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La photographie de l'OVNI de Petit-Rechain prise en 1990 par Patrick Maréchal.

Document Patrick M., photo-montage de T.Lombry. Droits réservés.

Le canular de l'OVNI de Petit-Rechain

Analyse du contexte et des impacts du canular

Durant la vague belge d'OVNI qui s'étendit de 1989 à 1991[1] et dont la presse internationale se fit l'écho, la photographie ci-jointe prise à Petit-Rechain, près de Verviers, fut publiée dans les médias en 1990. Malheureusement, nous avons appris en 2011 qu'il s'agissait d'un canular monté par Patrick Maréchal. C'était trop beau pour être vrai.

En effet, âgé de 18 ans à l'époque, pour amuser ses collègues de travail, Patrick M. avait fabriqué une maquette en frigolite équipée d'ampoules ! Nous reviendrons sur sa fabrication un peu plus bas.

Le canular fut tellement spontané et sans grande malice que lorsque les journalistes lui demandèrent des précisions sur la date du cliché et sur le déroulement des faits, Patrick M. inventa un scénario qui, réexaminé en 2011, présenta de telles incohérences que la date de prise de vue est impossible à préciser à moins de 8 mois près ainsi que nous l'expliquerons !

Nous allons revenir sur tous ces détails dans un instant, mais nous devons d'abord analyser les conséquences de cette révélation.

A voir sur Dailymotion : Belgique: l'OVNI, une plaisanterie ?

RTL et la RTBF révèlent le canular de Patrick M. le 16 et 26 juillet 2011

Document T.Lombry

Le rôle de la science

Un phénomène de cette envergure et si proche de nous a forcément suscité l'intérêt des scientifiques. Des experts en imagerie de l'Ecole Royale Militaire (Pr Marc Acheroy, 1990), de l'Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles (IRPA, D.Soumeryn-Schmlidt, 1993), de la société française Fleximage d'Arcueil (François Louange, 1993), du CNRS (Dr A.Marion de l'Institut d'Optique d'Orsey, 2003), ainsi que Richard F.Haynes, un ancien scientifique de la NASA résidant à Palo Alto ont analysé cette photographie pour finalement apprendre qu'ils avaient planché sur une supercherie !

L'OVNI de Petit-Rechain photographié en 1990. En 2011, Patrick Maréchal - l'inventeur de la photo - avoua qu'il s'agissait d'un canular ! Document Patrick M. Droits réservés.

Leur déception dut être à la hauteur de l'écho médiatique que produisit cette photographie ! On peut même imaginer les moqueries dont ils ont peut-être fait l'objet. Mais mieux vaut en rire, "il n'y a pas mort d'homme" comme le dira Patrick M. en 2011 au cours d'une interview.

Revers de la médaille, ce genre de canular peut définitivement démotiver les scientifiques qui s'étaient timidement aventurés sur ce terrain miné, déléguant à l'avenir l'analyse des images aux "ufologues" que le sujet passionne.

En soi cette réaction émotive est légitime mais elle ne fera pas avancer le débat. Comme un cavalier qui tombe doit remonter sur son cheval au risque de ne plus jamais vouloir pratiquer ce sport, être démotivé est la pire des réactions pour un chercheur.

En effet, abandonner toute recherche sur les OVNI du seul fait qu'on a été dupé ne va qu'alimenter et amplifier les rumeurs sans apporter la moindre explication tangible.

Ainsi que nous l'expliquerons, l'objectif de la Science consiste à essayer de comprendre, de décrire la nature, c'est-à-dire d'interpréter ce qui nous est donné par l'expérience, en recherchant un contenu hautement informatif dans un esprit désintéressé. 

Chaque mot de cette définition a son importance. Ainsi, interpréter peut être jugé comme risqué car cela sous-entend qu'on fonde un jugement sur sa propre intelligence, par nature perfectible et souvent subjective. La Science dispose heureusement d'outils y compris de méthodes pour objectiver une expérience et ses résultats.

Par contenu informatif, précisons qu'un haut degré de probabilité ne suffit pas car l'hypothèse ne dit peut être pas grand chose sur la nature ou l'origine du phénomène; dans ce cas, son contenu informatif est très faible et l'analyse effectuée sans grand intérêt pour la Science.

Enfin, l'intérêt pécunier est un facteur qui peut détourner le chercheur de son objectif qui est celui de la recherche théorique ou appliquée, la recherche d'une explication ou la création d'un produit fini sans qu'il soit influencé par des intérêts personnels qui pourraient le pousser à mentir ou tricher, voire mettre en danger ses collègues ou même les clients.

Pourtant tous les scientifiques ont un salaire, "croient" en leur théorie et fondent souvent leurs hypothèses sur des probabilités. A la différence que certains n'y mettent pas toujours l'objectivité et le recul nécessaires qu'exige leur profession.

Ainsi, dans le cas de la photographie de Petit-Rechain, avec raison, peu de scientifiques se sont prononcés clairement sur la nature véritable de l'objet, à l'exception d'un physicien, et ce manquement à la déontologie mérite quelques commentaires car il porte ombrage sur toute une profession et sur la qualité du travail des scientifiques.

Quand la passion aveugle le scientifique

Rappelons que lors de la conférence de la SOBEPS qui s'était tenue le 5 mai 1997, le Pr Auguste Meessen de l'UCL, avait déclaré au nom de tous les experts présents (et Patrick M. y assistait !) : "une sorte de champ de force entourait ce qui pourrait être décrit comme un 'vaisseau' [...] appuyant certaines théories comme les vagues de plasma"...  Il conclut qu'"il est difficile de comprendre pourquoi un faussaire aurait pris la peine d'imaginer et de réaliser un phénomène aussi complexe". Et encore : "le halo de lumière entourant l'objet présente des vortex. La nature du phénomène physique correspondant pourrait, selon certains auteurs, être lié au système de propulsion du véhicule... 

Plus tard, après analyse des relevés radars faits en d'autres circonstances, il déclara également : "J’ai de bonnes raisons empiriques pour penser que les ovnis de la vague belge étaient entourés d’air ionisé. Cela se justifie également pour des raisons théories, puisque cela fait partie du modèle d’une Propulsion EM Pulsée que j’ai développé par ailleurs".

Mais n'est-ce pas ce même expert qui déclara déjà que l'objet avait toute les chances d'avoir une origine extraterrestre.... avant de se rétracter. Cet objet ne provenait pas d'un autre monde M.Meessens, juste du monde imaginaire de Patrick M. !

Quel délire d'imaginer d'emblée une origine extraterrestre alors que A.Meessens n'avait pas l'once d'une preuve ! Heureusement qu'il précise avoir des "raisons empiriques". Quel manque de sens critique ! Pas étonnant que de telles conclusions soutenues par un scientifique et supportées à mi-mots par ses collègues suscitent l'intérêt des médias et du public.

Ceci dit, les autres chercheurs étaient plus réservés, concluant dans le rapport final de la SOBEPS que la théorie du champ de force, des vortex électromagnétiques ou de la théorie des plasmas ne pouvait pas être confirmée : "une interférence électromagnétique, un processus d'ionisation de l'air ? En l'absence d'autres éléments, la nature de ce phénomène est difficile à définir". Ouf ! L'objectivité a triomphé.

Reproduction du canular

Même si l'auteur du canular se dévoile, rien ne prouve encore qu'il s'agit du véritable auteur de la supercherie. Une personne ou un groupe peut toujours avoir intérêt à revendiquer une action, ne fut-ce que pour voir son nom écrit dans les journaux, faire le buzz sur le web et qu'on parle de lui à la télévision !

Pour être certain que tous les éléments du dossier se recoupent ou s'approcher au plus près de la vérité, rien ne vaut de reproduire le canular dans des conditions aussi proches que possible que celles décrites par l'auteur.

Reconstitution de l'OVNI de Petit-Rechain par des amateurs espagnols. Document EOC.

Tous les enquêteurs effectuent ce travail de reconstitution, et d'autant plus dans le cas de réelles notifications, on y reviendra.

Déjà en 1990, le Dr Pierre Magain, astrophysicien à l'Université du Sart-Tilman, à Liège, avait déjà démontré qu'il était possible de reproduire cette photographie avec des moyens très simples. Evidemment, durant sa démonstration il n'y eut aucune trace de vortex, d'ionisation ou de champs électromagnétique...

D'autres tentatives furent effectuées par des amateurs espagnols notamment, montrant qu'il était tout à fait possible de reproduire par photographie un objet similaire, y compris les mouvements des trois lampes, les réflexions et autres reflets comme on le voit à droite. 

Comble de la fumisterie, lorsque Patrick M. tenta de photographier la maquette qu'il avait reconstituée en 2011, il fut incapable de reproduire la photo originale dans tous ces détails (voir son commentaire plus bas) !

Bref, ce canular confirme, s'il fallait encore le souligner, qu'une photographie ou même une vidéo ne prouve rien, d'autant moins qu'elle peut être truquée à la prise de vue ou corrigée sur ordinateur. 

Conclusion, pour qu'une preuve soit recevable, il ne suffit pas qu'elle soit authentique (la maquette a existé, c'est un  fait), il faut des mesures physiques - pas seulement une photo ou une vidéo - reliées à un contexte, et idéalement supportée par une théorie permettant de reproduire le phénomène ou tout le moins le modéliser afin de préduire son évolution. Dans cet exemple ci, nous n'avions aucun de ces éléments.

Quant aux nombreuses vidéos d'OVNI similaires enregistrées aux quatre coins du monde, toutes sans exception rentrent dans l'une des trois catégories : canular, méprise (avec des feux d'avions notamment) ou phénomène inexpliqué. Cela ne fait toujours pas avancer la Science, juste alimenter le débat. On y reviendra dans d'autres pages.

Réalisation de la maquette

Patrick M. m'avait contacté récemment à propos de son canular. J'ai profité de l'occasion pour lui demander quelques précisions sur la manière dont il avait procédé. Voici ce qu'il répondit :

Reconstitution de la maquette de l'OVNI de Petit-Rechain (~1990) réalisée 21 ans plus tard, l'originale ayant été détruite. Document Patrick M. Droits réservés.

"À l’usine, où je travaillais comme tourneur-ajusteur, à Petit-Rechain, on avait créé un groupe de photographes amateurs. À cette époque-là, on parlait tout le temps des OVNI dans la presse. Et un tas de gens témoignaient. Alors, avec un collègue, j’ai dit qu’on allait faire une photo d’OVNI.

J'ai fabriqué la maquette à partir d'un panneau de frigolite que j'ai peint en bleu avec une bombe de peinture acrylique. Quatre trous ont été faits dans la frigolite et j'ai inséré des ampoules de lampe de poche, de vélo classique. J'ai peint en rouge celle du centre à l'aide d'un marqueur indélébile, le tout fut alimenté par une pile et caché sur la face non visible.

J'ai dressé une escabelle et posé un manche de brosse horizontalement pour y accrocher la maquette avec des fils de pêche.

Mon appareil photo était un Praktica BX20 équipé d'un zoom Prakticar de 55-200 mm probablement fixé sur 200 et équipé d'un filtre UV Cokin 1A. J'ai utilisé une pellicule Ektachrome de 200 ASA. L'appareil était posé sur un trépied et muni d'un déclencheur souple.

La distance entre l'appareil photo et la maquette n'était pas très grande, je dirais 2 mètres voire 3 mètres, juste de quoi cadrer la maquette, puis c'était dans une petite cour dans le jardin. Je l'ai placée suffisamment haut pour qu'on n'aperçoive pas les arbres du fond du jardin, mais uniquement le ciel. J'ai attendu que la nuit tombe et j'ai pris plusieurs clichés entre vingt heure et minuit. J'ignore la durée d'exposition (on l'estime à environ 1.3 secondes).

J'ai développé le film et imprimé des diapositives je ne sais combien de fois. Notamment pour l'un des magasiniers de l'usine qui connaissait un photographe de l'agence Belga, Guy Mossay. C'est par ce biais que la photo s'est retrouvée dans les journaux."

Dans une interview accordée au journal "France Dimanche" en 2011, Patrick M. confiera : "Quand j’ai vu ma photo dans les journaux un ou deux mois plus tard, ça m’a d’abord fait rire. J’étais fier aussi, car à l’époque, j’étais photographe amateur, c’était comme une reconnaissance. Mais lorsque la SOBEPS m’a contacté, j’ai été impressionné. Ça aurait été l’occasion de tout révéler, mais j’étais sûr qu’on allait vite se rendre compte de la supercherie. Ensuite tout s’est emballé et je n’ai plus rien maîtrisé. Quand l’affaire s’est tassée, je n’avais plus de raison de révéler la vérité".

Mais devant la qualité de cette photographie, qui plus est en couleurs, les médias l'ont souvent prise pour référence, ce qui finira par mettre Patrick M. mal à l'aise. "Pour cette raison, je me suis dit qu’il était temps de tout dire. Et puis, je ne suis pas éternel : si jamais il m’arrivait quelque chose demain, ça aurait été bête de partir avec ce secret…", dira encore Patrick M. en plaisantant.

Reconstitution par Patrick M. de la maquette, la mise en scène et les accessoires utilisés dont des ampoules de poche de 3.5 V ayant servi à photographier le soi-disant OVNI de Petit-Rechain en 1990 (la date est incertaine). Patrick M. déclara : "j'ai essayé de refaire une photo et obtenir les mêmes résultats (les trois lampes qui ne se dirigent pas dans le même sens) si particuliers à cette photo. Je n'ai pas pu refaire cette prise de vue avec suffisamment de satisfaction". Documents Patrick M. Droits réservés.

Chronologie des évènements

Si un investigateur veut s'assurer de l'exactitude d'un compte-rendu citant des lieux ou des dates précises, nous allons voir qu'il faut toujours recouper les informations car la moindre imprécision ou erreur peut semer définitivement le doute dans l'esprit des enquêteurs.

Ainsi, pendant que Patrick M. m'expliquait son canular de Petit-Rechain, il  me dit que la date à laquelle il prit la photographie du pseudo OVNI remontait "après l'observation des gendarmes d'Eupen [du 29 novembre 1989] et la première parution dans les médias, donc dans les semaines qui suivirent le début de la vague belge".

A posteriori il ne dit pas "dans les mois qui suivirent". Or on peut s'étonner que beaucoup de reporters donnent une date précise, le 4 avril 1990. Par ailleurs, dans l'interview qu'il accorda au groupe La Porte du temps en 2011 et publiée sur Dailymotion, à laquelle participait un représentant du CERPI et un journaliste de Sud Presse, Patrick M. précise "que le canular date d'avril 1990".

Quant à la date de sa première publication dans les médias, Patrick M. cite le N°6 du magazine "Sciences & Nature". Or ce numéro fut publié en novembre 1990 seulement et la photographie ne fit pas sa couverture. En fait, la RTBF notamment avait déjà présenté cette photographie les 9 et 10 avril 1990 (dont les archives sont en ligne et gérées par Sonuma).

En 2011, Patrick M. présenta également un reçu dans lequel il "déclare avoir prêté sa diapositive originale à Patrick Ferryn agissant pour le compte de la SOBEPS", daté du 3 août 1990. Sur son site, il déclare aussi que la SOBEPS a reçu la diapositive "quatre mois après l'observation", la prise de vue étant donc compatible avec le 4 avril 1990.

Comment expliquer cette différence de plusieurs mois entre les dates du canular ? Quand je lui demandé des précisions, Patrick M. a déclaré : "J'ai sorti la date du 4 avril 1990 comme ça, elle n'est pas juste car le but était de faire cette blague à mes collègues. C'est lorsque toute cette histoire est sortie de l'usine qui a fallut donner une date. Je l'ai donc inventée de toute pièce. Je ne me souviens plus de la date exacte car entre l'époque de la photographie et le moment où les journalistes ont appris son existence et ont demandé à la voir, du temps s'est écoulé. Je ne saurais pas vous dire la date exacte de la prise de vue de cette photo."

Dans ce cas il y a des incohérences dans le récit de Patrick M. entre la date réelle de la photo, la date de sa première publication et la date officiellement publiée dans les médias. Bien sûr deux décennies se sont écoulées et Patrick M. n'a pas jugé bon de tout noter, encore moins pour un canular.

Etant donné que Patrick M. m'a confirmé qu'en fait il ne se souvenait plus de la date à laquelle il prit la photo et que le N°6 de "Science & Nature" parut en novembre 1990 seulement, alors son récit n'est plus cohérent. Le fait qu'il vit par exemple la photo dans les journaux "un ou deux mois après" l'avoir prise (de quels journaux s'agit-il ?) ou que la SOBEPS aurait reçu la diapositive "quatre mois après l'observation" (quelle fut la date d'"observation" ?) ne peut être confirmé. Dans ce cas, la photographie de l'OVNI a été prise n'importe quand entre décembre 1989 (après les observations du 29 novembre 1989) et juillet 1990. Sans détails du jardin qui auraient pu nous fournir des indications botaniques et météorologiques, on ne peut pas réduire davantage cette période de 8 mois.

A gauche, reçu par lequel Patrick M. déclare avoir prêté sa diapositive originale à P.Ferryn de la SOBEPS le 3 août 1990. Document Patrick M. Droits réservés. A droite, la photographie de l'OVNI de Petit-Rechain fut publiée dans le n°6 de "Science et Nature" en novembre 1990. Pour les collectionneurs, cet exemplaire est disponible chez Price Minister.

Dans un tel contexte médiatique est-il possible d'oublier une photo de cette valeur aussi longtemps ? Certes, pourquoi pas dans l'absolu. Mais si la photo n'avait pas encore de valeur au moment de la prise de vue, il est tout de même peu probable qu'on l'oublie entre 4 et 8 mois, et rarement si c'est un scoop potentiel ! (notons qu'un journaliste américain "oublia" un reportage sur un tout autre sujet durant 2 mois puis fit le buzz le jour de sa diffusion).

Faute de précision, la date de prise de vue restera à jamais indéterminée. Dans ce cas autant conserver la date que Patrick M. donna aux médias, le 4 avril 1990. De toute façon cela ne change rien au fond du problème puisque sa maquette ne vola jamais.

Ce genre d'analyse prouve seulement qu'il est toujours utile et même nécessaire de recouper les informations à travers différentes sources de premières mains. En l'occurrence, un petit mensonge concernant la date d'une photographie peut empêcher de se prononcer sur tous les évènements ultérieurs.

En effet, si la maquette avait été capable de voler, ce sont peut être toutes les notifications enregistrées à partir de la date de son vol qui auraient été mises sous caution et définitivement écartées des analyses tant que l'auteur n'aurait pas tout avoué. Finalement, heureusement qu'elle ne vola jamais !

La photo de Petit-Rechain ne remet pas en cause la vague belge

Certains journalistes peu critiques ont voulu résumer toute la vague belge au seul canular de Petit-Rechain et ridiculiser toute l'affaire, alors que nous savons que la maquette ne vola jamais et que les dates des différentes notifications s'étendent dans le temps. Plusieurs observations ont en outre été faites par des gendarmes et des scientifiques dont la crédibilité n'est pas à mettre en doute.

Dans son interview précitée accordée au groupe La Porte du temps, Patrick M. déclara notamment : "Ma photo ne remet pas en cause la vague belge... Tout le monde n'a pas vu ma photo, ce n'est pas possible. Il y a des gens qui ont vu le triangle, c'était réel... Les F-16 n'ont pas décollé pour une maquette en frigolite ! C'est évidemment absurde ! Les échos radars c'était autre chose... De toute façon ce ne sont pas les mêmes dates. Ca n'a vraiment rien à voir... Les gens ont cru ce que la presse disait. Ma photo existe parce que la vague belge était là, pas l'inverse... J'ai fait ma photo à partir de ce que les gens voyaient... Les journaux ont écrit que les gens ont vu un triangle, j'ai fait le triangle à partir de leurs propos, c'est pas dans l'autre sens, mais les médias ont tout retourné, en disant que la vague belge n'avait jamais existé, comme s'ils voulaient tourner la vague belge en ridicule, mais ce n'était pas du tout mon intention. Ce n'est d'ailleurs même pas moi qui ai transmis la photo et, plus fort encore, je n'ai vraiment rien touché là dessus (aucun droit d'auteur)."

En conclusion, si on peut facilement inventer un canular et tromper des experts ou se méprendre sur un phénomène connu (on y reviendra à propos de la prise en charge par les scientifiques), on peut difficilement ignorer la notification d'un témoin-oculaire dont l'observation est corrélée par des instruments ou lui dire qu'il fut victime d'une illusion ou d'une hallucination collective quand des dizaines voire des centaines d'autres personnes ont vu le même phénomène, parfois en des lieux très différents.

Bref, à l'exception de quelques canulars et des méprises avec des avions ou des étoiles, les notifications d'OVNI faites durant la vague belge n'ont toujours pas été élucidées ainsi que l'ont tout de même reconnu la majorité des reporters et des experts; en aucun cas la photo truquée de Patrick M. ne discrédite ces notifications.

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[1] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p5. La SOBEPS fut dissoute en 2007. La COBEPS (Comité Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux) assure la continuité de certaines des activités de la SOBEPS.

[2] “Weird Science-Fantasy”, Dec 1954.


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