Les recontres rapprochées

Les rencontres rapprochées du 1er type (II)

Citons enfin le témoignage du physicien Léon Brenig, attaché à l'Université Libre de Bruxelles qui joua un rôle très important dans la prise en charge du dossier de la vague belge de 1989-1991.

De part sa formation et la description qu’il fit du phénomène, son observation offre les plus hauts indices de crédibilité et de probabilité. Elles sont cependant entachées d'un correctif du fait qu'il observa seul le phénomène et était prédisposé par le fait qu'il analysa personnellement les comptes rendus de la vague belge et organisa des soirées d'observation dans l'intention de débusquer ce fameux OVNI triangulaire. 

Le point de vue de ce physicien reste cependant très pertinent. Son observation[3] remonte au 19 mars 1990, au cours de la troisième nuit de guet : 

L'OVNI triangulaire observé au-dessus de Petit-Rechain en avril 1990. Document Guy Mosshey/ERM/A.Acheroy.

"Après de nombreuses fausses alertes dues à notre inexpérience, [...] en me rendant à mon lieu d'observation, j'arrêtai brusquement ma voiture et sortis mes jumelles : je venais de remarquer un gros point lumineux au-dessus de l'horizon se déplaçant à une vitesse assez lente perpendiculairement à la route. Le point grossissait à vue d'oeil, à la jumelle il apparut très rapidement comme constitué de trois sources lumineuses circulaires émettant une lumière jaunâtre et d'une luminosité centrale pulsante rouge foncé. Une forme noire triangulaire portant ces lumières se détachait nettement sur le ciel nocturne très éclairé par la Lune. La superficie des trois zones lumineuses jaunes était anormalement grande par rapport à celle de la masse noire porteuse. Alors qu'il était presque à ma verticale et volant silencieusement, l'objet exécuta un mouvement qui me sidéra : il pivota abruptement et partit sur une trajectoire perpendiculaire à l'ancienne. Abasourdi, je ne repris conscience de ce que je devais faire que quelques secondes plus tard : l'objet partait dans la direction d'un des groupes d'observateurs. Je les prévins par mobilophone de son arrivée.

Une vingtaine de minutes plus tard, ce groupe le détectait à son tour. Connaissant approximativement la distance à vol d'oiseau me séparant d'eux, j'estimai la vitesse de l'objet à une vingtaine de km/h ! A cette vitesse, un avion se serait depuis longtemps écrasé. Pour un engin plus lourd que l'air, notre technologie actuelle ne permet qu'une seule méthode pour effectuer un vol aussi lent : disposer de réacteurs orientés vers le bas. Mais dans ce cas, l'objet étant passé pratiquement au-dessus de moi, j'aurais entendu un bruit fracassant ! Rien de cela n'avait eu lieu : l'objet était passé dans un silence presque irréel ! La comparaison entre ce que nous avions pu voir et les nombreux témoignages existants me confortèrent dans l'idée que nous avions bien observé l'objet de nos préoccupations [...].

Nous assistions là aux prémices d'une vague belge qui s'étalera jusqu'en mars 1991, avec deux pics d'intenses activités, le 29 novembre 1989 (125 observations) et le 12 mars 1991 (57 observations) alors qu'on enregistrait, en moyenne, qu'une seule observation par jour. Elle représentera quelque 3000 notifications pour un total d’environ 5000 témoins.

Statistiquement parlant, sur 1500 cas rigoureusement analysés en trois ans, 25% des observations ont été effectuées à moins de 500 m de distance et 10% à moins de 50 m. Sur 320 cas, 23% des observations ont duré moins de 5 minutes et 22% moins de 30 secondes. 16% des observations ont duré entre 15 et 60 minutes et 4% durèrent plus d'une heure.

L.Brenig nous rappelle qu'il est intéressant de noter que "souvent ces personnes étaient perturbées par leur observation : troubles du sommeil, dépression, inquiétude latente. Dans les régions concernées, les OVNI étaient au menu des conversations quotidiennes pendant lesquelles on pouvait percevoir une certaine anxiété."

Plusieurs faits remarquables sont apparus après analyse des comptes-rendus par les enquêteurs. Ainsi que nous l'avons évoqué dans l'introduction, bénéficiant de très bonnes conditions d'observations, malgré le manque de précision, plusieurs dizaines des témoins laissent transparaître une certaine constance dans leurs descriptions : une ou deux "plate-forme triangulaire" munie de trois puissants feux colorés sur sa face inférieure s'est déplacée silencieusement à très faible vitesse à basse altitude, sans provoquer de turbulence ou de déplacement d'air appréciable.  

Deux images traitées numériquement de l'OVNI triangulaire vu à Petit-Rechain (B) en avril 1990. Noter à droite le mouvement de translation de la structure portante alors que les lumières semblent se déplacer indépendamment les unes des autres et vis-à-vis de la structure. Documents Guy Mossay/ERM/A.Acheroy.

Les témoins sont les premiers à être surpris. Dans la plupart des cas ils ont pensé de suite à une explication rationnelle, mais en continuant à observer l'objet et à réfléchir, devant le comportement étrange des OVNI ils ont rejeté leurs hypothèses initiales. Dans plusieurs cas les témoins ont provoqué l'objet, en faisant des appels de phares ou en allant à sa rencontre. L'objet semblait parfois répondre aux intentions des témoins, faisant demi-tour comme s'il était guidé par une intelligence. S'aventurer plus loin serait pure spéculation.

Le double faisceau de lumière rouge projeté en avant du triangle est comparable, selon A.Meessen[4], à l'observation faite en 1978 par Ray Stanford, aux Etats-Unis. Il vit un OVNI qui étendait "deux faisceaux rectilignes blancs, extrêmement longs, en sens opposés". Ils sont restés stationnaires pendant un certain temps, mais un détecteur d'induction magnétique enregistrait pendant toute cette observation un signal à une fréquence d'environ 10 hertz. A.Meessen put voir cet enregistrement. Le signal était presque sinusoïdal, mais comportait des irrégularités, ce qui lui fit penser à une possible émission radio en ELF (Extremely Low Frequencies) : "les deux faisceaux opposés précise A.Meessen, formeraient alors une antenne dipolaire produite par une radiation ionisante, créant un plasma conducteur. Ce n'est qu'une possibilité avoue-t-il, mais il faut la signaler pour qu'on prête attention dans l'avenir à des observations de ce genre".

A.Meessen rappelle également que l'observation du cigare semblant issu du petit nuage isolé dans un ciel clair n'est pas sans rappeler, "à l'échelle mondiale, d'autres observations d'OVNI ayant la forme de cigare et qui se sont dissimulés un certain temps dans un petit nuage". Il sera très intéressant d'étudier les constantes entre ces différents phénomènes et les conditions de leurs apparitions.

Enfin, comment expliquer l'absence ou le très faible bruit de l'OVNI et l'inexistence d'effets secondaires (le manque de turbulence au sol, etc.), lié à la propulsion d'un "engin" de 20 à 30 m d'envergure qui ne semble pas soutenir l'hypothèse du dirigeable ? Durant la vague belge, personne n'a relevé de bruits de moteurs (turbine, réacteur, etc) ou d'effets électromagnétiques. 

Considérons la propulsion magnétohydrodynamique (MHD) comme une hypothèse de travail. Pour A.Meessen[5], "ce mode de propulsion MHD implique la présence d'un fort courant électrique, circulant près du contour, à l'intérieur de l'engin. Il devrait créer un champ magnétique, variant de manière périodique. Ce champ crée lui-même un champ électrique autour de l'engin et agit avec celui-ci sur les charges qui résultent de l'ionisation. En augmentant la grandeur de la surface à l'intérieur du circuit parcouru par le courant électrique, on peut diminuer l'intensité de ce courant et donc les effets secondaires perturbateurs. Ce n'est qu'une idée spéculative, mais elle montre que deux aspects importants de cette "vague" pourraient être liés entre eux".

Enfin, il y la question, certes anthropocentrique, de savoir pourquoi ces OVNI veulent être vus de tous et, a priori, sans prendre la moindre précaution... Il est difficile de comprendre ce "devoir d'indiscrétion" quand ils survolent des zones urbaines ou des autoroutes. Si réellement ces vaisseaux sont pilotés (manuellement ou à distance) par des êtres intelligents, ils savent mieux que quiconque qu'un objet volant peut être intercepté ou détruit en vol ou encore subir des avaries et éventuellement s'écraser au sol avec toutes les conséquences imaginables. Leur sens de la sagesse me laisse perplexe.

D’un autre côté, il faut rester prudent et rien ne vient étayer l’hypothèse extraterrestre.

Si nous cherchons une preuve scientifique, on ne peut pas ignorer la possibilité du canular. Nous verrons un peu plus loin que cette idée, sans être exclue, nécessite une mise en scène et des moyens techniques peu ordinaires pour expliquer la taille et les performances des objets triangulaires. Quant au prototype d'avion espion, ainsi que nous le verrons, ni le F-117A ni le B2 ni aucun prototype connu d'aile volante ne présentent les mêmes caractéristiques de vol. Comme l'a bien dit L.Brenig, cet OVNI ci dispose d'un système de propulsion qu'aucun chercheur ne connaît.

Du reste, et nous en reparlerons en temps utile, il semble exister une corrélation entre les formes des OVNI et les avions espions ou les prototypes, de même qu’entre les vagues d’OVNI récentes et le déclenchement de certains conflits armés. Toutefois, pour différentes raisons l’armée reste la “grande muette”.

Je m'en voudrais de clôturer cette analyse sans envisager la méprise. Ici en effet, plusieurs observateurs, L.Brenig y compris, eurent la désagréable constatation d'avoir confondu... tantôt un réverbère tantôt une étoile, un avion ou une planète brillante avec un OVNI. Comme le fait judicieusement remarquer Patrick Ferryn[6] qui consacra tout un chapitre à l'analyse des films vidéos et des photographies récoltées durant la vague belge, de nombreux photographes et vidéastes amateurs se sont laissés berner par le zoom de leur optique - les fameux disques à encoches -, des reflets, des images floues ou surimpressionnées à leur insu, et leur manque d'expérience de l'observation des avions. A distance, le feu d'atterrissage d'un avion (ou la tuyère d'échappement d'un avion de combat) ressemble à si méprendre à une lumière en mouvement. Si un avion de ligne allume ces 3 feux d'atterrissages et son anti-crash, il présentera une forme triangulaire soulignée par 3 feux blancs, au centre de laquelle on distinguera un petit feu rouge clignotant.

Reste que cette hypothèse ne peut rendre compte de l'observation rapprochée des triangles en pleine journée, où lorsque l'OVNI passa la nuit, au-dessus des témoins, sans faire le moindre bruit et sans créer la moindre turbulence. Cette hypothèse tombe enfin lorsqu'il s'agit d'expliquer les descriptions de lumières tronquées. Alors, qu'est-ce que cela peut-être ? Nul ne le sait. 

Les lumières de Phoenix

Le 13 mars 1997 à Phoenix en Arizona, à partir de 21h locale de nombreux témoins ont observé des lumières nocturnes alignées dans le ciel formant un arc ou une sorte de V inversé.

Tout commença en fait trois jours plus tôt lorsqu’un homme prénommé Steve rapporta l’observation de lumières nocturnes dans ciel d’Awahatukee, une petite ville située au sud de Phoenix. Il avait enregistré sur une cassette vidéo d’étranges lumières oranges volant au-dessus de la réserve indienne de Gila River. Les enquêteurs du MUFON enquêteront sur l’affaire ainsi que divers journalistes.

Selon Steven, les lumières sont apparues entre 21 et 22h. Peu avant 22h, une lumière est apparue dans le ciel. En l’espace d’une minute 6 globes lumineux jaune-orangés sont apparus. Ils étaient extrêmement brillants et formaient une ligne droite légèrement inclinée. La lumière située le plus à gauche de la formation était divisée en deux parties. Il observa le phénomène avec un téléobjectif Celestron C5 de 500 mm de focale. Sa caméra vidéo était en panne mais son ami Tom King put enregistrer 4 minutes de film, montrant l’extinction graduelle des lumières de droite à gauche. Ces lumières se déplaçaient lentement et sans aucun bruit du nord vers le sud de l’Etat.

Vers 20h locale, un homme habitant Paulden, en Arizona appela le journal “Daily Courier” et dit avoir vu cinq objets en forme de diamant suivi d’une queue. Peu après des avalanches d’appels arrivèrent au National UFO Reporting Center de Prescott. Le phénomène survola ensuite la ville de Phoenix  à 20h23.

La formation lumineuse observée près de Phoenix le 7 mars 1997 et réobservée les jours suivants. Cliquer sur l'image pour lancer l'animation (Mpeg de 1.6 MB). Document de Scott Montgomery.

Les témoins décrivirent l’objet comme “énorme” et présentant 5 ou 6 lumières formant un triangle, traversant le ciel à une vitesse excessivement lente. Par moment la formation semblait accélérer ou ralentir et même s'arrêter en l'air par moment. Elle passa ainsi très lentement au-dessus des villes de Scottsdale, Tempe et Chandler où les témoins observèrent une sorte de structure sombre triangulaire à travers laquelle ils ne voyaient pas le ciel. Vers 20h45 l’objet fut observé dans la région de Tucson. L’une des lumières attachée à l’avant de l’objet se détacha, vola indépendamment un instant avant de revenir à sa place.

Parmi les témoins il y avait un pilote d’avion ayant plus de 29 ans d’expérience accompagné de sa femme. Préférant garder l’anonymat, il nota que les lumières de la formation étaient dirigées vers le sol. Selon lui il ne s’agissait nullement d’un avion de ligne ou d’une formation militaire.

A ce propos, pour les militaires l’explication est simple. Un vol de nuit eut lieu à 80 km de Phoenix cette nuit là, au cours duquel furent testés des dispositifs anti-avions. Des fusées éclairantes de gros calibres furent larguées en haute altitude et tombèrent au sol soutenues par un parachute.

Deux témoins rejettent toutefois cette explication car ce qu’ils ont vu n’étaient pas des fusées éclairantes. Les objets brillants ne faisaient pas de fumée et se déplaçaient en formation dans le sens horizontal. Les fusées éclairantes tombent et suivent une trajectoire aléatoire sous l’emprise des vents. Par ailleurs l’armée n’aurait jamais largué de fusées au-dessus d’une ville comme Phoenix. L’heure ne correspond pas non plus. Les premières observations de l’OVNI remontent à 21h alors que les fusées ne furent visibles qu’à partir de 22h. L'OVNI fut également observé quelques jours plus tôt et plus tard que cet exercice nocturne.

Durant l’enquête on nota que d’autres observateurs virent le même phénomène le 7 mars 1997 entre 21h10 et 21h30 le long de la route qui circule parallèlement à l’aéroport de Goodyear. Ils observèrent une lumière de la couleur d’une lampe orange aux vapeurs de sodium mais de l’intensité des feux d’atterrissage d’un gros avion de combat. La lumière était approximativement à 8 ou 10 km au sud de la centrale nucléaire de Palo Verde qui se situe à 72 km à l’ouest de l’aéroport Sky Harbor de Phoenix. Un jeune homme appelé Scott Montgomery fit un enregistrement vidéo du phénomène qui sera diffusé sur la chaîne TV Channel 10 le 13 mars 1997 puis sur CNN et présenté ci-dessus.

Le 13 mars plusieurs témoins observèrent à nouveau cette forme en V constituée de 5 ou 6 lumières. Un homme nommé Kelley et sa femme virent l’objet à l’ouest de la ville de Glendale vers 20h15 alors qu'ils roulaient en voiture vers le nord sur la 67eme Avenue. Sa femme attira son attention sur un objet en forme de V composé de 7 lumières distinctes, dont une lumière de tête et 3 lumières sur chaque bras du V. Arrêtant leur voiture un peu plus loin pour mieux observer le phénomène, Kelley ne peut dire s’il vit un seul objet ou un vol de formation de petits objets. Ils observèrent le phénomène durant plusieurs minutes. Kelley et sa femme sont d’anciens militaires de l’USAF et ont l’habitude de reconnaître les avions et leurs caractéristiques. Ces objets ne présentaient pas de feux de navigation et aucun bruit de moteur n’était audible. Ils ont pu juste estimer que ce V ne faisait pas plus de 1500 m et ne volait pas en-dessous de 600 m d'altitude. D’autres témoins estiment que l’objet volait bas, à environ 500-600 m d’altitude.

Alors que Kelley et sa femme continuaient à observer l’objet, la 3eme lumière située à l’arrière de “l’aile” se déplaça vers l’intérieure de la formation, vers la lumière de tête. C’est pour cette raison que Kelley n’a pu certifier qu’il s’agit d’un seul objet. C’est à ce moment là que la formation pris la forme d’un hexagone, les lumières virèrent à l'orange puis se rapprochèrent les unes des autres. La formation vira vers l’est et sembla s’élever avant de disparaître dans les nuages plus élevés. Pour Kelley également, l’explication des fusées éclairantes ne correspond pas à ce qu'il a observé avec sa femme.

Plusieurs témoins présents dans un camp militaire proche de Scottsdale virent également la formation lumineuse vers 20h30. Elle se dirigeait alors en direction des montagnes situées au sud du comté. L’objet déploya ses “ailes” à hauteur des montagnes d’Estrella, prenant l’apparence d’un arc constitué de dix lumières distribuées sur une longueur de 1600m. Deux témoins, une jeune femme prénommée Ozma et son amie Willie virent l’objet descendre à basse altitude et s’arrêter en plein ciel. Elles décrivirent l’objet comme étant énorme, trois à quatre fois plus grand qu’un Boeing 747 et silencieux, ce qui est corroboré par les rapports des autres témoins.

Juste à l’ouest de la position d’Ozma à Scottsdale, Pete Fournier sortait juste d’un réunion locale à 20h et marchait vers l’ouest d’Edgemont à partir de la 42eme rue à Phoenix lorsqu’il observa 5 lumières brillantes dans le secteur droit du ciel. Elles semblaient situées au-dessus de Squaw Peak. Les 5 lumières semblaient alignées et suspendues dans le ciel. Quand il arriva chez lui, il appela sa femme et pris sa paire de jumelles.

La formation en forme de V passa à l’ouest de sa maison. Il ne releva aucun son. Lorsque l’objet se déplaça vers le sud-ouest, il changea de forme. Peter connaissait également bien les avions et pour lui aucune partie ne correspondait à celle d’un avion ordinaire, et toutes les lumières étaient blanches et brillantes. Il n’y avait pas les feux rouges et vertes conventionnels ni aucun phare blanc comme en utilise les avions de ligne ou les chasseurs.

Alors que l’objet approcha de l’aéroport de Phoenix Sky Harbor, un pilote décolla, vit les lumières et appela la tour de contrôle pour leur demander s’ils voyaient quelques chose sur leur radar. Les contrôleurs aériens rapportèrent qu’ils n’observaient rien sur leur radar.

Une femme habitant Chandler, située juste au sud-ouest de Phoenix rapporta qu’elle n’avait pas vu les lumières mais que sa fille âgée de 9 ans lui avait dit qu’un faisceau lumineux avait traversé sa chambre ainsi que la cage de son oiseau. Cela se produisit entre 20h50 et 21h10, donc antérieurement aux manoeuvres des militaires.

Le phénomène fut également observé par un chauffeur routier dénommé Bill Greiner. Il vit deux lumières oranges durant deux heures alors qu’il conduisait son camion vers le sud sur l’interstate 17 allant de Verde Valley à l’usine de cimenterie proche de la base de Luke AFB.

Quand il arriva à destination à l’ouest de la vallée, il vit trois avions jets décoller de Luke pour intercepter la plus proche des deux lumières qui planait maintenant à 1 ou 2 miles (1.6-3.2 km) au sud-ouest pendant que la seconde lumière restait fixe au nord-ouest.

Greiner décrivit l’objet comme ressemblant à un couvercle ou des ballons à air chaud sans nacelle et brillants d’un éclat jaune-orangé de l’intérieur et entourés d’un anneau de lumières rouges clignotantes.

Alors que les jets approchèrent de l’objet, ce dernier prit de la vitesse et disparut dans le ciel. Tom King appela la base de Luke AFB mais ne reçut pour toute réponse que tous les jets avaient atterri pour la nuit dès 19h.

Peu après ces observations, un représentant du MUFON demanda à la radio locale de Phoenix les témoignages d’autres observateurs. C’est ainsi qu’un rapport complémentaire parvint à l'association d'ufologie le 22 mars, rapportant l’observation de 30 lumières à 5h du matin se déplaçant vers le nord. Un dernier témoin isolé rapporte l’observation d’une formation lumineuse le 14 avril 1997, soit un mois plus tard, au-dessus des villes de Chandler et Coolidge.

La vague du 13 mars 1997 est remarquable en raison du nombre de témoignages récoltés par la police locale, les stations radios et le National UFO Reporting Center ainsi que par l’étendue géographique couverte par le phénomène. Il est corroboré et supporté par l’enregistrement d’au moins deux films vidéos.

Seul problème, une nouvelle fois l’armée fit comme si de rien n’était et ne reconnaît même pas avoir lancé des avions cette nuit là alors qu’un témoin les a bien vus ! Le Gouverneur d’Arizona n’a pas non plus voulu faire de commentaire sur cette observation. Comme la FAA, il considère qu’aucun OVNI ne survolait Phoenix durant la période évoquée. Le 18 mars 1997, le journal “The Arizona Republic” publia un article sur ces événements.

Les lumières de Phoenix constituent aujourd’hui un cas remarquable et cohérent relatant l’observation d’un phénomène lumineux étrange que l’on ne peut rationnellement pas expliquer. Lynne D. Kitei a écrit un livre sur cet événement "The Phoenix Lights" et publia également un DVD sur le sujet.

Dernière partie

Yakima : l'hypothèse géologique

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[3] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p337-338.

[4] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p24.

[5] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit., p48.

[6] SOBEPS, "Vague d'OVNI sur la Belgique", vol.1, op.cit.,ch.7, "Vidéofilms et photographies", p397-422.


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