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Histoires d'impacts Les cratères terrestres (II) A la différence des cratères lunaires, les cratères terrestres ont une taille réduite, phénomène qui s'explique par la gravité six fois plus forte qui règne sur Terre et qui contrecarre quelque peu la dynamique de l'explosion. Les cratères les plus vastes sont celui de Sudbury au Canada (250 km, mine de Cuivre et de Nickel) et celui de Vredefort en Afrique du Sud (300 km). Un
cratère d’impact mesure théoriquement 24 fois la taille de la météorite
qui lui donna naissance mais certains cratères peuvent atteindre une
dimension supérieure à 30 fois le diamètre de la météorite.
Cette progression morphologique est identique dans tout le système solaire, bien que sur Terre les cratères soient moins bien conservés en raison de l'érosion et soient de ce fait parfois difficiles à classer. A consulter : Liste des impacts météoritiques terrestres Sur Terre il existe deux grandes structures d'impact : - La structure simple, un cratère jusqu'à 4 km de diamètre, avec rebords composés de roches soulevées et retournées entourant une dépression en forme de bol partiellement remplie de brèches. Le rapport diamètre-profondeur est d'environ 5:1. - Les structures et bassins d'impact complexes de diamètre égal ou supérieur à 4 km et possédant un soulèvement central distinct sous forme d'un pic et/ou d'un anneau, une dépression annulaire et un rebord affaissé. L'intérieur de ces structures est partiellement rempli de brèches et de roches fondues par l'impact. Le rapport diamètre-profondeur est d'environ 10:1.
Rappelons qu'il existe de part le monde des dépressions plus ou moins circulaires qui ne sont pas associées à des impacts météoritiques ou cométaires pour ne citer que la formation de Richât. En effet, l'hypothèse de l'impact ne résiste pas à une analyse méticuleuse de minéralogie, de stratigraphie, d'écologie ou de morphologie comparée. Parfois bien sûr le consensus n'est pas total comme dans l'exemple de Carolina Bays en Caroline du Nord que l'on suspecte être associée à l'impact de fragments cométaires. La plupart des formations douteuses sont formées par des explosions souterraines de gaz ou des phénomènes d'érosion et n'ont rien à voir avec des objets tombés du ciel.
Documents Robert E.Kobres/UGA Prochain chapitre
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