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L'eau potable est une eau que l'on peut boire sans risque pour la santé. Des normes ont été établies fixant notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives qui peuvent potentiellement y être dissoutes. L'eau du robinet est dite potable mais ce n'est pour cela qu'elle est exempte de matières polluantes; elles sont simplement présentes en concentrations jugées suffisamment faibles pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur. Selon les normes sanitaires, une eau potable doit être exempte de germes pathogènes (bactéries, virus) et d'organismes parasites, car les maladies sont principalement véhiculés par ces micro-organismes. L'eau potable ne doit contenir certaines substances chimiques qu'en quantité limitée : il s'agit en particulier de substances qualifiées d'indésirables ou de toxiques, comme les nitrates et les phosphates, les métaux lourds, ou encore les hydrocarbures et les pesticides, pour lesquelles des concentrations maximales admissibles ont été définies. A l'inverse, la présence de certaines substances peut être jugée nécessaire comme les oligo-éléments indispensables au fonctionnement des cellules. Une eau potable doit aussi être agréable à boire et à regarder : elle doit être claire, avoir une bonne odeur et un bon goût. C'est la présence des sels minéraux dissous (de 0.1 à 0.5 g/L) qui lui donne son goût (eau de Spa ferrugineuse, eau de Vichy salée, au goût de "médicament", etc) , lesquels sont par ailleurs indispensables à l'organisme. Les normes Les normes sanitaires sont basées sur l'expérimentation et les études épidémiologiques. Il est cependant impossible à l'heure actuelle de quantifier les effets à long terme des substances cancérogènes ou de déterminer s'il existe un seuil en dessous duquel l'ingestion d'une telle substance serait sans effet, notamment les antibiotiques ou les métaux lourds que l'eau retrouve en concentrations infirmes dans l'eau du robinet.
Nous connaissons tous les médicaments homéopathiques dans lesquels il n'y a plus un atome de substance active et qui, selon certains malades, auraient contribués à leur rétablissement. Effet placebo ou remède réel, impossible de le certifier. La majorité des chercheurs rationnels penchent malgré tout pour l'effet placebo. Si cela s'applique à ces médicaments cela doit aussi s'appliquer aux substances présentes dans l'eau à des concentrations jugées inoffensives, mais le sont-elles réellement, là est toute la question. Elles sont inoffensives à court terme mais on ignore si l'individu ne sera pas intoxiqué ou victime d'une maladie imputable à ce produit dans dix ou vingt ans, le temps que mal agisse à son insu. Mais même dans ce cas, il lui sera impossible de déterminer par quelle substance il fut contaminé puisque nous en ingérons des centaines chaque jour et en respirons sans doute dix fois plus alors que les tests d'allergie restent limités aux matières et aux substances les plus communes. Bien sûr un empoisonnement sévère se diagnostique aisément mais à petite dose, ces normes sanitaires ne garantissent à personne une totalement immunité contre les effets des métaux lourds par exemple ou des produits cancérogènes.
Ceci dit, la directive européenne d’octobre 2000 impose des normes concernant la qualité de l'eau avec des seuils qui sont souvent inférieurs aux valeurs nationales. Ainsi la France a déjà été condamnée à cinq reprises par la Cour européenne de justice pour des manquements dans le domaine de l’eau. Une loi sur k’eau sera bientôt votée en France et on peut espérer qu'elle permettra d'améliorer la qualité des eaux. Aujourd'hui 63 paramètres déterminent la qualité des eaux européennes. Il n'y en avait que 6 en France au XIXeme siècle, à l'époque des balbutiements de la chimie ! Chaque pays peut toutefois effectuer des contrôles plus rigoureux. Rappelons qu'il existe encore près d'un milliard de personnes pour lesquelles le concept même de qualité des eaux n'existe pas : l'eau potable est tellement rare dans certains pays que toute eau douce, même boueuse ou puisée dans un fleuve, mais légèrement décantée est bonne à boire. Au mieux, ils la font bouillir sinon ils la stérilisent avec des pastilles offertes par la communauté internationale. Ce n'est par pour rien que bon nombre d'entre nous attrapons la "tourista" sur certains lieux de vacances suite à l'ingestion d'aliments lavés avec de l'eau non potable. Dessalement de l'eau de mer Les trois quarts de la surface de notre planète sont recouverts d'eau. Evidemment il s'agit d'eau salée. Mais serait-il possible de transformer cette eau salée en eau douce et de mettre ainsi fin aux pénurie d'eau dont souffrent tous les pays sous-développés ?
Les deux procédés les plus utilisés sont la distillation et les technologies sur membrane. La distillation consiste à évaporer l'eau de mer sous l'action de la chaleur (chaleur du Soleil ou dans une chaudière). La vapeur d'eau libérée de ses substances dissoutes et en suspension est récupérée par condensation et est immédiatement consommable tandis que les dépôts de sels dissous et toutes les autres substances contenues dans l'eau de mer s'accumulent au fond de l'installation. Parmi les technologies utilisées citons la désalinisation dite MEH, la désalinisation Flash à Etages Multiples (MSF) et la désalinisation à Multiples Effets (MED). Parmi les technologies sur membrane, la plus connue est l'osmose inverse. Elle impose au préalable de filtrer l'eau de mer et de la désinfecter afin de la débarrasser des éléments en suspension et des micro-organismes qu'elle contient. Cette eau salée passe ensuite sous pression à travers une membrane semi-perméable : seules les molécules d'eau traversent la membrane, fournissant ainsi une eau douce potable.
L'eau douce devient un enjeu économique de plus en plus important dans les pays pauvres et les techniques de dessalement continuent à faire l'objet de nombreuses recherches. Il est certain que dans les décennies et les siècles à venir l'eau de mer sera de plus en plus exploitée. Ce sera d'autant plus vrai à long terme qu'avec un peu de malchance les océans représenteront les dernières sources d'eau relativement peu polluées du fait de leur volume. Quatrième partie
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