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Présentation de l'iPhone d'Apple

Steve Jobs, l'administrateur et fondateur d'Apple Inc, présentant fièrement son iPhone en février 2007. Small is beautiful, isn'it...

Small is beautiful (I)

L'iPhone est un "portable", un "mobile" diront certains, mais il est bien plus que cela. C'est un "smartphone", c'est-à-dire un téléphone intelligent, combinant un GSM, un assistant personnel (PDA), un baladeur compatible MP3, une visionneuse Multimédia (MP4, etc.) et bien entendu un accès à Internet. Les modèles ultérieurs furent complétés par un appareil photo (APN), un GPS et d'autres fonctions notamment de reconnaissance vocale. On y reviendra.

Cet appareil multifonction qui est protégé par 200 brevets fut annoncé par Steve Jobs, l'administrateur délégué d'Apple Inc., le 9 janvier 2007 au cours du salon professionnel Macworld de San Francisco. Il fut commercialisé le 29 juin 2007 aux Etats-Unis au prix de 499$ pour le modèle de 4 GB. Il succède à l'iPod dont la commercialisation remonte à 2001.

Comme la majorité des produits inventés par Apple, nous devons sa conception au génie de Steve Wozniak, ingénieur électronicien, passionné d'informatique et de communications depuis sa prime enfance.

Au premier contact, l'iPhone d'Apple surprend agréablement par son design et sa légèreté. Compact et ultra mince (115 x 61 x 116 mm), pesant 135 g, et disposant d'un écran tactile brillant, c'est un appareil très ergonomique et intelligent qui va marquer son époque et les tendances à venir.

Quelques heureux journalistes experts en technologie multimedia ont pu tester l’iPhone en avant-première et nous dévoilent ses points forts et ses faiblesses. Cette revue sera complétée en fonction de l'évolution du produit.

iPhone 4 & 5

iPhone 6 & 7

iPhone 8 et X

Points forts

Le design exclusif de l’iPhone, son excellente prise en main et son profil extrêment mince (11.6 mm d'épaisseur) en font un objet à la fois ludique et très pratique qui a d'emblée séduit le public.

Gros-plan sur le menu de l'iPhone d'Apple.

Le grand écran de 3.5" (8.89 cm) d'une résolution de 320 x 480 pixels est également très apprécié; d’une taille plus que confortable, il se révèle suffisamment lumineux pour une utilisation en pleine lumière et offre un excellent rendu par l'utilisateur d'un verre à haut contraste.

La navigation tactile en fait bien sûr toute l'originalité et la souplesse d'utilisation. Elle se révèle très sensible, très agréable, très efficace et relativement facile à utiliser grâce à une interface graphique assez intuitive. Il est vraiment dommage que nous ne puissions pas apprécier cette option dans cet article car c'est vraiment cette souplesse et cette rapidité de navigation qui séduit l'utilisateur.

Les fonctions "PDA" font l'unanimité malgré quelques limitations. Le navigateur Web Safari est proposé dans sa version complète sous OS X. Il est nettement supérieur à ses concurrents tels qu'Internet Explorer version mobile ou Opera Mini. On apprécie également le fait de pouvoir aisément basculer sur le réseau Wi-Fi ou de pouvoir utiliser sans interférences la connexion Bluetooth 2.0 avec EDR (Enhanced Data Rate).

La gestion de la messagerie est également intuitive et rapide. Elle supporte les protocoles POP3, IMPA et les textes enrichis au format HTML. Le clavier virtuel permet de taper du texte à deux doigts.

Les applications sont appréciées, parmi lesquelles Google Maps, qui en plus de la visualisation des cartes et des photos de la terre par satellites propose des informations de navigation routière. En complément, l'iPhone propose un carnet d'adresse, un calendrier, des notes et, à titre accessoire, un accès à YouTube.

Changement automatique d'orientation de l'image en fonction de la position de l'iPhone dans le champ de gravité.

Le voicemail, qui permet de consulter ses messages sous forme de liste plutôt que de les écouter les uns après les autres, est également très apprécié. On signale la présence d’un mode "avion", qui permet d’utiliser le téléphone comme baladeur sans risquer de générer des interférences avec l'avionique. La synchronisation automatique avec iTunes pour le transfert de photos, musiques et autres vidéos n'offre aucun problème. Le baladeur et la visionneuse photo donnent également toute satisfaction. Le correcteur d’orthographe anticipe les mots et semble très efficace.

Signe des retombées de la haute technologie, comme d'autres mobiles, l'iPhone dispose d'un accéléromètre, un capteur qui détecte la rotation de l'iPhone dans le champ de gravité. Grâce à ce système, la rotation automatique de l’écran fonctionne parfaitement, le changement de position s'effectuant en moins d'une seconde, de manière assez fluide. C'est également l'une des fonctions les plus étonnantes de l'appareil.

Enfin, le système d'exploitation est Mac OS X, c'est-à-dire un système UNIX, sécurisé et fermé. Actuellement, l'iPhone n'est pas compatible avec les logiciels d'intrusion utilisés par les auditeurs et les experts en sécurité informatique ni avec les systèmes d'extraction de données. Si vous souhaitez ouvrir virtuellement le ventre de l'appareil pour comprendre comment il fonctionne, où il sauve ses données et quels sont les services actifs, vous devrez revenir aux bonnes vieilles techniques scolaires comme le screendump de l'écran ou le relier via un port USB write-blocker à un ordinateur portable pour lire ses informations. C'est une bonne chose pour la marque, même si c'est une mauvaise nouvelle pour les cyberpirates.

Points faibles

Certains défauts sont tellement criants qu’ils confirment à l'évidence les rumeurs selon lesquelles une 2e génération d'iPhone serait déjà sur la chaîne de montage.

Parmi les plus importants, citons la batterie intégrée dont l'autonomie est très moyenne : 6 ou 7 heures en communication, contre 8 heures annoncées par Apple (et 24 heures en lecture audio, 6 heures en navigation web et 250 heures en veille), bref pas mieux qu'un GSM ou qu'un baladeur ordinaire à quelques dizaines d'euros. Quand on utilise constamment l'appareil, ce manque d'autonomie va finir par agacer les utilisateurs.

On peut également regretter l'absence d'option 3G, GPS et radio. Le clavier virtuel requiert également quelques heures d’apprentissage.

Côté bureautique, si on peut ouvrir des documents au format Word, Excel ou PDF, il est impossible de les éditer. Il est également impossible d’envoyer des messages de type MMS (multimedia). Il n' a pas non plus de "to-do lists". Le navigateur Safari ne supporte pas non plus les formats Flash et Java, deux standards pourtant couramment utilisés sur le web.

Consultation des fichiers tactilement.

Il est impossible de prendre des vidéos avec le capteur de l’iPhone, d’augmenter la capacité de stockage ou les faibles débits des communications sur le réseau Edge (haut-débit) utilisé par AT&T, partenaire d'Apple. Sur ce dernier point, Steve Jobs a clairement expliqué qu’il misait sur la "démocratisation du Wi-Fi".

Bien évidemment, l'iPhone n'accepte que les cartes SIM de l'opérateur Cingular (AT&T), le système étant verrouillé tant côté matériel que logiciel.

Il est impossible de synchroniser l'iPhone par la liaison Wi-Fi ou Bluetooth. A l'inverse du Wi-Fi, l'iPhone ne supporte pas non plus le client IM (messagerie instantanée) sur la téléphonie par Internet.

Accessoirement, le vibreur et le haut parleur de l’iPhone ne seraient pas assez puissants selon certains critiques. Il serait également impossible d’enregistrer un mémo vocal, d’utiliser le clavier en mode landscape sous une autre application que Safari ou d’utiliser l’iPhone comme data modem sur un PC portable via la connexion Bluetooth.

Comble pour un appareil musical, l'iPhone est incapable d’utiliser autre chose que les 25 sonneries prévues et de télécharger notamment des musiques d'iTunes pour la sonnerie ! Il est également impossible de transférer les sonneries par Bluetooth pas plus que des images ou des notes.

Enfin, certains clients ont déjà noté des différences entre iPhone au niveau de l'écran tactile : tous les modèles n'offrent pas la même sensibilité sous les doigts et le contraste de l'écran varie également d'un appareil à l'autre.

Conclusion

Globalement, les avis sont positifs, même si certaines lacunes sont déjà apparentes et risques de contrarier les utilisateurs. Ainsi, devant les limitations des modes de transfert par Bluetooth, de la synchro, des applications bureautiques et l'impossibilité de changer d'opérateur de téléphonie, les utilisateurs les plus exigeants considèrent déjà que cet iPhone n'est rien d'autre qu'un bijou capable de donner des coups de téléphone. On peut en effet regretter son manque de compatibilité et d'ouverture sur l'extérieur.

En dépit de ces quelques défauts, l’iPhone sera assurément l'objet à la mode du moment, mais après l'effet d'annonce, qu'en restera-t-il d'ici quelques mois ? L'avenir nous le dira.

Prévisions et résultats des ventes

La fonction email de l'iPhone.

Le 27 février 2007, Tim Cook, le responsable du département Macintosh chez Apple (et qui est également membre du conseil d’administration de Nike) a confirmé lors d'une interview avec quelques analystes de la banque Goldman Sachs, qu’Apple espérait vendre 10 millions d’iPhone en 2008. Ce nombre paraît très optimiste, mais nous ne sommes pas dans le secret des dieux.

Les prévisions de ventes semblent extrêment positives. Ainsi, l'analyste Blackfriars qui surveille le marché d'AT&T et d'Apple prévoyait pour le premier week-end de juillet la vente de quelques 500000 iPhone ! Certains experts estimaient qu'en-dessous de 100000 unités vendues, le produit sera un échec commercial. Il me paraissait toutefois très optimiste d'espérer vendre autant d'unités en si peu de temps en se limitant au seul marché local américain. On pouvait certes dépasser les ventes de consoles Xbox mais j'écrivais sur mon blog "il sera probablement difficile de dépasser la vente de 20000 unités par jour et donc vendre 150 à 200000 appareils d'ici à dimanche soir, 1 juillet. Si Apple en vend deux fois plus, ce sera effectivement significatif de l'engouement du public pour les articles multimédias".

Qu'avons-nous constaté ? Quatre jours après sa sortie, l'iPhone s'est vendu à 525000 exemplaires. Selon le bureau Global Equities Research, au soir du 1er juillet 2007 la plupart des 1800 magasins d'AT&T ne disposaient déjà plus d'iPhone dans leurs rayons. Ces chiffres ont dépassé les prévisions des analystes les plus optimistes.

Selon AT&T, opérateur auprès duquel tous les utilisateurs américains ont dû s'inscrire, au terme du week-end du 8-9 septembre 2007, il s'est vendu 1 million d'iPhone, soit plus de 13500 par jour, week-end compris ! C'est le meilleur lancement jamais réalisé par Apple.

Notons qu'en janvier 2007, l'analyste économique Matthew Lynn de Bloomberg estimait que l'iPhone était condamné d'avance ainsi qu'il l'expliquait dans son article "Apple iPhone Will Fail in a Late". Mais quel expert ne s'est jamais trompé... Mais cette fois, il commit la plus grande erreur de sa vie !

Quoiqu'il en soit, Apple avait investi 150 millions de dollars pour développer l'iPhone (sur un chiffre d'affaire de 6 milliards de dollars en 2007). Apple espérait vendre 3 millions d'iPhone en 2007 et entre 10 et 12 millions d'unités en 2008. En fait, les ventes ont explosé et Tim Cook gagna son pari (voir plus bas).

A voir : Présentation de l'iPhone par Steve Jobs, Apple Keynote 2007

A lire : Apple iPhone Support

Spécifications de l'iPhone (2007)

Développeur

Apple Inc.

Fabricant

Foxconn (sous contrat en Chine)

Type

Smartphone

Investissement en R&D

150 millions de dollars

Commercialisation

29 juin 2007 (USA), novembre 2007 en Europe

Fin de production

11 juillet 2008

Unités vendues

525000 unités quatre jours après sa sortie et 6.1 millions au total

Système d'exploitation (OS)

iPhone OS 1.0

Suivi par la v1.3 build 7E18 distribuée le 2 février 2010 avant d'être remplacée par des OS OEM

CPU

Processeur Samsung 32 bits

RISC ARM 1176 JZ(F)-S v1.0 de 620 MHz sous-cadencé à 412 MHz

Mémoire interne

128 MB type eDRAM

Memoire de stockage

4, 8 ou 16 GB de mémoire Flash

Ecran

LCD de 89 mm de diagonale (3.5"), 320 x 480 pixels, résolution de 6 pixels/mm (163 ppi), rapport d'image 2:3, profondeur de couleur de 18 bits ou 262144 couleurs

CPU graphique

GPU Power VRMBX Lite 3D

Son

1 haut-parleur, 1 jack TRRS pour casque d'écoute, spectre de 20 Hz à 20 kHz, 1 microphone

Ports d'entrées

Ecran tactile, microphone, accéléromètre 3 axes, capteur de proximité, capteur de lumière ambiante, contrôle du volume du casque

APN/caméra

2 mégapixels avec géolocalisation

Connectivité

Quadri-bandes GMS, GPRS, Edge, bandes 850, 900, 1800 et 1900 MHz, W-Fi (802.11b/g), Bluetooth 2.0, USB 2.0/Dock

En ligne  : APp Store, iTunes Store, Mobile Me, Safari (navigateur)

Dimensions (LxlxP)

115 x 61 x 11.6 mm

Poids

135 g

Successeur

iPhone 3G (2008)

Applications

Signe de bonne santé du produit, au 8 juillet 2007, au cours de l’iPhoneDevCamp qui se tenait à San Francisco, on dénombrait 66 applications dédiées à l'iPhone. Trois mois plus tard, on dénombrait déjà plus de 300 applications. Fin 2009, Apple dénombrait plus de 100000 applications pour l'iPhone. En 2014, l'Apple Store contenait plus de 450000 applications pour l'iPhone.

Parmi ces applications, il y a des jeux de tous les styles par milliers, des outils de recherche sur le web, de sécurité, des gestionnaires de base de données (trailers, musique, vidéo, etc), des programmes de communication, des programmes biométriques et de santé, de traitement d'images, de géolocalisation, des recettes de cuisine, l'annuaire des pages blanches, la cotation des actions, une interface pour faire ses achats sur Amazon, pour consulter Google ou Facebook, pour lire les bulletins météos aéronautiques (métar), etc.

Les principales applications sont listées sur les sites Apple Store, iPhone Software Central, iPhone Application List, sur les forums et dans les webzines annonçant les nouveaux produits d'Apple (ZDNet, Clubic, etc).

La norme technologique 3G

Techniquement parlant, l'iPhone de la première génération ne supportait pas les connexions à haut débit en technologie 3G (EVDO, HSDPA, etc). En revanche, le Samsung (et certains Blackberry) supportait déjà le 3G (HSDPA jusqu'à 7.2 Mbits/s) en 2007, ce que l'iPhone n'annonçait pas avant mai 2008 ainsi que l'expliquait cette dépêche de Bloomberg. En attendant, les connexions Internet du Samsung étaient deux fois plus rapides que celles de l'iPhone !

En février 2007, PC World publia un comparatif entre l'iPhone, le LG KE850 et le Samsung F700. Globalement tous les critiques reconnaissaient que le Samsung F700 était plus complet et plus performant que l'iPhone d'Apple.

Enfin, un an après la sortie du premier iPhone, en juin 2008 Apple annonça la commercialisation de son iPhone 3G. Il fut disponible à partir du 11 juillet 2008.

L'iPhone 3G dispose d'un chipset GPS Hammerhead II fabriqué par Infineon en collaboration avec Global Locate. Cette puce d'à peine 14 mm2 est optimisée pour les appareils mobiles. La fonction GPS tire profit du réseau GPRS/3G et supporte des liaisons Wi-Fi jusqu'à 3.6 MBits/s.

Les logiciels de navigation GPS

D'origine, l'iPhone ne disposait pas de chipset GPS. De toute manière l'autonomie de sa batterie ne le supportait pas plus de 2 heures (contre 4 à 5 heures pour les GPS TomTom et autre Garmin de l'époque).

Les premiers logiciels de navigation GPS pour PDA sortirent en 2005, en même temps que les premiers PDA combinés.

En mai 2005, Navigon sortit son logiciel "MobileNavigator" pour PDA. Programmé en Java, il fut ensuite porté sur Mac OS et sur Androïd Market de Google notamment.

En 2007, Navizon proposa une application GPS gratuite pour l'iPhone à installer via l'installer.app. L'application supportait la liaison Wi-Fi et Edge et tournait sur la plupart des smartphones. Une fois installé, endéans les 30 secondes le système affichait vos coordonnées en latitude et longitude avec toutes les décimales nécessaires et vous épinglait sur une carte signée Google. Succès garanti !

En mars 2008, suite à la sortie de l'iPhone 3G disposant d'une puce GPS, la société Nav N’GO présenta au CeBIT un logiciel prototype nommée "iGo My Way 8" pour l'iPhone et autres smartphones. Le système recevait le signal GPS par l'intermédiare du réseau Wi-Fi (cf la vidéo sur YouTube).

De son côté, la société Gomite proposait également un logiciel "logoGPS" pour iPhone exploitant le réseau Wi-Fi mais sa commercialisation fut reportée.

En novembre 2008, la société Xroad proposait "G-Map for iPhone", un logiciel de navigation GPS autonome mais disposant uniquement de cartes des Etats-Unis. Actuellement, l'offre s'est étoffée avec des cartes du Canada, de Russie et de quelques pays européens (Angleterre, Irlande, France, Allemagne, Autriche). Points forts du système, il est effectivement autonome et fonctionne donc partout, même hors réseau, et dispose d'une cartographie quasiment photo-réaliste en 3D.

Aujourd'hui des dizaines de logiciels de navigation et de localisation par GPS sont proposés soit gratuitement soit sous licence pour tous les smartphones et OS et notamment pour l'iPhone chez Garmin, Tomtom, Navigon, Xroad, xGPS, etc.

Parts de marché

Aussi étonnant que cela soi, Apple n'est pas le seul a présenté un iPhone. Linksys, un département de Cisco, travaillait également depuis plusieurs années sur ce produit et avait déjà commercialisé un premier iPhone le 18 décembre 2006. Entre-temps, prévoyant le succès de l'invention, Apple avait déposé le nom de domaine iphone.com en 1999, ce qui entraîna quelques problèmes juridiques avec Cisco, aujourd'hui aplanis.

Le Dr Rick Rashid et Bill Gates lors d'un Symposium sur les technologies à Redmond en 2003.

Juste après l'annonce de Steve Jobs de janvier 2007, le Dr Rick Rashid, vice président senior du département Recherche chez Microsoft, disait haut et fort : "J’ai cherché à comprendre ce que l'iPhone faisait de plus qu’un téléphone intelligent sous Windows. Je n’ai toujours pas trouvé."

Venant de la bouche d'un transfuge d'Apple qui, pas plus tard qu'en 2006, disait encore "L'industrie de la technologie dépend fondamentalement de l'innovation; aucune entreprise ne peut survivre longtemps sans se renouveler", cela sonnait faux.

Les mauvaises langues diront que l'iPhone ne tourne déjà pas sous Windows ! Car la réponse de Rashid est typique d'un ingénieur ou d'un commercial lésé qui voit ses parts de marché passer à la concurrence.

Microsoft s'opposera toujours à Apple sur les plans technologique et commercial. Rick Rashid comme Bill Gates, que l'on voit à gauche, refusent d'admettre qu'un produit qui ne fonctionne pas sous licence Microsoft, puisse malgré tout être un succès commercial ! Le point de vue de Rashid est donc plus qu'intéressé et donc partial. Mais c'est de bonne guerre dans un marché ouvert.

En commercialisant son iPhone, le but d'Apple n'est pas nécessairement que son téléphone fasse autre chose que ce qui existe déjà - tant mieux s'il le fait - , mais qu'il prenne surtout des parts de marché de Microsoft et devienne si possible le produit N°1 dans sa catégorie.

Steve Jobs sait que ses concurrents sont déjà là, notamment le chinois Meizu qui commercialisa fin 2007 le Meizu M8, le clone de l'iPhone mais tournant sous Windows CE et vendu moins de 400$. Comme Cisco et tous les fabricants, Meizu veut également profiter de la vague et bénéficier d'une part du gâteau !

Fin juin 2007 Steve Jobs estimait que son iPhone serait la troisième source de revenus pour le groupe, derrière l'iPod et le Macintosh. Il ne s'était pas trompé.

L'iPhone 3G

L'iPhone 3G sortit le 11 juillet 2008. Il supporte les communications à haut débit 3G (3.6 Mbits/s) et inclut une puce GPS.

Fin 2008, Apple avait vendu 2.6 millions de Mac, 6.9 millions d'iPhone/iPhone 3 et 11 millions d'iPod. Au terme du quatrième trimestre fiscal (en excluant les trimestres de Noël) Apple annonça un chiffre d'affaire de 7.9 milliards de dollars, en hausse de 21 % par rapport à la même période en 2007 pour 1.14 milliards de dollars de bénéfices !

La "success story" continua.

L'iPhone 3GS

L'iPhone 3GS fut commercialisé le 19 juin 2009, la lettre S signifiant "speed". Il présente en effet de meilleures performances et une meilleure autonomie que l'iPhone 3G. Il possède une caméra vidéo d'une définition de 2 Mpixels qui atteint 3 Mpixels en mode photo. Il comprend également un système de reconnaissance vocale et une boussole digitale. Il supporte les communications 3G avec un débit de 7.2 Mbits/s en HSDPA qui est toutefois limité à 384 Kbits/s en upstream du fait que protocole HSUPA n'est pas disponible dans ce mode.

Selon Relax news, début 2009 et suite à la commercialisation du modèle 3G, Apple avait vendu 13 millions d'iPhone, ce qui était déjà un record en soi. Six mois plus tard, avec la sortie de l'iPhone 3GS, Apple dénombrait 23 millions de clients iPhone dans le monde. A la fin du premier trimestre 2010, Apple avait... 85 millions de clients iPhone !

Selon un sondage réalisé par NDP Group en 2010, l'iPhone arrivait en 3e place (21 % de parts de marché) derrière les Androïd (28 %) et les Blackberry (36 %).

A n'en pas douter, les Européens et le reste du monde ont fait exploser les ventes d'iPhone. En effet, depuis sont lancement en 2007, selon l'étude de Strategy Analytics, Apple a vendu plus de 250 millions d'iPhone et récolté environ 150 milliards de dollars en cinq ans ! Le produit phare de la gamme reste sans conteste l'iPhone tant au niveau des performanes que du prix. Félicitations, Steve. Tu as créé un produit révolutionnaire qui a déjà inspiré de nombreux fabricants !

L'iPhone 4 et l'iPhone 4S

L'iPhone 4 fut présenté le 7 juin 2010 et commercialisé quelques semaines plus tard. Par rapport aux anciens modèles, l'iPhone 4 se démarque par un design plus rectangulaire. Il est muni d'un écran Retina offra une définition 4 fois supérieure au 3GS, de 960x640 pixels. Il comprend également une caméra sur la face avant (destinée à la visioconférence en Wi-Fi et 3G).

L'iPhone 4S.

L'iPhone 4S fut présenté le 4 octobre 2011 au Keynote d'Apple. C'est une évolution de l’iPhone 4 mais pas une révolution comme l'espéraient les aficionados d'Apple.

Extérieurement l'iPhone 4S ne se différencie pas de l'iPhone 4 et n'est pas encore compatible 4G. Ceci dit, c'est à l'intérieur que tout se passe où quelque 200 composants ont été ajoutés.

En effet, l'iPhone 4S est plus rapide et présente une meilleure autonomie que l'iPhone 4. L’iPhone 4S est doté du même processeur que l’iPad2, l’iOS5 qui lui permet d'exécuter des tâches deux fois plus rapidement que l'ancien modèle. Son autonomie a été portée à 8 heures en conversation 3G, 14 heures en conversation 2G, 9 heures en navigation Wi-Fi et 6 heures en navigation 3G.

L'iPhone 4S dispose d'un assistant numérique à reconnaissance vocale baptisé Siri. Il vous permet littéralement de dialoguer avec l'iPhone qui vous répond par synthèse vocale. Actuellement en version bêta, à terme, il sera aussi capable de prendre des notes, de signer vos SMS ou vos emails, ou d'effectuer des recherches sur Wikipédia.

Enfin, l’iPhone 4S est équipé d'un APN amélioré. L’appareil photo de 8 Mpixels est 60 % plus précis et 33 % plus rapide que celui de l’iPhone 4.

Bref ce n'est pas une révolution; finalement on peut considérer que l'iPhone 4S ne dispose que d'un nouveau processeur !

Enfin, en 2011, alors que l'action d'Apple valait environ 50$ (la moitié de sa valeur de 2013) et continuait sa lente progression (cf. le cours AAPL), le public apprenait qu'Apple disposait de plus d'argent cash que le département du Trésor américain ! Elle pouvait donc sans problème éponger ses dettes.

A lire : Steve Jobs est décédé (1955-2011), sur le blog

A voir : Dernière interview de Steve Jobs en français, Canal+, 2003, YouTube

Les iPhone 5 et 5S

Pourquoi innover quand un produit est plébicité, ce sont probablement demandés les membres du Conseil d'administration d'Apple après la disparition de Steve Jobs.

L'iPhone 5 fut présenté en septembre 2012. Il est équipé d'un processeur A6 (ARMv7 dual-core cadencé à 1.3 GHz), d'un écran de 4" et supporte les connexions 4G LTE sous iOS6 (mise à jour en iSO9). C'est le premier iPhone supportant les normes 3G HSPA+ et DCX-HSPA+. Il est disponible en version 16 GB, 32 GB et 64 GB. Ce modèle mesure 123.8 x 58.6 x 7.6 mm et pèse 112 g.

A y regarder de près ce n'est pas non plus une révolution, juste une mise à niveau du 4S qui lui-même ne faisait que consolider les acquis antérieurs. Bref, rien dans ce nouveau modèle ne mériterait une critique détaillée, au risque de devenir répétitive. Et ce constat ne va pas améliorer l'image de marque du constructeur.

Dans cette perspective, les propriétaires d'un iPhone 3GS, 4 ou 4S n'acheteront sans doute pas le nouveau modèle, sauf si leur abonnement multi-annuel arrive à expiration et qu'ils peuvent acheter le nouveau modèle pour un euro symbolique. En revanche les personnes utilisant un vieux modèle de GSM pourraient hésiter entre l'iPhone 5 et les smartphones de Samsung tournant sous Android.

Ce modèle sera suivi en septembre 2013 par l'iPhone 5S équipé d'une puce A7 de 64 bits sous iOS9 et d'un coprocesseur M7. Il est équipé de connexions sans fil Wi-Fi et 4G LTE et comprend un APN de 8 Mpixels équipé d'un objectif ouvert à f/2.2. Il est disponible en deux versions : 16 GB et 32 GB.

A lire : Présentation du nouvel iPhone 5 (sur le blog, 2012)

L'iPhone 5S et 5C, un iPloof ? (sur le blog, 2013)

Foxconn, où quand Apple sous-traite en Chine

Les Occidentaux ne peuvent pas ignorer que l'Asie est un réservoir de main d'oeuvre où l'on exploite la misère humaine. En effet, revers de la médaille, pour produire ses millions d'iPhone, Apple a sous-traité la fabrication de son smartphone à Foxconn, le plus grand fabricant chinois de matériel informatique. Foxconn assemble les composants électroniques et les systèmes informatiques de nombreux constructeurs (Dell, HP, Samsung, Microsoft, Nokia, etc). L'usine de Shenzhen dont une image est présentée ci-dessous est un méga complexe industriel couvrant plusieurs kilomètres carrés où travaillent et logent 400000 salariés payés 2000 yuans soit 215 € par mois. Foxconn a des usines dans d'autres provinces chinoises, à Hong Kong, en Inde, en Tchéquie et même aux Etats-Unis.

Pour répondre aux demandes de ses clients toujours plus exigeants, Foxconn a embauché plus d'un million de salariés (1.3 million en 2013). Les rares ONG ayant pu s'y infilter dénoncent des conditions de travail inhumaines et la maltraitance dont les ouvriers font l'objet. Des dizaines d'ouvriers se sont suicidés en quelques années. Questionné à ce sujet, Steve Jobs a toujours démenti le moindre problème, insistant au contraire sur le niveau de vie au sein de l'entreprise...

Mais face aux nombreux scandales suscités par ces affaires, en 2012 Foxconn et Apple ont signé un accord pour mettre fin aux nombreuses infractions au droit du travail dont ils sont coupables. Mais le résultat n'est pas révolutionnaire. Affaire à suivre.

L'iPhone 6

Comme on n'arrête pas une affaire qui marche, en septembre 2014 Apple commercialisa l'iPhone 6 (138.1 x 67.1 x 6.9 mm, écran de 4.5") et l'iPhone 6 Plus (format phablette, 77.8 x 158.1 mm, écran de 5.5" d'une résolution de 1920 x 1080 pixels). Tous deux sont équipés d'un écran Retina HD 3D Touch.

Ils se démarquent des autres iPhone par une puce A8 et un profil légèrement plus mince (on gagne encore 0.7 mm par rapport à l'iPhone 5S).

Pour le reste, ce sont deux produits de plus dans la gamme d'Apple qui n'ont rien de sensationnel.

Les iPhone 6S et 6S Plus

Un an plus tard, en septembre 2015, Apple commercialisa l'iPhone 6S et l'iPhone 6S Plus. Equipé d'une puce A9 de 64 bits sous iOS9, ces modèles sont jusqu'à 70 % plus rapides que le processeur A8 et 90 % plus rapides que le processeur graphique précédent.

L'iPhone 6S mesure 138.3 x 67.1 x 7.1 mm pour un poids de 143 g. Il dispose d'un écran Retina HD tactile 3D Touch de 4.7" en verre résistant (le même que celui utilisé dans l'aérospatiale) d'une résolution de 1334 x 750 pixels. Il comprend un APN de 12 Mpixels et une caméra HD de 5 MPixels capable d'enregistrer des vidéos d'une résolution de 4K. Il est équipé de connexions sans fil Wi-Fi et 4G LTE capable de prendre en charge jusqu'à 23 bandes LTE à haut-débit.

L'iPhone 6S est proposé avec une carrosserie en aluminium 7000 Series (un alliage) argentée, gris sidéral, or et or rosé. Son prix varie entre 749 € (16 GB), 859 € (64 GB) et 1043.68 € (128 GB), ce qui en fait le smartphone le plus cher du marché.

En une semaine, Apple en vendit plus de 13 millions contre 4 millions d'iPhone 6 en 2014, ce qui était déjà le double des préventes de 2013.

Trois jours après sa sortie, l'iPhone 6S faisait l'objet d'un "Chipgate". En effet, comme à son habitude la société Chipwork a analysé les composants du nouveau modèle aux rayons X et découvert que le dye qui a servi à fabriquer le processeur (SoC) A9 existe en 2 modèles, l'APL0898 de Samsung mesurant 96 mm2 et l'APL1022 de TSMC mesurant 104.5 mm2. Selon le numéro de référence figurant sur le processeur, il existe en 4 versions :

- N71AP : Samsung pour iPone 6S

- N71MAP : TSMC pour iPhone 6S

- N66AP : Samsung pour iPhone 6S

- <>66MAP : Samsung pour iPhone 6S Plus.

Pour connaître l'origine de celui que vous possédez peut-être, téléchargez ce programme de diagnostic publié sur Twitter.

Le chip de TSMC offre 2 heures de plus d'autonomie. Pour taire les rumeurs, Apple a confirmé qu'effectivement la puce de TSMC offre 2 % à 5 % d'autonomie en plus que les autres modèles.

Mais a priori, ces questions techniques n'intéressent pas les utilisateurs qui souhaitent simplement que leur iPhone fonctionne bien. A toute fin utile, des liens vers des comparatifs ont été repris à la fin de la deuxième page.

L'iPhone 7

L'iPhone 7 a été commercialisé en septembre 2016. Apple propose deux modèles : l'iPhone 7 de 4.7" (138.3 x 67.1 x 7.1 mm) pesant 138-150 g et l'iPhone 7 Plus de 5.5" (158.2 x 78 x 7.2 mm) pesant 188-200 g.

Les prix de vente sont toujours très élevés, variant entre 769 € et 1129 € (prix officiel) selon les versions avec 32 à 256 GB de mémoire. Ils sont proposés avec une carrosserie noire brillante (jet black), noire matte, or, argent et or rosé.

L'iPhone 7 exploite l'iOS 9 sorti en 2015. Il dispose d'un écran LCD Retina HD de 750x1334 pixels offrant un contraste de 1400:1, d'un chip A10 Fusion en technologie 16 nm FinFET, d'une prise Lightning USB 2.0, d'un dispositif Force Touch pour le bouton Home. Le jack analogique pour les écouteurs est pratiquement remplacé par des écouteurs Bluetooth "AirPods" avec capteur infrarouge et micro, facilitant ainsi la connexion avec Siri sans devoir les retirer. Toutefois, un adaptateur est toujours proposé pour ceux qui ne souhaitent pas investir dans des AirPods à... 130 € et relativement encombrants.

L'iPhone 7 est équipé d'un APN dorsal de 12 Mpixels muni d'un objectif ouvert à f/1.8 et donc 50 % plus rapide que le précédent modèle et capable pour la première fois de sauver ses images en format RAW (.dmg). 

Selon le benchmark AnTuTu relayé par Weibo, l'iPhone 7 reste le smartphone le plus rapide du marché, obtenant un score de 178397 points, devançant largement le modèle OnePlus 3 qui atteint 140788 points.

Quant à l'iPhone 7 Plus, il diffère de l'iPhone 7 par son écran LCD Retina HD de 1080 x 1920 pixels offrant un contraste de 1300:1. Comme ses concurrents, il est équipé de deux capteurs photos de 12 MPixels chacun, l'un étant équipé d'un grand-angle ouvert à f/1.8, l'autre d'un téléobjectif ouvert à f/2.8 avec zoom optique 2x et zoom numérique 10x, complété par un mode Portrait qui accentue l'effet de flou à l'arrière-plan (l'effet de bokeh). Ce modèle utilise également les AirPods.

Les iPhone 7 et 7 Plus disposent d'un APN frontal de 7 Mpixels ouvert à f/1.8 avec zoom 5x et stabilisateur d'image, très utile pour les fans de selfies. Tous deux offrent des capacités vidéos jusqu'à 4k à 30 fps (objectif ouvert f/2.2) avec une fonction Auto HDR. Les deux modèles présentent 2 heures d'autonomie supplémentaires par rapport à l'iPhone 6S et le nouveau processeur A10 Fusion est suffisamment puissant pour servir de console de jeu, bien qu'on puisse se demander qui acheterait un iPhone pour remplacer sa console de jeu ! Disons simplement que le rendu des textures en haute résolution est très beau et très fluide.

A voir : iPhone 7 vs. 7 Plus - Ultimate In-Depth Comparison!

Ceci dit, l'iPhone 7 a déjà reçu quelques critiques. Notamment à propos de la couleur "jet black" qui de l'aveu même d'Apple n'est pas assez résistante ou n'est même pas de stock. Ensuite, selon le Dr Leif Salford qui a étudié les doses de rayonnement émises par les smartphones, le dispositif Bluetooth de l'iPhone 7 serait dangereux pour la santé (le fait est connu de longue date), au point que cela équivaut "à placer un émetteur micro-onde dans les oreilles", une déclaration qui a rapidement fait la une de tous les médias. L'auteur recommande de ne pas utiliser la fonction Bluetooth mais plutôt d'utiliser des écouteurs filaires ou un système mains libres.

Ensuite, si vous achetez la batterie longue durée (Smart Battery Case) à 115 € qui porte l'ampérage de 1877 mAh à 2365 mAh (l'autonomie atteint 26 heures en conversion, 24 heures en lecture vidéo et 22 heures en navigation sur Internet en 4G LTE), vous aurez la mauvaise surprise de constater qu'elle est 26 % plus large que celle de l'iPhone 6S !

Enfin, Myke Hurley de Relay FM a constaté que le bouton Home ne fonctionne pas avec la plupart des gants. Le capteur ressemble à un écran tactile qui semble préférer le contact direct de la peau pour enregistrer la pression du doigt.

A y regarder de près, l'iPhone 7 ne fait qu'améliorer certaines options (il dispose par exemple d'un meilleur objectif photo et résiste mieux à l'eau) dans la continuité des précédents modèles. Donc pas de "Wow" non plus avec ce modèle...

Quoiqu'en dise Apple, cet iPhone 7 s'inspire également d'Android, "empruntant" des idées aux concurrents qu'Apple a lui-même poursuivit en justice pour le même motif (dual camera, certification IP67 le rendant plus résistant, etc.) qu'on retrouve déjà chez Samsung, Huawei, LG ou HTC et pour la moitié du prix. Même les écouteurs stéréos qui devraient ravir les "iFans" étaient déjà proposés il y a pratiquement trois ans sur le modèle HTC One M7 et Google l'a intégré sur ces modèles haut de gamme comme le Nexus 6.

A lire : The original iPhone 2G is more expensive than the iPhone 7, DailyDot

How the iPhone 7 compares to every other iPhone ever made

Selon les experts, sachant que le marché est saturé, si Apple n'innove pas il ne pourra plus rivaliser avec ses concurrents. Or on constate que l'iPhone 7 est similaire aux modèles de ses concurrents sous Android. Alors pourquoi payer aussi cher pour en plus être prisonnier d'un format et d'accessoires propriétaires ? En fait, face à des concurrents beaucoup moins chers et tout aussi performants, de moins en moins de clients acceptent de payer le prix fort pour un iPhone qui n'a plus rien de révolutionnaire, contrairement à ce que voudrait nous faire croire Tim Cook.

Au vu des caractéristiques presque ordinaires de l'iPhone 7, qui peut encore réellement croire qu'Apple reste le leader du marché et façonne l'industrie du mobile ? Ce modèle est bien une copie bien chère du précédent modèle sur lequel Apple a réalisé ci et là quelques upgrades pour satisfaire ses ardents défenseurs mais qui sont de plus en plus sceptiques du potentiel d'innovation de leur entreprise chérie. Isolé dans son monopole, seuls les revenus procurés par les ventes d'iPhone 7 et 7 Plus diront si l'entreprise de Cupertino survivra à son isolement.

L'iPhone 8 et 8 Plus

Apple présenta son iPhone 8 et 8 Plus lors du Keynote le 12 septembre 2017 ce qui laissa juste un an aux propriétaires de l'iPhone 7 pour apprécier leur "nouveau" modèle aujourd'hui... démodé !

L'iPhone 8 mesure 138.4 x 67.3 x 7.3 mm et pèse 148 g. L'iPhone 8 Plus mesure 158.4 x 78.1 x 7.5 mm et pèse 202 g. Ils présentent le même design que la série 7, mais sont proposés dans trois nouvelles couleurs (or, argent, gris sidéral) avec un dos qui passe de l’aluminium au verre teinté. Résultat, si l’esthétique de l’iPhone 8 et 8 Plus est plus jolie, leur solidité se fragilise.

L'iPhone 8 et 8 Plus sont équipés du nouveau processeur A11 Bionic de 64 bits à 6 cores comprenant 4 milliards de transistors sous iOS 11 (en novembre), du Dual Edge, d'un écran OLED, de hauts-parleurs améliorés et d'une batterie optimisée.

L'écran de l'iPhone 8 au format 16:9 mesure 4.7" de type Retina, offrant une résolution de 1334 x 750 pixels garantissant des contrastes plus intenses et un bon niveau de détails. La caméra de l'iPhone 8 et 8 Plus (écran de 5.5") offre une résolution de 12 Mpixels et est ouverte respectivement à f/1.8 et f/2.8. Elle est capable d'enregistrer 240 i/s en résolution 1080p (HD). Un nouvel hardware d'encodage vidéo permet de réduire le temps de traitement des images, d'améliorer la qualité des vidéos et de réduire la taille des fichiers.

L'iPhone 8 ne dispose pas de jack pour les écouteurs, ni de port MicroSD ni de scanner d'iris.

De l'avis des connaisseurs, ceux qui utilisent un iPhone 6 ou un modèle plus ancien gagneront à le remplacer par l'iPhone 8 qui a été sensiblement amélioré. En revanche, ceux qui utilisent déjà un iPhone 7 n'ont aucune raison de remplacer leur smartphone par ce modèle à moins d'être un aficionado d'Apple.

Par rapport au prix de lancement de l’iPhone 7, l'iPhone 8 est encore plus cher : à partir de 809 € ou 699$ pour l'iPhone 8 avec 64 GB RAM et de 919 € pour l'iPhone 8 Plus. Toutefois, face aux critiques Tim Cook s'est défendu et déclara que les "iPhone ne sont pas seulement pour les riches".

Pour justifier ce prix scandaleusement élevé, aux Etats-Unis l'offre est assortie d'une souscription d'un an à Apple Music plus 200 GB de stockage sur l'iCloud. Si on retranche les 10$/mois que coûte ce service et l'iCloud facturé 3$/mois, cela représente une somme de 156$/an mais uniquement si vous prenez les deux services. Dans ce cas, l'iPhone 8 reviendrait psychologiquement à 844$, ce qui reste plus élevé que l'iPhone 7 qui valait 770$.

L'iPhone X

Au Keynote 2017 Apple présenta également le nouvel iPhone X, un iPhone haut de gamme proposé avec un grand écran de 5.8", histoire de sérieusement concurrencer les smartphones de Samsung et LG. L’écran OLED va jusqu'en bordure du smartphone, il offre une résolution de 2436 x 1125 pixels soit 458 ppi avec fonction Truetone garantissant des couleurs correctes même en pleine journée au Soleil.

L'iPhone X mesure 143.6 x 70.9 x 7.7 mm et pèse 174 g.  Le dos de l'appareil est en verre et serti d'une armature en acier trempé. Il est résistant à l'eau (norme IP67) et proposé en deux teintes : gris sidéral et gris argenté.

Au coeur de l'iPhone X se trouve un processeur Apple A11 Bionic de 64 bits à 6 cores comprenant 4 milliards de transistors, le premier en architecture de 10 nm. Selon Apple, le A11 serait 30 % plus performant que le A10 et son efficacité énergique serait améliorée de 50 %. Il est épaulé par un processeur graphique séparé (GPU), le tout géré par un système d'exploitation iOS 11.

Parmi les principales fonctions complémentaires, l'iPhone X est équipé de hauts-parleurs stéréos et de deux caméras de 12 Mpixels ouvertes respectivement à f/1.8 et f/2.4. Elles sont équipées d'un double stabilisateur d'image, d'un logiciel de traitement d'image plus rapide (ISP), d'une synchronisation lente au flash et d'un mode Portrait à l'avant comme à l'arrière.

La face de l'iPhone X est épurée et le bouton principal habituellement logé au bas de l’écran a disparu. Le déverrouillage s'effectue par reconnaissance faciale ou Face ID; l’iPhone X projette un faisceau infrarouge sur le visage de l’utilisateur et le scanne en trois dimensions pour éviter qu'on usurpe l'identité en utilisant par exemple une photo.

Etant donné qu'il n'y a plus de bouton à l'avant, la navigation dans les menus passe dorénavant par des commandes tactiles et des gestes pour refermer une application, passer d’une application à l’autre ou ouvrir les notifications. A posteriori, c'est une amélioration qui s'avère plus ergonomique et plus simple à utiliser que celle des "anciens" iPhone.

Enfin, l’autonomie de l'iPhone X a été augmentée de 2 heures, on peut le recharger via un chargeur sans fil et atteint 50 % de sa charge en 30 minutes. Son prix démarre à... 1159 € ou 999$ pour la version de 64 GB et atteint 1359 € pour le modèle le plus cher. Mais franchement, à moins d'avoir trop d'argent, qui va se payer un iPhone X quant on peut avoir un ordinateur de bureau ou portable, un subnote ou même une tablette de dernière génération pour moins cher que ça. Non, je ne serai pas le pigeon des caprices d'Apple !

A toute fin utile, l'iPhone X sera livré en Europe à partir du 3 novembre 2017.

Coût de fabrication de la série 8

Des analystes se sont penchés sur le coût de fabrication d'un iPhone 8 et d'un 8 Plus (le coût de fabrication ou "Bill of Materials" n'est pas le prix de revient qui comprend les coûts d’achat, de fabrication et de distribution y compris les charges). En comptant l'écran OLED qui est l'élément coûtant le plus cher qui est construit par Samsung, ils obtiennent un montant de respectivement 240 $ et 270 $.

Quant à l’iPhone X, son coût de fabrication est estimé à 400 $ bien que le Wall Street Journal l'évalua à 581$ (comprenant l'écran OLED Samsung qui coûte 80$ à Apple, le processeur A11 gravé chez TSMC qui revient à 26$, le capteur 3D évalué à 25$, le module photo évalué à 33$, les modems 4G évalués à 18$ et la batterie coûtant 9$). Par comparaison, le coût de fabrication d’un iPhone 7 de 32 GB était de 225$. Ce sont des chiffres très élevés quand on sait que la fabrication est sous-traitée chez Foxconn en Chine.

En soi, vendre un produit 2 à 3 fois son coût de fabrication n'est pas exceptionnel. En effet, si vous comparez ce rapport au montant d'une facture chez un garagiste ou dans l'Horeca, il est encore plus important. On peut toutefois regretter qu'Apple ne tienne pas compte de l'amortissement réalisé sur ses modèles antérieurs mais préfère se baser sur son image de marque pour fixer le prix de ses produits le plus haut possible.

Parts de marché et évolution des prix

Au vu des spécifications des derniers iPhone, Tim Cook semble se reposer sur sa réputation et espère faire fructifier son affaire en comptant sur la loi des grands nombres et le prix de ses accessoires. Mais le client n'est pas dupe, il est bien informé et compte aussi son argent. Apple doit donc innover au risque de perdre des parts de marché, une érosion qui commença en septembre 2012 (l'action AAPL valait alors 100.01$) au profit de ses concurrents et qui allait durer 6 mois.

Evolution des parts de marchés mondiales des constructeurs de smartphones. Document adapté de IDC.

En 2013, l’iPhone représentait plus de 52 % du chiffre d’affaire d'Apple. En 2016, l'iPhone représente 63 % du chiffre d'affaire d'Apple. Selon les pays, en 2013 l'iPhone détenait entre 12 % et 28 % de parts de marché avec un record de plus de 43 % aux Etats-Unis. A partir d'avril 2013 soit peu après la sortie de l'iPhone 5S, l'action d'Apple est repartie à la hausse jusque mi 2015 où elle accusa de nouveau une baisse de son cours (entre 95-107 $) suite à la prise de marchés par ses concurrents dont Huawei, Oppo et Vivo qui possèdent entre 8 et 10 % des parts du marché.

Depuis 2016, l'action Apple a lentement progressé pour atteindre 160 $ en septembre 2017 lors de la sortie de l'iPhone 8 mais le constructeur ne possédait plus que 12 % des parts du marché fin 2017 (bien que sa position ait toujours oscillé entre 12 et 20 % de parts de marchés depuis 2012).

Concernant le chiffre d'affaire, en septembre 2016 les ventes d'iPhone représentaient 37 % des revenus d'Apple mais sur un an les ventes d'iPhone ont reculé de 16 %, une chute qui se poursuit depuis 2014. Ceci dit Apple a tout de même vendu 51.9 millions d'iPhone entre janvier et mars 2016 mais c'est 10 millions d'unités en moins qu'un an auparavant sur la même période. En 2017, Apple perdit encore  3 % des parts de marché. Pour ne rien arranger, bien qu'ils restent très élevés, le chiffre d'affaire (les revenus) d'Apple a chuté de 13 % sur un an (50.6 milliards de dollars au 2Q2016) et ses bénéfices (profit) ont chuté de 22 % sur un an (10.5 milliards de dollars au 2Q2016).

Dans la guerre commerciale qui oppose Samsung à Apple, on constate qu'entre 2011 et 2017, de plus en plus de clients ont acheté un Samsung plutôt qu'un iPhone. Comme on le voit ci-dessus, le plus gros écart apparut en 2013 où  Samsung représentait plus de 32 % du volume des ventes de smartphones avec des parts de marché en hausse depuis 3 ans tandis que l'iPhone représentait à peine 13 % du volume des ventes et son évolution chutait depuis 2011 et la tendance ne s'est pas améliorée depuis 2016 même si les financiers savent très bien que l'activité de ce secteur est toujours en dents de scie, rendant tout investissement très délicat.

En fait, comme l'expliqua le Wall Street Journal et comme on le voit ci-dessus, c'est la sortie de l'iPhone 6 qui fit chuter les ventes de smartphones de Samsung. Mi-2014 Samsung et Apple détenaient chacun environ 20 % des parts de marché tandis que les constucteurs LG et Pantech représentaient moins de 14 % des ventes. Mais un nouveau concurrent chinois est apparu sur le marché, Huawei qui détenait déjà 5 % des ventes.

Quant au palmarès en fonction des systèmes d'exploitations, avec près de 75 % de parts de marché, les smartphones sous Android (dont les Samsung) restent les leaders du marché, Windows venant en 3e position.

Globalement, selon IDC en 2017 il s'est vendu 347.4 millions de smartphones soit une croissance annuelle de 4.3 % dont 79.8 millions de Samsung (+1.4 %) et 41 millions d'iPhone (+1.5 %). Le marché est toutefois concurrencé par les constructeurs chinois Huawei, Oppo et Vivo qui représentent à eux trois 20 % des parts de marché auxquels s'ajoute Xiaomi qui accuse 58.9 % d'augmentation et a vendu 21.2 millions de smartphones en 2017.

Mais dans l'absolu, le marché est saturé car selon IDC, en 2015 il s'était vendu 4 fois plus de smartphones (1.43 milliard de smartphones et 276 millions de PC). A l'époque, Apple avait livré plus d'iPhone (74.8 millions) durant le dernier trimestre de 2015 que toute l'industrie des PC avait vendu de micro-ordinateurs (71.9 millions). Ces chiffres signifient clairement que le centre du monde pour les utilisateurs a basculé depuis quelques années vers l'informatique mobile. Ceci dit, Intel et Microsoft n'ont pas encore perdu cette guerre commerciale.

Les abonnements

En 2007, à l'époque de l'iPhone 3, dans beaucoup de pays le client était obligé de souscrire un abonnement chez un opérateur désigné par Apple, ce qui était déloyal pour les opérateurs concurrents et déplut fortement à la Commission européenne. Si ce principe est toujours d'actualité aux Etats-Unis, en Europe Apple dut se plier sous la loi qui empêche les constructeurs de réaliser des ventes couplées (appareil + abonnement).

Aujourd'hui, tout client européen peut acheter un iPhone sans abonnement et s'abonner ensuite à n'importe quel opérateur. Contrairement au passé, cette opération ne coûte pas plus cher au client. Si vous n'achetez pas de forfait, vous payerez vos communications à l'unité au prix maximum. A terme, cette solution est peu intéressante sauf si vous téléphonez vraiment très peu et utilisez un ordinateur portable ou de bureau pour surfer et le GPS de votre voiture.

En revanche, si vous achetez un iPhone avec un abonnement forfaitaire d'un ou deux ans renouvelable, vérifiez toujours la durée ou le nombre de SMS offerts ainsi que les volumes de données téléchargeables sans frais supplémentaires pour éviter les (très) mauvaises surprises, surtout si vous êtes un gros utilisateur ou appelez en roaming.

En général, les opérateurs (P&T, Orange, Bouyges, VOO, Luxgsm, Tango, etc.) proposent par exemple 100, 120 ou 180 minutes ou un nombre illimité de SMS par mois, ils n'offrent soit aucun soit entre 75 et 200 minutes d'appels vers l'Europe par mois, 1 à 2 GB de données téléchargeables par mois et un accès Wi-Fi illimité.

Le prix des abonnements varie entre 10 €/mois pour la version basique ou tout est limité à 75 €/mois pour un service pratiquement illimité et 80 MB de data en roaming, prix qui varie également et dans de grandes proportions en fonction de la capacité mémoire du smartphone.

Pour accéder à Internet depuis l'étranger (un pays frontalier par exemple), il existe également des solutions DATA en roaming, mais c'est une option qui souvent n'est proposée qu'avec les abonnements les plus chers (50 ou 75 €/mois) sachant que la capacité peut être limitée à 5, 10 ou 80 MB/mois, plus dépassement des quotas facturé au prix fort. Situation géographique oblige, c'est le Luxembourg qui propose actuellement les solutions transfrontalières les plus économiques.

A lire : Attention au prix exorbitant de l'Internet Mobile

Transatel, un opérateur GSM pour les transfrontaliers

Les iclones de l'iPhone

Si le côté tactile et l'ergonomie de l'iPhone ont séduit beaucoup de consommateurs, la concurrence s'est laissée distancée par l'innovation.

En effet, six mois après sa sortie, les produits concurrents se comptaient encore sur les doigts d'une main. Il faudra attendre un à deux ans pour que les principaux fabricants de dalles et de smartphones réagissent.

Ainsi, parmi les "iclones" commercialisés en même temps ou peu après le premier iPhone et offrant un écran tactile sans stylet et des fonctions similaires, citons :

- Le LG KE850 Prada annoncé le 12 décembre 2006 et repris sur le site de engadget le 15 décembre 2006. Il sera officiellement présenté à la presse le 18 janvier 2007 et commercialisé en mars 2007 (350 €).

- Le Samsung Ultra Smart F700 alias SGH-F700, présenté en février 2007 et commercialisé en novembre 2007 (900$).

- Le Meizu M8 fabriqué en Chine et présenté en janvier 2008 (400$)

- Le Samsung Instinct SPH-m800 présenté en septembre 2008 (130$)

- L'Android G1 de Google présenté en octobre 2008 (180-400$)

- Le Palm Pre présenté en juin 2009 (200$)

- Le Samsung M7600 alias S60, conçu en collaboration avec Bang & Olufsen, présenté en mai 2009 (190$)

Puis sont apparus le HTC Touch (400 €), l'Eten Glofiish X500+ (600 €), le Mio A510 (500 €), etc. Le marché s'est étoffé et s'est rapidement saturé (en 2016, il se vend plus d'un milliard de smartphones par an dans le monde).

En 2013, le webzine Les numériques établit un comparatif qui reprenait 100 modèles de GSM et smartphones dont le prix variait entre 37 € et 749 € ! Bien que la liste soit impressionnante, ce catalogue représentait à peine 10 % de tous les modèles existants. Selon Statistica, en 2017, 30 % de la population mondiale disposera d'un smartphone ce qui représentera 2.6 milliards d'utilisateurs.

Avec le temps, les constructeurs, notamment Samsung, LG, Google, Sony, Acer, HTC, Huawei, OnePlus, Blackberry, Nokia, Motorola, rivalisent d'ingéniosité pour nous proposer des smartphones toujours plus performants à un prix compétitif. Aujourd'hui tous les smartphones de dernière génération sont tactiles, équipés d'un APN et de capacités vidéos 4k, d'un baladeur, d'un écran Full HD parfois OLED et supportent la 4G, le Wi-Fi et Bluetooth, disposent d'un port USB, parfois d'un chip GPS, d'une connexion infrarouge et d'une reconnaissance vocale. Les constructeurs ont fait bien du chemin en moins de 10 ans.

A voir : Comparatif iPhone 5 - Samsung Galaxy S4

LG Prada KE850

Janv 2007

Samsung F700

Fév 2007

Meizu M8

Janv 2008

Samsung Instinct

M800, 2008

Palm Pre

Juin 2009

Mais attention, tous les iclones ne sont pas des smartphones combinés. A l'image des nouveaux walkman de Sony, l'iclone chinois Onda VX858 (119$ pour la version 2 GB) n'était pas un GSM combiné mais un simple baladeur MP3 (en fait MPEG-4/PMP) équipé d'un tuner FM, une sorte de iTouch amélioré... Voyez la vidéo sur YouTube. A l'inverse, le smartphone Samsung M7600 combinait GSM, APN, GPS, baladeur, tuner FM, etc.

Le smartphone d'Apple est désormais décliné en de nombreux modèles et dans un éventail de prix suffisamment large pour satisfaire tous les clients. Les prix varient entre 199 € et 1043 € et le marché d'occasion est florissant.

Malgré les procès instigués par ses concurrents, notamment Samsung, les contre-publicités et autres attaques, finalement grâce à ses produits d'excellente qualité et sa stratégie, Apple a préservé son excellente image à la fois auprès du public et de l'industrie. En effet, au TOP2000 de Forbes, depuis plus de dix ans Apple est classé N°1 en terme de réputation et se situe à la 8e place sur le plan financier (il progresse), avec un chiffre d'affaire de 233.3 milliards de dollars en 2015, un bénéfice net de 53.7 milliards de dollars toujours en hausse et une action qui se maintient, côtée à plus de 100$ en 2016, pour la plus grande satisfaction de ses 110000 salariés, ses 3 millions de fans sur Facebook et plus de 13.9 millions de fans de l'Apple Store !

Mais si Apple continue à progresser aux Etats-Unis, en revanche, ailleurs dans le monde la pression de ses concurrents se fait sentir.

Conséquence naturelle de l'évolution du marché, l'iPhone n'est même plus considéré comme un must ni même irremplaçable, sauf dans l'esprit des irréductibles fans d'Apple.

Deuxième partie

Premiers piratages

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