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Ubuntu ou le combat de Nelson Mandela

La résolution 2674 votée en 1971 par les membres de l'ONU déclarant que l'Apartheid est un crime contre l'Humanité.

Soutien international (II)

1971 : L'Apartheid est un crime contre l'humanité

Le 9 novembre 1971, sur l'initiative de l'Inde, au cours de sa 26eme session l'ONU vote la résolution 2764 déclarant que "le régime diabolique d'Apartheid est un crime contre la conscience et la dignité de l'humanité". Mais Pretoria n'entend pas se faire dicter sa politique intérieure.

Toutefois, en décembre 1971, le colonel Willie Willemse est nommé à la tête de la prison de Robben Island avec l'ordre de Pretoria de "changer l'atmosphère".

Mandela en profite pour s'informer sur l'histoire et la littérature afrikaner. Il cultive un potager où il fait pousser des tomates, des laitues, des radis et des pastèques.

1976 : Massacre à Soweto

En juin 1976 éclatent les émeutes de Soweto, un township de plus de 800000 habitants situé à 24 km de Johannesbourg (cf. carte). Pieter Botha donne carte blanche à la police qui fait un massacre. Il y eut officiellement 25 morts et 220 blessés mais on estime que 575 personnes sont décédées dont 570 Noirs. Parmi eux, Hector Pietersen, un jeune Noir de 12 ans qui deviendra le symbole de la répression aveugle du régime Blanc de Pretoria.

En 1980, on autorise Mandela à reprendre ses cours de Droit à l'Université de Londres. L'année suivante, il faillit être élu chancelier, ne le cédant qu'à la princesse Anne.

1977 : Mort de Steve Biko et embargo

Steve Biko est un militant noir anti-aparthiste qui fonda une idéologie anti-raciste plus radicale que le mouvement libéral de l'ANC, le mouvement "Black Consciencious Movement" dont il sera élu président en 1969. Son principal représentant auprès de la jeunesse est le "South African Students Organisation" ou SASO. Le SASO est une branche politique et radicale qui rappelle le "Black Power" américain et qui s'hésite pas à boycotter et occuper des écoles.

Steve Biko, leader du Black Consciencious Movement.

En 1973, Biko est arrêté et accusé de terrorisme et assigné en résidence. Il ne peut pas parler en public et ne peut rencontrer qu'une seule personne à la fois. Pendant ce temps, les jeunes de son mouvement encouragent les soulèvements populaires dans les townships qui conduiront au massacre de Soweto.

Le 18 août 1977, Biko est arrêté par la police et torturé. Il présentera d'importantes lésions cérébrales.

Le 12 septembre 1977, Biko est retrouvé mort, baignant dans son sang, dans sa cellule de la prison centrale de Pretoria. Dans un premier temps, les cinq policiers impliqués dans la mort de Steve Biko ne recevront qu'un blâme et les médecins simplement invectivés par leurs collègues.

Les conditions de sa mort feront l'objet d'une polémique internationale qui conduira l'ONU à condamner le régime sud-africain d'Apartheid.

Le 4 novembre 1977, l'ONU vote la résolution 418 imposant un embargo sur les livraisons d'armes à l'Afrique du Sud.

Finalement, la police avoua le meurtre au cours des auditions de la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) en 1995.

Steve Biko est devenu le symbole de la résistance des Noirs face à la répression aveugle des Blancs. Son sacrifice va renforcer la volonté de Mandela et de tous les sud-africains libéraux et modérés d'aboutir à l'abolition de l'Apartheid.

En 1980, le chanteur britannique Peter Gabriel, ancien fondateur du groupe Genesis, rendit un hommage à Steve Biko et à tous ceux qui luttent pour les Droits de l'Homme dans sa chanson "Biko" de l'album "Peter Gabriel 3: Melt".

Peter Gabriel chantant "Biko" durant le concert

"Youssou N'Dour & Friends United Against Malaria"

à Genève le 8 octobre 2005.

1982 : Transfert et premières négociations

En 1982, Mandela et les principaux dirigeants de l'ANC sont transférés à la prison de Pollsmoore. C'est alors que commencent des négociations entre le gouvernement et la jeune génération des membres de l'ANC et du MK toujours sur le pied de guerre. Les émeutes continuent et le conflit entre les Noirs et le gouvernement devient virulent avec des attentats à la bombe et des centaines de crimes.

Mandela se rend compte que Pieter Botha ne respecte aucun autre leader Noir que lui et que les moyens dont dispose le gouvernement pour lutter contre la guérilla sont encore intacts.

En février 1985, le président Pieter Botha offre la liberté à Nelson Mandela à condition que l'ANC renonce à la lutte armée. Mandela la rejette expliquant que sa liberté ne sert à rien si le peuple Noir n'a aucun droit.

En juillet 1985, Pieter Botha suspend toutes les transactions financières étrangères pendant 3 jours pour éviter la dévaluation du Rand (ZAR) s'échangeant alors à 2 ZAR pour 1 USD.

Le 27 avril 1985, Mandela reçoit le Prix Ludovic-Trarieux pour son combat en faveur des Droits de l'Homme. Etant emprisonné, c'est sa fille la princesse Zenani Mandela Dlamini venue du Swaziland qui accepta le Prix au nom de son père.

1985 : Sanctions économiques contre l'Afrique du Sud

Le 15 août 1985, au cours du meeting du Parti National à Durban, Pieter Botha refuse de "franchir le Rubicon" et de remettre en cause sa politique et la suprématie des Blancs. Il déclare qu'il "refuse de réformer immédiatement la politique d'Apartheid sous la pression internationale, ce qui ne ferait qu'encourager les militants".

Le président Pieter Botha lors du meeting du Parti National du 15 août 1985 à Durban. Doc SAHO.

Suite à son speech infâmant, l'Afrique du Sud est isolée du monde et le cours du Rand chute de 9 % (2.4 ZAR pour 1 USD). Il ne retrouvera son cours que plus d'un an plus tard.

En 1986, les Etats-Unis prennent des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud. En réaction, Pieter Botha déclare l'état d'urgence et dit en suspens : "cette insurrection réveillera la bête en nous".

Mandela comprend que Botha ne va jamais rompre le combat mais constate aussi que le peuple ne veut pas entendre parler de paix. Il craint que les émeutes dégénèrent et se terminent dans un bain de sang.

En tant que leader de l'ANC, Mandela ne veut pas mener une guerre raciale et conduire son pays au bord du gouffre mais au contraire offrir l'égalité et la liberté à tous. Dans sa logique, il espère que les principes démocratiques qui ont toujours dirigé sa vie seront compris par le gouvernement et, à défaut, que la presse internationale supportera son combat, quitte à se sacrifier pour sa cause.

Finalement, en 1986 Pieter Botha abolit la loi sur les laisssez-passer et les mariages mixtes. Mandela et l'ANC considèrent que le geste est insuffisant et veulent "Un homme, une voix".

1987 : Asimbonanga

En 1987, le chanteur sud-africain Johnny Clegg, le "Zoulou blanc" du groupe Savuka, sort son album "Third World Child" comprenant notamment le titre "Asimbonanga" (Nous ne l'avons pas vu), dont voici les paroles traduites en français.

"Asimbonanga" revendique le droit du peuple Noir à la liberté et l'incite à lutter contre l'Apartheid. C'est un hymne à la libération de Nelson Mandela et un hommage à tous les prisonniers politiques décédés dans les camps de travail sous le régime de l'Apartheid. "Asimbonanga" a été un instrument politique qui participa à la libération de Mandela.

En 1999, Johnny Clegg fit un concert en France en présence de Mandela et reprit ce titre. Mandela déclara ensuite : "c'est une musique dansante qui me met en paix avec le monde et en paix avec moi-même".

Cet album comprend aussi le titre "Scatterlings of Africa" (les dispersés de l'Afrique), qui rend hommage à toutes les personnes déracinées, la Diaspora et les nomades qui ont quitté ou ne trouve plus leur place en Afrique et cherchent Phelamanga, le "lieu ultime où s'arrête les mensonges". Cette chanson symbolise également l'endroit d'où nous venons tous, l'ultime vérité. Ce titre était déjà sorti en 1982 (sur un rythme plus lent, cf cette vidéo) et c'est celui qui rendit Johnny Clegg célèbre.

A voir : Parodie d'Asimbonanga par Les Inconnus

Beaucoup d'autres chanteurs rejoindront Johnny Clegg et s'engageront haut et fort aux côté de Mandela.

En 1988, un concert est organisé à Wembley pour fêter les 70 ans de Mandela et accentuer la pression sur l'Afrique du Sud. Le concert fut suivi par 600 millions de téléspectateurs dans 67 pays. On y entendit notamment Simple Minds chanter "Mandela Day" créé spécialement pour l'événement.

Dans les années qui suivirent de nombreux chanteurs défenderont la cause de Mandela pour citer : Eddy Grant (Give Me Hope Joanna), Hugh Masekela (Mandela, Bring Him Back Home), Vusi Mahlasela (When You Come Back), Nomfusi & The Lucky Charms (Nelson Mandela Song), Brenda Fassie (Black President), Lucky Dube (House of Exile), Kent O’Shea (Sooner Than Later) ou  encore Bono, Joe Strummer et Dave Stewart (Number 46664).

En 1988, Mandela est transféré dans une résidence surveillée, une villa avec piscine attenante au pénitencier Victor Verster (renommé Groot Drakebstein Centre) à Paarl. Cette ferme prison est généralement utilisée comme pied-à-terre durant quelques années avant de libérer les prisonniers peu dangereux. Mandela y résidera pendant plus de 2 ans, jusqu'à sa libération.

1990 : Mandela est libéré

Grâce aux pressions locale et internationale, finalement le nouveau président Frederik de Klerk libère les dirigeants de l'ANC fin 1989, dont son ami Andrew Mlangeni.

Le président Frederik de Klerk et Nelson Mandela au Forum Mondial sur l'Economie de Davos en 1992. Document WEForum.

Mandela est libéré le 2 février 1990 sans condition. Il avait 71 ans et avait passé 27 années en prison.

Mais le combat n'est pas encore terminé et le pays est toujours en proie à des émeutes sanglantes.

Le 13 février 1990, Mandela s’adresse à la foule à Soweto. Il y déclare son engagement pour la paix et la réconciliation avec la minorité blanche du pays. Le 2 avril 1990, de Klerk annonce la levée de l'interdiction de l'ANC.

En 1992, Mandela est invité au Forum Economique Mondial de Davos où il aura l'occasion de rencontrer les représentants des pays les plus riches ainsi que le président Frederik de Klerk.

Mandela profitera de cette opportunité pour présenter une allocution sur l'état de l'Afrique du Sud en insistant sur "la situation alarmante de l'économie subsaharienne", sur "l'urgence de mettre fin à la pauvreté" et "le désir du peuple d'une distribution plus équitable des richesses". Voici la transcription en anglais de son discours.

En 1992, Savuka perd son percussionniste et danseur Dudu Zulu dans des émeutes en Afrique Sud. Johnny Clegg lui dédiera la chanson "The Crossing (Osiyeza)" de l'album "Heat, Dust and Dreams".

1993 : Assassinat de Chris Hani

Le 10 avril 1993, Chris Hani, un des leaders du MK et du Parti communiste sud-africain est sauvagement assassiné par un extrémiste Blanc, Janus Walusz, avec la complicité de Clive Derby-Lewis, un député du Parti conservateur.

Mandela et l'ANC craignent que le pays plonge à nouveau dans la violence raciste et que leur combat soit anéanti. Traité de mouton par ses camarades alors que le pays se meurt, Mandela réagit et demande aussitôt à rencontrer Frederik de Klerk exigeant que ces massacres cessent pour de bon. Le président l'écoutera et l'approuvra, lui promettant que des élections seront bientôt organisées. De Klerk reste toutefois son rival politique car il ne partage pas toutes ses idées.

1993 : Le Prix Nobel de la paix

Nelson Mandela et Frederik de Klerk reçurent conjointement le Prix Nobel de la paix en 1993. Contrairement à la réaction enthousiaste du peuple sud-africain, l'opinion internationale jugea que le Prix Nobel de Mandela et de Klerk était prématuré car les signes de paix en Afrique du Sud étaient encore insaisissables vu la crise majeure qui secouait encore le pays. A demi-mot Mandela et l'ANC partageaient cet opinion.

Quand on lui demanda ce qu'il pensait d'avoir été récompensé, Mandela préféra évoquer son combat qui était loin d'être terminé. Son camarade de lutte Tokyo Sexwale fut plus explicite en se demandant pourquoi son ami avait été récompensé "en même temps que le dernier représentant de l'Apartheid". Fallait-il applaudir ? "Certains hésitaient à soutenir ce truc conjoint avec de Klerk", raconta Sexwale. "Il faut se rappeler qu'il y avait énormément de violences", reprit-il.

En effet, le temps n'était pas encore aux récompenses. Entre 1990 et 1994, on estime que les émeutes en Afrique du Sud firent entre 40000 et 50000 morts.

A gauche, Nelson Mandela et Frederik de Klerk gratifiés conjointement du Prix Nobel de la paix en 1993. Document Jon Eeg/Associated Press. A droite, prestation de serment de Nelson Mandela le 10 mai 1994 lors de la céréminie d'investiture présidentielle.

1994 : Enfin libre et président de l'Afrique du Sud

Suite aux premières élections générales et multiraciales, le 27 avril 1994 l'ANC remporte 62.5 % des suffrages et devient le premier parti d'Afrique du Sud. Mandela est élu à la tête de l'Afrique du Sud à l'âge de 76 ans.

Frederik de Klerk ne remporte que 20% des suffrages. Il devient de ce fait vice-président et en vertu de la nouvelle constitution provisoire, assure cette fonction avec Thabo Mbeki de l'ANC.

Le 2 mai 1994, Mandela fait son discours d'investiture qu'il intitula "Free at last" (Enfin libre) et prête serment le 10 mai 1994. Il déclare qu'il n'assumera qu'un mandat. En fait, il souhaite laisser la politique aux politiciens pour s'occuper d'actions humanitaires.

1995 : La Commission Vérité et Réconciliation

Grâce à sa formation d'avocat et son expérience, Mandela a démontré tout au long de sa vie que pour changer les mentalités et conduire l'Afrique du Sud vers la démocratie, les idées et les actions ne suffisent pas; elles doivent être inscrites dans les lois et dans les institutions.

Aussi, combattre en visant un idéal ne suffit pas. Il faut confronter ses principes et ses idées à la réalité, quitte à faire des compromis pour obtenir un meilleur résultat, quelque chose de plus grand, touchant l'humanité.

Le bonheur d'avoir gagné son combat pour la liberté de son peuple se lit sur le visage de Nelson Mandela photographié en 1994. Document Mike Hutchungs/Reuters.

Mandela est un politicien habile et visionnaire. Il veut incarner l'idéal d'une Afrique du Sud réunifiée, dans laquelle les Noirs ont pardonné les erreurs des Blancs et où les Blancs n'ont plus peur des Noirs, une Afrique du Sud réincarnée, quitte à gêner des gens, et conduire le pays sur la voie du progrès et de la prospérité.

Pour parvenir à cet objectif, aidé par son Ministre de la Justice, Mandela décide en 1995 de mettre en place une "Commission Vérité et Réconciliation" (TRC). Elle doit permettre à tous les acteurs de l'Afrique du Sud de mettre leurs émotions sur la table, leurs rancunes et leurs griefs tout autant que leurs déceptions et leurs espoirs. Elle doit offrir aux oppresseurs l'opportunité de reconnaître leurs torts, les blessures qu'ils ont affligés, les mensonges, les crimes inavoués mais aussi d'identifier leurs craintes, et aux oppressés de mettre un nom sur des tabous et sur des visages, et à chacun de reconnaître la vérité pour aboutir à la réconciliation de tous les Sud-africains.

Les auteurs de forfaits vont avouer leurs crimes et se repentir face à leurs victimes ou leurs descendants tout en permettant aux victimes de s'exprimer et de retrouver leur dignité.

Concernés et touchés par l'intérêt de ce sens du pardon, le Pérou organisa également une commission similaire en 2001, d'autres pays l'ayant mise à leur agenda (Côte d'Ivoire, Burundi, Canada, etc.).

1996 : Nouvelle constitution

Le 10 décembre 1996, la nouvelle constitution de la République d'Afrique du Sud est signée. Elle protège les droits des minorités et garantit les droits de chaque sud-africain.

Frederick de Klerk démissionne de son poste de vice-président. Désormais, l'Afrique du Sud n'aura plus qu'un seul vice-président.

Parvenu au terme de son combat politique pour la démocratie, estimant que le peuple a pris conscience qu'il existait à présent une identité nationale, Mandela passe le pouvoir au vice-président Thabo Mbeki et quitte définitivement l'ANC en décembre 1997.

Mais le combat de Mandela continue sur d'autres fronts. A travers plusieurs ONG (cf. liens en bas de page), il va venir en aide aux enfants orphelins, handicapés et désavantagés ainsi que se battre sur le front du SIDA qui touche non seulement ses proches mais aussi quelque 20 % de la population sud-africaine.

2004 : Fin de la vie publique de Mandela

Mandela quitte officiellement la vie publique en 2004. En guise de cadeau d'adieu à la nation, il offrit 1 milliard de rands (70.6 millions d'euros) de dotation aux trois oeuvres caritatives qu'il soutenait : la Nelson Mandela Foundation (Center of Memory), la Nelson Mandela Children's Fund et la Nelson Mandela Rhodes Foundation.

Revenu à la vie civile, de retour chez lui à Johannesbourg, Mandela sera considéré par les membres de son clan, non pas comme un ancien leader de l'ANC ou un chef d'état, mais comme un membre de la royauté, telle que fut toujours sa place.

2009 : Invictus

En 2009, l'acteur et réalisateur Clint Eastwood présente son film "Invictus", le titre du poème préféré de Nelson Mandela, basé sur le livre de John Carlin "Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game That Made a Nation" qui, basé sur l'histoire de Mandela, décrit l'ambiance qui se déroule en Afrique du Sud durant la Coupe du Monde de Rugby en 1995.

Ce film qui coûta 50 millions de dollars reçut une critique mitigée mais le public international l’apprécia. Le film reçut plusieurs récompenses et a rapporté à ce jour plus de 122 millions de dollars de recettes.

En 2010, l'Afrique du Sud se vit confier l'organisation de la Coupe du Monde de Football. Juste avant le match Nelson Mandela viendra en personne habillé aux couleurs de l'équipe nationale des Springboks saluer les joueurs, comprenant des Noirs, un geste venant du coeur que tous les supporters présents applaudirent avec émotion. Après la musique, le sport participait à la réunification de l'Afrique du Sud.

Pour mémoire, membre du Groupe A, l'Afrique du Sud fit 1-1 contre le Mexique, perdit 0-3 contre l'Uruguay et battit la France 2-1 mais cela ne suffit pas. Les Springboks quittèrent le tournoi avant les huitièmes de finale.

2013 : décès de Nelson Mandela

Nelson Mandela mourut le 5 décembre 2013 à 95 ans.

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L'esprit de Mandela

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