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Le défi des OVNI

Aperçu historique (II)

Les OVNI font partie du décor de l'humanité depuis la préhistoire et l'apparition de l'art pariétal. Mais suffit-il d'interpréter une peinture rupestre ou une statue en fonction de ses émotions pour affirmer qu'il s'agit de la représentation d'êtres extraterrestres ? Bien sûr que non. Et pourtant... Les ufologues idéalistes voient par exemple dans les fameuses peintures rupestres des grottes du Sahara ou de Valcamonica en Italie du Nord, des figures humaines portant des casques hermétiques hérissés d'antennes. Pour le paléoethnologue Jean-Loïc Lequellec[6] il s'agirait plutôt de la symbolisation d'un masque "calebasse". Ailleurs, dans les grottes d'Altamira ou en Ardèche les hommes préhistoriques ont dessiné des objets possédant une sorte de "train d'atterrissage". Lequellec ou Anati y voit des symboles initiatiques.

Enfin, l'archéologue Robert Temple voit dans la cosmogonie Dogon une influence extraterrestre. La plupart des ethnographes et les astronomes n'y voient qu'une contamination culturelle déguisée.

Scientifiquement parlant, de nombreux témoignages ont été recueillis depuis l'Antiquité mais ils ne reposent sur aucune donnée fiable. Les comptes-rendus sont allégoriques, fragmentaires et manquent souvent de crédibilité. Tous les auteurs citent toutefois l'observation d'objets brillants en vol ou sur le sol. Citons les "chars volants" et les "dragons de feu" de la Chine impériale, les "buissons ardents" du Proche-Orient ou le projectile "flamboyant, brûlant d'un feu sans fumée" dans le Drona Parva indien. Plus récemment, nous pouvons lire les descriptions de "chérubins s'élevant de terre, accompagnés de roues" chez le prophète Ezéchiel[7] (593 avant JC) ou la poursuite de l'armée d'Alexandre le Grand (329 avant JC) par deux objets volants. Tite-Live, Pline l'Ancien ou Cicéron, réputés pour leur intelligence et leur rigueur, rapportent des manifestations d'OVNI tout aussi énigmatiques.

D'autres soi-disant preuves sont reproduites sur des fresques médiévales ou de la Renaissance. On y voit des objets dans le ciel, renfermant quelquefois une silhouette. Enfin de nombreux "experts" ont reconnu des "extraterrestres" dans des statuettes japonaises, de l'île de Pâques, du Pérou, d'Egypte ou d'Australie. Tous ces indices n'ont encore une fois qu'une valeur anecdotique et chacun sait qu'une oeuvre d'art, comme un texte sacré, peuvent être interprétés par chacun de plusieurs façons. Nous reviendrons sur ces thèmes et leurs interprétations en temps utile, mais il est déjà aisé de comprendre que beaucoup de ces phénomènes s'expliquent aujourd'hui de façon naturelle.

Nous pouvons toutefois citer quelques événements historiques qui ont marqué la mémoire des hommes, au point de figurer dans les comptes-rendus scientifiques.

En 1561 par exemple, les habitants de Nuremberg observèrent des objets cylindriques et des sphères en évolution au-dessus de leur ville tandis que le même événement se reproduisit au-dessus de Bâle en 1566.

Le 20 mai 1646 au-dessus de Londres "d’étranges signes sont apparus dans le ciel et des sons indésirables". L’événement fut remarqué par “divers civils honnêtes, sobres et de bon crédit" écrivit T.Forcet cette année là. Les témoins ont vu des hommes dans le ciel faisant des efforts, s’acharnant et tirant ensembles, l’un d’eux tenant un glaive. Plus tard "entre Newmarket et Thetford on vit un pilier de nuages descendre sur la terre, la garde d’épée dirigée vers le bas". Le phénomène dura environ une heure et demi.

De 1762 à 1870 de nombreuses observations ont été consignées. Quelques unes décrivent des lumières mystérieuses dans le ciel ou des objets arrondis observés de jour. Il est important de relater ces observations car à cette époque il n’existait pas de télégraphe, ni de téléphone ou de radio pour rapidement propager ces nouvelles.

De 1870 au tournant du XXeme siècle, une série de notifications font état de la présence d’objets en vol. En Angleterre, le "Times" rapporta l’observation d’une forme elliptique suivie d’une sorte de queue qui s’étendait sur quelque 30” d’arc et qui traversa le limbe de la Lune. La même année l'astronome français Trouvelot de l'Observatoire de Paris observa dans le ciel des objets qui ressemblaient à ceux de Bâle et de Nuremberg et qui "se déplaçaient comme un disque tombant dans l'eau".

Le 1er août 1871, un grand objet circulaire fut observé au-dessus de Marseille, en France.Il se déplaçait lentement dans le ciel, apparemment à haute altitude et fut visible environ 15 minutes (Comptes Rendus des séances de l'Académie des Sciences, 1871, volume 73, en particulier "Observation d'un bolide faite à l'Observatoire de Marseille le 1er août. Note de M. Coggia, présentée par M. Le Verrier").

C’est le 25 janvier 1878 que pour la première fois on compara un OVNI avec une soucoupe volante. John Martin, fermier habitant près de Denison, Texas, rapporta dans le "Daily News" avoir observé le mardi matin un objet sombre dans le ciel qui se rapprochait de lui : "Sa forme particulière et sa vitesse d’approche ont attiré mon attention. L’objet est passé presque au-dessus de moi à une altitude respectable et avait la dimension d’une grande soucoupe. Il ressemblait à un ballon. Il est ensuite parti si rapidement que je l’ai vite perdu de vue dans le ciel".

Le 22 mars 1880, plusieurs objets brillamment lumineux furent observés à Kattenau en Allemagne. Observé juste avant le lever du Soleil, ils ont été décrits comme venant de l’horizon et se déplaçant d’est en ouest. Cette observation a été publiée dans la magazine "Nature"[8].

En 1885, le magazine français "L’Astronomie" publia la première photographie d’un OVNI. Elle avait été prise le 12 août 1883 à l’Observatoire de Zacatecas au Mexique par José Bonnila. Alors qu’il observait la surface solaire au télescope, il vit plus de 300 objets traverser le disque du Soleil. Equipé de plaques photographiques humides il prit plusieurs photographies du phénomène au 1/100eme de seconde. Malgré les bruits les plus divers, il semblerait toutefois que Bonnila ait observé une formation d’oies sauvages. La même année, M.Mavrogordato observa en Turquie de curieux objets évoluant à basse altitude. L'un d'eux ressemblait à un disque dont la taille apparente valait 4 à 5 fois celle de la Lune.

En 1893, des roues et des disques diurnes furent observés en mer du Japon. Le 26 août 1894, un amiral anglais rapporta l’observation d’un grand disque muni d’une sorte de queue.

L’année suivante, Anglais et Ecossais relatèrent l’observation d’objets de forme triangulaire, similaires à ceux observés dans les Indes Hollandaises. Etant donné qu’aucun avion ou dirigeable ne ressemblait à ces objets, plusieurs astronomes ont supposé que ces mystérieux objets pouvaient provenir de l’espace.

Les Etats-Unis connaîtront leur première vague d'OVNI en novembre 1896 lorsque plusieurs centaines d'habitants de la région de San Francisco aperçurent un grand objet sombre "en forme de cigare, avec des ailes tronquées". L'objet sera aperçu dans les heures qui suivirent par des milliers d'autres personnes au Nord de la Californie. Quelques mois plus tard, en avril 1897, le "New York Herald Tribune"[9] rapporta cette observation : "Pendant plusieurs jours, des milliers de personnes ont signalé un mystérieux aéronef en forme de torpille, qui volait au-dessus des Etats-Unis : Kansas City, Chicago, Benton, etc. La nuit, des lumières rouges et vertes scintillaient sur ses côtés. De puissants faisceaux lumineux partaient de l'appareil, explorant le paysage en-dessous de lui". Selon les astronomes qui l’observèrent au télescope, de petites ailes se projetaient sur les côtés de l’objet. L’OVNI fut observé dans le Midwest mais également au Sud de St Louis et dans le Colorado.

Le 16 avril l’objet disparut du Midwest pour réapparaître - ou un objet similaire - le 19 avril à SisterVille en Virginie occidentale. Ce matin là la ville fut réveillée par les sifflements d’une scierie. Les personnes qui sortirent de leur maison firent une étrange observation. Un objet en forme de torpille se trouvait au-dessus d’eux, projetant une lumière aveuglante vers le sol, en balayant la région. L’OVNI semblait mesurer 60m de long et 10m de diamètre. Il disposait de bouts d’ailes et de lumières rouge et verte sur les côtés. Durant près de 10 minutes l’objet survola la ville puis tourna vers l’Est et disparut.

Ces deux étranges ballets aériens méritent d'être relatés parce qu'ils impliquèrent des milliers de personnes. Le raisonnement qu'on applique d'ordinaire à l'observation isolée, en la rejetant bien souvent par manque de données ou comme étant le produit de coïncidences ou d'une méprise, s'applique difficilement lorsqu'il se produit en présence d'une masse de témoins. La probabilité qu'il s'agisse d'une coïncidence est extrêmement... improbable, car le risque d'avoir mal interprété un phénomène connu n'existe pratiquement plus (on peut toujours quantifier une probabilité négative).

Du reste, il est possible que certains observateurs aient conservé en mémoire le vol expérimental du “vaisseau de Pennington” qui s’envola du Mont Carmel en Illinois en 1891, et relaté à l’époque dans "Scientific American". Construit à l’image des vaisseaux de Jules Verne, ce dirigeable en forme de torpille disposait d’une immense hélice à l’avant, d’une grande crête dorsale et d’un empennage de belle taille. En-dessous de la torpille, dans laquelle était disposée deux hélices verticales, se trouvait une longue nacelle équipée de 13 hublots. Illustrant l’un des nombreux projets de l’époque, ce vaisseau a pu servir de modèle à la vague de 1896.

M’adressant aux détracteurs du phénomène OVNI, les objets observés durant la vague américaine sont également intéressants car ils décrivent des "airships" dont les performances et les caractéristiques ne pouvaient pas être égalées par les aéronefs de l'époque. Le Zeppelin ne sera inventé que trois ans plus tard, en Allemagne, et ne disposait pas de projecteurs. Quant au premier avion, il est français. En 1897 Clément Ader effectuera un vol de 300 m sur l'Eole III.

Il n’empêche qu’à cette époque là déjà, l’ufologie avait ses détracteurs et ses canulars[10]. Ainsi en 1824, l’astronome allemand Franz von Paula Gruithuisen raconta comment il avait découvert les traces d’une forteresse sur la Lune. D’autres soi-disant découvertes seront publiées dans les années qui suivirent, tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

En 1835 par exemple, le journaliste new-yorkais Richard Adams Locke du nouveau journal "The Sun"[11] publia un article rapportant que l’éminent astronome John Herschel, alors en Afrique du Sud, avait découvert un humanoïde portant une toison de la plus belle teinte cuivrée et doté d’ailes de chauve-souris... Locke vendit la mèche l’année suivante lorsque l’astronome Camille Flammarion réfuta la découverte d’Herschel devant l’Académie des Sciences à Paris. De l'aveu même de Locke cela avait été "une façon de se moquer de certains astronomes avocats de l’existence d’une vie intelligente sur la Lune". Cette fois-ci le fondateur du "Sun", Benjamin Day, avait été complice de cette supercherie pour accroître les ventes de son journal !

Enfin, en 1896 le colonel H.G.Shaw[12] dit avoir rencontré des humanoïdes près à l’enlever à bord d’un “airship” à destination de Mars et un journal de Virginie[13] relata le débarquement de sept géants martiens au crâne disproportionné en 1897. On peut donc considérer que le concept de l’enlèvement extraterrestre tel que nous le connaissons aujourd’hui remonte à cette époque là, bien qu’il existe des textes antérieurs à cette époque.

Parmi les récits a priori dignes de foi, l’observation la plus étonnante fut réalisée le 2 juillet 1907, près de Burlington, Vermont, lorsque plusieurs témoins ont observé un objet en forme de cigare survoler la ville. Peu après l’avoir vu, un objet rond lumineux descendit du ciel en clignotant, puis explosa[14].

Le 8 avril 1914, des témoins ont observé à Fort Worth, Texas, une étrange ombre sous les nuages bas. Elle semblait provoquée par un énorme objet planant au-dessus des nuages. Malgré le fait que la couche nuageuse se déplaçait, l’ombre demeurait immobile. Elle diminua ensuite de taille et disparut rapidement, comme si elle s’élevait verticalement[15].

En 1934 Nicholas Roerich[16], chef d’une expédition au Tibet et ses équipiers observèrent très haut dans le ciel national un objet se déplaçant à grande vitesse du nord au sud. Muni de jumelles, Roerich nota que l’objet avait une forme ovale, visiblement de grande taille et reflétait les rayons du Soleil comme s’il s’agissait d’un matériau brillant poli. Alors qu’il le suivait du regard, l’objet a soudainement changé de direction pour se diriger vers le Sud-Ouest. Il disparut en quelques instants. A cette époque les dirigeables étaient bien connus de la plupart des gens. Certains pensaient qu’il s’agissait de vaisseaux américains. Mais une vérification ultérieure prouva qu’aucune nation ne possédait de tels vaisseaux. Ce fut la dernière observation faite avant la Seconde guerre mondiale.

Durant l’été de 1946, après que les Russes aient pris Pennemunde, la base de missile Nazi, des “fusées fantômes” furent observées au-dessus de la Suède. Pratiquement toutes les observations furent faites de nuit et personne ne put les décrire comme des soucoupes volantes ou similaires aux objets diurnes “habituels”. Les témoins dirent avoir observé des lumières rouge, verte, bleue et orange souvent floues ou vaporeuses suite à leur grande vitesse de déplacement.

Vers janvier 1947, la vague de “fusées fantômes” s’évanouit progressivement en Europe. Au même moment, le phénomène OVNI resurgit aux Etats-Unis.

Mais il est plus étonnant encore que des lumières et quelquefois des soucoupes volantes soient simultanément notifiées au-dessus de la Turquie, de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et même du Maroc.

La problématique

Sans dire qu’il y eut des milliers d’autres témoins, parfois groupés en un même lieu, on peut raisonnablement conclure que des OVNI sont apparus dans le ciel à la fin du XVIIIeme et au XIXeme siècle. Si ces objets proviennent véritablement de l’extérieur du système solaire, il y a là matière à penser, sujet sur lequel nous reviendrons car il pose plus de questions qu’il n’en résout.

Même si les détails de ces observations sont perdus, la question est de savoir ce que ces témoins ont observé. Considérant que les témoins ont relaté une expérience authentique, leur profession - militaires, astronomes, chefs d’entreprises, responsables publics - me poussent à penser que leur désir de discrétion fut contré par une situation extraordinaire qui dépassa leur entendement. Sinon, autant le dire brutalement : tous les témoins sont des mythomanes !

De nos jours les scientifiques restent très prudents quand ils se prononcent sur le sujet. La plupart des astrophysiciens questionnés considèrent que nous connaissons encore fort mal les phénomènes atmosphériques et géophysiques en général, sous-entendant que les OVNI pourraient être des manifestations naturelles ou des interprétations erronées de phénomènes connus. 

S’ils n’en sont pas, ces OVNI tombent alors dans le domaine du mythe et des comportements socio-psychologiques... Les rares scientifiques ayant tenté leur chance dans la voie d’une explication en relation avec les “extraterrestres” ont encore beaucoup de travail à abattre pour persuader leurs confrères[17].

C’est ainsi que feu le Dr Donald H. Menzel, astrophysicien et ancien directeur du Harvard College Observatory et membre du Smithsonian Astrophysical Observatory était un farouche adversaire de la thèse extraterrestre, ce que les Anglosaxons appellent un "debunker"; Menzel voyait dans tous ces événements des effets optiques ou des hallucinations collectives.

Mais la répétition et la cohérence des témoignages nous poussent à considérer que tous les narrateurs ne sont pas des mythomanes. Si les événements qu'ils ont relatés ont dépassé leur sens commun, on peut valablement imaginer qu'ils ont observé quelque chose d'inhabituel dans le ciel ou sur le sol à cette époque là. Quant à savoir s'ils avaient toutes les données en main, probablement pas, mais personne ne peut l'affirmer. Dans ces conditions il serait contraire à la démarche scientifique de ne voir dans toutes ces manifestations que des phénomènes naturels ou des créations de l'esprit. Nous sommes toutefois contraints de les classer dans la rubrique des anecdotes par manque de preuves, d'évidences comme diraient les avocats de la défense.

C'est ce manque de rigueur qui enferme toute la problématique OVNI dans un débat oiseux et stérile où les réactions sont souvent épidermiques. Si nous voulons discuter sérieusement de ce problème, poser aujourd'hui les jalons d'une future discipline à part entière, nous devons donc nous tourner vers des sources contemporaines[18], pour lesquelles tout l'arsenal de la science peut-être mis en oeuvre. Ce sera l'objet du chapitre suivant.

Deuxième chapitre

La naissance d'un phénomène

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[5] H.Evans, J.Spencer et BUFORA “Phenomenon - Forty years of Flying saucers”, Avon Books, 1989 - Pour ceux qui préfèrent consulter des ouvrages iconographiques grand format lire, “Le phénomène des OVNI”, Time-Life, 1988 - J.Spencer, “World Atlas of UFOs”, Smithmark, 1991 - “UFO: The contuing enigma”, Reader’s Digest, 1991.

[6] J.-L.Lequellec, "Les Martiens du Sahara", OVNI Présence, 51, 1993, p4 - J.-L.Lequellec, "Symbolisme et art rupestre au Sahara", L'Harmattan, 1993, p553.

[7] La Bible, Ezéchiel, ch.10, Jn.19 - J.Blumrich, "The Spaceships of Ezekiel", Bantam, 1974 - J.Vallée, “UFO’s in space - Anatomy of a Phenomenon”, Ballantine Book, 1974 - D.Knight, "UFOs: A picturial History from Antiquity to the Present", McGraw-Hill, 1979 - C.Piens, "Les OVNI du passé", Marabout, 1977 - Pline l'Ancien, "Histoire naturelle" (livre II) - Cicéron, "De la Divination".

[8] Nature, 22, 1880, p64.

[9] New York Herald Tribune, 10 april 1897.

[10] Michael J. Crowe, “Extraterrestrial Life Debate (1750-1900). The Idea of a Plurality of Worlds from Kant t Lowell”, Cambridge

University Press, 1986.

[11] Sun (New-York), 25 august 1835.

[12] Evening Mail de Stockton (Californie), 26 november 1896.

[13] Daily State Journal, 1897 (Parkersburg, Virginie).

[14] Weather Review, 1907, p310.

[15] Weather Review, Nr 4, 1913, p599.

[16] N.Roerich, Altai Himalaya, p361.

[17] Ciel et Espace, “OVNIS L’avis des astronomes”, 268, avril 1992, p26.

[18] R.Hall, "Uninvited Guests. A documented history of UFO sightings, Alien Encounters and coverups", Santa Fe: Aurora, 1988 - E.Evans et J.Spencer, "UFOs 1947-1987", Fortean Tomes, 1987 - J.Randles et P.Warrington, "Science and the UFOs", Basil Blackwell, 1985.


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