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Le cas rapporté par William Weitzel[38], professeur de philosophie à l'Université de Pittsburgh est typique d'une rencontre rapprochée. Elle fut tellement éprouvante pour ses acteurs que Steven Spielberg la monta à l'écran dans le film "Rencontre du troisième type". Pour l’anecdote le Dr Hynek y apparaît brièvement en tant que conseiller scientifique, un magazine d'ufologie en main et c’est Jacques Vallée qui servit de modèle pour le personnage de Lacombe. Enfin, ce récit sera réutilisé comme base de scénario pour un épisode de la série télévisée “Dark skies” qui fut diffusée sur les chaînes françaises en 1997. Pour l'heure il s'agissait d'une rencontre rapprochée du premier type. Voici les faits. L'incident de Portage County Alors qu'il faisait encore nuit, le 17 avril 1966 à 4h45 du matin, le shérif-adjoint Dale F.Spaur, attaché au bureau du shérif du Portage County en Ohio et Barney Neff, un mécanicien qu'il prenait souvent comme adjoint-monté, reçurent un appel radio les informant qu'une habitante du Summit County, un conté situé à l'ouest de Portage County, venait de signaler un objet dans le ciel "aussi gros qu'une maison. L'objet, disait-elle, volait trop bas pour être un avion, et trop haut pour être confondu avec un éclairage public". Ni Spaur ni Neff ne prirent la chose au sérieux. En s'engageant sur la route nationale 224 en direction de l'Ouest, il s'arrêtèrent auprès d'une voiture abandonnée. Après être sorti de leur véhicule pour observer les alentours, méfiant, Spaur regarda autour de lui pour ne pas être pris par surprise, quand l'aventure commença réellement : "Quand mes yeux se sont posés sur la zone boisée située derrière nous, [à 300 m environ à l'Ouest et au-dessus des arbres,] j'ai vu cette chose. A ce moment là, elle montait. Et à cet endroit, il y a une légère éminence; elle a grimpé jusqu'au niveau de la cime des arbres, soit à une trentaine de mètres de hauteur. Elle a commencé à se déplacer dans notre direction - elle est passée au-dessus des arbres qui se dressent sur l'éminence en question, au bord de la route [...] Et pendant tout ce temps, je ne l'ai pas quittée de l'oeil. Elle était si bas qu'on ne pouvait la voir que si elle arrivait sur nous. J'ai regardé dans la direction de Barney (Neff), et il était encore en train de surveiller la voiture arrêtée devant la nôtre; la chose devenait de plus en plus lumineuse et tout le coin commençait à s'éclairer; cette fois je me suis tourné vers Barney et je lui ai dit de regarder par-dessus son épaule. C'est ce qu'il a fait. Il n'a rien dit, il est simplement resté pendant une minute la bouche ouverte, et il a dû baisser les yeux parce que l'éclat était trop fort. J'en ai fait autant, je regardais mes mains. Quand elle s'est immobilisée juste au-dessus de nous rien n'a pris feu, ni mes vêtements ni autre chose. La seule chose, le seul bruit que nous ayons entendu était un ronflement. Mais il n'était ni fort ni perçant. Et puis de temps en temps il se modifiait légèrement - c'était un bruit ressemblant à celui d'un transformateur en charge, et, quand il se modifiait, à celui d'un transformateur survolté." "Pendant deux minutes j'ai eu si peur que je suis resté pétrifié; et puis j'ai bougé mon pied droit, et tout semblait en ordre. Barney avait dû se décider comme moi à mettre quelque chose entre la machine et lui, car nous nous sommes précipités ensemble vers la voiture, nous y sommes montés et nous n'en avons plus bougé. Je ne m'aventurerai pas à dire si ça a duré 10 secondes, 30 secondes ou 3 minutes - elle restait suspendue là, à planer ; nous, nous ne faisions aucun mouvement, rien du tout; elle est passée sur notre côté droit, elle s'est arrêtée une seconde, et il ne m'arrivait toujours rien, et Barney avait l'air d'aller bien". "J'ai pressé le bouton d'appel radio, le voyant s'est allumé et j'ai pris le micro. Je voulais d'abord leur dire que cette chose était là. Et puis je me suis dit qu'ils allaient penser que - alors je me suis contenté de dire à Bob qui était en ligne : « cet objet lumineux, celui dont le monde dit qu'il circule par ici, eh bien, il est là ». Et il me répond : « Descendez-le ! ». Spaur dira plus tard : " Il faut dire que cette chose, ce n'était pas un jouet; bon Dieu, c'était grand comme une maison ! Et si lumineuse qu'on en avait les yeux qui pleuraient. Je n'ai jamais rien vu d'aussi lumineux de ma vie". Spaur décrivit à l'opérateur ce qu'il voyait : "Ca mesure environ quinze mètres de large. On aperçoit une coupole, ou quelque chose comme ça, sur le dessus, mais c'est très sombre. Il en sort un faisceau de lumière qui fait un grand cercle en dessous. On dirait qu'il est assis sur ce faisceau". L'objet recommença à se déplacer. L'opérateur leur ordonna de le prendre en chasse, ce qu'ils firent immédiatement, et envoya une voiture équipée d'une caméra à leur rencontre. Mais l'agent se trompa de route et ne rencontra jamais la voiture de Spaur ni l'OVNI. L'agent Wayne Huston qui patrouillait avec une voiture près d'East Palestine entendit leur conversion et rejoignit Spaur sur la Nationale 15, lorsqu'il vit la chose à 8 km de distance. Elle arriva ensuite juste sur lui : "Elle volait à environ 250 m du sol. Je ne l'ai pas vue descendre plus bas. J'étais debout à côté de ma voiture, et je l'ai regardée passée droit au-dessus de moi. Elle avait un peu la forme d'un cornet de glace quand la glace a partiellement fondu. La pointe du cornet était dirigée vers le bas; le sommet ressemblait à un dôme. Spaur et Neff débouchèrent immédiatement derrière elle. Je les ai suivis. Nous faisions du 130-135 km/h, avec des pointes de 170. Une fois au moins nous avons été pare-chocs contre pare-chocs, et nous en avons profité pour nous assurer que nous voyions bien la même chose. Elle nous précédait de 800 à 1000 m." La course se poursuivit sur 130 km entre l'état d'Ohio et de Pennsylvanie. Vers 5h20 du matin, l'agent Frank Panzanella, membre des forces de police de Conway, descendait la seconde Avenue lorsqu'il vit un objet lumineux sur sa droite : "- J'ai pensé que c'était le reflet d'un avion. Je
suis alors sorti de voiture et j'ai de nouveau contemplé l'objet. J'ai vu
s'arrêter deux autres voitures de police; les agents qui en sont sortis
m'ont demandé si je le voyais. Ils désignaient l'objet du doigt, et j'ai
répondu que je le regardais depuis dix minutes. Très lumineux, d'un diamètre
de 8 à 11m, il avait la forme d'un ballon de rugby coupé en deux. Se déplaçant
à environ 300m d'altitude, il est parti vers l'Harmony Township; là il a
stoppé puis est monté à toute allure jusque vers 1100m (et, selon un
autre témoignage, s'est immobilisé). J'ai alors appelé ma base et j'ai
dit à l'opérateur de notifier l'aérodrome de Pittsburgh. Il m'a demandé
si je n'étais pas un peu malade et je lui ai répondu que si j'étais
malade alors mes trois autres collègues l'étaient aussi. L'objet, qui
grimpait toujours, n'était plus qu'un tout petit point lumineux. En
prenant la Lune comme point de repère, il se situait à sa gauche et
paraissait être relativement éloigné (Vénus se situait à droite de la
Lune). D'où j'étais, je n'apercevais par la Lune. L'objet a été vu à
l'est, s'encadrant entre deux antennes, au-dessus d'une arrière cour de
l'autre côté de la rue. Tous les quatre nous avons vu l'objet grimper en
flèche et disparaître". La folle nuit d'observation se terminera
peu avant 5h42, heure à laquelle le Soleil se leva. Le
lendemain "United Press International" titrait : “Police Car Chase UFO 85
Miles in Two States” suivi d’un article détaillé sur plusieurs
colonnes. Le commandant Quintallina prit l'affaire en main, d'abord par téléphone,
avec la ferme intention de la résoudre en cinq minutes. Le Congrès le
pressa toutefois de se rendre sur place, à Ravenna, en Ohio, pour
entendre Spaur et Barney Neff. Quintallina prit non seulement les dépositions
des deux témoins mais interrogea également le shérif-adjoint Robert
Wilson, l'opérateur radio Wilson qui avait gardé le contact avec les
deux policiers et le shérif de Portage County, Ross Dustman, à qui l'on
demanda surtout de se porter garant de ses auxiliaires. A
la demande de Spaur, Weitzel enregistra l'entretien qui impliquait plus de
dix personnes et totalisera 60 heures d'enregistrements. Quintallina interrogea longuement Spaur et l'opérateur Wilson. Il ne visa pas à éclaircir
l'observation mais la noya dans une description embrouillée qui
finalement reflétait bien mal la situation. Elle mettait surtout en
exergue l'état psychologique de Spaur qui n'a pas détecté le stratagème
du directeur du "Project Blue Book" et utilisa consciemment des mots clés
comme "dingue", "hallucination" ou
"imagination" à son compte. Le contexte du dialogue suivant n'échappera
pas au lecteur. Quintallina devait absolument corroborer sa propre hypothèse,
à savoir qu'il s'agissait d'un phénomène "astronomique" ou
d'un mirage, quitte à éluder les faits criants. Voici les derniers
extraits, qui bien sûr ne reflètent pas toute la déposition. "-
Spaur : Bon, donc elle [Vénus] est sur l'écliptique. Admettons.
Maintenant ça, cette chose, elle est grande comme ça, grosse comme ça,
et aussi bas que ça, et des gens dans la région de Mogadore l'ont vue;
ils la signalent, et je la prends en chasse, et Barney est avec moi. On
roule; et vous, vous allez laisser tomber, parce qu'on est deux dingues;
on court après Vénus. Mais Vénus... -
Quintallina : Eh là, une minute... -
Spaur : Attendez, laissez-moi parler... -
Quintallina : Ne dites pas... -
Spaur : Bon, d'accord. Mais... -
Quintallina : Je suis officier de l'Armée de l’air des Etats-Unis... -
Spaur : D'accord, vous l'êtes... -
Quintallina : Et je ne traite personne de dingue. -
Spaur : Bon, d'accord. Alors j'ai des hallucinations ! Mais ce que j'étais
en train de dire ... -
Quintallina : Je n'ai pas dit que vous aviez des hallucinations. -
Spaur : Ce que j'essaie de dire, c'est que je suis sur la route; et cette
chose que je poursuis... -
Quintallina : Et montrez-moi le même respect que je vous montre. -
Spaur : J'y veillerai, monsieur; j'y veille. Je vous traite plus
respectueusement que je ne l'ai été ces vingt... -
Quintallina : Je ne vous traite pas de dingue. Je ne dis pas que vous avez
eu des hallucinations. -
Spaur : D'accord... Ces vingt derniers jours ! Enfin cette chose passe
au-dessus d'une autre voiture de police. Lui, il la regarde passer; bon,
il l'a repérée. Donc il y a deux voitures qui s'attachent à Vénus.
Nous roulons sur la nationale. Et nous arrivons à Conway, Pennsylvanie,
et puis cette chose passe au-dessus de la troisième voiture qui est arrêtée
là. Nous ne sommes même pas sur la même fréquence. Je n'ai jamais
rencontré, vu, parlé, ni avant ni après, avec cet autre policier. Il
regarde la même chose, qui est en train de passer au-dessus de lui et se
dirige vers Pittsburgh, tandis que nous, on arrive en criant. Et
maintenant : nous sommes quatre à observer, quatre hommes, qui se
tiennent là, quatre policiers. Vous direz ce que vous voulez, nous étions
bien là, nous l'avons bien observé, nous avons bien vu l'avion qui
passait dessous, et nous l'avons vu grimper en chandelle. Et cette chose,
Monsieur... -
Quintallina : Disparut. -
Spaur : Aussi vrai que Dieu existe, je dis la vérité. Oui, Monsieur, la
seule chose que l'on pouvait encore voir, après que nous fûmes allés au
commissariat pour appeler le type [l'opérateur radio avait relayé le
message demandant d'appeler "un colonel machin truc"], c'était
la tache lumineuse. Le soleil était presque levé et la lune
disparaissait. C'était un quartier de Lune [en fait c'était une lune
gibbeuse, 4 jours avant la pleine Lune], et juste au large de cette lune,
au sud si on était tourné vers l'Ouest [vers l'est ?] il y avait une
tache lumineuse. Je dirai qu'elle était grosse comme un petit pois, très
brillante [il s'agissait de Vénus, mais Quintallina ne démordra pas de
son hypothèse]. -
Wilson : C'était un vaisseau mère. -
Spaur : Quoi ? Le vaisseau père ? -
Wilson : C'était le vaisseau mère ! -
Spaur : Ah, le vaisseau mère. Vous allez bientôt arriver à m'y faire
croire. Dites donc, vous n'auriez pas un tranquillisant et un peu de café...
[rire]. Cette chose était, aurait été au Nord de la lune - nous l'avons
regardée, elle est grimpée, elle s'est immobilisée, le long-courrier
est passé dessous, et puis elle est montée en flèche. Aussi droit
que... enfin, tout droit. Et puis... l'imagination... je sais bien qu'il y
a des gens qui se braquent sur un truc ou sur un autre; mais je ne crois
pas - je ne vois pas comment moi-même et un autre agent et encore un
autre type et tout le reste, ça aurait pu passer. Courir après Vénus.
Eh bien non, là, je ne marche pas. Je sais qu'il y a - je sais que ça
pourrait être un moyen pour laisser tomber, mais je sais que c'était là.
Je l'ai vu, de mes yeux vu. -
Quintallina : Dale, il ne s'agit pas de laisser tomber : nous essayons
d'avancer dans [mot brouillé] Nous essayons de parvenir à déterminer ce
que c'était. -
Spaur : Monsieur, si je pouvais vous dire ce que c'était, croyez-moi
Major, je serais le premier – et comme je l'ai déjà fait remarquer, si
je vous racontais que j'ai vu une Ford sur l'autoroute, vous sauriez de
quoi je parle. Et si vous disiez : "Tiens, il y a une Chevrolet qui
passe", vous seriez sûr de l'avoir identifiée correctement, et moi
je saurais de quoi vous parlez. C'est pareil avec les avions. Vous dites :
"Tiens, voilà un B-29", et je réponds : "Eh bien oui,
c'est un vieux cheval de retour", ou quelque chose comme ça, et on
sait de quoi on parle. Cette chose, je n'ai jamais rien vu de semblable ni
avant ni après ni même en imagination ou dans mes rêves les plus fous !
je sais qu'il y a des illusions d'optique ou que si l'on regarde à
travers un morceau de verre ou un truc comme ça on voit bouger des
choses... -
Quintallina : Oui, ce sont des distorsions. -
Spaur : Tout à fait d'accord. Mais rien qui ait cette taille. Je ne crois
pas que j'aurais jamais pu imaginer une chose comme ça, ni même la voir
en rêve. Seulement, elle était bel et bien là. Je l'ai vue, de mes yeux
vue. Je l'ai vue quand j'étais sorti de la voiture, je l'ai vue quand j'étais
dans la voiture, et je l'ai vue une fois que j'en étais de nouveau sorti,
à Conway. Et je ne peux vraiment admettre que j'aurais risqué la vie
d'un homme [Neff] et celle de beaucoup d'autres personnes rien que pour
poursuivre Vénus. Je ne sais pas comment on peut expliquer cette chose.
Je n'en ai pas la moindre idée. Mais, Monsieur, elle était aussi réelle
que... [mot indistinct] -
Quintallina : Vous savez, Dale, je vais vous dire quelque chose, et vous
le prendrez comme vous voudrez : vous n'êtes pas le premier à qui ça
arrive. -
Wilson : D'après l'Air Force, qu'est-ce que serait, Commandant ? -
Quintallina : fausse interprétations d'objets connus et de phénomènes
naturels. L'année dernière nous avons eu 245 cas astronomiques. -
Wilson : Et ce que Dale a vu, ça entre dans quelle catégorie ? - Quintallina : Dans la catégorie des satellites et observations astronomiques. Contrairement
à ce que dira Quintallina, pour accréditer leurs observations, Spaur et
ses trois autres collègues avaient pris soin de noter des repères, tant
au sol par rapport à l'environnement, que dans le ciel vis-à-vis
d'avions de ligne de passage ou des astres proche de la Lune. A mesure que
le jour commença à poindre, la silhouette de l'OVNI devint de plus en
plus distincte alors que l'éclat de Vénus s'estompa graduellement. Entre-temps,
Quintallina eut la confirmation que les aéroports n'avaient pas relevés
d'échos radars. Pourtant les témoins s'accordaient pour reconnaître que
l'OVNI, en vol stationnaire au moment où un avion venait de décoller de
l'aérodrome, était passé juste en-dessous de lui avant de s'envoler. Ne
jugeant pas opportun de prendre les dépositions de tous les témoins,
cinq jours plus tard Quintallina confirma auprès de l'Armée de l’air
que les policiers avaient suivi le satellite artificiel "Echo"
et peut-être même Vénus ! Or les éphémérides de l'Observatoire
d'astrophysique de la Smithsonian Institution montraient qu'aucun
satellite Echo ni même Pégase n'étaient alors visible au-dessus de
Portage County. L'incident sera classé parmi les observations de Vénus[39]
dans les
statistiques du "Blue Book", alors que les témoins avaient signalé avoir
vu simultanément Vénus et l'objet, et que leur éclat respectif évolua
différemment dans les lueurs de l'aube. Le cas est d'autant plus délicat
que le Dr Hynek avait bien précisé que les notifications du "Blue Book" ne
consigneraient jamais d'explications astronomiques sans consulter l'avis
d'experts. Les
policiers avaient été secoués par cet événement et refusèrent évidemment
l'explication de l'armée. Le Dr Hynek appuya leur désaccord. La suite de
cette affaire s'avéra désastreuse. La
presse et le "Blue Book" s'acharnèrent sur Spaur, en négligeant quasiment
les autres témoins. Suite à la publication de l'entretien qu’il eut
avec Quintallina, l'opinion public conclut que Spaur était un déséquilibré
mental et qu'il avait été victime d'une hallucination. Il devint la risée
du public et la combinaison de tous ces événements détruisit son foyer.
Quelques mois plus tard sa femme le quitta et il démissionna, subsistant
grâce à de petits travaux. Le choc occasionné par cette folle poursuite
et l'incompréhension des autorités l'avait bouleversé. Comme le dira plus tard le Dr Hynek[40] à propos de la façon dont fut conduit l'enquête de la Commission Condon : "la façon dont on a méprisé les preuves "exemplifie" le caractère grotesque de certaines enquêtes du Blue Book". Cette incompétence qui aura des conséquences tragiques sur Spaur conduira Hynek[41] à dire cyniquement à propos des conclusions déduites de plusieurs autres procès-verbaux équivalents : "Si l'hypothèse de l'insanité passagère des policiers est la plus probable, alors, considérant la quantité de rapports bizarres émanant, un peu partout dans le pays (comme aussi à l'étranger), d'officiers de police, peut-être serait-il bon de réviser sérieusement notre méthode de sélection de ce personnel de sécurité. On frémit en pensant à ce qu'il adviendrait si des officiers de polices aussi dénués de jugement et d'objectivité venaient témoigner en justice. Comment pourrait-on ajouter foi à leur déposition ?" Finalement,
devant l’attitude du gouvernement, le Dr Hynek publia en décembre 1966
un nouvel article dans le magazine "Post"[42]
, exprimant
ouvertement le sentiment d’impuissance qu’il ressentait devant le
conservatisme et le mutisme de l’US Air Force. Un
an et demi plus tard le journaliste John G.Fuller - celui-là même qui publia en
1966 le récit de l’enlèvement des Hill à bord d’une soucoupe
volante - raconta dans le magazine "Look"[43]
"l’extraordinaire
histoire d’une farce d’un-demi million de dollars pour faire croire
aux Américains que le comité Condon a mené une recherche objective".
Effectivement, ainsi que le rappela en détails son article, l’étude
des soucoupes volantes avait été un fiasco. Dernier chapitre
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