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Internet pour le meilleur et pour le pire

La Chine a imaginé des cyberpoliciers pour dissuader ses citoyens de diffuser des informations illicites sur Internet. Document China Daily.

La censure sur Internet (III)

Nous y prêtons relativement peu attention en Europe, or selon une étude publiée le 18 mai 2007 par OpenNet Initiative (ONI), un organisme regroupant des chercheurs américains (Université d'Harvard), britanniques (Oxford, Cambridge) et canadiens (Toronto), au moins 25 pays dans le monde censurent Internet pour des raisons politiques, économiques ou sociales. 

L'ONU s'est donnée pour mission "d'identifier et documenter [les pratiques de] surveillance et de filtrage" d'Internet et d'en informer le public. Vivant dans des démocraties qui ont payé cher leur liberté, nous avons le devoir de relayer leurs actions.

D'après les recherches de l'ONI, c'est en Chine, en Iran, au Myanmar (Birmanie), en Syrie, en Tunisie et au Vietnam que s'exerce la plus grande surveillance sur les sites politiques. L'Iran, le sultanat d'Oman, l'Arabie Saoudite, le Soudan, la Tunisie, les Emirats Arabes Unis et le Yémen appliquent de leur côté les restrictions les plus strictes sur les sites à caractères sociaux, bloquant en particulier la pornographie, le jeu, les sites gays et lesbiens.

En Corée du Sud, la censure s'applique principalement à l'information concernant la Corée du Nord voisine qui est toujours soumise à un régime dictatorial. Les chercheurs disent ne pas avoir constaté de restrictions en Russie, en Israël ou dans les territoires palestiniens. Selon l'ONI, il existe probablement plus de 25 pays pratiquant la censure sur Internet mais ils n'ont eu le temps que d'étudier 40 pays, en plus des territoires palestiniens. Leur étude ne comprend pas l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale, la Corée du Nord ou Cuba et ne doit donc pas être considérée comme exhaustive. 

En Chine, la répression s'intensifie tous les jours. Elle vise non seulement les activités criminelles mais plus généralement toutes les activités jugées subversives par le gouvernement communiste de Pékin, y compris les actions des cyberdissidents Tibétains ou de tout internaute critiquant la politique du Parti sur son blog ou sur un forum. 

La répression est arrivée à un tel point que dans des mégapoles comme Pékin et Shenzhen, les avatars de cyberpoliciers, tels ceux présentés ci-dessus, apparaissent sur les écrans des ordinateurs des internautes pour dissuader ces derniers de diffuser des informations "illicites" sur Internet. Les internautes sont même invités par la police à dénoncer toute activité suspecte.

Rappelons qu'il y a 5.4 millions d'internautes et plus de 300000 sites et forums rien qu'à Pékin pour 160 millions d'internautes chinois.

Pays censurant Internet pour des raisons politiques, économiques ou sociales. La France risque de compter bientôt parmi ces pays. Document 2007, OpenNet Initiative.

N'oublions pas non plus le rôle équivoque des sociétés occidentales installées en Chine (China Public Security Technology, Yahoo, Google, etc) qui n'hésitent pas à aider la police chinoise à étendre son réseau de surveillance des citoyens ou à dénoncer les dissidents aux autorités pour conserver leurs marchés. Or les frontaliers qu'on surveille de près sont de simples travailleurs ou des étudiants et les dissidents sont des opposants politiques, pas des criminels !

Entre 2006 et 2009, plus de 128000 pages web au contenu jugé illicite ont été supprimées par les agents du Centre de Surveillance d'Internet de la police de Pékin et au moins un site Internet est fermé chaque jour (644 en 18 mois).

Notons que si vous souhaitez aider les cyberdissidents chinois à s'exprimer librement et sans risque, vous pouvez installer le logiciel Psiphon sur votre PC.

Big Brother junior en France

A priori on pense que la censure est absente des pays démocratiques occidentaux. Détrompez-vous. Nous savons déjà que certains journalistes ont été licenciés en France pour avoir critiqué des idées que ne partageaient par leur directeur un peu trop en cheville avec le pouvoir en place. Mais cela risque d'aller beaucoup plus loin.

Dans un article publié dans le journal Le Monde le 20 mars 2007, le journaliste Philippe Jannet annonçait que discrètement, en marge de la campagne électorale, le gouvernement français préparait un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France". 

En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LEN) du 21 juin 2004 (Cf également les travaux préparatoires), exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent à leurs frais et pendant un an toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer si nécessaire à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande. Je crains toutefois que son application soit un peu plus complexe. Et après cela, les mêmes autorités voudraient nous faire croire que nous pouvons nous exprimer librement sur Internet ! A nous donc de dénoncer ces abus. 

La face obscure de Facebook

En Belgique, le ministère des Finances utilise Facebook pour étudier le profil des internautes. "Facebook est une véritable mine d'or", a affirmé un jeune inspecteur, dans la presse flamande en 2008. "Des indépendants qui selon leur déclaration gagnent peu, mais qui n'arrêtent pas de commenter leurs hobbies coûteux sur Facebook. Des chefs d'entreprise qui déclarent un voyage d'étude en Chine comme dépense professionnelle et publient des photos d'excursions familiales sur leur page".

Interrogé à ce sujet, Bernard Ligot, le porte-parole du SPF Finances tenait à préciser que "c'est une initiative regrettable de la part d'un fonctionnaire trop zélé". Mais selon ce fonctionnaire, il s'agit d'une pratique courante chez les jeunes contrôleurs.

Cet usage d'Internet par les autorités n'est pas nouveau. A moins de fermer votre profil (Cf ce menu) Facebook est ouvert à tous avec tous les abus et contrôles que cela sous-entend. Avis aux parents et à nos jeunes têtes blondes qui l'utilisent en toute naïveté.

Facebook est un outil à double tranchant, social et anti-social. Aujourd'hui c'est le Fisc, demain ce sera la cyberpolice ou la brigade des moeurs qui enquêtera sur la tenue ou les comportements équivoques des jeunes internautes.

Le FBI a déjà arrêté des dealers de drogue grâce à Facebook, leur vocabulaire codé leur ayant mis la puce à l'oreille.

Comme tout outil, chacun doit connaître non seulement le fonctionnement des outils qu'il utilise, mais et surtout ses limites et ses dérives.

A lire : Microsoft et Facebook peuvent aider la justice (sur le blog)

Le harcèlement informatique

Les enfants ne démentiront pas que le harcèlement est très répandu dans les écoles. Il s'y développe sous la forme de menaces verbales ou écrites et de comportements discriminatoires destinés à intimider et humilier la victime. Aujourd'hui, c'est sa version informatisée qui se répand rapidement.

Le cyberbullying

Page d'accueil du site LuSI de prévention contre le cyberbullying.

Le cyberbullying utilise les moyens modernes de communication afin d'arriver aux mêmes fins que le bullying. Ce harcèlement peut se produire par e-mail, sur les forums, dans les chats, sur les blogs, mais aussi par GSM via des appels ou par SMS.

Le cyber-harcèlement se différencie du bullying par le fait qu'il n'a pas de limite, ni dans le temps ni dans l'espace et il est anonyme.

L'abus peut se produire par e-mail, messagerie instantanée, forum, blog ou GSM. La victime reçoit des messages menaçants ou insultants qui lui sont adressés via une source anonyme.

En ce qui concerne l'acte d'intrusion, le harceleur pirate le compte personnel de la victime afin d'accéder à ses espaces personnels dans le but de lire, supprimer ou voler des informations personnelles. Au pire, ce cyberpirate peut usurper son identité.

La diffamation consiste à mettre en place un site web ou un blog dédié à la victime ou prétendant être créé par la victime. Les pages web contiennent des contenus diffamatoires et propagent des rumeurs sur la victime, le tout accompagné de photographies.

Même si les victimes ne sont que rarement en danger physique, le cyberbullying peut quand même porter atteinte à leur bien-être.

Réagir

En cas de harcèlement, il est impératif de ne pas s'isoler, mais, au contraire, de réagir.

Tout d'abord, il ne faut pas répondre au message. Ce serait entrer dans le jeu du harceleur et lui faire trop d'honneur. La victime doit conserver le(s) message(s) et en parler à un adulte en qui il ou elle a confiance, voire porter plainte au commissariat de police, car le cyberbullying est puni par la loi.

Et contrairement a ce que croit le harceleur, ce dernier n'est pas protégé par l'anonymat car il existe des moyens de retracer la provenance de ses messages.

Pour plus d'information, consultez le site luxembourgeois LuSI, Luxembourg Safer Internet.

La pornographie sur Internet : un business rose

Selon une enquête réalisée en mai 2007 par le magazine américain GOOD, il existerait 4.2 millions de sites pornographiques dans le monde, dont 12% aux Etats-Unis. Chaque seconde, 28258 internautes consultent des documents pornographiques et 89$ sont dépensés sur des sites pornographiques. Chaque jour, 266 nouveaux sites pornographiques sont créés sur Internet. Tous serveurs confondus, on estime qu'il existe 372 millions de pages à connotation pornographique. 3% des sites pornographiques sont créés en Angleterre, 4% en Allemagne et 89% aux Etats-Unis.

Que cherche-t-on sur Internet ?

23% des requêtes faites quotidiennement sur les moteurs de recherche (soit 68 millions de requêtes) concernent la pornographique. Le mot le plus recherché est "sexe" ; Google l'a répertorié dans près de 53 millions de pages dont près de 10% sont écrites en français ! 35% des téléchargements mensuels (soit 1.5 milliards de fichiers) concernent la pornographie. Enfin, aux Etats-Unis, 8% des e-mails envoyés quotidiennement sont à caractère pornographique. Cela représente 4.5 e-mails pornos reçus ou envoyés chaque jour par chaque internaute américain !

Chiffres d'affaires de la pornographie

En 2006, la seule industrie pornographique sur Internet a généré 2.84 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Globalement le secteur du X a généré 57 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans le monde dont 12 milliards aux Etats-Unis. 

L'industrie américaine du X fait deux fois les chiffres d'affaires consolidés d'ABC, CBS et NBC qui, ensemble, ne s'élèvent qu'à 6.2 milliards de dollars. La vente de vidéos contribue à 35% du chiffre d'affaire global de l'industrie du X, suivie par les services physiques (19%), la presse (13%), le téléphone rose et Internet (8% chacun).

Les consommateurs

Qui fréquente ces sites pornographiques ? Dans son immense majorité, les sites pornos sont fréquentés par des hommes (72%), ce qui représente 40 millions d'hommes aux Etats-Unis, parmi lesquels 10% avouent être dépendants. 

Mais ce que ne dit pas ce sondage, c'est qu'une partie sensible de ces consommateurs de X sont des mineurs. Ils ne payent pas les services mais regardent ou téléchargent autant que les adultes des images et des vidéos à caractère pornographiques. On reviendra sur ce phénomène.

28% des adeptes des sites pornos sont des femmes, ce qui représente plus de 9 millions d'Américaines. 70% d'entre elles n'en parlent pas et veillent jalousement au secret de leur vie sexuelle virtuelle. 4.8% des femmes américaines connectées à des sites pornos admettent leur dépendance vis-à-vis du sexe. Toutefois, elles privilégient deux fois plus le tchat coquin que les hommes et préfèrent la relation physique (partenaires multiples, aventures, rapports occasionnels, etc) au monde virtuel.

L'essentiel du trafic pornographique passe par le site de rencontres AdultFriendFinder qui dispose de bases de données de contacts spécifiques à pratiquement tous les pays. 

Loin derrière viennent les sites de rencontres "soft" comme Meetic qui dispose de sites web dans la plupart des pays occidentaux. 70% du trafic pornographique se réalise durant la journée, entre 9 et 17h dont 20% à partir du lieu de travail, pendant que d'autres sans doute mangent du chocolat ou jouent aux cartes sans se douter de rien !

Protection et responsabilité

En Europe, la cyberpornographie est plus discrète. Elle est présente en France, en Allemagne, en Angleterre et aux Pays-Bas notamment, mais étant donné que les serveurs américains envahissent la toile et sont accessibles partout dans le monde, le problème se pose également chez nous avec la même acuité. Comment s'en protéger ?

La loi européenne EUCD et sa version française le DADVSI devraient plus responsabiliser les fournisseurs d'accès à Internet et interdire les contenus illicites ainsi que le propose sa politique pénale mais son application restent incertaine.

Quelques pays musulmans ou communistes peu regardant sur les droits individuels, dont ceux de la liberté d'expression, ont interdit la pornographique : l'Arabie Saoudite, l'Iran, Bahrein, l'Egypte, les Emirats Arabes Unis, le Koweit, la Malaisie, l'Indonésie, Singapour, le Kenya, l'Inde, Cuba et la Chine. Mais cette censure est exagérée. Dans certains de ces pays il est par exemple interdit aux couples de se balader main dans la main dans la rue (le cas des Emirats notamment) ou de s'embrasser sur la voie publique (en Inde).

La pornographie des adolescents sur Internet

Il existe des cités en France et ailleurs où l'homosexualité des adolescents (des hommes comme des femmes) ne pose aucun problème à leurs parents. C'est à peine s'ils s'émeuvent encore lorsqu'ils voient leur fille de 15 ans embrasser amoureusement une autre jeune fille, voient des préservatifs au fond des caves ou qu'on leur parle de viol collectif. Dans ces milieux difficiles des banlieues chaudes, il arrive encore que les parents comme les jeunes s'étonnent même que la société puisse être différente !

Ces comportements anti-conformistes d'une certaine frange de la jeunesse souvent en rébellion avec la société ont des répercutions jusque dans leur vie sociale. Ils sont révélateur d'un malaise social et de l'échec du système éducatif, tant des parents que de l'école.

L'un des signes du dérapage des moeurs est l'attitude des mineurs vis-à-vis de la pornographie. C'est en effet l'uns des rares activités très discrète qui se vit généralement seule ou en couple où chacun est maître de son corps sans devoir supporter le regard désapprobateur des autres. A l'insu de tous, sous la pulsion de leur libido, certains jeunes y trouvent une échappatoire ou un sentiment de liberté face à la morosité, aux problèmes et autres interdictions qui minent leur quotidien.

La situation devient préoccupante pour les parents qui ont des enfants mineurs âgés de 12 à 17 ans. En effet, c'est dans cette tranche d'âges que les jeunes sont les plus grands consommateurs de cyberpornographie, curiosité pour la chose oblige. 90% des jeunes de 8 à 16 ans s'y connectent à domicile, à l'heure des devoirs ! Que les parents sachent que derrière certaines icônes (Supermario, Pokémon, Action Man, etc) qu'affectionnent leurs petites têtes blondes ou brunes se cachent parfois des hyperliens vers des sites pornos !

Plus alarmant, à l'image des stars du show business qu'elles idolâtres, certaines jeunes filles mineures disposant d'un profil sur un site de rencontres ou de socialisation tel Facebook, ne voient aucun problème à publier leur portrait en bikini ou des gros-plans plus osés encore et à discuter en tout anonymat de pornographie sur les forums ou par webcam interposée, alliant le geste à la parole. Comme les adultes, certains jeunes vont jusqu'à la rencontre physique. Cette attitude provocatrice voire perverse de ces adolescents ne semble pas vraiment choquer leur génération. 

Quant à leurs parents, certains ignorent ces pratiques, soit que leur enfant leur cache cette activité soit qu'ils n'ont pas le temps ou ne s'intéressent pas à l'informatique et à Internet. D'autres parents ont baissé les bras, renonçant à comprendre leur enfant, s'enfonçant toujours plus dans le "conflit des générations".

D'autres jeunes, souvent à la demande du garçon et sous l'influence des sites pornographiques, utilisent leur webcam, APN et autre GSM équipés de caméra vidéo pour filmer leurs ébats sexuels qu'ils n'hésitent pas à commenter, publiant des versions "soft" en tout anonymat sur leur blog ou sur des forums privés voire publics comme YouTube ou Dailymotion où la censure et la modération sont réduits au minimum.

Enfin, certains jeunes n'hésitent pas à s'inscrire sous une fausse identité sur des forums médicaux ou de psychologie (Doctissimo, Psychologies.com, etc) pour y discuter de leurs fantasmes avec des adultes qui ignorent que derrière le pseudonyme se cache un adolescent un peu trop curieux !

Si le phénomène a explosé depuis la fin des années 1990 avec le développement d'Internet, des APN compacts et des webcams, cette pratique a le plus affecté les mineurs qui peuvent aujourd'hui accéder à des contenus pornographiques sans le consentement ou à l'insu de leurs parents. Une minorité de garçons en sont devenus dépendants au point de les retrouver en centre fermé, suite à une condamnation pour viol après avoir séduit une adolescente via un site de rencontres.

Heureusement, la plupart des jeunes en restent au stade de la curiosité, du simple plaisir ou du défi, sans chercher à faire de mal. Ils n'en font pas commerce si ce n'est parfois de leur corps et se font généralement très discret pour préserver leur identité, utilisant par exemple des mots codés durant les tchats pour ne pas éveiller les soupçons. Il n'empêche qu'étant mineurs ils violent la loi en publiant ainsi leurs vidéos ou en discutant de pornographie sur Internet et qu'ils sont bien naïfs de croire qu'ils seront impunis si la cyberpolice parvient à les identifier (assez facilement à partir de l'adresse IP de leur ordinateur).

La pédophilie sur Internet

Plus perverse est l'ampleur de la pédophilie sur Internet. Les enfants s'adaptent rapidement aux nouvelles technologies et en particulier à l'ordinateur. Mais l'enfant est encore naïf et ignore que derrière l'écran de son ordinateur, Internet cache non seulement une pléthore d'activités anodines mais perverses dans 25% des cas voire carrément criminelles.

La pornographie infantile est un crime, une activité underground qui génère tout de même plus de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaire chaque année ! Trois supports sont principalement exploités : les sites Internet et notamment les sites de rencontres et Facebook, les réseaux "Peer-to-Peer" et les "chat rooms" associés à de nombreux forums.

Selon AgoraVox, plus de 100000 sites pédophiles ont été recensés mais il doit en exister bien d'autres à l'abri des regards. Le réseau "Peer-to-Peer" Gnutella (successeur de Napster), qui permet de télécharger des données entre ordinateurs et propose notamment un forum, enregistre quotidiennement près de 116000 requêtes à caractère pédophile !

Enfin, il y a les milliers de "chat rooms" disséminés à travers le monde, gérés par des associations ou des personnes privées. 89% des commentaires adressés aux mineurs sont des propositions sexuelles. 

La cyberpornographie touche les mineurs vers 11 ans, âge vers lequel ils commencent à s'intéresser à Internet et où ils tombent involontairement sur des sites X. Surpris, mal informés et démunis, les plus jeunes en informent de suite leur parent, mais les plus âgés leur cachent leur "découverte" qu'ils exploreront à leur aise lorsque leurs parents se seront éloignés !

Responsabiliser les enfants comme les parents

Les parents confrontés à ce problème peuvent y remédier en installant sur leur ordinateur un logiciel de filtrage tel que "Parental filter" qui existe également en français ou "Parental control" paramétré à son niveau de sécurité maximale.

Pour les plus jeunes, les parents peuvent également installer une clé USB sur leur ordinateur tel le modèle commercialisé en 2007 par Bandai et Buffalo. Livrée avec un browser Internet et une minuterie incorporées, elle permet de limiter l'accès à Internet aux seuls sites paramétrés par les parents.

Comme ailleurs, votre fournisseur d'accès à Internet ou votre hébergeur peut vous fournir un logiciel "anti-cyberporno" relativement performant capable de bloquer entre 80 et 90% des contenus explicitement sexuels.

Tous les parents souhaitent protéger leurs enfants de la perversité, mais durant l'adolescence ils doivent malgré tout leur accorder un peu de liberté et de libre arbitre afin qu'ils apprennent par eux-même les leçons de la vie à partir de leurs découvertes et de leurs propres erreurs. Rien ne vous empêche en parallèle de leur expliquer clairement les choses car c'est un sujet qui suscite leur curiosité mais face auquel les enfants sont innocents, naïfs et démunis.

Si vous souhaitez obtenir plus d'information sur Internet et les risques associés à son utilisation, consultez le site "Internet Sans Crainte" où vous trouverez des conseils avisés. 

A lire : Attention au harcèlement informatique (sur le blog)

Deux outils permettant aux parents de contrôler les sites Internet auxquels se connectent leurs enfants. A gauche, le logiciel Parental Filter, à droite la clé USB fabriquée par Bandai et Buffalo (22 €). La clé n'est pas encore commercialisée en Europe.

Enfin, nous devons absolument discuter de la sécurité informatique, notamment des méthodes utilisées par les pirates (botnet, phishing, virus, etc), des risques que nous encourrons tous à surfer sur Internet et des moyens mis à notre disposition pour nous protéger. Le phénomène étant complexe et l'ampleur du phénomène est telle que le sujet nécessite que nous en parlions dans un article consacré à la cybercriminalité.

Soyez responsables et surfez en paix.

Pour plus d'information

La cybercriminalité (sur ce site)

Prévention du piratage informatique (sur ce site)

Aux origines d'Internet et de la micro-informatique (sur ce site)

Le respect des droits dans la société de l'information (sur ce site)

L'univers virtuel de Second Life (sur ce site)

Sensibilisation aux risques en informatique (cases.lu)

La sécurisation de Facebook (cases.lu)

Quand l'Internet fait des bulles (vidéos sur l'histoire de l'Internet français, dont voici la critique),13eme Rue

Interview de Tim Bernes-Lee ( BBC2, 10 août 2005)

AntéMémoire, Musée de l'Informatique à Paris La Défense

Histoire de l'Informatique

Comment ça marche (IT)

Internet Sans Crainte

LuS, Luxembourg Safer Internet

Parental filter (logiciel)

Parental control (logiciel)

Psiphon (logiciel)

La confiance dans l'économie numérique (LEN)

BEUC

EUCD

EDRI

Dave Winer

Etat de la blogosphère, David Sifry (Technorati)

Technorati

Mediappro

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