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L'énergie rayonnée par les autres corps célestes est négligeable; toutes les planètes et leurs satellites ne font que réfléchir la lumière qu'ils reçoivent du Soleil. Seul Jupiter et dans une moindre mesure Saturne émettent plus d'énergie qu'ils n'en reçoivent tandis que Vénus, couverte par une épaisse atmosphère toxique réfléchit le plus de lumière. Consultez le Compendium du système solaire pour en savoir plus. Le transfert de chaleur de l'intérieur de la Terre vers la surface est pratiquement nul (exception faites sur les points chauds volcaniques), les roches basaltiques constituant l'écorce terrestre étant mauvaises conductrices de la chaleur. Le seul rayonnement énergétique provient donc du Soleil. Mais étant donné les dimensions de la Terre et sa distance au Soleil, nous ne recevons qu'un demi-milliardième de toute l'énergie qu'il rayonne dans l'espace. A consulter: Conversion d'unités
L'orbite de la Terre Plusieurs paramètres d'ordre astronomique et climatique affectent la température régnant sur Terre. Du point de vue météorologique deux mouvements de la Terre sont importants : sa rotation autour de son axe et sa révolution autour du Soleil. Sa rotation autour de son axe s'effectue en 24 heures. Il en découle la succession des jours et des nuits. Sa révolution autour du Soleil s'effectue en une année (365.25 jours) à une vitesse d'environ 30 km/sec.
L'orbite de la Terre se présente sous forme d'une ellipse très faiblement excentrique (0.017), et donc très proche de la forme d'un cercle. Au périhélie (au point 6) la Terre se trouve à 147 millions de km du Soleil. Elle se trouve à 152 millions de km à l'aphélie (au point 5), la distance moyenne étant fixée à 149.6 millions de km. En raison de cette excentricité la Terre ne parcourt pas les quatre époques de l'année à la même vitesse, en application de la loi des aires de Kepler. Notre planète se caractérise par ses saisons (4 sous les latitudes tempérées et 2 sous les Tropiques), phénomène météorologique induit par l'inclinaison de son axe de rotation, aujourd'hui incliné de 23°27' par rapport à la normale. Cette inclinaison relativement constante provoque une répartition inégale de la chaleur. Ainsi dans l'hémisphère Nord, l'hiver dure trois jours de moins que l'été et est moins rigoureux que celui de l’hémisphère Sud qui se produit six moins plus tard. L’été est également moins torride dans l’hémisphère Nord que dans l’hémisphère Sud. C'est sous les Tropiques du Cancer et du Capricorne (à 23°26 de latitude Nord et Sud) que le Soleil peut être observé au zénith et ceci un seul jour par an, le jour du solstice d'été, le 21 ou 22 juin dans l'hémisphère Nord ou le jour du solstice d'hiver, le 21 ou 22 décembre dans l'hémisphère Sud. Lorsqu'il se trouve au zénith à 23°26' de latitude dans une hémisphère, dans l'autre hémisphère, la partie éloignée de plus de 90°, soit au-delà de 66°33' de latitude est plongée dans l'obscurité, c'est la nuit polaire qui dure six mois aux pôles. Les latitudes de 66°33 N et S sont respectivement dénommées "Cercle Arctique" et "Cercle Antarctique". Le rayonnement Ainsi que nous l'avons expliqué dans le dossier consacré à l'astrophysique solaire, l'énergie calorifique peut se transmettre de différentes manières : - Par conduction : le transfert de chaleur est assuré par l'agitation des molécules et s'effectue de proche en proche. Cependant la conductibilité de l'air est très faible et nous savons qu'en électricité il agit comme isolant. - Par convection : le transfert de chaleur s'établit par des mouvements de masse du milieu dans lequel ce transfert s'effectue. Ainsi au contact d'une source de chaleur, l'air s'élève. - Par rayonnement : le transfert de chaleur s'effectue par les ondes électromagnétiques. C'est le seul mode de transfert qui ne nécessite aucun milieu matériel. C'est notamment le cas dans le vide de l'espace. Ainsi si on place un objet devant un foyer, seule la face avant est réchauffée. Le Soleil émet principalement dans un spectre compris entre 200-3000 nm avec une intensité maximale vers 500 nm dans la partie visible du spectre (lumière jaune-verte). Selon la loi de Wien, lmax T = Cte = 0.2884 cm/K, qui est plus claire sous la forme suivante : T (K) = 0.002884 / l(m) La longueur d'onde correspondant au maximum d'énergie est inversement proportionnelle à la température du corps émetteur. rappelons qu'il faut soustraire 273.15 pour obtenir la température en °C.
Le Soleil et la Terre n'émettent donc pas tout à fait dans le même spectre et on peut dire que le Soleil émet un rayonnement de courte longueur d'onde tandis que la Terre émet un rayonnement de grande longueur d'onde. Enfin, précisons que la quantité totale d'énergie reçue en un jour et en un lieu déterminé dépend à la fois de l'intensité du rayonnement (fonction de la distance au Soleil et de l'inclinaison des rayons) et de la durée d'insolation.
Nous pouvons toutefois décrire sommairement ces processus en parlant du bilan global de la Terre. Celui-ci n'est jamais nul à un instant donné. Toutefois, l'énergie reçue est, en moyenne, égale à l'énergie émise pendant une année entière, considérant la Terre comme un tout. Le problème du bilan calorifique de la Terre et de l'atmosphère peut-être divisé en trois parties : - Rayonnement solaire, réflexion et absorption dans l'atmosphère terrestre et à la surface de la Terre - Rayonnement de la Terre et de l'atmosphère et leur interaction - Les autres processus physiques.
La température en un lieu Plusieurs facteurs influencent la température qui règne en un lieu : la latitude, la nature du sol, l'altitude, les vents dominants, la couverture nuageuse ainsi que la couverture de la surface du sol. L'influence de la nature du sol et spécialement la différence entre la terre et l'eau est très importante. En effet, le sol présente une faible conductivité et seule la couche superficielle est réchauffée tandis que dans le cas de l'eau, la couche réchauffée est beaucoup plus épaisse du fait de sa conductibilité plus importante, des mouvements verticaux et horizontaux des courants chauds et froids, de sa plus grande capacité calorifique et de sa transparence. En conséquence, les océans constituent un réservoir calorifique et réduisent fortement l'amplitude des variations de température. Ils sont également une source d'humidité sur laquelle nous reviendrons.
Il est à noter que par ciel couvert, le rayonnement infrarouge de la Terre est en partie compensé par le rayonnement infrarouge de la base des nuages. Ceci explique la diminution nocturne plus lente de la température par ciel couvert que par ciel serein. D'autre part, les nuages réfléchissent une partie de l'énergie solaire incidente et entraînent une augmentation plus lente de la température au cours de la journée. Enfin, en 2001 les climatologues ont mis en évidence l'effet des traînées de condensation des avions sur la température. Ce n'est pas surprenant quand on sait qu'elles couvrent parfois 75% du ciel ! On en reparlera lorsque nous discuterons des contrails. Variation avec l'altitude Le bilan calorifique montre que l'atmosphère est réchauffée par la surface de la Terre; le rayonnement solaire n'est absorbé que par les couches de haute altitude et par la surface de la Terre. En revanche, le rayonnement terrestre est absorbé par la vapeur d'eau et l'anhydride carbonique contenus dans l'atmosphère. Ce rayonnement est donc absorbé par les basses couches; ces dernières rayonnent à leur tour dans toutes les directions. Les couches immédiatement supérieures ne sont donc réchauffées que par une partie de l'énergie rayonnée par les premières. En conséquence, la température diminue donc normalement avec l'altitude dans la troposphère. Toutefois, dans certains cas, on peut observer une augmentation de la température avec l'altitude; c'est le phénomène d'inversion. Les inversions types sont les suivantes : - Inversion au sol : provoquée par un refroidissement nocturne important de la surface du sol - Inversion frontale : due au passage d'un front - Inversion de subsidence : due à la présence d'un anticyclone - Inversion de la tropopause : marquant le passage de la troposphère à la stratosphère. L'effet de serre Nul n'est besoin de rappeler que la température varie également en fonction de l'intensité de l'effet de serre induit notamment par les polluants atmosphériques émis par les activités humaines. Cet effet ayant des conséquences inattendues et dommageables à long terme sur toute la biosphère, vu son importance nous lui consacrerons un article. Prochain chapitre
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