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Le marché informatique

Si vous êtes prêt à payer la facture d'un iMac et à investir un peu de temps, voici Windows sur Mac grâce à Parallels Desktop qui permet de se familiariser en douceur avec l'environnement Mac.

Quel système d'exploitation choisir ? (II)

Aujourd'hui (2018) dans le domaine des ordinateurs, la plate-forme Windows représente près de 89% des parts de marché, contre plus de 8% pour MacOS et à peine 3% pour Linux et autre Ubuntu. Si Microsoft accuse une baisse de quelques points depuis 2010, sur le long terme la situation est stable. On peut traduire cette situation par le fait que les aficionados de chaque plate-forme sont satisfaits de leur OS et préfèrent installer des mises à jour tant qu'elles sont gratuites et ne pas investir du temps et de l'argent dans un nouveau système concurrent qu'ils ne connaissent pas.

Microsoft reste le leader du marché car ses OS sont également installés sur de nombreux systèmes informatiques de l'État, y compris au sein des armées et dans d'innombrables appareils domestiques connectés.

Ceci dit, dans le monde des superordinateurs, fin 2014 Linux était installé sur plus de 97% des machines. Linux est également installé sur plus de 17% des serveurs d'entreprises et 32% des serveurs web (et même sur 67% d'entre eux en comptant les autres versions de Unix).

Enfin, des systèmes OpenSource Linux ou dérivés de Linux sont installés sur la plupart des systèmes embarqués civils et militaires (GPS, robots, drones, etc) et sont présents dans beaucoup d'appareils domestiques (TV, smartphones, etc).

La raison est que Linux est gratuit et comme tout système dérivé de Unix où la sécurité fait partie du cahier des charges dès les premières lignes de code, les virus ne peuvent pas s'attaquer à l'OS aussi facilement que sous Windows où les vulnérablités sont très nombreuses mais heureusement corrigibles. On y reviendra.

Dans le domaine des tablettes PC, si Microsoft est en compétition avec tous les constructeurs, le géant de Redmond a quasiment le monopole avec ses systèmes d'exploitation Windows RT et Windows 10 équipant respectivement ses Surface RT et Surface Pro.

Enfin, dans le domaine des tablettes, l'iPad représente 74% des tablettes vendues dans le monde, la série Galaxy de Samsung étant son principal concurrent, ses prix étant jusqu'à 25% inférieurs pour un système équivalent avec l'avantage de disposer d'un système d'exploitation ouvert qui ne vous lie pas au format propriétaire du constructeur.

Le marché des mobiles (smartphones, tablettes et surfaces) a connu une évolution inégalée à ce jour dans le monde multimédia. Selon les analystes de Gartner, en 2009 il y avait 2.5 milliards d'appareils connectés, principalement des téléphones mobiles, des ordinateurs et des tablettes. En 2013, on dénombrait 9 milliards d'appareils connectés dont 6 milliards de mobiles, soit plus que le nombre d'habitants sur la planète !

En estime qu'en 2020 quelque 50 milliards d'appareils seront connectés soit une moyenne de 6 appareils par habitant. Cela signifie qu'en Occident, nous utiliserons bien plus que 6 appareils connectés. En effet, déjà aujourd'hui beaucoup d'entre nous disposons d'appareils connectés : ordinateur, router, GSM, tablette, TV, voiture, voire même des Google glass, une radio USB ou Bluetooth, un APN, un appareil électroménager ou un appareil de mesure.

Qu'on choisisse un ordinateur tournant sous Windows ou MacOS, il peut également supporter un autre système d'exploitation; cela se réalise soit grâce à des services dédiés soit par virtualisation.

On peut par exemple intégrer une plate-forme Windows sur Mac (via BootCamp ou Parallels Desktop notamment), des PC dans un réseau Mac (X-Servers d'Apple, cf. MacWindows) et vice versa (Macintosh services de Windows Server).

Distribution Toutou Linux (version française de Puppy Linux).

Le grand public juge encore Linux réservé aux passionnés, adeptes de la débrouille. Mais son avantage est d'être "open source" et donc gratuit (cf. cette procédure d'installation).

Par virtualisation, grâce à Oracle VM VirtualBox, VMWare ou Citrix, on peut aussi installer d'autres OS comme Linux, Solaris, etc., ou des versions spécifiques comme Windows NT. La virtualisation existe aussi pour Linux.

Bonne nouvelle, grâce à Wine, Linux peut faire tourner les applications Windows, y compris les jeux en "compatibility mode".

MacOS est résolument dédié à ceux qui recherchent des produits innovants, chers par nature mais très bien programmés avec une intégration des communications et multimédia (entre Internet, les mobiles et la TV notamment) très avancée et transparente pour l'utilisateur en ce sens que l'installation ne requiert pratiquement aucune intervention manuelle. Quant à l'usage, grâce à la technologie "Air" d'Apple, chez soi il suffit par exemple de déplacer une photo prise avec votre iPhone en direction de votre TV pour qu'elle s'affiche directement en grand format sur celle-ci. Quel autre système offre cette capacité ? Certainement pas Android ni Windows, ce dernier étant toujours à la liaison câblée ou Wi-Fi et d'interminables manipulations dans les applications.

Microsoft s'adresse donc aux autres, au grand public avec des OS plus ou moins aboutis (avec des bugs figeant le système, des crashes et toujours des blue screen, même s'ils se font très rares sur les nouveaux OS).

Espérons seulement qu'en 2020 comme l'ont promis Apple et Microsoft, cette distinction n'existera plus et que tous les constructeurs se seront entendus pour proposer un seul OS compatible avec toutes les plates-formes. Ce jour là le rêve d'une architecture et d'un OS unifiés deviendra réalité et vous aurez une bonne raison de mettre votre ordinateur à jour ou de remplacer enfin votre installation par un nouveau système réellement innovant.

Mise à jour du système d'exploitation et des applications

Quand on utilise un ordinateur pendant quelques années et qu'on suit plus ou moins l'évolution du marché informatique, il arrive un jour où on se pose la question du remplacement de la partie matérielle ou logicielle, y compris du système d'exploitation (l'OS).

Si vous avez décidé de conserver votre ordinateur, la mise à jour software ne sera possible qu'à condition que votre ordinateur soit conforme aux spécifications recommandées par le développeur (disposer d'un espace disque suffisant, d'un processeur suffisamment rapide et d'avoir suffisamment de mémoire). Selon l'OS ou les logiciels, ce requisit va peut être déjà exiger une mise à niveau de votre matériel, ce que nous allons brièvement décrire.

Depuis l'invention de l'informatique et des progiciels nous avons pris l'habitude d'installer des mises à jour des applications. Cette mise à niveau est indispensable pour corriger les bugs et suivre le progrès mais également pour lutter contre la cybercriminalité et les vulnérabilités de ces systèmes.

L'interface de Windows 1.01 sorti en 1985.

Rappelons que la première version de Windows 1.0 fut commercialisée en 1985. Présentant (déjà) une erreur elle fut de suite remplacée par la v1.01 (dont voici des copies-écrans).

Cette version fonctionnait en 16 bits, disposait du MS-DOS 2.0 et pouvait se contenter de 256 KB RAM, d'une carte graphique ISA et de deux lecteurs de disquettes de 5.25" ou d'un disque dur Seagate ST-506 de 5 MB.

Puis, grosso-modo, tous les deux ans Microsoft sortit une nouvelle version. Windows 2.0 sortit en 1987, Windows 3.0 en 1990 et Windows NT 3.1 en 1993.

Il y aura bientôt une génération que Windows 95 est sorti. Premier système d'exploitation 32 bits et multitâche préemptif, cet OS réussit à combiner DOS 7.0 et Windows 3.1. Tournant sur un processeur 80386DX avec 4 MB RAM et 60 MB sur disque en FAT16, il se contentait d'un lecteur de disquette de 3.5" et d'un modem de 56 K.

Aussi étonnant que cela soit, en 2017 Windows 95 tournait encore sur des ordinateurs, notamment auprès de l'armée américaine. Bien sûr il ne s'agit pas d'ordinateurs clés, juste de machines de contrôle assurant de petites tâches. Or, les logiciels antivirus et d'audit ont montré que cet OS était très vulnérable et notamment aux virus. Mais comme le disaient les autorités concernées, ce n'est pas un problème tant que ces machines ne sont pas connectées à Internet et qu'on n'y télécharge aucun fichier qui n'ait été contrôlé au préalable (en principe, toute donnée téléchargée sur un ordinateur par disquette ou une autre interface doit en théorie d'abord être vérifiée par un logiciel antivirus et de préférence sur un autre ordinateur protégé et dédié à cette tâche).

Son successeur Windows 98 exigeaient un PC 486DX2 cadencé à 66 MHz disposant de 64 MB RAM et d'un disque de 500 MB. Mais progrès oblige, cet OS ne supportait pas encore les clés USB (l'USB 1.0 est sorti en 1996) ni les fonctions Plug and Play notamment qui ne furent supportées qu'à partir de Windows 2000.

Windows Me (Millenium Edition) est sorti en 2000. C'est une version allégée de Windows NT et 2000 qui utilise encore le kernel de Windows 95. Sa caractéristique est de ne plus charger MS-DOS au démarrage (dont plus besoin d'autoexec.bat par exemple) mais directement le kernel Windows grâce à la librairie VMM32.VXD.

Parmi ses nouvelles fonctionnalités, Windows Me intègre un lecteur de DVD, un éditeur de vidéo (Movie Maker), un système de restauration du système, de protection des données, la messagerie MSN Messenger, une nouvelle version de TCP/IP et supporte l'interface USB 2.0 et donc la plupart des clés USB qu'on trouve encore aujourd'hui sur le marché.

Si Windows Me était assez léger et fonctionnait bien dans des environnements domestiques modestes exigeants peu de ressources et tournait sans problème Microsoft Office 2000, à titre professionnel ce fut un échec. En effet, le système se plantait suite à des problèmes de compatibilité avec les logiciels prévus pour Windows 95 ou 98.

Windows XP sorti en 2001.

La version Windows XP est sortie en 2001. Elle exigeait un PC 5 fois plus performant que Windows 98 : un CPU cadencé à 300 MHz minimum, 128 MB RAM et occupait déjà au minimum 1.7 GB après la première installation sur une partition NTFS.

Cet OS relativement peu gourmand et stable fut très apprécié du public et est considéré comme le meilleur OS qu'ait développé Microsoft (même si Windows 10 est meilleur sur de nombreux points, il ne démérite pas sa dénomination car il est aussi dix fois plus gourmand).

Quatre ans après la commercialisation des premiers processeurs 64 bits et des applications graphiques 3D supportant cette architecture, une version 64 bits de Windows XP fut commercialisée en 2005 afin d'exploiter les capacités de ces nouveaux processeurs.

Depuis, tous les OS (Windows, Max OS X et les dérivés de Unix) et les applications sont disponibles en version 32 bits et 64 bits ou uniquement 64 bits.

En avril 2014, Microsoft annonça qu'il cessait le support de Windows XP. Mauvaise nouvelle pour de nombreuses entreprises du secteur privé comme public qui furent obligées de mettre à jour tout leur parc informatique au risque de devenir la cible des pirates informatiques. Toutefois, pour laisser le temps aux entreprises et et aux utilisateurs de migrer vers une plate-forme plus récente, la plupart des sociétés de développements y compris de solution antivirus continuèrent à supporter la version XP jusqu'en 2016.

Quant à Windows Vista sorti en 2007, avec tous ses outils, ses drivers et ses patches il est trop lent pour un ordinateur cadencé à moins de 1 GHz. Il exige pratiquement un processeur d'au moins 2 GHz, 2 GB RAM minimum, 128 MB de mémoire graphique (supportant optionnellement DirectX 9 ou supérieur pour les fonctions Aero) et occupe plus de 15 GB sur disque, auxquels il faut encore ajouter quelques dizaines de MB (entre 10 et 150 MB) pour chaque application. Sa lourdeur et sa complexité ont très tôt dérangé les utilisateurs, forçant Microsoft à accélérer la sortie de son prochain OS.

Windows 7 sorti en 2009 est encore utilisé par de nombreux clients.

Ceci dit, le même problème de ressources se pose évidemment avec les OS d'Apple, les systèmes Linux et alternatifs qui deviennent de plus en plus gourmands.

Windows Seven, alias Windows 7, commercialisé fin 2009, apporta peu d'innovations comparé à Windows Vista. Seven exige la même configuration que Vista mais son installation et sa configuration sont plus simples, il exploite mieux les ressources et tourne un peu plus vite que son prédécesseur.

Windows 7 présente quelques inconvénients. Ainsi certaines applications fournies avec Windows Vista n'existent plus sous Windows 7 pour des questions juridiques (de monopoles et de procès perdus) : c'est le cas de la messagerie (devenue "Windows Live") et d'Internet Explorer qui doivent être téléchargés séparément. Certaines applications et périphériques fonctionnant très bien sous Vista ne fonctionnent plus correctement ou plus du tout sous Seven et exigent une nouvelle version spécialement écrite pour le nouvel OS, quand elle existe (par ex. Kaspersky anti-virus, Photoshop CS5, Magic Color pour écran plat Samsung, webcam Logitech Pro9000, etc).

Devant ces manquements, incompatibilités et déboires, tous les utilisateurs ayant connu Windows XP et Vista avouent que Windows 7 est décevant et loin du temps de réaction de Windows XP qui reste pour beaucoup l'OS de référence.

Bonne ou mauvaise nouvelle, Windows 7 n'est plus disponible depuis 2016 mais le support est assuré jusqu'en 2025 ce qui peut rassurer les entreprises.

Ensuite, Microsoft sortit Windows 8 en 2012. Son point fort est d'être un OS hybride compatible PC, tablette et tablette PC. Il existe en version 32 et 64 bits. Précisons que la version Windows 8.1 Update 1 sortie en mars 2014 permet de démarrer directement sur le Bureau sans passer par l'Accueil (à croire que Microsoft a reconnu son erreur en supprimant le menu Démarrer !).

Concurrence oblige avec les tablettes sous iOS et Android, mi 2013 Microsoft Store annonça qu'il avait dépassé le cap des 100000 applications Windows 8 et Windows RT sur sa boutique en ligne. Six mois plus tard, on en comptait plus de 150000 dont 10000 pour Windows RT.

Selon Microsoft, Windows 8 garantit la migration sans problème des programmes tournant sous Windows 7, ce qui n'est pas le cas de Windows RT (tournant sur sa tablette PC "Surface RT") qui utilisait des applications spécifiques à l'architecture ARM. Microsoft abandonna la solution RT en 2015.

Néanmoins, comme nous l'avons expliqué, certaines applications DOS ou Windows développées avant les années 2000 et tournant correctement sous Windows 7 en mode 32 bits risquent de ne plus fonctionner sous Windows 8, même dans sa version 32 bits et en "compatibility mode Windows 95".

A gauche, l'interface de Windows 8 sorti en 2012 compatible avec les tablettes et tablettes PC. Le menu et le Bureau classique de Windows 7 n'existe plus mais les options de la barre d'outils ou des utilitaires permettent de le récupérer. A droite, l'interface graphique de Windows 8.1 Update 1 sorti en 2014 permet de retrouver le Bureau classique (Desktop) tout en concervant un accès aux "tuiles" de Windows 8.

Finalement, face à toutes ces incompatibilités et incohérences, Windows 8 fut également un échec et Microsoft perdit des millions de licences ainsi que beaucoup d'utilisateurs qui en ont profité pour passer sur iMac ou MacBook.

Face à cet échec et dans le cadre de l'OS unifié, Microsoft annonça la sortie de Windows 10 qui fut commercialisé mi 2015 et dont la mise à jour est gratuite, histoire d'imiter ses concurrents (chez Apple, les mises à jour de l'OS sont gratuites).

Windows 10 reprend le meilleur de Windows 7 et de Windows 8.1 tout en ayant supprimé les options que tout le monde détestait sous Windows 8.

Ce nouvel OS propose un menu traditionnel non tactile trié dans un annuaire alphabétique et comprend un nouveau navigateur Internet appelé Edge (nom de code : Spartan) tout en gardant l'interface tactile dès que l'OS détecte un système mobile, y compris une "Surface Pro" désolidarisée de son clavier. Windows 10 est disponible pour toutes les plates-formes, y compris la console Xbox One.

Windows 10 est franchement bien plus performant et plus simple à utiliser que Windows 7. De plus, en fin de session, sous cet OS l'ordinateur s'éteint presque instantanément (sous les anciens OS cela prenait au minimum 10 secondes). Par sa convivialité et ses fonctionnalités, cette version satisfera également les professionnels de l'IT.

L'interface Windows 10 édition familiale sorti en 2015 conserve les tuiles mais utilise également le menu classique et les raccourcis dans une version plus élaborée à laquelle devront s'habituer les adeptes de l'ancienne école.

Quant à Internet Explorer, il a été maintenu dans Windows 10 version bureau (desktop) mais il est en retrait. Microsoft continuera à le supporter pour les applications ne fonctionnant qu'avec des technologies d'ancienne génération comme ActiveX ou les helpers. En fait IE utilise un moteur de rendu différent de Spartan et ne dispose que du moteur de rendu MSHTML basé sur Trident (créé pour IE4 et mis à jour depuis pour supporter PNG, CSS3, HTML5, WebGL et SPDY notamment).

Seul inconvénient, Windows 10 communique sans que vous le sachiez des données télémétriques à Microsoft. Sur les versions grand public (non serveur), il impossible d'éviter cette remontée d'information. Il n'y a pas d'atteinte à la vie privée selon Microsoft mais il aurait été préférable que l'utilisateur reste maître de sa machine et puisse au besoin interrompre ce traffic. Des programmes ont donc été développés pour que les utilisateurs puissent contrôler les données privées émises à leur insu par leur ordinateur.

Rappelons aux lecteurs qu'ils ont toujours la possibilité d'installer un autre navigateur Internet comme FireFox ou Chrome, ce dernier sauvegardant les paramètres du profil de l'utilisateur dont les favoris et les éventuels mots de passe non pas sur le PC mais sur les serveurs de Google ce qui permet de les retrouver intacts après l'installation d'une nouvelle machine et connexion sous le même nom d'utilisateur, y compris synchronisées avec d'autres systèmes. Il faut évidemment faire confiance à Google afin qu'il n'analyse pas ou ne revende pas ces données, adresses e-mails et autre mots de passe stockés dans ses serveurs. Le cas échéant, le géant du web ferait face à un scandale d'ampleur mondiale qui, espérons-le, ne se produira jamais tant que Google a un minimum d'éthique et respecte les internautes.

Notons que Windows 10 est relativement léger comparé à d'anciennes versions mais il est toujours plus gourmand que Windows XP. Il requiert un processeur d'au moins 1 GHz, 2 GB de mémoire et un disque de 20 GB en version 64 bits ainsi qu'une carte graphique supportant la bibliothèque multimédia DirectX 9 et le pilote graphique WDDM (celui de Windows Vista). Autrement dit, il est conçu pour tirer profit des performances des PC sortis depuis 2001 si on se contente de l'architecture 64 bits, depuis 2007 si on veut au moins exploiter le pilote graphique Vista et les modèles sortis depuis 2010 si on veut utiliser les clés USB 3.0.

Reste à s'adapter à la nouvelle logique des menus simplifiés et surtout aux tuiles car elles sont là pour durer... Mais il ne faut pas non plus les diaboliser. En effet, dans la version bureau (desktop) vous avez le choix d'épingler les applications sous forme de tuiles dans un second menu juxtaposé au premier ou de les laisser dans le menu alphabétique, sans oublier qu'il reste toujours la possibilité de placer des raccourcis sous forme d'icônes sur le bureau comme on le voit sur l'image présentée ci-dessus à gauche.

A voir : Voici à quoi ressemble vraiment Windows 10, 01Net TV

Un conseil et il est valable pour toute mise à jour : si vous souhaitez installer un nouveau système d'exploitation, assurez-vous avant achat que vos programmes et vos périphériques sont supportés par ce système. A posteriori, Windows 10 tient ses promesses et supporte jusqu'à présent toutes les applications tournant sous Windows 7 et même la quasi totalité des applications 32 bits de Microsoft proposées pour Windows XP. Avant de tout réinstaller, vérifiez également que vous disposez toujours des codes d'installation et autre numéros de série des logiciels.

En cas d'incompatibilité, vérifiez que le constructeur ou le revendeur propose soit une mise à jour ou un remplacement du produit, soit, s'il s'agit d'un nouveau produit, qu'il le reprenne et vous rembourse s'il ne fonctionne pas sous le nouveau système (c'est par exemple le cas chez Amazon mais pas chez Logitech).

Néanmoins, pour les achats en ligne, passé la période de réflexion de 14 jours après achat, le produit ne sera pas échangé. Il pourra juste être repris à prix cassé. Passé la période de garantie, le produit ne sera plus réparé gratuitement par le vendeur et après plusieurs années il risque même de ne plus être supporté par le fabricant.

Bref, si vous attendez trop longtemps avant de changer de logiciel ou de matériel, un jour ou l'autre vous devrez payer pour être à nouveau jour...

A ce propos, voyons justement à quels types de pannes sont sujets les ordinateurs.

Les pannes matérielles et logicielles

Selon différents sondages, les ordinateurs de bureau comme les portables ont autant de risque de tomber en panne. Si elles sont moins fréquences qu'il y a 10 ou 20 ans, toutes les marques ne se valent pas. Ainsi les ordinateurs Asus, Toshiba, Sony, Apple et Dell présentent entre 16-18% de pannes au bout de 3 ans, contre 21-26% chez Lenovo, Acer, Gateway et HP. Ceci dit, il s'agit de moyennes qui ne représentent pas un cas particulier. Ainsi selon mon expérience personnelle, depuis mon premier ordinateur acheté en 1981 et renouvelé en moyenne tous les 7 ans, aucun n'est jamais tombé en panne à l'exception d'une carte graphique sur le seul modèle sans marque construit sur mesure.

L'accès au BIOS résout la plupart des problèmes de démarrage des ordinateurs.

De part leur conception, les tablettes sont plus fragiles (mais pas plus qu'un GSM) que les ordinateurs et après les fêtes notamment un très grand nombre se retrouve au service après-vente. Si en 2010 toutes marques confondues les tablettes comptaient parmi les plate-formes les moins fiables, aujourd'hui il faut constater qu'après des débuts difficiles avec des pannes, des surchauffes et un manque de contraste exposées en plein soleil, seuls les produits de grandes marques résistent bien au temps pour citer Acer, Apple, Dell, Microsoft et Samsung notamment. Certains utilisateurs ont toujours la tablette qu'ils ont achetée il y a plus de 5 ans et elle n'est jamais tombée en panne. Bien sûr ce sont tous des produits de grandes marques et jamais des modèles d'entrée de gamme, ceci expliquant sans doute leur longévité.

Précisons que fonctionnant sur le plus souvent sur batterie, une tablette n'est pas affectée par une coupure de courant (elle le sera évidemment si elle est reliée au secteur) alors qu'un ordinateur relié au secteur et allumé ou en veille subissant une coupure franche risque d'afficher un écran noir ou de rester bloquer sur le logo au démarrage. Généralement, après une coupure de courant la carte-mère n'est pas endommagée et il s'agit donc en réalité d'une panne logicielle affectant le BIOS. Il suffit alors de rallumer l'ordinateur et soit d'accéder au BIOS (appuyez sur F2 puis Enter avant l'apparition du logo, puis sur F10 et Enter) pour que l'ordinateur redémarre normalement, soit de réinitialiser l'ordinateur (via Alt F10 au démarrage). Si rien ne fonctionne, n'insistez pas et contacter par téléphone le service technique de la marque. En dernier recours, espérez que votre garantie soit toujours valide et demandez au service technique de votre vendeur de réparer votre machine. Parfois cela ne prend que 5 minutes. Si la panne est conséquente, en comptant parfois l'expédition de la machine chez l'importateur, l'ordinateur peut être immobilisé 2 à 3 semaines. Le cas échéant n'oubliez pas de leur demander de restaurer l'image du disque que vous avez préalablement sauvegardée sur une autre partition ou sur un disque externe (et sinon pensez à la créer via l'outil de Sauvergarde et Restauration de Windows).

A lire : Comment Réparer le Problème d'Accès au BIOS sous Windows 10

La vie des écrans est plus courte que celle de n'importe quel ordinateur car leurs composants électroniques dont les capacités et les transistors vieillissent et cela apparaît dans l'affichage : scintillement, clignotement, parasites, bandes, pour finir par une image noire.

Selon les experts, seuls 10% des pannes informatiques proviennent du matériel. Elles sont bien sûr souvent conséquentes car elles bloquent généralement tout le système : écran mort, disque dur crashé, ventilateur en panne, mémoire défectueuse, composant grillé, etc.

Malgré les hautes températures (60-80°C) que doit supporter un processeur durant des années d'utilisation, il est rare qu'il tombe en panne. Généralement, c'est un autre composant de la carte-mère qui rend l'âme bien plus tôt.

Que ce soit la carte graphique, le disque dur, la mémoire, l'alimentation, le lecteur externe, le clavier ou la souris parmi d'autres composants, leur longévité est tout à fait aléatoire même si les statistiques (MTBF) prétendent qu'ils peuvent fonctionner non stop pendant dix ans.

Les éléments mécaniques et tout spécialement en plastique (clavier, souris, ventilateurs, hauts-parleurs, lecteur de CD) ainsi que les terminaisons des câbles, les connecteurs, les boutons et autres potentiomètres sont les plus fragiles. Trop manipulés, ils finissent par s'user ou se casser au bout de quelques années. Heureusement, ces éléments sont bon marché et presque devenus des consommables.

Internet s'est crashé. Vidéo à voir sur Youtube et traduction sur le blog.

Pour espérer pouvoir remplacer les éléments défecteux, il est recommandé de choisir une marque utilisant des produits et des normes standards plutôt que propriétaire qui seront facturés au prix fort voire impossible à remplacer sans devoir racheter un nouveau périphérique ou accessoire.

Concernant les écrans plats, la panne la plus commune est l'écran qui clignote (il "pompe") suite à une défaillance de l'un des condensateurs électrochimiques (au bout de 7 à 10 ans selon l'usage). Si c'est parfois l'occasion de changer d'écran, sachez que la panne est tout à fait réparable pour quelques euros si on manie le fer à souder comme l'explique cet article.

Bien que nous n'ayons pas le recul suffisant pour apprécier la longévité des tablettes, en théorie elles ont la longévité de leur composant le plus fragile. En théorie, utilisée avec soin une tablette de marque doit être opérationnelle pendant 10 ans sans présenter le moindre défaut. Mais nous savons qu'en pratique, bien des tablettes tombent panne après l'échéance de la garantie commerciale qui est généralement limitée à 2 ans. Donc, au moindre signe de fatigue de votre matériel à l'approche du terme de la garantie, il peut être intéressant de l'envoyer en réparation aux frais du constructeur.

Si vous utilisez quotidiennement votre ordinateur, les composants électroniques chauffant et les pièces mécaniques s'usant, la panne est pour ainsi dire programmée dans la conception du matériel, qu'il s'agisse d'un ordinateur bas de gamme ou haut de gamme.

Le seul avantage du modèle haut de gamme est qu'il utilise généralement des composants surdimensionnés adaptés à leur fonction (caisse ou rack, processeur, radiateur, ventilateur, alimentation). S'agissant de constructeurs spécialisés, ces composants sont généralement de meilleure qualité que les modèles concurrents bas de gamme mais aucun élément n'est à l'abri d'une panne, aujourd'hui ou dans cinq ans. Même des consommables sans pièces mobiles comme les barrettes de RAM, les cartes flashes et les disques SSD peuvent finir par ne plus répondre, d'où la nécessité de réaliser des copies de sauvegarde (backup) de vos données après chaque changement.

Dans plus de 90% des cas, la panne provient du système applicatif, c'est-à-dire des logiciels au sens large : bug dans l'OS, bug ou erreur dans le setup (BIOS), virus, fichier système corrompu, donnée corrompue, etc. Soit vous tentez vous-même de récupérer le système avec les logiciels de dépannage existants soit vous confiez le travail à votre vendeur habituel, sachant que par facilité il risque de tout reformatter pour réinstaller un OS neuf (ce que vous pouvez faire aussi bien que lui, gratuitement et en quelques heures si vous disposez de tous les licences nécessaires).

Le prix de la dépréciation

Si nous apprécions tous les effets bénéfiques de la loi de Moore quand nous devons acheter du matériel informatique, lors de la revente de ce même matériel son effet est plus que désagréable pour notre porte-feuille.

La concurrence entres les systèmes d'exploitation Microsoft Windows, iOS d'Apple, Android et Lunix est une histoire sans fin aussi vieille que l'informatique.

Plus un appareil électronique est cher et de haute technologie plus son prix de revente risque proportionnellement d'être dévalué sur le marché d'occasion comparé à un appareil d'entrée de gamme. Cependant on ne peut pas tenir compte de l'effet de la loi de Moore quand on achète ou revend un ordinateur; on la subit !

Sachant qu'un appareil électronique perd environ 25% de sa valeur chaque année, êtes-vous prêt à le vendre à la moitié de son prix dans 3 ans ? A moins qu'il soit équipé d'un disque dur flash (SSD), d'une carte vidéo très performante et de RAM très rapide (dans ce cas il vaudra au maximum les deux tiers de son prix d'achat dans 3 ans), vous ne pourrez pas le vendre plus cher car depuis les années 2000 le marché occidental est saturé. Il n'est même pas certain que vous puissiez le vendre car pratiquement personne ne souhaite acheter un "vieil" ordinateur comme personne ne va acheter une vieille voiture, un vieux GSM ou une TV âgée de 4 ou 5 ans. Même les associations et les écoles bénéficient d'offres à prix planchés.

Si vous souhaitez changer d'ordinateur ou suivre la mode, mieux vaut donc vendre votre ordinateur dès qu'il a passé ses 3 ans de garantie et le brader à 40 ou 50% du prix d'achat en étant quasi certain de le vendre en récupérant au moins 50% de votre investissement que d'essayer de le vendre à un prix trop élever et finisse par ne plus intéresser personne et que vous subissiez une perte... totale !

Si la vente de votre matériel à prix bradé ne vous convient pas et si l'informatique vous rend service autant peut-être garder votre ordinateur et reporter votre achat de quelques années.

L'auteur pratique l'informatique depuis la fin des années 1970, d'abord sur mainframe puis sur Apple et PC et utilise aujourd'hui un ordinateur de bureau et occasionnellement un portable et une tablette.

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