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Le
problème OVNI
Y
a-t-il un secret ? (V)
Aujourd'hui
l'USAF continue à leurrer le public en nous montrant l'arbre qui
cache la forêt. Mais ne serait-il pas mieux pour tout le monde
qu'elle baisse un peu la pression et révèle ce qui se passe
réellement dans les installations du lac Groom ? Le DoD y gagnerait
en crédibilité et la pression du public déclinerait
proportionnellement.
Le
journaliste d'investigation Glenn Campbell considéra en 1997 que si
l'USAF était un peu plus ouverte au public cela pourrait être
utile : "Je pense que toute la tension entourant la Zone 51
pourrait être réduite si le Gouvernement donnait simplement un nom
à la base, disait qu'il y développe des projets secrets, sans
devoir en dire plus. C'est le fait de cet anonymat, d'une base sans
existence qui suscite l'attention du public".
Bien
sûr, sur les forums de discussions plus d'un internaute se sont
demandés ce qu'il arriverait si le Gouvernement américain ouvrait
réellement ses portes et laissait le public constater de visu ce
qui se passe dans la Zone 51. Selon ce qu'on y trouverait le public
serait peut-être étonné voire rancunier et dans cette
éventualité l'action du Gouvernement pourrait même devenir très
impopulaire avec tous les dérapages que cette politique implique.
Le risque d'émeute ou de crise gouvernementale voire de crise
internationale étant donc trop important cela pourrait expliquer le
black-out qui couvre le sujet. Nous devons déplorer cette attitude
et même si elle peu probable c'est une réalité que nous ne
pouvons pas écarter sans preuve du contraire.
A
l'inverse, le public pourrait être déçu par ce qu'il découvrira
et il perdrait sans doute rapidement son intérêt pour la chose si les hangars
renferment effectivement ce que les autorités ont toujours dit.
Bien sûr il y aura toujours une fraction de la population qui n'y
verra qu'un détournement de son attention et de la désinformation
pour cacher ailleurs des secrets majeurs. Mais même dans cette
éventualité, le Gouvernement pourrait alors plus
facilement protéger les véritables secrets d'état sans devoir
s'occuper de la curiosité maladive d'un public qui est pour ainsi
dire aujourd'hui drogué, sous dépendance de la rumeur et de la
désinformation et cherche par tous les moyens à concrétiser ses
fantasmes.
Sur
quoi le public pourra-t-il alors se reporter ? Connaissant sa
curiosité naturelle, il s'agira certainement d'un autre
mystérieux projet comme il doit certainement y en avoir en
préparation dans les bureaux du département Recherche et
Développement de l'USAF ou les bureaux d'études de la NASA.
Quels
sont les grands dossiers militaires aujourd'hui accessibles au
public ? Il y a bien sûr le projet Manhattan et une grande partie
du programme atomique américain. L'histoire des U-2 est très documentée tant sur Internet que dans
les magazines spécialisés. Même chose concernant les prototypes
d'ailes volantes et autre soucoupe à turbine construites par
Northrop par exemple. Ce qui reste de l'escadrille des SR-71, alias
A-12, est visible dans les musées et les F-117A et autre B-2 sont
toujours opérationnels et seront probablement remplacés vers 2018.
Leurs maquettes sont également présentées dans les musées.
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A
l'instar de leurs homologues terrestres et de la navy,
la plupart des bases aériennes américaines sont des sites
opérationnels dont le but est de veiller à la
sécurité du territoire national. Elles entraînent le personnel et
réalisent des missions à caractère militaire tant
sur le plan national que dans le cadre des missions de l'OTAN. Il
s'agit parfois de centres de recherche et de développement travaillant dans une sorte de Joint
Venture avec la NASA ou des contractants civils spécialisés dans
l'aérospatiale. A mot couvert, certaines bases
assurent également des missions d'espionnage lors des
conflits armés mais également en temps de paix. A gauche exhibition en force
sur une base de Californie du U-2, du F-117A et du
ST-71 à l'arrière-plan. A droite la combinaison
totalement pressurisée modèle S1030 David Clark qu'utilisent les pilotes de SR-71
Blackbird. Une combinaison similaire existe pour les
pilotes de X-15 et de F-117A dont les avions sont
capables de voler jusqu'à 75000 pieds d'altitude (les
effets du manque d'oxygène se ressentant dès 10000
pieds). |
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Depuis
la déclassification de nombreux documents, plusieurs programmes de
la Zone 51 sont accessibles au public. C'est ainsi que depuis les
années 1990, nous avons appris que des avions russes ont volé
au-dessus du lac Groom ainsi que des prototypes d'avions furtifs tel
que le Have Blue (un cousin du F-117A) ou le drone TSSAM. La plupart
des autres avions tel le Tacit Blue ou le Bird of Prey sont exposés
au Musée National de l'U.S.Air Force,
dans la base de Wright-Patterson AFB située à Dayton, en Ohio. Quant à savoir où ces
avions ont volé et furent testés, sur ce point l'USAF reste
muette, preuve s'il en est qu'il subsiste un intérêt suprême et
que la raison d'Etat couvre encore beaucoup d'actions occultes.
Seule
chose visible en-dehors des installations d'Air Force Plant 42 à
Palmdale, certains avions furtifs volent à partir de la base
de Nellis au Névada, d'Holloman
au Nouveau-Mexique, Vandenberg,
Dryden, Beale
ou d'Edwards
en Californie, cette dernière organisant des meetings aériens où
elle présente quelquefois le U-2, le F-117A ou le B-2.
Malgré
cette façade publique, il est évident que la CIA et l'USAF
effectuent des missions prohibées aux yeux des civils. A ce sujet
leur attitude ne se différencie pas beaucoup de celle des autres grandes nations.
Cacher ces activités aux yeux de l'administration
fiscale du SEC ou de l'IRS sous le couvert de manifestations d'OVNI est une manière très
intelligente pour le Gouvernement de détourner l'intérêt du
public et des intéressés. Mais la méthode n'est pas la bonne.
L'effet serait encore plus efficace si l'armée était
un peu plus transparente. De cette manière on ne la soupçonnerait
plus de désinformer le public et elle pourrait poursuivre ses
missions loin des regards et des micros indiscrets. Bien sûr, une
telle attitude ne peut pas être encouragée car elle irait à
l'encontre de tous les principes éthiques dans un Etat de droit.
Dans
une certaine mesure le Gouverneur du Névada et son pouvoir
exécutif local (shérif, etc) participent à cette hystérie
collective qui entoure la Zone 51 depuis des décennies du fait qu’ils
n’interdisent pas l’installation de panneaux de signalisation
relatifs aux extraterrestres ni n’interviennent lorsque le public
friand d’OVNI se rassemble sur la route longeant la Zone 51.
Certains peuvent donc en conclure que si les autorités acceptent
ces écarts par rapport à la réglementation, les faits évoqués
doivent être vrais. En fait, les autorités locales nous répondent
à cela que la zone est surveillée par l’armée et tant que ce
folklore se déroule sur des terrains privés ou sur la voie publique et ne nuit à personne, la
politique est de laisser faire. Quant aux panneaux de signalisation,
ils sont devenus des attractions touristiques qui sont toujours les
bienvenues dans un comté pauvre en ressources...

Simulation d'un X-47A volant vers l'observateur.
La
nouvelle frontière
Si
on prend un peu de recul par rapport aux OVNI et qu'on observe Dreamland depuis la route
des crêtes, on se rend compte que le site à l'origine créé pour
concevoir des avions espions dans le but de débusquer les sites soviétiques ou
chinois de missiles ou de test nucléaires a fini
par ressembler aux sites les plus secrets que ses enquêteurs
recherchaient : Baïkonour
(Tyuratum), Kapustin
Yar ou Lop
Nor (Xinjiang). Conçu pour faciliter la "pénétration des zones
interdites", dixit l'USAF, Dreamland a fini par se retirer elle-même derrière
un périmètre contrôlé, celui d'une zone interdite. La zone est
tellement sensible qu'elle a même disparu des cartes civiles !
En
fait du point de vue sociologique, le périmètre de la Zone 51 n’est
que la manifestation la plus récente de cette “Nouvelle
frontière” que nous offre l’exploration de l’espace, la
"dernière frontière" chère au capitaine Kirk et aux
amateurs de science-fiction. Située à la limite de nos
connaissances, c’est aussi le point de départ de l’exploration
de l'univers. La spirale de la connaissance relie ainsi le mythe et
le mystère à travers toutes les générations et tous les
continents.
Un
pétroglyphe indien fut découvert sur un rocher du désert du
Névada. En forme de cercles concentriques, différent des symboles
solaires, on pense qu’il
représente le langage. Par analogie, c’est peut-être aussi le symbole de l’échange
des cultures ou celui de l’entrée et de la sortie dans un monde
secret, initiatique. A chacun de juger.
Les
Américains sont particulièrement imaginatifs et friands de ce
genre d’histoires au point d’inventer des centres de
commandement spatiaux dans lesquels les “croyants” communiquent
avec les extraterrestres et tiennent des propos sur l’apocalypse
et la spiritualité du monde. Deux de ces centres se situent en
Utah, près de Salt Lake City : l’un s’appelle le “Ashtar Space
Command”, dirigé par Mrs Tuelle et qui a reçu le support d’amateurs
étrangers à travers un site Internet multilingue, le second, mais
qui ne semble plus actif depuis 2000, était représenté par l’association
des “Seekers” qui communiquaient avec les extraterrestres de la
planète Uarian depuis les années 1950. La distance a sans doute
interrompu leurs communications...! Fin de transmission.
Pour
plus d'information
La
légende Roswell (sur ce site)
Wikipedia
US, FR (Area
51)
Cartes:
Google,
Limite des Etats, Rachel/Las
Vegas,
Photo
aérienne de la Zone 51 (Ikonos, 2003, assemblée par l'auteur)
Tikaboo
Peak
Dreamland
Resort
The
Area 51 Viewer's Guide (livre)
USAF
Air
Force Technology
Musée
National de l'U.S. Air Force (USAF)
Beale
AFB (Reconnaissance, Ca)
Dryden
FRC (Centre de recherche, Ca)
Edwards
AFB (Tests de vol, Ca)
Holloman
AFB (ex Alamogordo AF, Force de frappe, NM)
Nellis
AFB (Centre de commandement, Ne)
Vandenberg
AFB (Défense spatiale, Ca)
Bechtel
Boeing
Edgerton,
Germeshausen & Grier (URS
Corp.)
Lockheed
Martin Skunk Works
Northrop-Grumman
SAIC
TRW
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