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Dans le cadre de cette extraordinaire aventure spatiale, ces sondes ont accompli une tâche monumentale, remplissant leurs missions souvent au-delà de toutes les espérances. Peu de gens se rendent compte que ces sondes spatiales ne sont pas lancées dans l’espace comme on jetterait une bouteille à la mer. Elles font partie d’un système de communication sophistiqué alliant une sonde d’exploration in situ et des stations terriennes de poursuite.
Honneur aux anciens Parmi
les premières missions au long cours interplanétaire citons celle de la sonde
spatiale Pioneer 10. Ce projet fut conçu au début des années 1970 par l'ingénieur américain Herb
Lassen de TRW.
Cette société fut intégrée en 2002 aux secteurs Mission Systems and Space
Technology de Northrop
Grumman,
l'une des 10 majors du secteur astronautique américain. Sur le plan théorique, nous devons le projet scientifique au célèbre professeur James Van Allen. Il fut aussi le principal chercheur responsable du compteur Geiger embarqué (Geiger Tube Telescope). Pioneer 10 fut la première sonde spatiale qui photographia Jupiter. En décembre 1973, Van Allen utilisa la sonde pour mesurer l'intensité des ceintures de radiation entourant le géant jovien. L'histoire se renouvella avec Pioneer 11 qui rencontra pour la première fois Saturne en septembre 1979. Beaucoup de téléspectateurs ont délaissé leurs loisirs pour suivre ces missions avec beaucoup d'intérêts.
A consulter : Le message emporté par Voyager 1 et 2 En 1992-1993, signes avant-coureurs de leur évasion, Voyager 1 et 2 ont enregistré les bruits provoqués par l’onde de choc du vent solaire sur l’héliopause qui marque la frontière entre le système solaire et l’espace interstellaire. Au tournant du millénaire on a estimé que cette limite se situait encore 40 UA devant les deux sondes. Aujourd'hui les deux Voyager manquent d'hydrazine pour modifier leur trajectoire. Si l’oxyde de plutonium de leur générateur présente une demi-vie de 92 ans, les thermocouples qui convertissent cette énergie en électricité vont se dégrader beaucoup plus rapidement jusqu'à ce que le signal émit tombe sous le seuil de sensibilité des instruments. Mais vers 2020, longtemps avant l'épuisement du plutonium, la première ressource qui viendra à manquer aux deux sondes spatiales sera la lumière du Soleil. Aux yeux des caméras embarquées, notre étoile sera indiscernable dans le firmament. Le JPL et les stations terriennes de poursuite perdront alors tout contact avec les Voyager et autre Pioneer.
Documents ESA et T.Lombry Aujourd’hui voyageant à plus de 17 km/s (61200 km/h) les sondes Voyager 1 et 2 continuent de voir le Soleil comme une étoile brillante et continuent d’ajuster leur position, se balançant de ci de là en allumant leurs petites fusées pour orienter leur antenne et transmettre leurs informations aux stations de poursuite terriennes. Car leur activité n'est pas encore achevée. D'ici là, fidèle à leur mission, les deux sondes continueront à transmettre de précieux renseignements sur le milieu interplanétaire. Les amateurs peuvent-ils détecter les signaux de ces sondes spatiales ? Moyennant l'installation d'une antenne parabolique de 2m de diamètre accordée sur la bande S vers 2.32 GHz il est possible de détecter les faibles signaux émis par ces sondes jusqu'à plus de 10 milliards de km de la Terre. Les membres de la SETI League par exemple peuvent réaliser de telles prouesses ainsi que les radioamateurs passionnés de micro-ondes.
Mais à l'impossible nul n'est tenu. En 2000 par exemple, les stations SETI opérées par les radioamateurs ont perdu toute chance de détecter les signaux émis par Pioneer 10. Peu de temps après les radioastronomes professionnels de l'Institut SETI américain perdirent également la trace de la sonde spatiale. Et pour cause. Elle se trouvait alors à 11.5 milliards de km de la Terre et le signal de downlink était 1 dB en-dessous du seuil de détection des antennes et des processeurs DSP du projet Phoenix. Il fallut faire appel aux grandes antennes du réseau DSN pour localiser la sonde spatiale. En fait à cette époque, malgré le fait que Pioneer 10 émettait avec une puissance d'émission de 8 W et utilisait une antenne offrant un gain de +33 dBi (puissance totale EIRP de +72 dBm), à la réception la perte de puissance s'élevait à 310 dB, le signal arrivant sur Terre avec une puissance de -229 dBm ! Même l'Institut SETI ne pouvait plus discriminer le signal dans le bruit de fond cosmique malgré l'utilisation d'un logiciel spectrographique plus performant que SETI@home. Cette fois Goldstone repris la relève et les amateurs vaquèrent à d'autres occupations. Deuxième partie L'Aventure continue et L'anomalie de Pioneer
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