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La démarche des militaires

Désinformation et black-out : dans quel but ? (IV)

L'incident de Roswell comme celui de Porto-Rico alimentent toujours les controverses car leurs dossiers font l'objet de polémiques ou demeurent classifiés. Les témoins de l'époque, directs ou indirects, parlent aujourd'hui mais les preuves, si jamais elles ont existé, restent entre les mains des autorités. Il est vrai que l'armée manque de transparence, c'est une façon d'entretenir la désinformation pour éviter que des secrets se retrouvent entre de mauvaises mains.

Comment peut-on expliquer le black-out dans un pays démocratique ? Dans l'intérêt du public ? Pour la raison d'Etat, dans l'intérêt suprême de la nation ? Dans un grand pays comme les Etats-Unis, il faut avant tout se demander quel est le rôle politique du pays qui entraîne l'armée la plus puissante du monde ?

Cette attitude est en partie justifiée par le fait que le matériel dont ils disposent, parfois secret pour des raisons stratégiques, coûte des dizaines voire des centaines de millions de dollars  - jusqu'à 1 milliard de dollars pour un grand porte-avion - et que tous les investissements, en temps comme en argent, doivent être justifiés. Ainsi que nous le verrons avec le cas de Roswell, si ces fonds sont détournés, la Cour des Comptes américaine à tous les pouvoirs pour poursuivre ses auteurs.

Si cet argent public est judicieusement utilisé mais si l'armée avoue son impuissance en relatant toutes les interceptions qui ont échouées face à des événements inhabituels, sa crédibilité serait une cible facile pour les opposants de tout bord. Comment pourrait-on soutenir une armée si elle n'est même pas capable de contenir un objet volant non identifié, entendons par là de maîtriser un quelconque projectile d'une puissance étrangère ?

Cette attitude persiste encore aujourd'hui. En 1986 par exemple, les Parlementaires américains ont découvert l'existence de "programmes noirs" militaires. Il s'agit de programmes secrets dont seuls quelques fonctionnaires de Washington sont informés mais dont les sénateurs et les représentants qui votent le budget - jusqu’à 35 milliards de dollars par an - ignorent jusqu'à l'existence ! C'est ainsi que la presse américaine divulgua l'existence d'un nouvel avion-espion américain - le programme Aurora[16] - en remplacement du F-117. Jusqu'en 1991 le Pentagone et l'US Air Force avaient toujours niés son existence. Il fallut qu'un observateur découvre des traînées de condensation suspectes à l'altitude des cirrus et les recoupe avec certains programmes de recherches pour questionner les autorités.

Mais ce n'est pas la seule raison. Les militaires, comme les industriels, sont très intéressés par les découvertes technologiques. Rappelez-vous ce qui se produisit avec la bombe atomique. En 1939, Einstein recevait un courrier signé Fermi et Szilard lui expliquant qu'ils avaient tout en mains pour réaliser une réaction en chaîne à partir de l'uranium et produire une nouvelle source d'énergie colossale. Einstein[17] précisa dans une lettre ouverte au Président Roosevelt que "ce nouveau phénomène pourrait aussi conduire à la fabrication de bombes et on peut concevoir – bien que ce soit beaucoup moins sûr - que des bombes extrêmement puissantes d'un nouveau type pourraient être ainsi construites". Mais lorsque Hiroshima et Nagasaki furent bombardées le 6 et le 9 août 1945, Einstein[18] regretta amèrement ce qu'il avait osé demander. Il devait avouer : "C'est moi qui ai appuyé sur le bouton [...] Si j'avais pu savoir que les Allemands ne parviendraient pas à mettre au point la bombe atomique, je n'aurais personnellement pris aucune décision relative à celle-ci."

A voir : Contact entre un F/A-18F de la Navy et un OVNI en 2004 - Autre vidéo prise en 2004

Voici les commentaires de NYC breaking News

Images extraite de la première vidéo présentée ci-dessus prises en 2004 lors d'une mission de routine de pilotes de la Navy et seulement publiée le 16 décembre 2017 par le MoD.

Comme les scientifiques, les militaires sont motivés par la découverte, mais à l'image du Dr Folamour, ils sont prédisposés pour tout détruire. Il serait puéril de considérer les "bêtes de guerre" que sont les militaires comme des membres du peuple s'apitoyant sur une humanité blessée. Si l'OTAN, en collaboration avec l'ONU métamorphose quelquefois ses hommes en chargés de missions humanitaires, sa vocation première est de neutraliser ses ennemis pour maintenir la paix. Les ingénieurs et les polytechniciens qu'elle forme savent que ce qu'ils peuvent découvrir peut déboucher sur des applications extraordinaires, telles le Nylon, le radar ou le laser. Quand ils observent les évolutions d'un OVNI, ce n'est pas tant l'objet qui les intrigue mais ses performances.

L'OVNI est un objet qui défie les lois de la physique, qui est capable de voler à des dizaines de km/s dans le plus grand silence, de changer instantanément de trajectoire, d'échapper à toutes les manoeuvres d'interception et de subir des changements de vitesse qui tueraient n'importe quel  pilote d'essai.

L'ouvrage "The UFO Evidence"[19] publié par R.Hall pour le compte du NICAP présente à ce propos un diagramme très révélateur des performances des OVNI observés par radar : si nous prenons par exemple les performances des différents appareils volants pour l'année 1952, on constate que les avions arrivaient juste à franchir le mur du son, les fusées allaient deux fois plus vite, alors que depuis le record de Yeager, les OVNI se déplaçaient sans vergogne à plus de 4 km/s !

Dans le même ordre d'idée, nous pouvons également citer ce cas survenu le 19 septembre 1952, au cours de manoeuvres de l'OTAN, où deux officiers et trois hommes de la Royal Air Force observèrent au-dessus de la base aérienne de Dishforth un phénomène qui depuis est devenu une description typique des performances des OVNI. Voici le compte rendu rédigé par le lieutenant John W.Kilburn tel que rapporté par le philosophe et ufologue français Aimé Michel[20]

"Tandis que nous suivions du regard le disque qui poursuivait sa course, nous le vîmes réduire sa vitesse pendant quelques secondes, puis commencer à descendre. Quand il commença à perdre de l'altitude, il se mit à osciller en feuille morte, ou, si l'on veut, à la manière d'un pendule. Le "météore" obliqua pour faire le tour du terrain avant de se poser. L'objet commença à le suivre, mais, après quelques secondes, s'arrêta. Il sembla rester en suspension dans le ciel en tournant sur lui-même comme une toupie. Soudain il accéléra et fonça à une vitesse foudroyante vers l'ouest où il disparut".

Cas d'école me direz-vous, mais cela signifie également que ce comportement est commun à beaucoup d'OVNI pour une raison que nous ignorons. Des centaines de descriptions similaires ont été faites, à toutes les époques et sur tous les continents. Il s'agit d'un indice objectif d'une performance inconnue de la science qui interpelle le physicien et l'ingénieur.

Comme on peut le constater, de toute évidence les militaires ont intérêt à désinformer le public. Si ce n'est pas pour "sauver la face", le fait de détenir un nouveau moyen de propulsion ou un matériau stratégique explique également cette désinformation. En effet, le pays qui détiendrait cette formule n'aurait pas seulement un poids économique et politique mais il serait la cible de bien des convoitises.

Toute vérité n'est pas bonne à dire

Chacun a sans doute déjà constaté rétrospectivement que dans certaines circonstances ce proverbe s'appliquait parfaitement. Il y a des moments où la communication d'une information sensible au public est possible sans créer de tensions ou de conflits alors qu'en d'autres circonstances, si le public n'est pas préparé à la recevoir, la même information peut provoquer la colère, la panique et des réactions incontrôlables.

Omettre certains détails ou éviter de parler permet aussi d'éviter le parjure, la violation du serment. A ce sujet, il est bon de rappeler un incident survenu pendant la vague d'OVNI américaine de 1952. Dun Kimball, Secrétaire d'Etat à la Marine, ordonna à ses services d'effectuer une enquête sur les observations de soucoupes volantes qui avaient été aperçues dans le Pacifique. Contré par l'US Air Force, le Président Eisenhower exigea sa démission. 

Un peu plus tard, au mois d'avril 1953, les Etats-Unis et le Canada promulguèrent une réglementation[21] très précise visant à contrôler la rédaction et la diffusion interarmées des notifications d'OVNI. Ces recommandations stipulaient que la divulgation sans autorisation de ce type d'information au public, considérée comme vitale pour la sécurité, était punissable comme l'était une activité d'espionnage et était passible d'une amende de 10000 dollars et d'une peine de 10 ans de prison. Cette information parvint aux oreilles des officiers en retraite passionnés par le problème OVNI.

En 1956, Townsend Brown, un ancien ingénieur de la Marine fonda le NICAP. Cette organisation, d'abord timide, recevra rapidement les cotisations de personnalités en vue. Parmi elles, citons le contre-amiral Delmer S.Fahrney, ancien chef du programme de missiles téléguidés de la Marine, deux autres amiraux à la retraite, R.H.Hillenkoetter, directeur de la CIA en retraite, un ancien général de l'infanterie de Marine, le sénateur Barry Goldwater, pilote de réserve de l'Armée de l’air, l'exubérant journaliste Donald E.Keyhoe, major de l'infanterie de Marine à la retraite qui finira directeur de l'organisation, ainsi qu'un professeur de physique, un professeur de théologie, deux pasteurs et un présentateur de radio et de télévision.

Keyhoe fut le porte-parole du comité car il était persuadé, sur bases des réglementations interarmées précitées, que le gouvernement gardait le secret sur tout ce qui concernait les OVNI : "L'Armée de l’air disait-il, n'est pas la seule en cause. La CIA, la National Security Council, le FBI et la Civil Defense sont tous liés au plus haut niveau. La Maison-Blanche décide en dernier ressort de ce qui pourra être dit à la population, et à quel moment". Vu l'attitude des autorités après les événements allégués de Porto-Rico, certains pourront croire que la lucidité de Keyhoe paraît aujourd'hui prémonitoire[22]. Encore faut-il que les événements relatés soient vrais.

En tant que civils, nous sommes mal placés pour discuter de cette réglementation et il est certainement vain de vouloir la modifier. Reconnaissons objectivement qu'une découverte de cette nature, sans justifier la censure, ne peut pas être communiquée au public sans préparation.

Rappelez-vous les événements de 1938. Orson Welles diffusa par radio le reportage de l'invasion de la Terre par des Martiens sanguinaires. Peu informée des moyens techniques de son temps, un vent de panique souffla dans la population New Yorkaise. Prenons un autre exemple, celui des comptes-rendus de la guerre du Golfe au Koweït en 1990 et 1991. Les responsables ont planifié des conférences de presse journalières avec les journalistes, qui d'un commun accord n'ont pas divulgué l'ensemble des informations qu'ils détenaient. L'annonce devait être crédible, sans être alarmante. Il a bien sûr désinformation. Mais peut-il en être autrement ?

A lire: Dreamland : la Zone 51

Ainsi que nous l'avons évoqué, l'attitude des militaires n’est pas particulière en soi. Les médias "désinforment" aussi involontairement leurs téléspectateurs car ils ne disposent que d'un temps d'antenne limité. Lorsqu'il s'agit de conflits mêlant la politique, les ethnies et la religion, il serait impossible de cerner cette problématique en quelques heures, encore moins en quelques minutes. C'est pour éviter ce genre de maladresse que la chaîne TV5 diffuse chaque week-end une émission de médiation pour discuter des événements de la semaine ou du mois écoulé qui ont ému ou choqué le public à qui elle donne l'occasion de s'exprimer. En échange, cela permet aux rédacteurs de la chaîne d’améliorer la qualité de leurs reportages.

Ceci dit l'armée cache également des affaires qui n'en sont probablement pas, entretenant du même coup la paranoïa chez les passionnés d'OVNI. Nous pouvons citer l'affaire de Roswell bien entendu ou celle de Rendlesham Forest vue précédemment (Angleterre, 1982) qui sont portées en épingle, alors qu'il s'agit probablement de méprises ou de canulars.

Il faut regretter de ne jamais connaître la véritable réalité des choses, mais si nous aimons la transparence et la démocratie, nous devons aussi nous plier à quelques règles de vie en communauté. Nous verrons qu'en ce qui concerne la bioastronomie il existe un protocole d'annonce afin de prendre toute la mesure de la découverte d'une éventuelle civilisation extraterrestre. Ce protocole n'existe pas en ufologie puisqu'elle n'a même pas le statut de science.

Au crédit de l'armée américaine, nous devons toutefois signaler sa rapidité d'action et les moyens qu'elle met en jeu face à un danger potentiel inconnu. C'est la seule armée au monde qui consacre des millions de dollars pour que ses avions interviennent dès qu'un observateur a localisé quelque chose d'insolite dans un périmètre précis autour d'une base militaire. Les Parlementaires s'étonnent même qu'avec tout cet argent investi le phénomène OVNI soit encore un mystère !

Partout ailleurs dans le monde, les armées ne courent pas après des lanternes car les contribuables demandent que le moindre franc investi ait une justification...tangible.

Mais cela n’implique pas nécessairement que toutes les manifestations d’OVNI dans lesquelles sont impliqués des militaires ne les concernent pas. Au jeu du chat et de la souris nous savons d’expérience que les militaires eux-mêmes, sans parler des populations civiles, ont déjà servi de “cobayes” pour tester certains armements chimiques ou nucléaires. De tels scandales se sont produits aux Etats-Unis, en Russie, au Moyen-Orient et certainement ailleurs. Quand la “raison d’Etat” s’impose, le pire peut arriver.

Profil bas pour l'OTAN

Aussi nous devons saluer le courage d'une armée lorsqu'une décision ministérielle lui donne une certaine liberté d'action face au phénomène OVNI. Cette ouverture d'esprit, remarquée pour la première fois en Suède en 1933, a véritablement commencé au Brésil en mai 1986[23]. Un radariste de l'aéroport de Brasilia signala la présence d'un OVNI près d'un petit avion en phase finale. Celui-ci repris l'air et tenta de poursuivre la lumière rouge-orange mais sans succès. D'autres notifications d'OVNI apparaissant sur les écrans-radars, trois chasseurs F-5E de la base de Santa Cruz et trois Mirage III de la base d'Annapolis furent dépêchés sur place et tentèrent d'intercepter les lumières. Bien que les pilotes aient eu des contacts visuels et volaient à des vitesses supersoniques, les OVNI restèrent hors de portée. En revanche l'un des Mirage III fut escorté par plusieurs OVNI et le pilote ne parvint pas à les semer par des manoeuvres d'évasion. Finalement les OVNI lâchèrent leur proie. A leur retour, le ministre concerné et l'Armée de l’air brésilienne acceptèrent que les radaristes et les pilotes impliqués dans l'incident parlent librement de leur expérience devant la presse.

Comme nous le rappellerons en détail à propos de la vague belge, la Force Aérienne belge entreprit une action similaire en 1990, permettant aux membres de la SOBEPS ainsi qu'à d'autres scienfiques d'analyser toutes les images et les données radars qu'ils avaient récoltées. Mais notre armée ne savait peut-être pas tout.

En effet, le physicien L.Brenig[24] de l'ULB pense que l'OTAN, dont le quartier général est à Bruxelles, nous cache quelque chose. L'ampleur de la vague belge n'a pu laisser cette organisation indifférente : "Il y a donc lieu de croire que l'OTAN a procédé à une enquête approfondie. Disposant de l'imagerie la plus précise fournie par les satellites, des données de son réseau de radars et des spécialistes capables de traiter ces informations, il me paraît exclu de croire que cette organisation n'en sache pas plus que le commun des mortels sur nos OVNI. Or, c'est le silence total ! Ce mutisme peut s'expliquer de deux façons : ou les objets en question sont de fabrication maison et nous aurions assisté à des essais de prototypes alliés sur des zones très peuplées, ce qui ne peut s'avouer facilement surtout si l'armée du pays concerné n'est pas au courant. Ou bien, autre possibilité, ces objets sont étrangers à l'OTAN, voire à la Terre et nos forces sont incapables de les contrôler, ce qui constitue une information qui pourrait déclencher la panique dans la population".

A lire : Le rapport COMETA (PDF de 4 MB)

Les OVNI et la Défense, préface du Gl Bernard Norlain, CNES

UFOs: Generals, Pilots, and Government Officials Go on the Record

de Leslie Kean, Three Rivers Press, 2011

Le rôle de l'ONU

Nous savons très peu de chose de l'attitude de l'ONU face au problème OVNI, mais à chaque fois que la question lui fut posée, sa réaction fut claire et catégorique.

Le 1 février 1966, Colman S. VonKeviczky, de l'Office d'Information Publique (PIO) de l'ONU présente à U Thant un mémorandum visant à mettre sur pied une commission d'étude "dénationalisée" des OVNI, installée sur un territoire "dénationalisé" et publiant ouvertement les résultats de ses recherches ainsi disait-il, "le problème échapperait au contrôle des grandes puissances". A la demande de l’Administration Johnson, C.VonKeviczky fut congédié quinze jours plus tard et son contrat ne fut pas renouvelé.

En 1967, la Grenade réitéra la demande du PIO mais le régime ayant été renversé peu de temps après, le projet fut suspendu puis abandonné.

Le 5 juin 1967, le Dr James McDonald propose à l'ONU un plan d'examen global du problème OVNI; mais là encore, aucune suite pratique n'est donnée à sa demande.

Dans le même ordre d'idée, en 1992, suite à la vague belge et sous la pression du public, le Parlement Européen, à la demande du parlementaire belge Elio DiRupo, a examiné la possibilité de mettre sur pied un organisme de recherche européen. Les années passent et la réponse se fait attendre.

Ceci dit, cette volonté de conjuguer les efforts de toutes les parties traduit au plus haut échelon l'existence d'un domaine encore trop méconnu de la science. C'est donc ici que les scientifiques ont un rôle à jouer.

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[16] Ce nouvel avion furtif ressemble à une grande aile delta et est alimenté par un moteur pulsé. Il atteint 40 km d'altitude et vole à Mach 8.

[17] Lettre au président Rooseveld, 2 août 1939, extraits de "Le Projet Manhattan", Les cahiers de Science & Vie.

[18] A.Einstein, Newsweek, 10 march 1947.

[19] R.Hall, "The UFO Evidence", NICAP, Washington, 1964, p81.

[20] A.Michel, "Lueurs sur les soucoupes volantes", Mame, 1954.

[21] Air Force Letter 200-2 et JANAP 146.

[22] D.Keyhoe, "Flying Saucers - Top secret", Putnam, 1960 - D.Keyhoe, "Flying Saucers Conspiracy", ed.Holt, 1955; Hutchinson, 1957; Fieldcrest, 1976 - D.Keyhoe, "Flying Saucers from outer Space", Tandem, 1973.

[23] W.Smith, "L'incident brésilien du 19 mai 1986", Lumières dans la Nuit, 283, p33, 1988.

[24] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p344.


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