Et la roue tourne.

Pour plus d'informations

Sur ce site

Le développement durable

La biodiversité

L'eau, l'or bleu

The Limits to Growth ou rapport Meadows, 1972 (PDF de 42 MB)

Sur le net

Environnement, tentatives de prospective (Manicorne)

Livres et rapports

2050 Rendez-vous à risques, Adolphe Nicolas, Belin, 2004

Sustainable Development :Critical issues, OCDE, 2001

Les Conférences Ministérielles de l'OMC

Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique

Global Economic Prospects 2006 (PDF), WB, 2005, $38

Sustainable development trends (PDF de 140 KB), OECD, 2005

Facts & Trends to 2050 - Energy & climate change (PDF de 1.9 MB), WBCSD, 2004

Science and Technology for Sustainable Development Special Feature, PNAS, 2003

Johannesburg Summit 2002 - Critical Trends (PDF de 4 MB), 2002

Law and Sustainable Development since Rio, FAO, 2002

Stratégie en faveur du développement durable, Union européenne, 2001

Les livres blancs et les livres verts de l'Union européenne

Planetecologie

Cartes et chiffres

Statistiques du commerce international, OMC

La Direction Générale de l'Énergie et des Matières Premières (statistiques sur les énergies)

Fonds Monétaire International, FMI

The European environnement - state and outlook 2015, Europa/SOER, 2015

Maps, Charts, and Graphs, Population Action International

CIA - The World Factbook (informations générales sur chaque pays)

Sustainable Governance Indicators (indicateurs durables pour chaque pays)

Bureau Fédéral du Plan (indicateurs pour la Belgique)

Compteur de la population mondiale

Index Mundi (population/pays)

Données & statistiques mondiales, Actualitix

US Census Bureau (données statistiques)

Taux de chômage : Statistiques mondiales, Eurostat

International Energy Annual, DOE/EIA (statistiques)

Freedom House (démocraties)

South Pacific Island Reports (élévation du niveau de la mer)

Information sur l'Afrique

CNUCED (Conférences des Nations Unies sur Commerce Et le Développement)

La Zone Franc, Banque de France

Investir en Zone Franc

Institut des Futurs Africains

Tradepoint Tanzania-Dar Es Salaam

Afrik.com

AfricaMAAT

Africa-onweb

Continental magazine

Université Virtuelle Africaine

Association des Universités Africaines

L'aventure de l'entrepreneur en Afrique, Alioune Ba, L'Harmattan, 2005

Intégration régionale, IDE et compétitivité en Afrique australe, OCDE, 2004

Kenya-Tanzanie (loisirs)

Organisations

G8, G20, OCDE, OMC

DEVDIR (Liste internationale des ONG, etc, pour le développement)

Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, CNUCED

Organisation de Coopération et de Développement Economiques, OCDE

International Centre for Integrated assessment & Sustainable development, ICIS

Fonds Monétaire International, FMI

Fonds Mondial

Club of Rome

Club de Paris

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